"Lancing the f***ing boil": how digital killed Big Music
"Crever le p***** d'abcès : comment le numérique a tué la musique à gros sous
--DRI 30 mars 2009 à 00:49 (CEST):
Pas plus convaincu que ça pour le titre, mais en tout cas on peut pas mettre la Grande Musique, qui est l'autre nom de la musique classique.
intro
Steve Knopper takes a close look at the music business in his new book, Appetite for Self-Destruction: The Spectacular Crash of the Record Industry in the Digital Age. Ars digs into the book, which argues that the major labels' collapse wasn't caused (mostly) by P2P.
Dans son livre "Appetite for Self-Destruction: The Spectacular Crash of the Record Industry in the Digital Age" [NdT : Envie d'auto-destruction : la chute spectaculaire de l'industrie du disque à l'ère du numérique], Steve Knopper se penche sur le "music business". Ars se plonge dans le livre, qui affirme que l'effondrement des majors n'est pas (essentiellement) dû au P2P.
Intro - Paragraphe 1
Despite popular perception, even those at the top of music business have a sense of humor, something captured repeatedly in Steve Knopper's new book, Appetite for Self-Destruction: The Spectacular Crash of the Record Industry in the Digital Age. In Knopper's telling, the decline of the major labels isn't just about technology or peer-to-peer programs—it's about personalities, and his book is stuffed with stories of music execs in action.
Contrairement aux idées reçues, même les grands pontes du music business ont le sens de l'humour, comme cela transparaît souvent dans le nouveau livre de Steve Knopper, "Appetite for Self-Destruction: The Spectacular Crash of the Record Industry in the Digital Age". Dans l'histoire que raconte Knopper, la cause du déclin des maisons de disques n'est pas seulement la technologie ou les programmes de partage ; c'est surtout une question de personnalités, et son livre regorge d'anecdotes dépeignant les dirigeants des majors.
Intro - Paragraphe 2
Here's one from late in the book:
All the SDMI tension came to a head in late August at the Villa Castelletti, an opulent hotel in hilly wine country about twenty miles from Florence, Italy. As the executives convened in a courtyard within the villa, they could hear sporadic shotgun blasts in the distance, aimed at scattering birds from the vineyards. The meeting went back and forth, and [Sony Music VP] Al Smith was getting worked up as usual, responding negatively to something chairman Talal Shamoon had said. Finally, Smith walked out. Three seconds later there came a resounding "Boom!" from a shotgun. The SDMI members looked at each other uncertainly. Without missing a beat, Shamoon spoke up: "I understand there's an opening at Sony Music."
En voici une que l'on trouve vers la fin du livre :
La tension autour du SDMI atteignit un pic à la fin août, à la Villa Castelletti, un somptueux hôtel dans un vignoble vallonné à une trentaine de kilomètres de Florence. Tous les cadres étaient réunis dans une cour de la villa; au loin, on entendait de temps à autre des coups de fusil destinés à éloigner les oiseaux des vignes. La réunion suivait son cours et Al Smith [Vice-président de Sony Music], comme à son habitude, était en rogne, en désaccord avec une proposition du président de session, Talal Shamoon. Finalement, Smith quitta la réunion. À peine trois secondes plus tard, un énorme "Pan !" retentit. Les membres de la SDMI se regardèrent fébrilement. Shamoon dit alors du tac au tac : "Je crois qu'une place vient de se libérer chez Sony Music."
Intro - Paragraphe 3
It's funny, but also rather sad—not because of the birds and shotguns, but because the meeting was part of the hugely expensive Secure Digital Music Initiative that the labels launched in 1998 to slap a standard DRM scheme onto music. The big meetings took place all over the world (and at places like the Villa Castelletti, which are... not cheap), and they finally produced a watermarking scheme that was "uncrackable." The group started a contest and invited teams to hack SDMI; computer science professor Ed Felten soon defeated four separate watermarking schemes, was subsequently threatened by SDMI over publication of the results, sued them back, and the whole thing was eventually dropped. So was SDMI.
