Comment on gplv3

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--Olivier 30 mars 2007 à 13:02 (CEST): J'ai eu quelques problèmes en deux points : Vers les 3/4 de l'intervention de Stallman : "that would grandfather the Novell-Microsoft agreement..." j'ai traduit par "consacrerait" mais j'ai peur d'avoir fait un non-sens. Et dans l'avant dernier paragraphe de celle de Torvalds : "It still purports to control not just software..." Dans le contexte je ne suis pas sûr de ce que désigne le "It", ça doit être les DRM mais alors j'ai du mal à comprendre où il veut en venir

Article en ligne à cette adresse : http://framablog.org/index.php/post/2007/04/02/Stallman-Torvalds-Novell-et-la-licence-GPL-version-3

Sommaire

Intro

Stallman, Torvalds, and Novell comment on GPLv3

Thursday March 29, 2007 (01:01 PM GMT)

By: Bruce Byfield

Comments about the third draft of the GNU General Public License (GPLv3), which was released yesterday, are still coming in. So far, we've spoken with Free Software Foundation founder Richard M. Stallman, Linux creator Linus Torvalds, and Bruce Lowry, director of global public relations for Novell. Their reactions offer some new perspectives and at least one possible sign of movement toward consensus. Together, they also highlight the issues that are likely to dominate discussion of the draft in the days to come.

Les impressions de Stallman, Torvalds et Novell sur la GPLv3

Jeudi 29 mars 2007 (13:01 GMT)

Par Bruce Byfield

Les commentaires à propos de la troisième version de la GNU General Public License (GPLv3), sortie hier, continuent d'affluer. Jusque là nous avons parlé avec le fondateur de la Free Software Foundation : Richard M. Stallman, le créateur de Linux : Linus Torvalds et le directeur des relations publiques de Novell : Bruce Lowry. Leurs réactions apportent de nouvelles perspectives et laissent entrevoir un possible premier pas vers un consensus. Ensemble, ils mettent en avant les points qui monopoliseront sûrement les discussions à propos de cette version dans les jours à venir.


Richard Stallman

Richard Stallman

Richard Stallman has not been involved in the consultation process for GPLv3. Instead, he has left consultation to the Software Freedom Law Center and focused on the issues that have been raised. The process, which has lasted nearly two years for him, has been "quite a lot of work," he says. However, he says, "I don't see how it could have been avoided. It's raised quite a lot of issues that hadn't been anticipated."

To Stallman, GPLv3 is part of a continuous evolution of the license to prevent technology and legal trends from undermining the principles of free software. "In GPLv1, I knew of two ways that people could try to make free software effectively proprietary," he says. "One was by adding additional license terms, and the other was by not releasing the source. So GPLv1 said you couldn't do either. Then, in 1990, I found out about another: that patent holders could threaten developers and make them impose restrictive conditions on subsequent users. So GPLv2 added Section 7, which says that, no matter what other conditions are imposed on you, you can either distribute with full GPL freedoms or not at all. Now we've found out about two other ways to try to make free software effectively proprietary: one of them is TiVoization, and the other is the Novell-Microsoft deal, so we're trying to block them both. And any time we find some new threat to a user's freedoms, we will try to block it."

Stallman says that the final wording that covers the Novell-Microsoft deal arrived less than five days before the release of the third draft. The trick, he says, was to write the language in Section 11 so that it didn't exclude such agreements as cross-licenses between companies that include a mutual patent covenant or settlements with what he calls "patent trolls" -- companies that acquire patents and earn income through litigation or the threat of it.

Reluctantly, he agreed to include a final sentence that would grandfather the Novell-Microsoft agreement, but he says, "I hope it won't be necessary." Whether that sentence remains, he says, depends on the community feedback received on the draft.

After GPLv3 is released, Stallman anticipates a revision of the GNU Free Documentation License and the Affero GPL, a license designed for software offered as a Web service. Despite the efforts to internationalize the language of GPLv3, he does not expect any official translations of the license into other languages. "It would be nice to have official versions," he says, "but it's also very risky. I am still reluctant to take that risk."

Talking about the division between open source and free software viewpoints that the GPLv3 process has often emphasized, Stallman says that both are part of the free software community. However, referring to the open source advocates, he says, "Not everyone values freedom. When people are free to choose their own views, they're not all going to agree." At the same time, Stallman says he views a consensus on the adoption of GPLv3 as essential, because "GPLv3 protects users from new threats to their freedom. If GPLv3 is not widely adopted, or if there are many programs that stay with GPLv2, then those programs' users will be vulnerable to new kinds of attack. For instance, if Linus [Torvalds] doesn't move to GPLv3, then users of the Linux kernel will be vulnerable to TiVoization. That's a substantial problem.

