A new wave of freedom

Un article de Framalang Wiki.

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Article d'un site indien, hinduonnet, dans une perspective d'information grand public de la culture libre dont la greffe est bel et bien en train de prendre...


Pseudo Code Rôle Statut
Olivier OLV Traduction Terminé
Daria DAR Relecture Terminé
Olivier OLV Validation Terminé


Article en ligne à l'adresse : http://www.framablog.org/index.php/post/2008/06/06/une-nouvelle-vague-de-liberte



Sommaire

Titre

A new wave of freedom
Une nouvelle vague de liberté

Introduction

Intro - Paragraphe 1

The new freedom movement , in software, knowledge, publishing and commerce, will change the way we think, do things and interact.

Any action that is dictated by fear or by coercion of any kind ceases to be moral.

– Mohandas Karamchand Gandhi imperialism broke free.

Le nouveau mouvement de liberté, dans les logiciels, le savoir, la publication et le commerce va complètement boulverser notre manière de penser, de faire les choses et d'interagir.

Toute action qui est dictée par la peur ou par la contrainte de quelque nature que ce soit cesse d'être morale.


Mohandas Karamchand Gandhi, l'impérialisme s'est évadé.


--Olivier 20 mai 2008 à 17:01 (CEST): Trouver traduction de la citation
--daria 27 mai 2008 à 21:22 (CEST):

Je propose pour la citation :

Toute action qui est dictée par la peur ou par la contrainte de quelque nature que ce soit cesse d'être morale.
--Olivier 28 mai 2008 à 12:24 (CEST): C'est vrai que du coup j'ai oublié de rechercher cette citation, mais ta traduction convient très bien.

Intro - Paragraphe 2

Politically, that is. We still do not enjoy certain freedoms that we deserve. A new wave of freedom movements, to achieve these freedoms, is now sweeping the world – a movement that is bound to change the way we think, the way we do things and the way we interact. It started in the United States and aims to free people from the clutches of monopoly corporations. And the role of Gandhiji is being played by an extraordinary person with long hair and a long beard; a man called Richard Mathew Stallman, who vehemently rejects any comparison with Gandhiji or Nelson Mandela.
Politiquement, nous ne jouissons pas de certaines libertés que nous méritons. Une nouvelle vague de mouvements pour la liberté, pour rendre concrètes ces libertés, balaie actuellement le monde, un mouvement qui modifiera notre façon de penser, notre façon de faire les choses et notre manière d'interagir. Il a pris sa source aux Etats-Unis et vise à libérer les gens des serres des monopoles capitalistes. Ici le rôle de Gandhi est joué par une personne extraordinaire qui porte les cheveux longs et a une longue barbe, un homme qui répond au nom de Richard Mathew Stallman, qui rejette avec énergie toute comparaison à Gandhi ou Nelson Mandela.


Intro - Paragraphe 3

“Till we are fully free, we are slaves,” said Gandhiji. Developments in technology have made it possible for mankind to enjoy greater freedom in certain ways. However, vested interests, with help from legislators, are now succeeding in preventing society from enjoying this freedom. For instance, with the advent of computers and the Internet, it has become possible for data, information and knowledge to be communicated instantaneously, provided a computer with Internet connection is available at both ends. However, some of our laws that were designed for an earlier era are preventing societies from benefiting fully from this technology.
Gandhi disait "Tant que nous ne sommes pas complètement libres nous sommes des esclaves." L'évolution des technologies a permis à l'humanité de jouir d'une plus grande liberté d'une certaine manière. Cependant, des intérêts particuliers, avec l'aide des législateurs, parviennent maintenant à empêcher la société de jouir de cette liberté. Par exemple, avec l'avènement des ordinateurs et d'Internet, les données, les informations et la connaissance peuvent être transmises instantanément à la condition que des deux côtés il y ait ordinateur raccordé à Internet. Toutefois, certaines de nos lois conçues pour une ère dépassée empêchent les peuples de profiter pleinement de cette technologie.

Intro - Paragraphe 4

The new freedom movement is finding means to circumvent these laws. And, interestingly, this movement is not led by political parties or activists, but, of all people, by computer programmers (or hackers). Let us look at some of the ways in which our freedoms are being curtailed, and how there are ways by which we can regain them even within the existing paradigm.
Le nouveau mouvement de liberté parvient à se frayer un chemin autour de ces lois. Et, de façon intéressante, ce mouvement n'est mené par aucun parti politique ni aucun activiste politique, mais bien par des programmeurs informatiques (ou hackers). Voyons de quelles manières nos libertés sont réduites et par quels moyens nous pouvons les reconquérir même au sein du paradigme actuel.

Intro - Paragraphe 5

When you switch on your computer, you are making a political statement. This may sound absurd, trying to find politics in even mundane matters. But this is a fact. In the early days of the computer, users used to write their own programs and they used to exchange these programs according to need. No one used to hold exclusive rights over these programs. Those days, computers were big and expensive, often occupying whole rooms, but were much less powerful compared even to the small PCs of today. As technology developed, computers became smaller and, interestingly, more powerful.
Lorsque vous démarrer votre ordinateur vous vous engagez politiquement. Cela peut vous paraitre absurde de chercher un aspect politique à une chose aussi triviale. Mais c'est là un fait. A l'aube de l'informatique, ce sont les utilisateurs qui écrivaient leurs propres programmes et se les échangeaient selon leurs besoins. Personne alors ne détenait de droit exclusif sur ces programmes. A l'époque les ordinateurs étaient imposants et chers, ils occupaient souvent une salle entière mais étaient bien moins puissants que les PC d'aujourd'hui, même les plus petits. A mesure que la technologie a évolué les ordinateurs sont devenus plus petits et aussi plus puissants.


Intro - Paragraphe 6

It was around the early 1980s that computer manufacturers started enforcing what was called a non-disclosure agreement on programmers who were engaged to write software. These agreements prevented programmers from disclosing the human-readable source-code of the programs. And software became a product for which users had to pay. Of course, some users continued to write programs for their own purposes, and still do so, but ready-made programs became available on payment and computer users increasingly started using them.
C'est vers le début des années 80 que les fabricants d'ordinateurs ont commencé à imposer ce qu'on appelait des accords de dissimulation aux programmeurs qu'ils engageaient pour écrire les logiciels. Ces accords interdisaient aux programmeurs de révéler le code-source compréhensible par l'Homme des programmes. Et ainsi les logiciels sont devenus un produit que les utilisateurs doivent payer. Evidemment, certains utilisateurs ont continué à écrire des programmes pour leurs propres besoins, et ils continuent encore aujourd'hui, mais les programmes tout-prêts sont devenus accessibles en échange d'un paiement et les utilisateurs d'ordinateurs se sont mis à les utiliser de plus en plus.