C'est amusant, mais aussi assez navrant - pas à cause des oiseaux et des fusils, mais parce que cette réunion se tenait dans le cadre de l'extrêmement coûteuse Secure Digital Music Initiative, que les majors ont initiée en 1998 pour coller des DRM sur la musique. Ces grandes réunions se sont tenues partout dans le monde (dans des lieux comme la Villa Castelletti qui sont loin... d'être donnés) pour finalement accoucher d'un procédé de tatouage numérique soi-disant "inviolable". Le groupe a alors lancé un concours et invité des équipes à cracker SDMI ; le professeur d'informatique Ed Felten a rapidement mis à mal quatre procédés de tatouage numérique différents. La SDMI la ensuite menacé pour le dissuader de rendre ses résultats publiques, le professeur a alors riposté en les attaquant en justice, et pour finir toute l'affaire a été finalement abandonnée. Tout comme la SDMI.
Intro - Paragraphe 4
Had the music industry treated digital music sharing as it treated the CD—not obsessing over copy protection, embracing a new format, making money by the boatload—it might still be riding high. But the industry didn't do so, and, as Knopper chronicles, it has paid the price.
Si l'industrie du disque avait abordé la musique numérique comme elle a abordé le CD, sans cette obsession pour les protections anti-copies, en acceptant un nouveau format et en amassant de l'argent à la pelle, elle se porterait peut-être encore pour le mieux. Mais l'industrie en a décidé autrement, et, comme le raconte Knopper, elle en a payé le prix.
Welcome to the Jungle
--Olivier 27 mars 2009 à 10:35 (CET):
Je pense qu'on ne devrait pas traduire le titre, référence aux Guns'n'Roses après le titre du livre Appetite for destruction
--DRI 30 mars 2009 à 00:02 (CEST):
Je suis d'accord, d'autant plus que la phrase est assez transparente.
Welcome to the Jungle - Paragraphe 1
The music business has never been a "normal" business. Consider, simply for the sake of illustration, an anecdote about the label Casablanca back in the 1970s:
Promo man Danny Davis, who didn't do drugs of any kinds, famously recalled talking to a radio programmer on the phone while a colleague trashed the stuff on his desk with a golf club, then lit the desk on fire.
"Almost anything could have happened at Casablanca," says Bill Aucoin, who managed Casablanca's most famous rock act, KISS, in those early days. "The first offices were a converted home with a pool house. If you went to the pool house at any time, day or night, as a record promoter or DJ, you probably could get laid at any moment."
L'industrie du disque n'est pas une industrie comme les autres et ne l'a jamais été. Prenons par exemple, juste pour illustrer, une anecdote à propos du label Casablanca dans les années 70 :
Danny Davis, le gars qui s'occupait de la promo, se souvient d'une fameuse discussion téléphonique avec un programmeur radio pendant qu'un collègue, muni d'un club de golf, détruisait tout sur son bureau avant d'y mettre le feu, et ce n'était pas une hallucination due aux drogues.
"On pouvait s'attendre à tout, chez Casablanca", raconte Bill Aucoin, qui était alors manager du groupe de rock le plus connu chez Casablanca, KISS. "Nos premiers bureaux étaient en fait une maison avec un cabanon à côté de la piscine. Dans ce cabanon, à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit, que vous fussiez promoteur de disque ou DJ, vous pouviez vous envoyer en l'air quand vous le vouliez."
Welcome to the Jungle - Paragraphe 2
The industry learned to mint hits (and therefore money) in the 60s and 70s, but it was the CD that made record companies into global behemoths. Knopper takes half his book explaining the CD boom, only coming to Napster 113 pages into his tale. That's because, in his telling of the story, the downfall of the labels in the age of digital distribution only makes sense when looking at the last major format shift and the huge profits it brought the industry.
L'industrie a appris à frapper des hits (et donc de l'argent) dans les années 60 et 70, mais c'est le CD qui a fait des maisons de disque les monstres que l'on connait. Knopper consacre la moitié de son livre à expliquer le boom du CD, et n'évoque Napster qu'au bout de 113 pages. C'est parce que, de son point de vue, on ne peut comprendre la chute des labels à l'ère de la distribution numérique qu'en étudiant le précédent changement de format majeur et les énormes profits qu'il a apportés à l'industrie.
Welcome to the Jungle - Paragraphe 3
If you've been watching Battlestar Galactica recently—or reading your Nietzsche—you'll be familiar with theories about the cyclical nature of history, and that's how Knopper sets up his story. When the CD was first introduced, plenty of record company execs hated it. One says, even now, "I thought [the engineers who designed it] could have done something to stop piracy."