"When the purpose of a program is to restrict you, making it more powerful and reliable at restricting you makes it worse. It's a mistake, therefore, to say that powerful, reliable software is the goal," as the open source viewpoint maintains. By contrast, "the goal of the free software movement is to put you in control of the software you use. Then, if you want to make it more powerful, you can work at making it more powerful."

Still, Stallman retains some hope. He notes, for example, that open source advocates do not all share the same viewpoint. He points to Sun Microsystems as an example of a company that is dominated by the open source position and that is considering moving to GPLv3 for reasons of its own.

Richard Stallman

Richard Stallman n'a pas pris part à la consultation autour de la GPLv3. A la place, il a quitté son poste de consultant au Software Freedom Law Center pour se concentrer sur les problèmes qui avaient été soulevés. Le processus, qui a duré presque deux ans pour lui, a représenté "pas mal de travail" dit-il. Cependant il ajoute "Je ne vois pas comment on aurait pu l'éviter. Beaucoup de problèmes que nous n'avions pas anticipés ont été soulevés".

Pour Stallman, la GPLv3 fait partie de l'évolution constante de la licence pour empêcher les tendances technologiques et légales de nuire aux principes du logiciel libre. "Avec la GPLv1 je voyais deux moyens pour quelqu'un de rendre un logiciel libre vraiment propriétaire" dit-il. "L'un était par l'ajout de termes supplémentaires à la licence, l'autre moyen était de ne pas publier la source. Donc la GPLv1 a rendu ces deux choses impossibles. Ensuite, en 1990 j'en ai trouvé un autre : les détenteurs de brevet pouvaient faire pression sur les développeurs et leur imposer des conditions plus restrictives sur l'utilisation du logiciel. Alors la GPLv2 a ajouté la Section 7, selon laquelle soit vous distribuez votre produit avec toutes les libertés liées à la GPL soit vous ne le distribuez pas, peu importent les conditions qui vous sont imposées. Actuellement nous avons découvert deux autres manières pour rendre un logiciel libre vraiment propriétaire : l'un d'entre eux est la TiVoisation (NdT : en rapport avec les enregistreurs numériques TiVo aux Etats-Unis) et l'autre est l'accord Novell-Microsoft, donc nous essayons de bloquer les deux. Et à chaque fois que nous découvrirons ce qui constitue une menace pour les libertés des utilisateurs nous essaierons de la bloquer."

Stallman dit que le dernier énoncé couvrant l'accord Novell-Microsoft a été achevé moins de cinq jours avant la sortie de la troisième version. L'astuce, dit-il, était d'écrire le langage dans la Section 11 afin de ne pas écarter de tels accords comme les licences partagées entre plusieurs sociétés qui incluent un engagement mutuel sur les brevets ou un arrangement avec ce qu'il appelle les "trolls des brevets", ces sociétés qui obtiennent des brevets et font leur beurre sur des litiges ou par des menaces de procès. A contrecœur il a accepté d'ajouter une ultime phrase qui consacrerait l'accord Novell-Microsoft, mais il dit "J'espère qu'on en arrivera pas là". Le maintien de cette phrase dépend, d'après lui, des commentaires de la communauté sur cette version.

Après le lancement de la GPLv3, Stallman prévoit une révision de la GNU Free Documentation License et de l'Affero GPL, une licence créée pour les logiciels proposés comme services Web. Malgré les efforts d'internationalisation de la GPLv3, il ne s'attend pas à voir de traductions officielles de la licence dans d'autres langues. "Ça serait bien d'avoir des versions officielles", dit-il, "mais c'est aussi très risqué. Je suis très peu enclin à prendre ce risque."

A propos de l'opposition d'opinions entre l'open source et les logiciels libres, que la GPLv3 a souvent accentuée, Stallman dit qu'ils font tous les deux partie de la communauté du logiciel libre. Cependant, en se référant aux défenseurs de l'open source, il dit : "Tout le monde n'accorde pas le même prix à la liberté. Quand on donne la liberté aux gens de choisir leur propre opinion, ils ne tomberont pas tous d'accord." En même temps, Stallman dit qu'il pense qu'un consensus sur l'adoption de la GPLv3 est essentiel, car "les projets sous GPLv3 protègent les utilisateurs de nouvelles menaces contre leur liberté. Si la GPLv3 n'est pas largement adoptée, ou si de nombreux programmes restent sous GPLv2, alors ces programmes seront vulnérables à de nouveaux types d'attaques. Par exemple, si Linus [Torvalds] ne se convertit pas à la GPLv3, alors les utilisateurs de Linux seront vulnérables à la TiVoisation. C'est un problème important.

