Curriki’s Christine Mytko: Open Education and Policy
Éducation et politique libres — Entretien avec Christine Mytko, du site Curriki
At the beginning of this year we announced a revised approach to our education plans, focusing our activities to support of the Open Educational Resources (OER) movement. In order to do so we have worked hard to increase the amount of information available on our own site – in addition to a new Education landing page and our OER portal explaining Creative Commons’ role as legal and technical infrastructure supporting OER, we have been conducting a series of interviews to help clarify some of the challenges and opportunities of OER in today’s education landscape.
Au début de l'année 2010, nous avons annoncé une refonte de nos projets consacrés à l'éducation et un soutien accru au mouvement des REL, les Ressources Éducatives Libres (NdT: OER en anglais, pour Open Educational Resources). En ce sens, nous avons redoublé d'efforts pour accroître la quantité de informations disponibles sur notre site. Outre la mise en ligne d'une nouvelle page d'acueil pour notre rubrique Éducation et notre portail consacré aux REL, sur laquelle nous expliquons le rôle que jouent les Creative Commons en tant qu'infrastructure technique et juridique dédiée au soutien des REL, nous avons réalisé une série d'entretiens destinés à exposer les obstacles que rencontrent les REL et les chances qu'elles ont de trouver leur place dans notre paysage pédagogique.
One major venue for the advancement of OER is through policy change at the local, state, federal, and international levels. We recently had the chance to talk to Christine Mytko, who is advancing OER at the local levels through her work as a K-12 educator and the lead science reviewer at Curriki. As a teacher, Christine brings a unique perspective to the conversation around open education and policy, and gives us important insight into how teachers on the ground are thinking about copyright and using Creative Commons and OER.
Un changement de politique au niveau local, national et international consittue l'un des vecteurs les plus probants pour la promotion des REL. Il y a peu, nous avons eu la chance d'interroger Christine Mytko, qui milite pour l'adoption des REL à l'échelle locale dans le cadre de son métier d'enseignante et en tant que modératrice principale de la rubrique scientifique du site Curriki. De par son statut de professeure, Christine Mytko apporte un point de vue précieux sur l'éducation et la politique libres, et nous offre un bon aperçu de la façon dont on perçoit le copyright, l'utilisation des Creative Commons et des REL dans le monde éducatif.
You are a teacher and the lead science reviewer at Curriki, which is known as the “next generation wiki” for K-12 education. Can you briefly describe who you are, your current roles, and what led to them? What would you say is Curriki’s mission, and how is it helping teachers like yourself?
Vous êtes enseignante et modératrice principale de la section scientifique de Curriki, que l'on décrit comme le "wiki nouvelle génération" pour l'enseignement primaire et secondaire. Pouvez-vous nous décrire brièvement qui vous êtes et ce qui vous a conduite aux fonctions que vous occupez aujourd'hui ? Quelle est d'après vous la mission de Curriki, et comment ce site aide-t-il les enseignants ?
For most of my teaching career, I have been a middle school science teacher in public schools. When I moved to the Bay Area three years ago, I was fortunate to find a job that combines both of my passions – science and technology. I currently serve as the K – 5 science specialist and middle school technology teacher at a small independent school in Berkeley, CA.
J'ai passé la majeure partie de ma carrière à enseigner les sciences au collège dans le publc. Il y a trois ans, j'ai eu la chance de trouver un poste qui allie mes deux passions : la science et la technologie. À l'heure actuelle, je suis intervenante en sciences chez les maternelles et professeure de technologie en collège dans un petit établissement indépendant, à Berkeley, en Californie.
In 2007, I interviewed for part-time work at Curriki. Like many teachers, I was looking to supplement my income. What I found was a community of educators committed to creating, collaborating on, and sharing open-source materials. As part of the Curriki Review Team, I am responsible for reviewing submitted science materials and providing a public score and feedback for the contributor. I also help out with other projects as needed. Currently, I am working with another Bay Area Chemistry teacher to revise and submit an open source Chemistry digital textbook as part of the California Learning Resource Network’s Free Digital Textbook Initiative.
