And man made life
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Article original sur economist.
| Pseudo | Code | Rôle | Statut |
|---|---|---|---|
| Martin | Traduction | reprise par OLV | |
| Olivier | OLV | Traduction | Terminée |
| Don rico | DRI | Relecture | OK |
| Don Rico | DRI | Validation | Ok |
| Mise en forme |
Article en ligne à l'adresse : http://www.framablog.org/index.php/post/2010/06/12/hacker-la-vie
Sommaire |
Titre
And man made life
Artificial life, the stuff of dreams and nightmares, has arrivedEt l'homme créa la vie...
La vie artificielle, porteuse de rêves et de cauchemars, est arrivée--Goofy 6 juin 2010 à 18:09 (UTC):
proposition : La vie artificielle est arrivée, porteuse de rêves et de cauchemars
--DRI 6 juin 2010 à 19:54 (UTC):
Eh ben on va faire un mix des deux... ;-)
Paragraphe 1
TO CREATE life is the prerogative of gods. Deep in the human psyche, whatever the rational pleadings of physics and chemistry, there exists a sense that biology is different, is more than just the sum of atoms moving about and reacting with one another, is somehow infused with a divine spark, a vital essence. It may come as a shock, then, that mere mortals have now made artificial life.
Créer la vie est la prérogative des dieux. Au plus profond de sa psyché, malgré les conclusions rationnelles de la physique et de la chimie, l'homme a le sentiment qu'il en est autrement pour la biologie, qu'elle est plus qu'une somme d'atomes en mouvement et en interaction les uns avec les autres, d'une façon ou d'une autre insufflée d'une étincelle divine, d'une essence vitale. Quel choc, alors, d'apprendre que de simples mortels ont réussi à créer la vie de façon artificielle.
Paragraphe 2
Craig Venter and Hamilton Smith, the two American biologists who unravelled the first DNA sequence of a living organism (a bacterium) in 1995, have made a bacterium that has an artificial genome—creating a living creature with no ancestor (see article). Pedants may quibble that only the DNA of the new beast was actually manufactured in a laboratory; the researchers had to use the shell of an existing bug to get that DNA to do its stuff. Nevertheless, a Rubicon has been crossed. It is now possible to conceive of a world in which new bacteria (and eventually, new animals and plants) are designed on a computer and then grown to order.
Craig Venter et Hamilton Smith, les deux biologistes américains qui en 1995 ont démêlé pour la première fois la séquence d'ADN d'un organisme vivant (une bactérie), ont fabriqué une bactérie qui possède un génome artificiel – en créant une créature vivante sans ascendance (voir article). Les plus tatillons pourraient chipoter sur le fait que c'est seulement l'ADN d'un nouvel organisme qui a été conçu en laboratoire, les chercheurs ayant dû utiliser l'enveloppe d'un microbe existant pour que l'ADN fasse son travail. Néanmoins, le Rubicon a été franchi. Il est désormais possible de concevoir un monde où les bactéries (et à terme des animaux et des plantes) seront conçues sur ordinateur et que l'on développera sur commande.
--Martin 2 juin 2010 à 11:03 (UTC):
J'ai enlevé le lien vers l'article. Il faudra peut être le remettre.
--Siltaar 2 juin 2010 à 19:43 (UTC):
Pas de soucis aKa remet tous les liens et la mise en page avant publication :-)
--DRI 6 juin 2010 à 20:41 (UTC):
@martin : « eventually » fait partie de ces vilaines bactéries qu'on appelle les faux-amis... ;-)
Paragraphe 3
That ability would prove mankind’s mastery over nature in a way more profound than even the detonation of the first atomic bomb. The bomb, however justified in the context of the second world war, was purely destructive. Biology is about nurturing and growth. Synthetic biology, as the technology that this and myriad less eye-catching advances are ushering in has been dubbed, promises much. In the short term it promises better drugs, less thirsty crops (see article), greener fuels and even a rejuvenated chemical industry. In the longer term who knows what marvels could be designed and grown?
Cette capacité devrait prouver combien l'Homme maîtrise la nature, de façon plus frappante encore que l'explosion de la première bombe atomique. La bombe, bien que justifiée dans le contexte de la Seconde Guerre mondiale, n'avait qu'une fonction de destruction. La biologie, elle, s'attache à « mettre en culture » et « faire croître ». La biologie synthétique, terme sous lequel on regroupe cette technologie et des tas d'autres moins spectaculaires, est très prometteuse. À court terme, elle devrait permettre d'obtenir de meilleurs médicaments, des récoltes moins gourmandes en eau (voir article), des carburants plus écologiques, et donner une nouvelle jeunesse à l'industrie chimique. À long terme, qui peut bien savoir quels miracles elle pourrait permettre d'accomplir ?