"Quand le but d'un programme est de vous limiter, le rendre plus puissant et fiable dans ce qu'il fait est pire. C'est donc une erreur de dire que l'obtention de logiciels plus puissants et fiables est un but" comme le maintien le point de vue de l'open source. Au contraire, "le but du mouvement des logiciels libres est de vous donner le contrôle du logiciel que vous utilisez. Ensuite, si vous voulez le rendre plus puissant vous pouvez y travailler."

Malgré cela, Stallman garde quelques espoirs. Il remarque, par exemple, que les défenseurs de l'open source ne partagent pas tous le même avis. Il montre Sun Microsystems comme exemple d'une société dominée par la pensée open source et qui envisage d'embrasser la GPLv3 pour des raisons qui lui sont propres.

Linus Torvalds

Linus Torvalds

When the second draft of GPLv3 was released, Linus Torvalds was one of its most outspoken critics. Although he stresses that he is giving only a preliminary opinion on GPLv3, and may change his mind as he looks at it more closely, his first response to the third draft is to give it qualified approval.

"Is it better?" Torvalds asks rhetorically. "Hell yeah. But it's been limited in ways that at least make it much saner. I'll have to think about it. The language seems cleaner and better than GPLv2 in many places, and many of my 'that is obviously totally idiotic crap' areas have either been improved or seem to have been removed entirely."

Torvalds approves of the rewriting and clarification of additional terms in section 7, suggesting that the third draft makes dual licensing easier in special cases. Also, he says, "the total lack of any new additional restrictions is a huge relief and makes the license much more useful."

"I'm not sure that the Novell agreements [with Microsoft] really merited that much attention," Torvalds says, referring to section 11 of the draft. However, he says, "I do think that this area (unlike all the DRM hysteria) was potentially a much better reason for GPLv3 in the first place."

That "DRM hysteria" is covered by the anti-TiVoization language in Section 6. Torvalds says of the new language in this section of the current draft, which replaces a blanket ban on restrictive technologies and spyware with an obligation to include the source code for it, "It still purports to control not just software, but the hardware or environment that the software is installed on. I find that odious, but the language is a lot better, and they [the FSF] seem to have realized that their old drafts were insane (i.e., now they make it clear that if something has been designed to not be upgraded, there's no point it trying to require 'installation information' and keys). Limiting things to 'user devices' also gets rid of a whole slew of idiotic problems with the old GPLv3 drafts.

"In this new form I think the GPLv3 is at least a viable alternative to the GPLv2. I'll have to read it through a few more times and let things sink in, but my gut feeling from reading it through once is that I at least no longer have a feeling of 'I'd never have selected this license if I were to have started a new project.'"

Linus Torvalds

Quand la deuxième version de la GPLv3 a été publiée, Linus Torvalds a été l'un de ses critiques les plus francs. Bien qu'il insiste sur le fait qu'il ne donne qu'une opinion rapide sur la GPLv3, et qu'il pourrait changer d'avis à mesure qu'il l'étudie plus en détail, sa première réponse à la troisième version donne un accord nuancé.

"Est-elle meilleure?" demande Torvalds rhétoriquement. "Et de loin! Mais elle a été limité de manières à la rendre plus saine au moins. Je devrai y réfléchir. Le langage employé est plus clair et meilleur que celui de la GPLv2 à bien des égards et de nombreuses zones que j'aurai qualifiées d'"absurdités évidentes et complètement idiotes" ont soit été améliorées soit complètement retirées."

Torvalds approuve la reformulation et les clarifications des termes ajoutés dans la Section 7, suggérant que la troisième version rende la double licence plus simple dans des cas particuliers. Il ajoute : "l'absence totale de nouvelles restrictions est un soulagement énorme et rend la licence bien plus utile".

"Je ne suis pas certain que l'accord Novell [avec Microsoft] méritait tant d'attention", dit Torvalds, en référence à la Section 11 de la version. Cependant, il dit : "Je pense effectivement que ce sujet (plutôt que l'hystérie autour des DRM) était potentiellement une bien meilleure incitation à écrire la GPLv3 de prime abord."