Si vous avez suivi Battlestar Galactica récemment, ou si vous lisez Nietzsche, vous connaissez les théories traitant de la nature cyclique de l'Histoire, et c'est sous cet angle que Knopper présente son histoire. À l'arrivée du CD, nombreux furent les dirigeants des maisons de disque à le détester. L'un d'entre eux raconte, même maintenant, "Je pensais que [les ingénieurs qui l'avait produit] aurait pu trouver un moyen d'éviter le piratage."
Welcome to the Jungle - Paragraphe 4
Looking back at the CD era, though, it's clear that those little plastic discs were a goldmine. People loved the new format, many repurchased their collections on CD, and prices for recorded music went way up. How did the industry respond to this windfall? By screwing the artists.
Mais avec du recul, ces petits disques de plastique ont été une véritable mine d'or. Les gens ont adoré ce nouveau format, et nombreux furent ceux qui rachetèrent toute leur collection en CD, et les prix de la musique enregistrée grimpèrent en flèche. Comment l'industrie a-t-elle répondu à cette aubaine ? En entubant les artistes.
Welcome to the Jungle - Paragraphe 5
Knopper describes how the labels wrote new contracts to cover the new format, contracts which featured larger "packaging reductions" and "free goods allowances." In addition to the deductions, artist royalty rates were reduced. "After labels factored in these newfangled deductions," Knopper says, "typical artists received roughly 81 cents per disc. Under the LP system, artists made a little more than 75 cents per disc. So labels sold CDs for almost $8 more than LPs at stores, but typical artists made just six cents more per record."
Knopper raconte comment les labels ont écrit de nouveaux contrats pour ce nouveau format, des contrats où figuraient des "réductions d'emballage" et des "indemnités de marchandise gratuite" plus élevées. En plus de ces déductions, les taux de royalties touchés par les artistes ont été réduits. "Après que les labels ont inventé ces nouvelles déductions," ajoute Knopper, "l'artiste moyen touchait 81 cents par disque. À l'époque des vinyles, les artistes touchaient un peu plus de 75 cents par disque. Donc les labels vendaient les CD huit dollars plus cher que les vinyles, mais les artistes ne gagnaient que six cents de plus par album."
Welcome to the Jungle - Paragraphe 6
Such practices fueled a CD boom that ran from 1984 through 2000, at which point the bottom began falling out of the industry. After two decades of expensive music—and little support for cheap singles—labels had grown fat on pumping out albums with a couple of hits. The other songs might be no more than mediocre, but fans who wanted a particular hit usually bought the disc anyway. (A point proven by the fact that I once owned a copy of Chumbawamba's Tubthumper.)
Ces pratiques ont alimenté un boom du CD qui a duré de 1984 à 2000, date à laquelle le sol a commencé à se dérober sous les pieds de l'industrie. Après deux décennies de musique à prix d'or – et d'investissement minimum pour des singles de bas-étage ‑, les labels se sont engraissés en pondant à la chaîne des albums ne contenant que deux tubes. Les autres chansons pouvaient être médiocre, mais les fans qui cherchaient un tube particulier achetaient l'album quoiqu'il arrive (j'en veux pour exemple le fait que j'ai un jour eu en ma possession un exemplaire de l'album Tubthumper de Chumbawamba).
Welcome to the Jungle - Paragraphe 7
The rise of Napster made clear to the music industry that the next great format had arrived. Knowing how much cash they earned from the last format shift, one might expect the industry to be thrilled with a system that could introduce more music fans to more music more quickly. Turning the digital download into the "next CD" might have seemed the industry's number one priority, but it wasn't. The industry hoped that digital would go away.
Le succès de Napster a bien montré à l'industrie du disque que le nouveau format majeur était arrivé. Avec tout le blé qu'ils s'étaient fait lors du précédent changement de format, on aurait pu croire que l'industrie serait enchantée de voir débarquer un nouveau système à même de faire consommer plus de musique à plus de fans encore plus vite. Leur priorité numéro 1 aurait dû être de faire de la musique numérique leur nouveau CD, mais ça ne s'est pas passé comme ça. L'industrie a simplement souhaité la mort du numérique.
Death spiral
Death spiral - Paragraphe 1
The sheer number of interviews that Knopper did for the book is impressive, and it lets him flesh out the personalities behind the music industry. It also means that he has many obscure but enlightening anecdotes at his command, such as one from Liquid Audio (remember them?) exec Gerry Kearby. Kearby was trying to be the counter-Napster, the online distributor that was label-friendly and used DRM. But when he tried to talk to the labels about distributing their music, he couldn't get a commitment.