Software for all / Les logiciels pour tous

Software for all - Paragraphe 1

It was as a reaction to this productisation of software that Richard Stallman, then working in the Artificial Intelligence Lab of the Massachusetts Institute of Technology (MIT), decided to create an operating system (OS) and applications that gave users freedom. He believed that software was like knowledge (as he often says, like a recipe) and, like knowledge, software should not be the property of any individual or organisation. It should belong to all humanity.
C'est en réaction à cette marchandisation du logiciel que Richard Stallman, alors employé du Laboratoire d'Intelligence Artificielle du Massachusetts Institute of Technology (MIT), a décidé de créer un système d'exploitation (ou OS pour operating system) et des programmes qui rendraient aux utilisateurs la liberté. Il croyait que les logiciels sont comme la connaissance (il les compare souvent à des recettes) et que comme la connaissance les logiciels ne devraient pas être la propriété d'une personne ou d'un organisme. Ils devraient appartenir à l'humanité toute entière.

Software for all - Paragraphe 2

Stallman wrote: “What does society need? It needs information that is truly available to its citizens, for example, programs that people can read, fix, adapt, and improve, not just operate. But what software owners typically deliver is a black box that we can’t study or change. Society also needs freedom. When a program has an owner, the users lose freedom to control part of their own lives” (http://www.gnu.org/philosophy/why-free.html).
Stallman a écrit : "De quoi à donc besoin la société ? Elle a besoin d'informations qui sont réellement disponibles aux citoyens, par exemple des programmes que des gens peuvent lire, réparer, adapter et améliorer, pas seulement utiliser. Mais en général les propriétaires des logiciels ne fournissent qu'une boîte noire qu'on ne peut ni étudier ni modifier. La société a également besoin de liberté. Quand un programme est possédé, les utilisateurs perdent la liberté de contrôler une partie de leur propre vie."

Software for all - Paragraphe 3

Stallman started a project that he named GNU to create free software, and he decided to model his free OS on the then very popular Unix. Unix was a proprietary OS that could handle multiple users simultaneously, it could interconnect computers and was very secure. In those days, many programmers used to name a new program that was similar to an existing one by creating an acronym saying this is not that.
Stallman a initié un projet nommé GNU pour créer des logiciels libres et il a décidé de façonner son OS libre d'après Unix qui était alors très populaire. Unix était un OS propriétaire qui pouvait gérer plusieurs utilisateurs simultanément, il pouvait interconnecter les ordinateurs et était très sécurisé. A l'époque, de nombreux programmeurs avaient pris l'habitude de baptiser un nouveau programme qui était similaire à un autre pré-existant en créant un acronyme signifiant que ce n'était justement pas ce programme.


Software for all - Paragraphe 4

Thus, for instance, a new text editor similar to the existing Emacs editor was called Eine for Eine Is Not Emacs. In a similar manner, Stallman called his operating system GNU for GNU is Not Unix. This was later used with the Linux kernel (the core part of an OS) and thus was born the GNU/Linux OS. We now have different kernels that can be used with GNU software, such as Free BSD, Open Solaris and so on.
Ainsi, par exemple, un nouvel éditeur de texte similaire à l'éditeur existant Emacs se nommait Eine pour Eine Is Not Emacs [NdT : Eine n'est pas Emacs]. De même, Stallman baptisa son système d'exploitation GNU pour GNU is Not Unix. Il sera plus tard combiné avec le noyau Linux (la partie centrale d'un OS) pour donner naissance au système d'exploitation GNU/Linux. Il existe maintenant plusieurs noyaux qui peuvent être utilisés avec GNU, comme FreeBSD, Open Solaris etc.

Software for all - Paragraphe 5

“Free software is a matter of freedom, not cost. It is a matter of liberty, not price. The word ‘free’ in free software has a similar meaning as in free speech, free people and free country and should not be confused with its other meaning associated with zero cost. Think of free software as software which is free of encumbrances, not necessarily free of cost. Think of it as swatantra software,” says the Free Software Foundation of India ( www.fsf.org.in). Free software gives users four freedoms, namely,

1. Freedom to use on any number of computers for any purpose;

2. Freedom to share the software with your family and friends;

3. Freedom to study and modify the software; and

4. Freedom to redistribute the modified software.

"Pour les logiciels libres ce qui importe est la liberté, pas le coût. C'est une question de liberté, pas de prix. Le mot "libre" dans "logiciel libre" a une signification proche de celle dans liberté de parole, peuple libre ou pays libre et ne devrait être confondu avec une autre signification associée à coût zéro. Il faut que vous voyez "logiciel libre" comme libre de fardeau, pas nécessairement libre de frais. Il faut le voir comme logiciel swatantra [NdT : libre ou indépendant en sanskrit]" précise la Free Software Foundation d'Inde (www.fsf.org.in). Les logiciels libres apportent quatre libertés aux utilisateurs :

  1. La liberté de les utiliser sur un nombre illimité d'ordinateurs pour n'importe quelle tâche ;
  2. La liberté de partager le logiciel dans votre cercle familial ou d'amis ;
  3. La liberté d'étudier et de modifier le logiciel ;
  4. La liberté de redistribuer les modifications.
[NdT : toute la confusion entre libre et gratuit provient du double sens de "free" en anglais]
--daria 27 mai 2008 à 22:05 (CEST): Merci pour les notes du traducteur !

Software for all - Paragraphe 6

The third freedom means that the so-called source-code (the human-readable text) of the programs should be available to any user who wants it. But one may wonder of what use it is to the users. While most users may not be able to even study or understand the program, let alone modify it, this freedom makes it possible for anyone to get a programmer to modify it and also makes it possible for programmers around the world at least to study the program and ensure that no part of it causes any harm to the users. In reality, business houses and other organisations are able to modify programs to suit their needs.


La troisième liberté implique que ce que l'on appelle le code source (le texte compréhensible par l'Homme) du programme devrait être mis à disposition de tout utilisateur souhaitant l'obtenir. Mais on peut se demander ce que peuvent en faire les utilisateurs. Alors que la plupart d'entre eux seraient certainement incapables de l'étudier ou de le comprendre, sans même parler de le modifier, cette liberté permet à tout un chacun de demander à un programmeur de le modifier et permet également aux programmeurs de par le monde au moins d'étudier le programme pour vérifier que rien de ce qu'il contient ne constitue une menace pour les utilisateurs. Concrètement, les sociétés et autres organisations peuvent modifier le programme pour qu'il réponde à leurs besoins.