La Section 6 autour de l'anti-TiVoisation couvre déjà cette "hystérie des DRM". A propos du langage tenu dans cette section de la version actuelle, qui remplace une interdiction complète des technologies restrictives et les logiciels espions par l'obligation d'inclure leur code source : "Il prétend toujours contrôler non seulement le logiciel, mais aussi le matériel ou l'environnement sur lequel le logiciel est installé. Je trouve ça odieux, mais le langage est bien meilleur, et ils [la FSF] semblent avoir réalisés que leurs anciennes versions étaient insensées (c'est-à-dire qu'ils disent clairement que si quelque chose est créé pour ne pas recevoir de mise à jour il n'y a pas de raison qu'il demande des 'informations d'installation' et des clés). Le fait de limiter les choses aux 'dispositifs pour utilisateurs' permet aussi de se débarrasser d'un grand nombre de problèmes idiots présents dans les versions antérieures de la GPLv3.

"Sous cette nouvelle forme je pense que la GPLv3 devient au moins une alternative viable à la GPLv2. Je dois encore la lire en entier quelques fois et laisser les choses se décanter mais intérieurement, après l'avoir lue une première fois, je sens au moins que je n'ai plus cette impression de 'Je n'aurai jamais choisi cette licence si je devais commencer un projet.'"

A propos du 2nd paragraphe je propose : "Est-elle meilleure?" demande Torvalds rhétoriquement. "Et de loin! Mais elle a été limité avec des manières qui la rendent plus saine au moins. Je devrai y réfléchir. Le langage employé est plus clair et meilleur que celui de la GPLv2 à bien des égards et de nombreuses zones que j'aurai qualifiées d'"absurdités évidentes et complètement idiotes" (en rapport avec zones même si cela colle moins à la trad) ont soit été améliorées soit complètement retirées."

Novell

Novell

Speaking on behalf of Novell, Bruce Lowry declined a detailed reaction to the draft, apparently reserving official comments for the final draft. However, he noted briefly that "Nothing in this new draft of GPLv3 inhibits Novell's ability to include GPLv3 technologies in SUSE Linux Enterprise, openSUSE, and other open source offerings, now and in the future."

Lowry says, "We are firmly committed to continuing the partnership with Microsoft and, as we always have, fully complying with the terms of the licenses for the software that we ship, including software licensed under GPLv3. If the final version of the GPLv3 does potentially impact the agreement we have with Microsoft, we'll address that with Microsoft."

Lowry describes Novell as "a strong supporter of free software and open source" and as "significant contributors to a range of free software and open source projects."

Novell

Représentant Novell, Bruce Lowry a refusé de fournir une réaction détaillée à cette version, apparemment pour réserver les commentaires officiels pour la version finale. Cependant il indique rapidement que "Rien dans cette nouvelle version de la GPLv3 ne réduit la capacité de Novell à inclure des technologies sous licence GPLv3 dans SUSE Linux Enterprise, openSUSE et d'autres offres open source, ni maintenant ni dans le futur."

Lowry dit "Nous sommes fermement décidés à poursuivre le partenariat avec Microsoft et ce, comme nous l'avons toujours fait, en total accord avec les termes des licences des logiciels que nous proposons, logiciels sous licence GPLv3 compris. Si la version finale de la GPLv3 a un impact potentiel sur l'accord que nous avons avec Microsoft, nous réglerons ça avec Microsoft."

Lowry décrit Novell comme un "soutien fort au logiciel libre et à l'open source" et comme un "donateur important pour un grand nombre de logiciels libres et de projets open source."

Conclusion

A foretaste of coming months

Stallman, Torvalds, and Novell are waiting on events and the final version of the license before fully committing themselves. However, their comments highlight the issues that will shape discussions in the next three months as GPLv3 moves toward its final version. Despite obvious attempts on all sides to avoid conflict, and despite some signs of movement, consensus is still some ways away, but general acceptance of GPLv3 now seems more likely than it did six months ago.

Bruce Byfield is a computer journalist who writes regularly for NewsForge, Linux.com, and IT Manager's Journal.

Un avant goût des mois à venir

Stallman, Torvalds et Novell attendent de voir ce qui va se passer et la version finale de la licence avec de s'engager pleinement. Cependant, leurs commentaires mettent en avant les problèmes autour desquels tourneront les discussions dans les trois prochains mois à mesure que la GPLv3 s'approche de sa version finale. Malgré des efforts évidents de la part de chacun pour éviter les conflits et malgré quelques signes encourageants, le consensus est encore loin d'être atteint, mais l'adhésion générale à la GPLv3 semble déjà plus probable qu'il y a six mois.

Bruce Byfield est un journaliste informatique qui écrit régulièrement pour Newsforge, Linux.com et IT Manager's Journal.