En 2007, j'ai posé ma candidature pour un temps partiel chez Curriki. Comme de nombreux enseignants, je cherchais à arrondir mes fins de mois. J'ai alors découvert une communauté d'éducateurs dévoués à la création collaborative et au partage de ressources libres. Membre de l'équipe de modération de Curriki, je suis chargée de valider les contenus scientifiques que l'on nous soumet et de fournir une notation et des retours publics au contributeur. Si besoin est, je contribue aussi à d'autres projets. En ce moment, je travaille avec un autre professeur de chimie de ma région afin de réviser et soumettre un manuel de chimie numérique open-source dans le cadre de la California Learning Resource Network’s Free Digital Textbook Initiative.
As stated on its main page, Curriki’s mission is to “provide free, high-quality curricula and education resources to teachers, students and parents around the world.” Its name, somewhat recognizably, is a play on the words “curriculum” and “wiki.” The Curriki repository does have many curriculum options, from lesson plans to full courses, available in various subject areas, educational levels, and languages. Curriki offers other resources, too, including textbooks, multimedia, and opportunities for community and collaborative groups.
Comme on peut le lire en page d'accueil du site, la mission de Curriki est de « fournir des ressources et des programmes libres de grande qualité aux enseignants, étudiants et parents du monde entier. » Certains l'auront deviné, son nom est un jeu sur les mots « curriculum » [NdT: « programme scolaire » en anglais] et wiki. Le dépôt de Curriki contient en un choix riche pour les programmes d'enseignement, telles des plans de leçons à des séquences complètes, disponibles pour plusieurs matières, niveaux et langues. Curriki offre d'autres ressources tels que des manuels scolaires, des supports multimédia, et des projets collaboratifs.
All Curriki content is shared under the Creative Commons Attribution license (CC BY), planting it firmly in the OER space. Do you know why Curriki chose CC BY for all of its materials? If not, what do you see CC BY enabling that other licenses or “all-rights-reserved” content might not?
Tout le contenu présent sur Curriki est partagé sous la licence Creative Commons Paternité (CC-BY), ce qui l'inscrit solidement dans l'espace des REL. Savez-vous pourquoi Curiki a choisi la CC-BY pour ses ressources en ligne ? Si vous l'ignorez, quel avantage présente la CC-BY comparé à du contenu « Tous droits réservés » ?
Contributors of Curriki content do have the option to select either public domain or a variety of CC licensing, but the default License Deed is CC-BY. I honestly don’t know specifically why Curriki chose this, but I must say it as an excellent decision. CC-BY gives educators the power to remix, share and distribute materials as needed to be timely and maximally relevant to their own curriculum.
Les contributeurs de Curriki sont libres de placer leur contenu soit dans le domaine public soit sous une licence CC de leur choix, mais le contrat de licence par défaut est en effet le CC-BY. Je ne connais pas les raisons qui ont poussé Curriki à la choisir, mais c'est une excellente décision. La CC-BY confère aux enseignants la possibilité de remixer, partager et distribuer de la matière afin qu'elle soit la plus adaptée possible à leur programme d'enseignement.
The flexibility afforded by a CC-BY license allows for materials to be adapted quickly. I hear that a typical textbook revision works on a 7-year cycle. Curriki materials can be updated and “published” in a matter of seconds and the community can correct any content errors just as quickly. Many topics, especially in science and technology, are changing so quickly that education can no longer afford to wait for proprietary materials to go through their lengthy cycles of publication.
La souplesse offerte par la licence CC-BY permet d'adapter le contenu très vite. La révision d'un manuel scolaire s'étale sur un cycle de sept ans. Le contenu de Curriki, lui, peut être mis à jour et « publié » en quelques secondes, et la communauté peut corriger les éventuelles erreurs tout aussi rapidement. De nombreux sujets, surtout en sciences et en technologie, évoluent si vite que l'enseignement ne peut se permettre d'être dépendant des cycles de publication trop longs des ouvrages propriétaires.