Software for all - Paragraphe 7

Stallman soon left his job at MIT fearing that MIT may claim the copyright for his work. He was virtually a one-man industry when he started the GNU project in 1984, but was later joined by tens of thousands of people from all over the world. In 1985, he started the Free Software Foundation (FSF). Today, apart from the FSF in Boston, United States, (see www.fsf.org) there are FSFs in Europe ( www.fsfeurope.org), India ( www.fsf.org.in) and Latin America ( www.fsa.org). And free software has become powerful enough, and popular enough, to challenge the might of many proprietary software companies.
Stallman a rapidement démissionné du MIT par crainte que le MIT revendique les droits sur son travail. Il était quasiment une entreprise à un seul employé lorsqu'il a démarré le projet GNU en 1984 mais des dizaines de milliers de personnes du monde entier l'on rejoint ensuite. En 1985 il a lancé la Free Software Foundation (FSF). Aujourd'hui, en plus de la FSF à Boston aux Etats-Unis (voir www.fsf.org) on retrouve des FSF en Europe (www.fsfeurope.org), en Inde (www.fsf.org.in) et en Amérique Latine (www.fsa.org). Et les logiciels libres sont devenus suffisamment puissants, et populaires aussi, pour défier la puissance de nombreuses entreprises de logiciels propriétaires.

Free and popular / Libre et populaire

Free and popular - Paragraphe 1

For instance, all schools in Kerala use only free software, and the government of Kerala is in the process of migrating all its computers to free software. Schools in the Extramadura province of Spain do the same. But much before them, the city of Munich had decided to migrate all its computers to free software. Many companies and government bodies have already migrated (such as ELCOT in Tamil Nadu) or are in the process of doing so (the Kerala State Electricity Board, for instance). Though the Government of Kerala has adopted an IT policy that explicitly promotes free software, the Government of India is yet to take such a step. Let us hope that the Government of India, too, will soon declare freedom in software.
Par exemple, toutes les écoles du Kerala n'emploient que des logiciels libres et tous les ordinateurs du gouvernement du Kerala sont en cours de migration vers les logiciels libres. Les écoles de la province d'Estrémadure en Espagne en font de même. Mais bien avant eux la ville de Munich avait déjà décidé de faire migrer tous ses ordinateurs vers des logiciels libres. De nombreuses entreprises et organismes gouvernementaux ont déjà effectué la migration (comme ELCOT dans la Tamil Nadu) ou sont en train de le faire (comme le Kerala State Electricity Board par exemple). Bien que le gouvernement du Kerala ait adopté une politique des TIC promouvant explicitement les logiciels libres, le gouvernement de l'Inde n'a pas encore pris une telle décision. Espérons que le gouvernement de l'Inde à son tour proclame la liberté des logiciels.
--daria 27 mai 2008 à 21:34 (CEST): Il me semble qu'en français la région d'Espagne se nomme Estrémadure, à traduire ou non ?
--Olivier 28 mai 2008 à 12:25 (CEST): Correct

Free and popular - Paragraphe 2

Now, software is like knowledge, as Stallman found. The similarity can be established in a very detailed manner. Instead of listing all the arguments, it may be pointed out that a lot of knowledge is available in digital format today and, for a computer, there is little difference between a program and digitised knowledge such as a text file, an image file or a video file. In this situation, it should be possible to make knowledge also free, just as the GNU project made software free.
Les logiciels sont vraiment identiques à la connaissance comme l'a découvert Stallman. La ressemblance peut être établie de manière très détaillée. Plutôt que d'énumérer tous les arguments on peut signaler qu'un vaste ensemble de savoirs est disponible au format numérique et, pour un ordinateur, il n'y a pas beaucoup de différence entre un programme et un savoir numérisé comme un fichier texte, une image ou une vidéo. Dans ce cas il devrait être possible de libérer aussi la connaissance, tout comme le projet GNU a libéré les logiciels.

Free and popular - Paragraphe 3

In March 2000, Jimmy Wales, an American Internet entrepreneur, started Nupedia, a free content online encyclopaedia, the forerunner of today’s Wikipedia. The content of the encyclopaedia was licensed under the Nupedia Open Content Licence, which permitted anyone to copy, modify and distribute it but prohibited anyone from charging for the content. The content was written by volunteers whose capability in the area was assessed by a committee and the content they submitted was peer reviewed before publishing. The cost of running Nupedia was underwritten by Bomis, an Internet company owned by Wales.
En mars 2000, Jimmy Wales, un entrepreneur américain de l'Internet, a lancé Nupedia, une encyclopédie en ligne dont le contenu est libre, le précurseur du Wikipedia actuel. Le contenu de l'encyclopédie était sous licence Nupedia Open Content License qui autorisait à n'importe qui de la copier, modifier et distribuer mais qui défendait quiconque d'en faire payer le contenu. Le contenu était rédigé par des volontaires dont les connaissances dans le domaine étaient évaluées par un comité et le contenu était soumis à révision avant publication. Les coûts de fonctionnement de Nupedia étaient couverts par Bomis, une entreprise Internet que détenait Wales.

Free and popular - Paragraphe 4

However, Nupedia was wound up in 2003 after Wikipedia became a success. Many contributors were unhappy with the extent of editorial control over contributions, and Stallman and the FSF were in favour of allowing much greater freedom to contributors. As a consequence, FSF started a new free encyclopaedia called GNUPedia in 2001. But since Wales already owned the domain name gnupedia.org, this was renamed GNE (for GNE is Not an Encyclopedia) along the lines of GNU.
Mais le succès de Wikipedia apporta un coup d'arrêt à Nupedia en 2003. Une majorité des contributeurs n'étaient pas satisfaits des lourdeurs du contrôle éditorial exercé sur les contributions et Stallman et la FSF étaient en faveur d'une plus grande liberté laissée aux contributeurs. Par conséquent la FSF a lancé une nouvelle encyclopédie appelée GNUPedia en 2001. Mais comme Wales possédait déjà le nom de domaine gnupedia.org elle a été renommée GNE (pour GNE is Not an Encyclopedia) sur la même idée que GNU.

Free and popular - Paragraphe 5

GNE had an even shorter life, partly because it was going through a struggle to decide on the extent of editorial control but mainly because Nupedia started Wikipedia in 2001, which offered total freedom and licensed its content under the GNU Free Documentation Licence. Apparently, it was Stallman who first put forward the suggestion for a free online encyclopaedia in 1999.
GNE a eu une vie plus courte encore, en partie à cause de son incapacité à décider du poids du contrôle éditorial mais surtout parce que Nupedia a lancé Wikipedia en 2001 qui offrait une liberté totale et dont le contenu était placé sous la GNU Free Documentation Licence. Apparemment ce serait Stallman qui aurait le premier évoqué l'idée d'une encyclopédie en ligne libre en 1999.