La spirale fatale
Le nombre d'interviews que Knopper a réalisées pour le livre est impressionnant ; elles lui permettent de mettre à nu les personnalités qui se cachent derrière l'industrie du disque. Par conséquent, il a aussi à sa disposition de nombreuses anecdotes aussi obscures qu'instructives, comme celle du dirigrant de Liquid Audio (vous vous souvenez de ça ?), Gerry Kearby. Kearby voulait créer l'anti-Napster, un distributeur de musique en ligne légal, qui utiliserait donc des DRM. Mais au moment de négocier avec les labels, personne n'a vraiment voulu s'engager.
Death spiral - Paragraphe 2
Kearby tells Knopper about the moment when he knew it would never work. "One day in a moment of pure honesty, [a Sony rep] said, 'Look, Kearby, my job is to keep you down. We don't ever want you to succeed.' Some of them were more interested in experimenting than others, there's no doubt about it. But they were, in effect, buggy-whip manufacturers, trying to keep the auto at bay as long as they could."
Kearby raconte à Knopper l'instant où il a compris que ça ne marcherait jamais. "Un jour, dans un moment de pure sincérité, [un représentant de Sony] m'a dit, "Écoute Kearby, mon rôle, c'est de te couler. Nous ne voulons pas que tu réussisses, à aucun prix." Certains étaient plus curieux que les autres, pas de doute là-dessus. Mais, au fond, on aurait dit des vendeurs de carrosses cherchat de repousser l'avènement de la voiture aussi longtemps que possible."
Death spiral - Paragraphe 3
One of the weaknesses of the book is that this sad tale of digital ineptitude is widely known, and Appetite for Self-Destruction doesn't offer any new insight for those who have followed along at sites like Ars Technica. Here's the short version: after the Napster lawsuit, the labels dabbled halfheartedly with their own craptacular services (remember PressPlay?) but never got serious about digital distribution. It took Steve Jobs and the iPod to put Apple in a commanding position, one which allowed the company to launch the iTunes Music Store with major label content and offer tracks for a buck. DRM, which the labels insisted on, meant that Apple came to dominate music sales in the US (it wouldn't license its Fairplay system to others, and the iPod was the dominant music player in the market). Only belatedly did the labels realize what had happened, and they finally tried to break Apple's chokehold by dropping DRM for stores like Amazon. There's also a bit about KaZaA, the Sony BMG rootkit fiasco, and the futility of the RIAA's lawsuit campaign.
Un des défauts de ce livre, c'est que cette triste histoire d'incompétence numérique est déjà largement connue. Appetite for Self-Destruction n'apporte rien de nouveau pour ceux qui suivent les sites comme Ars Technica. En voici un résumé : après l'affaire Napster, les labels ont commencé à faire joujou en traînant les pieds avec leurs propres services tout pourris (si je vous dis PressPlay ?) mais ne se sont jamais sérieusement mis à la distribution numérique. Il a fallu que Steve Jobs et l'iPod propulsent Apple aux commandes, une position qui leur a permis de lancer l'iTunes Music Store avec le contenu des maisons de disques et d'offrir les chansons pour $1. Les DRM, que les labels ont imposés, ont assis la position de leader d'Apple sur le marché de la musique aux USA (ils refusaient de mettre leur système Fairplay sous licence, et l'iPod était le lecteur le plus vendu). Les labels n'ont compris que tardivement ce qui s'était passé, après quoi ils ont tenté de mettre des bâtons dans les roues d'Apple en permettant à des magasins comme Amazon de vendre de la musique sans DRM. Il parle aussi un peu de Kazaa, du fiasco que fut le rootkit de Sony BMG, et de la futilité de la campagne de poursuite lancée par la RIAA.
Death spiral - Paragraphe 4
But much of this is available elsewhere, and not just in article form at the various blogs and news sites that have followed the story. Books like Steven Levy's The Perfect Thing (iPod) and Joseph Menn's All the Rave (Napster) tackle some of the same topics in even greater detail.
Mais pour l'essentiel des ces informations, on les trouve ailleurs, et pas seulement sous forme d'articles sur les différents blogs ou sites d'information qui ont couvert les évènements. Des auteurs comme Steven Levy dans le livre The Perfect Thing (iPod) ou Joseph Menn dans All the Rave (Napster) abordent les mêmes sujets, mais de manière bien plus détaillée.