--Martin 2 juin 2010 à 11:06 (UTC):
J'ai aussi enlevé le renvoi vers un autre article
Paragraphe 4
On the face of it, then, artificial life looks like a wonderful thing. Yet that is not how many will view the announcement. For them, a better word than “creation” is “tampering”. Have scientists got too big for their boots? Will their hubris bring Nemesis in due course? What horrors will come creeping out of the flask on the laboratory bench?
Dans cette perspective, la vie artificielle semble être une chose merveilleuse. Pourtant, nombreux sont ceux qui verront cette annonce d'un mauvais œil. Pour certains, ces manipulations relèveront plus de la falsification que de la création. Les scientifiques n'auraient-ils plus les pieds sur terre ? Leur folie conduira-t-elle à l'Apocalypse ? Quels monstres sortiront des éprouvettes des laboratoires ?
--Martin 2 juin 2010 à 11:10 (UTC):
On peut mettre monstres à la place des horreurs
--Siltaar 2 juin 2010 à 19:49 (UTC):
Un professionnel de la traduction me disait ce week-end à l'Ubuntu Party qu'on a le droit à un taux de foisonnement de 10%, c'est l'éloignement acceptable par rapport à l'orginal. Perso je trouve que « monstre » ça irait bien là en effet :-)
Paragraphe 5
Such questions are not misplaced—and should give pause even to those, including this newspaper, who normally embrace advances in science with enthusiasm. The new biological science does have the potential to do great harm, as well as good. “Predator” and “disease” are just as much part of the biological vocabulary as “nurturing” and “growth”. But for good or ill it is here. Creating life is no longer the prerogative of gods.
Ces questionnements ne sont pas infondés et méritent réflexion, même au sein de ce journal, qui de manière générale accueille les progrès scientifiques avec enthousiasme. La nouvelle science biologique a en effet le potentiel de faire autant de mal que de bien. « Prédateur » et « maladie » appartiennent autant au champ lexical du biologiste que « mettre en culture » et « faire croître ». Mais pour le meilleur et pour le pire, nous y voilà. Créer la vie n'est désormais plus le privilège des dieux.
Paragraphe 6
Children of a lesser god
It will be a while, yet, before lifeforms are routinely designed on a laptop. But this will come. The past decade, since the completion of the Human Genome Project, has seen two related developments that make it almost inevitable. One is an extraordinary rise in the speed, and fall in the cost, of analysing the DNA sequences that encode the natural “software” of life. What once took years and cost millions now takes days and costs thousands. Databases are filling up with the genomes of everything from the tiniest virus to the tallest tree.Enfants d'un dieu mineur
Il est encore loin le temps où concevoir des formes de vie sur un ordinateur constituera un acte biologique banal, mais on y viendra. Au cours de la décennie qui a vu le développement du Projet Génome Humain, deux progrès qui lui sont liés ont rendu cet événement presque inévitable. Le premier est l'accélération phénoménale de la vitesse, et la chute du coût, du séquençage de l'ADN qui détient la clé du « logiciel » naturel de la vie. Ce qui par le passé prenait des années et coûtait des millions prend maintenant quelques jours et coûte dix fois moins. Les bases de données se remplissent de toutes sortes de génomes, du plus petit virus au plus grand des arbres.Paragraphe 7
These genomes are the raw material for synthetic biology. First, they will provide an understanding of how biology works right down to the atomic level. That can then be modelled in human-designed software so that synthetic biologists will be able to assemble new constellations of genes with a reasonable presumption that they will work in a predictable way. Second, the genome databases are a warehouse that can be raided for whatever part a synthetic biologist requires.
Ces génomes sont la matière première de la biologie synthétique. Tout d'abord, ils permettront de comprendre les rouages de la biologie, et ce jusqu'au niveau atomique. Ces rouages pourront alors êtres simulés dans des logiciels afin que les biologistes soient en mesure de créer de nouvelles constellations de gènes, en supposant sans grand risque de se tromper qu'elles auront un comportement prévisible. Deuxièmement, les bases de données génomiques sont de grands entrepôts dans lesquels les biologistes synthétiques peuvent piocher à volonté.
Paragraphe 8
The other development is faster and cheaper DNA synthesis. This has lagged a few years behind DNA analysis, but seems to be heading in the same direction. That means it will soon be possible for almost anybody to make DNA to order, and dabble in synthetic biology.
Viendront ensuite les synthèses plus rapides et moins coûteuses de l'ADN. Ce domaine est en retard de quelques années sur l'analyse génomique, mais il prend la même direction. Il sera donc bientôt à la portée de presque tout le monde de fabriquer de l'ADN à la demande et de s'essayer à la biologie synthétique.
Paragraphe 9
That is good, up to a point. Innovation works best when it is a game that anyone can play. The more ideas there are, the better the chance some will prosper. Unfortunately and inevitably, some of those ideas will be malicious. And the problem with malicious biological inventions—unlike, say, guns and explosives—is that once released, they can breed by themselves.