Free and popular - Paragraphe 6

Though he started GNE, since its failure, he has been supporting Wikipedia. Wikipedia today is the most popular encyclopaedia with more than two million articles in English alone and has many pages in other languages. Eight of these other languages have more than 300,000 articles each and eight other languages have more than 100,000 articles each.
Même s'il a lancé GNE, depuis son échec, il supporte Wikipedia. Aujourd'hui Wikipedia est l'encyclopédie la plus populaire avec plus de deux millions d'articles rien que pour la langue anglaise et bien plus encore dans d'autres langues. Parmi ces autres langues on en dénombre huit qui dépassent les 300 000 articles chacune et huit autres encore qui dépassent la barre des 100 000 articles chacune.

Free and popular - Paragraphe 7

As many as 254 languages of the world have at least one Wikipedia page. Indian languages are not well represented in Wikipedia. Telugu tops with 38,000 articles, followed by Bishnupriya Manipuri at 23,000, Bengali (17,000), Hindi (16,500), Marathi (16,200) and Tamil (13,000). All other Indian languages have less than 10,000 articles. It is understood that the Malayalam encyclopaedia being published by the Government of Kerala will put all its articles in Wikipedia.
On recense 254 langues du monde possédant au moins une page Wikipedia. Les dialectes indiens ne sont pas bien représentés dans Wikipedia. Le premier est le telugu avec 38 000 articles, suivi par le bishnupriya manipuri avec 23 000 articles, le bengali (17 000), l'hindi (16 500), le marathi (16 200) et le tamil (13 000). Aucun autre langage indien ne compte plus de 10 000 articles. Il est acquis maintenant que l'encyclopédie Malayalam, publiée par le gouvernement du Kerala, mettra tous ses articles sur Wikipedia.

Free and popular - Paragraphe 8

Though, admittedly, the number of Internet users is a tiny fraction of the country’s population, this is bound to grow and the availability of information in Indian languages would certainly be of great help to all Indians, in India and abroad.
Même s'il est vrai que le nombre d'utilisateurs d'Internet ne représente qu'un infime pourcentage de la population, ce pourcentage est amené à croitre et la disponibilité de l'information en langues indiennes sera certainement d'une grande utilité à tous les Indiens, en Inde et à l'étranger.

Free and popular - Paragraphe 9

Wikipedia is today run by a non-profit organisation called Wikimedia Foundation with the help of contributions from the public. It has several other projects today, such as Wikibooks, Wikinews and Wiktionary. All the material, including text and figures, in all these sites can be copied, modified and used freely for any purpose without violating copyright rules. This really is freedom in knowledge.
Wikipedia est actuellement dirigée par une organisation à but non lucratif, la Wikimedia Foundation, grâce aux contributions du public. D'autres projets sont dans les cartons aujourd'hui, comme Wikibooks, Wikinews et Wiktionary. Tous les documents, y compris le texte et les illustrations, sur tous ces sites peuvent être copiés, modifiés et utilisés librement à toute fin sans violer de lois du droit d'auteur. C'est réellement la liberté du savoir.
--daria 27 mai 2008 à 21:41 (CEST):

Wikipedia : masculin ou feminin? Moi j'ai tendnance à le mettre au feminin à cause de l'encyclopédie Wikipedia.

Un droit d'auteur comme dans le reste du texte ou des droits d'ayeur comme au paragraphe 7 des logiciels pour tous ?
--Olivier 28 mai 2008 à 12:30 (CEST):
  • Dans l'article "wikipedia" sur wikipedia c'est au féminin, voilà un problème de réglé.
  • J'ai modifié le paragraphe 7 "réclamer les droits d'auteur"→ "réclamer les droits". Effectivement droit d'auteur au pluriel me choque un peu mais dans le paragraphe 7 je trouve que le pluriel est plus adapté donc "d'auteur" passe à la trappe.

Free and popular - Paragraphe 10

Another related project is WikiMapia (http://wikimapia.org/). To quote Wikipedia, “WikiMapia is an online map and satellite imaging resource that combines Google Maps with a wiki system, allowing users to add information [in the form of a note] to any location on earth.
Un autre projet connexe est WikiMapia (http://wikimapia.org/). En reprenant une citation de Wikipedia : "WikiMapia est un projet inspiré par Google Maps et par Wikipédia. WikiMapia utilise les vues satellitaires de Google Maps et permet de les annoter avec un système wiki."

Free and popular - Paragraphe 11

“It was created by Alexandre Koriakine and Evgeniy Saveliev, and was launched on May 24, 2006 with the aim of ‘describing the whole planet Earth’. It is one of the top 1,000 websites visited, and has over 6 million places marked. While registration is not required to edit WikiMapia, over 153,000 users from around the world are currently registered.”
"Les Russes Alexandre Koriakine et Evgeniy Saveliev ont lancé ce projet le 24 mai 2006. Le projet est destiné à « cartographier et décrire la planète Terre » vue par satellite. Il fait partie des 1 000 sites les plus visités et recense plus de 6 millions d'endroits annotés. Alors qu'aucune inscription n'est requise pour éditer WikiMapia, plus de 153 000 utilisateurs partout dans le monde sont actuellement inscrits."

Free and popular - Paragraphe 12

The word “knowledge” is used here to denote a wide spectrum of material including articles, books, stories, pictures, music, movies and so on. It has to be remembered that each of these has certain features that are not present in the others. Thus, for example, an article on Indian astronomy would largely contain material culled from various sources, though the actual form of presentation may be the author’s own. But a story would be the creative work that has emerged totally from the author’s imagination.
Le terme "connaissance" est utilisé ici dans une conception large et désigne aussi bien des articles que des livres, des histoires, des images, de la musique, des films, etc. Il faut se rappeler que chaque support possède certaines particularités que les autres n'ont pas. Ainsi par exemple, un article sur l'astronomie indienne contiendrait principalement de la documentation puisée de sources variées même si la présentation finale de l'information serait celle propre à l'auteur. Mais une histoire serait le travail créatif émergeant complètement de l'imagination de l'auteur.

Free and popular - Paragraphe 13

Thus, for human beings, knowledge has a fundamental difference with software. This is because, unlike software, it may not be advisable for some forms of knowledge to be allowed to be modified by anyone. For example, an interview with a personality has to retain its form and content since it is a report of an actual conversation. It may become dangerous to allow anyone to modify it.
Ainsi, pour les humains, la connaissance se distingue des logiciels par une différence fondamentale. En effet, contrairement aux logiciels, certaines formes de connaissance ne se prêtent pas aux modifications anonymes. Par exemple, une interview avec une personnalité doit conserver sa forme et son contenu puisque c'est le compte-rendu d'une vraie conversation. Il serait dangereux de laisser quiconque la modifier.