Death spiral - Paragraphe 5
But though Appetite for Self-Destruction covers plenty of familiar ground, what sets it apart is the emphasis on personality so often missing from technology reporting. Readers will come away from the book without much sympathy for the major labels but with a much better understanding of the people at the top who made key decisions, and why their own histories in music might have led them to make the choices that they did.
Mais même si Appetite for Self-Destruction ne nous sert essentiellement que du réchauffé, ce qui le différencie, c'est l'accent qu'il met sur les personnes, un aspect trop souvent ignoré par les articles techniques. Après lecture, vous n'éprouverez certainement aucune compassion pour les maisons de disque, mais vous comprendrez mieux les grands pontes qui tiraient les ficelles, et les choix qu'ils ont fait à la lumière de leur propre histoire dans l'industrie de la musique.
Death spiral - Paragraphe 6
Knopper also does a fine job of connecting the Napster/iTunes/P2P story with the story about the CD boom years (though this does produce a long and sometimes tedious chapter on "boy bands" whose relevance to the main issues seems secondary). This is deliberate, and done in service of Knopper's own argument that many of the problems that the labels had with digital distribution came from two decades of growing fat on CD album sales. They simply weren't ready or willing to adapt to a new world of a la carte singles and lower per-track prices.
Knopper réussit aussi très bien à établir un parallèle entre l'épisode Napster/iTunes/P2P et les grandes années du CD (même s'il en résulte un chapitre long et parfois fastidieux sur les "boys band" qui semble secondaire par rapport au sujet traité). C'est délibéré, et il le fait pour étayer sa propre thèse comme quoi la majorité des problèmes que rencontrent les maisons de disques avec la musique dématérialisée prennent leurs racines dans ces deux décennies passées à s'engraisser sur les ventes de CD. Ils n'étaient tout simplement pas prêts ou pas désireux de s'adapter à un nouveau monde où la musique s'achète à la carte et où les morceaux sont moins chers.
Death spiral - Paragraphe 7
Knopper quotes Robert Pittman, the cofounder of MTV. "Stealing music is not killing music," said Pittman. "When I talk to people in the music business, most of them will admit that the problem is they're selling songs and not albums. I mean, you do the math."
Knopper cite Robert Pittman, co-fondateur de MTV. "Voler de la musique, ce n'est pas tuer la musique," d'après Pittman. "Quand je discute avec les gens de l'industrie de la musique, ils admettent pour la plupart que le problème est surtout qu'ils vendent des chansons et plus des albums. Le calcul est vite fait."
Death spiral - Paragraphe 8
"I realized that as an industry we'd kind of been smoking crack," said Universal exec Barney Wragg, after leaving the label in 2005. (Wragg took a job as head of digital music at EMI the next year.)
"Je me suis rendu compte que dans le milieu, nous étions tous à côté de la plaque," confiait Barney Wragg, cadre chez Universal après avoir quitté le label en 2005 (Wragg est entré l'année suivante chez EMI comme responsable de la musique numérique).
Death spiral - Paragraphe 9
And James Mercer, the lead singer of indie band the Shins, was even more blunt. "You see these articles about the disaster in the music business," he said. "When you think about how unhealthy the business has been, this is like lancing the fucking boil and cleaning it out. It's not a fucking disaster to regular bands out there."
Et James Mercer, chanteur du groupe indépendant the Shins, y va encore plus franchement. "Vous voyez tous ces articles à propos de la débacle de l'industrie du disque," dit-il. "Quand on se penche sur toutes les erreurs commises, c'est un peu comme crever ce putain d'abcès et le désinfecter. Merde, c'est vraiment pas une catastrophe pour les groupes."
Death spiral - Paragraphe 10
Peppered with such quotes and backed by tremendous interviewing, Appetite for Self-Destruction is a great read. It doesn't offer a lot to the technology geeks or the policy people, but it does sum up four decades of music industry history and personality for those who want to understand how the industry arrived at its current sorry state.
Le piquant de ces citations et l'énorme travail d'interview réalisé font de Appetite for Self-Destruction une lecture passionnante. Pas grand chose de neuf pour les inconditionnels de technologie ou les fanas de droit, mais il résume bien quarante ans de personnalités et d'histoire de l'industrie de la musique pour qui veut comprendre comment l'industrie en est arrivée là.