C'est positif, mais dans certaines limites. L'innovation se porte mieux quand elle est ouverte à tous. Plus les idées sont nombreuses, plus la probabilité est élevée que certaines porteront leurs fruits. Hélas, il est inévitable que certaines de ces idées seront motivées par une intention de nuire. Et le problème que posent les inventions biologiques nuisibles, c'est que contrairement aux armes ou aux explosifs par exemple, une fois libérées dans la nature, elles peuvent proliférer sans aide extérieure.
Paragraphe 10
Biology really is different
The Home Brew computing club launched Steve Jobs and Apple, but similar ventures produced a thousand computer viruses. What if a home-brew synthetic-biology club were accidentally to launch a real virus or bacterium? What if a terrorist were to do the same deliberately?La biologie, un monde à part
Le club informatique Home Brew a été le tremplin de Steve Jobs et d'Apple, mais d'autres entreprises ont créé des milliers de virus informatiques. Que se passerait-il si un club similaire, actif dans le domaine de la biologie synthétique, libérait par mégarde une bactérie nocive ou un véritable virus ? Imaginez qu'un terroriste le fasse délibérément…Paragraphe 11
The risk of accidentally creating something bad is probably low. Most bacteria opt for an easy life breaking down organic material that is already dead. It doesn’t fight back. Living hosts do. Creating something bad deliberately, whether the creator is a teenage hacker, a terrorist or a rogue state, is a different matter. No one now knows how easy it would be to turbo-charge an existing human pathogen, or take one that infects another type of animal and assist its passage over the species barrier. We will soon find out, though.
Le risque de créer quelque chose de néfaste par accident est sans doute faible. La plupart des bactéries optent pour la solution de facilité et s'installent dans de la matière organique déjà morte. Celle-ci ne se défend pas, les hôtes vivants, si. Créer délibérément un organisme nuisible, que le créateur soit un adolescent, un terroriste ou un État-voyou, c'est une autre histoire. Personne ne sait avec quelle facilité on pourrait doper un agent pathogène humain, ou en choisir un qui infecte un certain type d'animal et l'aider à passer d'une espèce à une autre. Nous ne tarderons toutefois pas à le découvrir.
Paragraphe 12
It is hard to know how to address this threat. The reflex, to restrict and ban, has worked (albeit far from perfectly) for more traditional sorts of biological weapons. Those, though, have been in the hands of states. The ubiquity of computer viruses shows what can happen when technology gets distributed.
Difficile de savoir comment répondre à une telle menace. Le réflexe de restreindre et de bannir a déjà prouvé son efficacité (tout en restant loin d'être parfait) pour les armes biologiques plus traditionnelles. Mais celles-ci étaient aux mains d'états. L'omniprésence des virus informatiques montre ce qu'il peut se produire lorsque la technologie touche le grand public.
Paragraphe 13
Thoughtful observers of synthetic biology favour a different approach: openness. This avoids shutting out the good in a belated attempt to prevent the bad. Knowledge cannot be unlearned, so the best way to oppose the villains is to have lots of heroes on your side. Then, when a problem arises, an answer can be found quickly. If pathogens can be designed by laptop, vaccines can be, too. And, just as “open source” software lets white-hat computer nerds work against the black-hats, so open-source biology would encourage white-hat geneticists.
Les observateurs de la biologie synthétique les plus sensés favorisent une approche différente : l'ouverture. C'est une manière d'éviter de restreindre le bon dans un effort tardif de contrer le mal. Le savoir ne se perd pas, aussi le meilleur moyen de se défendre est-il de disposer du plus d'alliés possible. Ainsi, lorsqu'un problème se présente, on peut rapidement obtenir une réponse. Si l'on peut créer des agents pathogènes sur ordinateur, il en va de même pour les vaccins. Et à l'instar des logiciels Open Source qui permettent aux « gentils sorciers » de l'informatique de lutter contre les « sorciers maléfiques », la biologie Open Source encouragerait les généticiens œuvrant pour le bien.
Paragraphe 14
Regulation—and, especially, vigilance—will still be needed. Keeping an eye out for novel diseases is sensible even when such diseases are natural. Monitoring needs to be redoubled and co-ordinated. Then, whether natural or artificial, the full weight of synthetic biology can be brought to bear on the problem. Encourage the good to outwit the bad and, with luck, you keep Nemesis at bay.
La réglementation et, surtout, une grande vigilance seront toujours nécessaires. La veille médicale est déjà complexe lorsque les maladies sont d'origine naturelle. Dans le cas le la biologie synthétique, la surveillance doit être redoublée et coordonnée. Alors, que le problème soit naturel ou artificiel, on pourra le résoudre grâce à toute la puissance de la biologie synthétique. Il faut encourager le bon à se montrer plus malin que le mauvais et, avec un peu de chance, on évitera l'Apocalypse.