Free and popular - Paragraphe 14

On the other hand, freedom could be given, for instance, to publish it elsewhere without any modification. Again, an artist may not wish anyone else to modify his or her painting, though it may not cause any problems. Thus, it is not sufficient to have a single licence for all forms of knowledge as we can do with in the case of software. Then what is the solution?
D'un autre côté, la liberté pourrait être accordée, par exemple, de la publier ailleurs sans modification. De même, un artiste ne souhaiterait peut-être pas que n'importe qui puisse modifier sa peinture, même si cela ne poserait pas de problème. Il n'est donc pas suffisant de disposer d'une seule licence pour toutes les formes de savoir contrairement aux logiciels. Mais alors quelle est la solution ?

Creative Commons

Creative Commons - Paragraphe 1

The solution was first offered by Creative Commons (CC) in December 2002. CC ( http://www.creativecommons.org) was launched by Lawrence Lessig, Professor at Stanford Law School, and friends precisely to address this problem. “Creative Commons took its idea ‘give away free copyright licences’ from the Free Software Movement. But the problem we aimed to solve was somewhat different,” says Lessig.
La solution a d'abord était proposée par Creative Commons (CC) en décembre 2002. CC (http://www.creativecommons.org) a été lancé par Lawrence Lessig, Professeur à la Stanford Law School, et des amis pour répondre précisément à ce problème. "Creative Commons a repris l'idée "offrir des licences de droit d'auteur libres" du Free Software Movement. Mais le problème que nous essayions de résoudre était quelque peu différent" dit Lessig.


Creative Commons - Paragraphe 2

And how was it different? “We didn’t begin with a world without proprietary culture. Instead, there has always been proprietary culture meaning work protected by an exclusive right. ... But for most of our history, the burdens imposed by copyright on other creators, and upon the culture generally, were slight. And there was a great deal of creative work that could happen free of the regulation of the law. ... All that began to change with the birth of digital technologies, and for a reason that no one ever fully thought through” (http://creativecommons.org/weblog/entry/5668).
En quoi était-il différent ? "Nous ne partions pas d'un monde sans culture propriétaire. Au contraire, la culture propriétaire avait toujours été là, les œuvres étaient protégées par un droit exclusif. [...] Mais globalement, le fardeau imposé par le droit d'auteur aux autres créateurs et sur la culture en général était léger. Et une somme importante de travail créatif pouvait se faire hors des contraintes de la loi. [...] Tout ceci a commencé à changer avec la naissance des technologies numériques et pour une raison que personne n'a vraiment cherché à comprendre. (http://creativecommons.org/weblog/entry/5668).

Creative Commons - Paragraphe 3

There was another reason that prompted the formulation of these licences. After the Berne Convention in 1886, it became unnecessary to register for copyright. Any original material is automatically copyrighted. Eventually it became unnecessary even to mark a document as copyrighted. Unless otherwise declared, every document not in the public domain is copyrighted.
Une autre raison a entraîné la formulation de ces licences. Après la Convention de Berne en 1886 il n'était plus nécessaire de déclarer un droit d'auteur. Tout œuvre originale tombe automatiquement sous le régime du droit d'auteur. Et finalement il n'est plus devenu nécessaire de marquer un document comme protégé par le droit d'auteur. Sauf déclaration contraire, tout document qui n'appartient pas au domaine public est protégé par le droit d'auteur.

Creative Commons - Paragraphe 4

Thus, it becomes difficult even to know whether a work is protected under copyright laws or not. This puts considerable difficulties in reusing material that is already available. And authors who may be willing to allow others some freedoms had no means of doing so. It was either copyright or public domain (which allows all rights to everyone).
Rien que de savoir si un document est protégé par les lois du droit d'auteur devient par conséquent difficile. Cela rend la ré-utilisation d'œuvres déjà disponibles très compliquée. De plus, les auteurs désirant offrir certaines libertés aux autres n'ont aucun moyen de le faire. Ils n'avaient le choix qu'entre le droit d'auteur et le domaine public (qui concède tous les droits à tout le monde).

Creative Commons - Paragraphe 5

Creative Commons offers several licences through which the creator can offer certain freedoms to the people – or, as CC puts it, Some Rights Reserved as opposed to All Rights Reserved under copyright. CC has four core licences, namely, Attribution (denoted as by), Noncommercial (nc), No Derivative Works (nd) and Share Alike (sa). These licences can be combined to produce new licences such as by-sa, by-nc-nd and so on that are more useful than the core licences (http://creativecommons.org/about/licenses/meet-the-licenses).
Creative Commons propose plusieurs licences grâce auxquelles le créateur peut offrir certaines libertés aux gens, ou, comme le dit CC, Certains Droits Réservés en opposition au Tous Droits Réservés sous le régime du droit d'auteur. CC dispose de quatre licences principales : Attribution (notée by), Noncommercial (nc), No Derivative Work (nd) et Share Alike (sa) [NdT : Paternité, Pas d'Utilisation Commerciale, Pas d'œuvre Dérivée et Partage à l'Identique]. Ces licences peuvent être combinées pour produire de nouvelles licences comme by-sa, by-nc-nd etc. qui sont plus utiles que les licences principales (http://fr.creativecommons.org/contrats.htm)

Creative Commons - Paragraphe 6

CC has also developed a Sampling licence that permits others to use portions of a work in their own work. Remember a young author, Kaavya Viswanathan, of Indian origin being penalised some time back for using parts of other books in her novel, even though people liked her novel?
CC a également élaboré une Licence de Sample qui permet aux autres d'utiliser des portions de votre œuvre dans leur propre œuvre. Vous vous souvenez de la jeune auteure indienne, Kaavya Viswanathan, punie il y a quelques temps pour l'utilisation de passages d'autres livres dans sa nouvelle, même si les lecteurs appréciaient sa nouvelle ?
--daria 27 mai 2008 à 21:49 (CEST): Y-a-t-il une autre traduction que Licence de Sample ?
--Olivier 28 mai 2008 à 12:31 (CEST): C'est le nom de la licence que j'ai trouvé sur le site des CC en tt cas

Creative Commons - Paragraphe 7

An interesting consequence of CC was demonstrated through the creation of a piece of music through collaboration between people who never knew each other. Colin Mutchler, an advocate for using media and technology to inspire people and cultures to take action toward a sustainable economy, submitted “My Life”, an acoustic guitar song, to Opsound, a music registry that requires Attribution-Share Alike licensing; Cora Beth, a total stranger to Colin, then layered a violin onto the song to create “My Life Changed”. No copyright lawyers were consulted – or harmed – in the process. Gilberto Gil, Brazil’s Minister of Culture and a Grammy-award winning musician, has been supporting freedom in culture and has released some of his music under the CC Sampling licence.
Un développement intéressant permis par CC a été la création d'un morceau de musique par la collaboration d'artistes qui ne se sont jamais rencontrés. Colin Mutchler, un défenseur de l'utilisation des média et de la technologie pour donner envie aux gens de prendre des mesures en faveur d'une économie durable, a envoyé "My Life", une chanson joué à la guitare acoustique, sur Opsound, un répertoire de musique qui impose aux morceaux soumis d'être sous licence Attribution-Share Alike ; Cora Beth, une personne complètement inconnue de Colin, y a ajouté un violon pour créer "My Life Changed". Aucun avocat de la Propriété Intellectuelle n'a été consulté, ou maltraité, pour cela. Gilberto Gil, le ministre brésilien de la Culture et musicien lauréat d'un Grammy Award supporte la liberté de la culture et a sorti quelques-unes de ses musiques sous la licence CC Sampling.

Can earn money too Rentable également

Can earn money too - Paragraphe 1

A natural question is whether the creator will not lose revenue by allowing people to use his or her creations freely. The experience has been that he or she does not. For instance, music groups have said that free music downloads, in fact, help them get more concerts. And their main income is from concerts (http://www.news.com/2010-1071-944488.html). A Google search will find several such reports. And there are ways in which they can earn money, too.
Une question qu'il est naturel de se poser est alors : est-ce que le créateur ne va pas perdre ses revenus s'il permet aux gens d'utiliser ses créations librement ? L'expérience montre que ça n'est pas le cas. Par exemple, les groupes de musique affirment que les téléchargements de musique libre en fait les aident à faire plus de concerts et leur source de revenus principale est la scène (http://www.news.com/2010-1071-944488.html). Une recherche sur Google vous fera découvrir d'autres rapports de ce genre. Et il y reste des possibilités pour qu'ils gagnent de l'argent aussi.

Can earn money too - Paragraphe 2

As Stallman and others have suggested, there can be a link on the download page that makes it possible for a user to make a payment voluntarily. For a reasonably good work, this could fetch the author a good sum. In any case, illegal copies of most movies and music are freely available in almost all parts of the globe, especially in developing countries, and nothing has happened to either the music industry or the movie industry.
Comme Stallman et d'autres l'ont suggéré, un lien sur la page de téléchargement peut permettre aux utilisateurs d'effectuer un payment volontairement. Pour une œuvre assez bonne cela peut apporter à son auteur une somme appréciable. De toute façon des copies illégales de la plupart des films ou des musiques sont disponibles gratuitement, particulièrement dans les pays émergents et rien n'est arrivé, ni à l'industrie de la musique, ni à celle du film.

Can earn money too - Paragraphe 3

However, in the long run, the publishing industry, the recording industry and the film industry may have to move to a new paradigm that may be defined by the new technologies that are bound to emerge, though these industries have always shown a strong tendency to cling on to old paradigms and try their best not to change. Remember how the music industry protested when the tape recorder was invented. Until then, however, no drastic changes can be foreseen.
Cependant, à long terme, les industries de l'édition, du disque et du cinéma pourraient avoir à adopter un nouveau paradigme qui pourrait être défini par les nouvelles technologies qui émergeront à coup sûr, même si ces industries se sont toujours montrées très attachés aux anciens paradigmes et qu'elles font tout ce qu'elles peuvent pour ne pas changer. Souvenez-vous des protestations de l'industrie de la musique lorsque l'enregistreur cassette a été inventé. Pourtant jusqu'à maintenant aucun changement drastique n'est en vue.

Can earn money too - Paragraphe 4

The music industry in the U.S. succeeded in bringing legislation to support themselves through the DRM (Digital Rights Management) technology and an associated law and the DMCA (Digital Millennium Copyright Act). Stallman and free software enthusiasts call the DRM Digital Restrictions Management. DRM technology actually prevents people from copying material recorded using the technology, or even play the recording on another player. Therefore, the word Restrictions seems to be more appropriate.
L'industrie du disque aux Etats-Unis a réussi à mettre le législateur de son côté pour subvenir à ses propres besoins au travers de la technologie des DRM (Digital Rights Managements ou Mesures Techniques de Protection) et une loi associée et le DMCA (Digital Millenium Copyright Act dont la loi DADVSI est la transposition en droit français). Stallman et les partisans du logiciel libre appellent les DRM Digital Restrictions Managements (ou Mesures Techniques de Privation). Les DRM empêchent en fait les gens de copier les œuvres incorporant cette technologie ou encore de jouer l'enregistrement sur un autre lecteur. Par conséquent, le mot Restrictions (Privations) semble plus approprié.

Can earn money too - Paragraphe 5

Music enthusiasts have been protesting against this and one can find a lot of material on the Web about this. They say that DRM even prevents their fair right to make a back-up copy. Opponents have created software that can overcome DRM technology. But the DMCA makes it illegal to create or use such technology to break DRM. Fortunately, these laws are now present only in a few countries. India is under pressure from the recording industry in India and abroad to implement these laws. But let us hope that India would choose to give the benefits of technology to society than to the industry.
Les fans de musique se sont opposés à cette politique et on peut trouver beaucoup d'articles sur le Web à propos de ça. Ils disent que les DRM les empêchent même d'exercer leur droit à la copie privée. Les opposants ont créé des logiciels qui peuvent outrepasser la technologie DRM. Mais le DMCA (tout comme la DADVSI) rend illégal la création ou l'utilisation d'une technologie visant à briser les DRM. Heureusement, ces lois ne sont actuellement en vigueur que dans quelques pays. L'industrie du disque fait pression sur l'Inde et d'autres pays pour adopter ces lois. Mais espérons que l'Inde choisisse d'offrir les bénéfices des technologies à son peuple plutôt qu'aux industries.

Can earn money too - Paragraphe 6

Publication of journals in science was started with the intention of communicating the results of research to other scientists. The first scientific journal in the modern sense was the Philosophical Transactions of the Royal Society of London which started publication in 1665. In those days, the only means of such communication was through print. Most of the first journals were published by societies of researchers such as the Royal Society. As the number of journals and researchers increased, publication companies found this a good business.
Les publications dans des revues scientifiques étaient à l'origine faites pour communiquer les résultats des recherches à d'autres scientifiques. La première revue scientifique au sens moderne est le Philosophical Transactions de la Royal Society of London dont la publication a commencé en 1665. A l'époque, seule l'imprimerie permettait cette communication. La plupart des premiers journaux étaient édités par des sociétés de chercheurs comme la Royal Society. Avec l'augmentation du nombre de revues et de chercheurs, les éditeurs se sont dits qu'une manne leur tendait les bras.

Can earn money too - Paragraphe 7

A number of large publishing houses entered the business and, interestingly, the price of journals too started increasing. Eventually, the scientific community started revolting against journals that charged heavily. In 2001, two organisations jointly published Declaring Independence ( http://www.arl.org/sparc/DI/).
Quelques grandes maisons d'édition ont investi le marché et, bizarrement, le prix des revues s'est aussi mis à augmenter. Finalement, la communauté scientifique a commencé à se révolter contre les revues qui faisaient payer le prix fort. En 2001, deux organisations ont co-publié "Declaring Independence" ( http://www.arl.org/sparc/DI/).

Funding the publisher / Rémunérer l'éditeur

Funding the publisher - Paragraphe 1

Scientific or scholarly publishing is in many ways different from other forms of publishing. Here, articles are written by researchers and peer-reviewed by researchers. The editors of journals are also often researchers. The publishing house only prints and sends the journals to subscribers. The researchers are mostly paid by the public. Their research work is also supported by the public. Yet, the copyright of the articles is owned by the publishing house.
L'édition scientifique est à bien des égards différente des autres formes d'édition. Ici les articles sont rédigés par les chercheurs et revus par des chercheurs. Les éditeurs du journal sont souvent eux-mêmes des chercheurs également. Les maisons d'édition ne font qu'imprimer et envoyer le journal aux abonnés. Le salaire des chercheurs provient essentiellement de l'argent public. Leur travail de recherche est également financé par l'argent public. Et pourtant c'est la maison d'édition qui détient les droits sur les articles.

Funding the publisher - Paragraphe 2

Researchers and the public need to subscribe to these journals (that is pay the publishers) in order to access the information that was generated through public funds. And the journals were becoming more and more expensive that even some of the well-to-do universities in developed countries found it increasingly expensive to subscribe to all the relevant journals. These were the circumstances in which scientists began to revolt. The movement seems to have started in 2001 with a petition initiative by Patrick Brown and Michael Eisen, though there were sporadic protests from scientists even earlier.
Les chercheurs et le public doivent s'abonner à ces journaux (ils doivent payer l'éditeur) pour avoir accès aux informations obtenues grâce à l'argent public. Et le prix des journaux a commencé à augmenter au point que certaines universités parmi les plus aisées dans les pays industrialisés ont de plus en plus de mal à s'abonner à tous les journaux qui traitent de leurs activités. C'est dans ces conditions que les scientifiques ont commencé leur révolte. On attribue la naissance du mouvement à une pétition de 2001 à l'initiative de Patrick Brown et de Michael Eisen même si des voix isolées s'élevaient déjà avant.

Funding the publisher - Paragraphe 3

Thus, Prof. Donald Knuth, author of the classic Art of Computer Programming and the inventor of TeX, a language for typesetting technical documents, writes, “I love my library and the other libraries I visit frequently, and my blood boils when I see a library being overcharged. Therefore, I wrote a strong letter to Elsevier in August 2001… expressing serious concerns about their future pricing policy for the Journal of Algorithms. Elsevier, however, ignored my letter and did not reply.” (http://www-cs-faculty.stanford.edu/%7Eknuth/joalet.pdf)
Ainsi, Prof. Donald Knuth, auteur du classique "Art of Computer Programming" et inventeur de Tex, un langage de traitement de texte pour documents techniques, écrit : "J'adore ma bibliothèque et les autres bibliothèques que je visite fréquemment et ça me met en rage de voir les prix qu'ils imposent aux bibliothèques. J'ai donc écrit une lettre salée à Elsevier en août 2001 pour leur faire part de ma grande inquiétude quant à leur future politique de prix pour le Journal of Algorythms. Elsevier a cependant ignoré ma lettre et ne m'a pas répondu." (http://www-cs-faculty.stanford.edu/%7Eknuth/joalet.pdf)

Funding the publisher - Paragraphe 4

The Brown-Eisen petition called for all scientists to pledge that from the September of 2001 they would discontinue submission of papers to journals, which did not make the full text of their papers available to all, free and unfettered, either immediately or after a delay of several months.
La pétition de Brown et Eisen appelait tous les scientifiques à s'engager à partir de septembre 2001 à ne plus soumettre leurs papiers aux journaux qui ne rendaient pas le texte complet de leurs travaux accessible à tous, librement et sans entraves, que ce soit immédiatement ou après un délai de quelques mois.

Funding the publisher - Paragraphe 5

The establishment of the Public Library of Science (PLoS) was the next important event in the move towards freedom in scholarly publishing. Though they had support from an eminent Nobel laureate, Dr. Harold Varmus, they had to wait for some time before they could become fully operational, with the publication of the journal PLoS Biology in 2003.
La fondation de la Public Library of Science (PLoS) a été la grande étape suivante du mouvement vers la liberation des éditions scientifiques. Malgré le soutien d'un éminent prix Nobel, Dr. Harold Varmus, ils ont dû patienter quelques temps avant de devenir complètement opérationnels et de publier le journal PLoS Biology en 2003.

Funding the publisher - Paragraphe 6

Today, they publish seven journals, the contents of which are freely available on the Internet. They follow an author-pays model where authors of articles have to pay for publishing. They, and similar other journals, have provisions to waive payment for authors from developing countries or authors who do not have provision for payment.
Maintenant ils éditent sept journaux dont le contenu est disponible librement sur Internet. Ils ont adopté un modèle où les auteurs des articles paient pour être publiés. Ils conservent un fond, comme le font d'autres journaux du même type, pour affranchir de tout paiement les auteurs de pays émergents ou les auteurs qui n'ont pas les moyens suffisants.

Funding the publisher - Paragraphe 7

In Europe, the Budapest Open Access Initiative, which was, at the same time a statement of intent, a statement of strategy and a statement of commitment, was signed by several scientists at a meeting convened by the Open Society Institute in December 2001. Today, the initiative has been signed by thousands of scientists. This initiative has made a significant impact the world over, especially in Europe.
En Europe, la Budapest Open Access Initiative, qui est à la fois une déclaration d'intention, de stratégie et d'engagement, a été signée par plusieurs scientifiques lors d'une réunion organisée par l'Open Society Institute en décembre 2001. Aujourd'hui des milliers de scientifiques sont signataires de l'initiative. Elle a eu un impact très fort dans le monde entier, en particulier en Europe.

Funding the publisher - Paragraphe 8

Several research and funding agencies, such as the European Organization for Nuclear Research (CERN) and National Institutes of Health (NIH), have mandated open access for all publications arising out of research funded by them.
Plusieurs agences de recherche et de financement, comme le Organisation Européenne pour la Recherche Nucléaire (CERN) et le National Institutes of Health (NIH), ont imposé l'accès libre pour toutes les publications issues de recherches qu'ils ont financées.

Funding the publisher - Paragraphe 9

Open Access (OA) means that the publications are available freely to other scientists and to the public. In fact, it asks for all freedom for users and only demands that the author be acknowledged and the integrity of the material be maintained. Of course, it does not permit republication of the material in its original form or in a modified form, as CC licences do. Open Access to scholarly publications is very important in a country like India.
L'Accès Libre (AL) signifie que toutes les publications sont librement accessibles par les autres scientifiques et par le public. En fait, il offre toute liberté aux utilisateurs et demande simplement que l'auteur soit reconnu et que l'intégrité des documents soit conservée. Bien sûr il ne permet pas la ré-édition des documents, dans leur forme originale ou modifiée, comme les licences CC le font. L'Accès Libre aux publications scientifiques est très important dans des pays comme l'Inde.


Funding the publisher - Paragraphe 10

The Government of India, therefore, should mandate OA for all publications arising out of publicly funded research. This can be in either of two ways: the author can put up the article in his/her own website, in his/her institute’s website or in a centralised website (journals that permit this are called OA Green); or, they can publish in Open Access journals that put up their contents on their own websites (called OA Gold). Fortunately, a large fraction of Indian journals are OA. But most good papers from India are published in journals abroad that are not necessarily OA.
Le gouvernement d'Inde devrait par conséquent imposer l'Accès Libre pour toutes les publications issues de recherches financées par l'argent public. Cela peut-être réalisé de deux manières : soit l'auteur affiche l'article sur son site Web, sur le site de son institut ou sur un site de centralisation (les revues qui permettent cela sont appelés AL vert) soit il peut publier dans des revues Accès Libre qui affichent leur contenu sur leur propre site Web (appelées AL d'or). Heureusement, une grande partie des journaux indiens sont AL. Mais la plupart des bons articles d'Inde sont publiés dans des journaux étrangers qui ne sont pas nécessairement AL.
--daria 27 mai 2008 à 22:01 (CEST): Je me suis permise de traduire "journals" par revues plutôt que par journaux.

Freedom in Commerce / La liberté dans le commerce

Freedom in Commerce - Paragraphe 1

This is about a new experiment being conducted in India. The idea is to bring total transparency to businesses. An IT company called WikiOcean has started functioning in Pune. Details about the company can be found at www.wikiocean.net. This company is unique in that its website shows all details of its functioning, including financial transactions. They call this kind of a system Wekosystem, a play with wiki and ecosystem. As its website explains, “WikiOcean is a participatory, non-proprietary organisation where professionals join on revenue-sharing model as explained in the wekosystem.”
Nous allons parler ici d'une nouvelle expérience menée en Inde. L'idée est de parvenir à une transparence totale du commerce. Une entreprise technologique nommée WikiOcean a vu le jour à Pune. Plus de détails à propos de cette entreprise sont disponibles à l'adresse www.wikiocean.net. L'entreprise est unique de part le fait qu'elle expose tout son fonctionnement sur son site Web, même ses transactions financières. Ils appellent ce genre de système un wékosystème, un jeu de mot entre wiki et écosystème. Comme l'explique le site Web : "WikiOcean est une organisation participative, non-propriétaire où les professionnels rejoignent un modèle de partage des bénéfices comme expliqué dans le wékosystème."


Freedom in Commerce - Paragraphe 2

This company was inspired by the transparency of free software, and, in fact, one of the so-called catalysts (the ones who regulate the structure and dynamics of Wekosystem) is the chairperson of the Free Software Foundation of India, Prof. G. Nagarjuna. The company is already working on projects. But, it is too early to see how well such a company can survive. Let us hope for the best.
Cette entreprise a été inspirée par la transparence des logiciels libres et, en fait, l'un de ceux que l'on pourrait appeler les catalyseurs (ceux qui régulent la structure et la dynamique de Wékosystème) est le président de la Free Software Foundation of India, Prof. G. Nagarjuna. L'entreprise travaille déjà sur quelques projets. Mais il est encore trop tôt pour juger des chances de survie d'une telle entreprise. Souhaitons que tout se passe pour le mieux.

Freedom in Commerce - Paragraphe 3

Another absurdly exotic idea is to copy the free software model for other products. In other words, make all needs freely available to everyone. Though this may sound totally absurd, we may not be able simply to rule out the possibility since some small-scale efforts are already on and seemingly running.
Une autre idée complètement exotique est de copier le modèle des logiciels libres pour d'autres produits. En d'autres termes rendre tous les besoins librement disponibles pour tous. Bien que ça puisse sembler absurde il ne faudrait pas rejeter cette idée puisque certains efforts à petite échelle ont été lancés et semblent fonctionner.

Freedom in Commerce - Paragraphe 4

This idea is being discussed by a not-so-small group of people that calls itself Oekonux (derived from oekonomie, the German word for economy, and Linux). Details can be found at www.oekonux.org and you could join their active mailing list if you are really interested.
Cette idée est envisagée par un groupe pas si petit que ça qui s'appelle Oekonux (dérivé de oekonomie, le terme allemand pour économie et Linux). Vous pourrez en apprendre plus sur www.oekonux.org et vous pouvez rejoindre leur liste de diffusion si vous êtes vraiment intéressés.

Freedom in Commerce - Paragraphe 5

As we have seen, new technologies bring new challenges and new ideas. And we may have to rewrite old laws that were created for an entirely different situation, a different technological paradigm.
Comme nous l'avons vu, les nouvelles technologies apportent de nouveaux défis, de nouvelles idées. Et nous serons peut-être amenés à ré-écrire de vieilles lois qui avaient été créées pour des situations complètement différentes, un autre paradigme technologique.

Freedom in Commerce - Paragraphe 6

When new technology appears, we need to change our laws to suit the new situation so that society can fully benefit from the new technology. Or else, a small section of society would garner all the benefits. And, at the pace at which technology is changing, it is not going to be easy to keep track of all its implications. Our technocrats and policymakers need to keep pace.
Quand de nouvelles technologies apparaissent il nous faut changer nos lois pour nous adapter à la nouvelle donne afin que la société puisse pleinement bénéficier de la nouvelle technologie ou alors seule une petite portion de la société en récoltera tous les bienfaits. Et au rythme auquel le technologie évolue il ne va pas être facile de suivre toutes ses implications. Nos technocrates et nos législateurs vont devoir suivre le rythme.