Currently, California and Texas are the biggest purchasers of traditional “all-rights reserved” textbooks, and publishers strive to meet these states’ requirements. Educators in other states (and countries) are forced to work within these proprietary constraints. However, OER [initiatives] such as Curriki allow teachers to freely adapt materials to best fit their pedagogical and cultural needs. Furthermore, by creating or uploading such materials onto a public repository, teachers will no longer need to work in isolation, continuously “re-inventing the wheel.” As relevant materials are freely shared among communities of educators, individual time spent on adapting proprietary materials will decrease, allowing educators to spend more of their precious time on other important areas of teaching.
À l'heure actuelle, la Californie et le Texas sont les plus gros acheteurs de manuels traditionnels « Tous droits réservés », et les éditeurs se coupent en quatre pour répondre aux exigences de ces états. Les enseignants des autres états (et autres pays) sont contraints à composer avec ces limitations propriétaires. Des initiatives de REL telle que Curriki permettent néanmoins d'adapter librement des outils afin qu'ils correspondent le mieux à leurs besoins pédagogiques et culturels. En créant ou en mettant à disposition un tel contenu dans des dépôts publics, les enseignants n'auront plus à travailler chacun dans leur coin et ne seront plus forcés à constamment « réinventer la roue ». Plus on donnera à partager librement du contenu de qualité au sein de communautés d'enseignants, moins on passera de temps à adapter de la matière propriétaire, ce qui permettra aux enseignants de consacrer davantage de leur temps, qui est précieux, à d'autres domaines importants de l'enseignement.
Describe a class- or school-wide project where you have integrated CC licensing and/or OER. What challenges have you or your students come across while searching for or using resources on the web? How would you translate this experience for teachers looking to mark up their own resources correctly for OER search and discovery? What do teachers need to know?
Décrivez-nous un cours, ou un projet pédagogique auquel vous avez intégré du contenu sous CC et/ou des REL. Quelles difficultés avez-vous rencontré, vous ou vos élèves, en recherchant ou en utilisant des ressources sur le web? Comment relateriez-vous cette expérience à des enseignants qui souhaitent attribuer les bonnes licences à leurs propres ressources pour la recherche et la découverte des REL ? Que doivent savoir ces professeurs ?
In my technology classes, I now require all incorporated media to be Creative Commons, Public Domain or No Copyright. At first, after having free rein in Google Images for years, my students felt very limited in their choices. But after discussing the reasons behind copyright and copyright alternatives, many students understood the importance of respecting rights reserved.
Pour mes cours de technologie, j'exige désormais que les supports médias incorporés aux devoirs soient sous Creative Commons, dans le domaine public ou dépourvus de tout copyright. Au début, après des années à pouvoir piocher sans restriction dans Google Images, mes élèves se sont sentis très restreints dans leurs choix, mais après avoir débattu avec eux de ce qui sous-tend le copyright et les solutions alternatives à celui-ci, nombre d'entre eux ont compris l'importance de respecter les droits réservés.
There are so many excellent resources to help teachers and students use Creative Commons in their classrooms. The Creative Commons search page, Wikimedia Commons, Flickr CC group, and Google Advanced Search all are wonderful tools for finding alternatively copyrighted images. Websites such as Jamendo are great for finding CC music.
Il existe de nombreuses sources d'excellente qualité pour aider les enseignants et les élèves à utiliser des ressources sous Creative Commons dans les salles de classe. La page de recherche des Creative Commons, Wikimedia Commons, la section CC de Flickr et l'option de recherche avancée de Google sont des outils fantastiques pour trouver des images placées sous licence alternative. Pour trouver de la musique sous CC, des sites tels que Jamendo sont formidables.
The language was a challenge at first for my middle school students. Although there are only six main CC licenses, my students got bogged down with terms such as “Attribution” and “No Derivatives.” It didn’t help that Google uses slightly different terminology (“reuse” and “reuse with modification”) in their license search filter. But the kids quickly became comfortable with the terms and procedures and, within a few class periods, they easily accessed and properly used “some rights reserved” media. Of course, I have the kids assign rights to their own work, which reinforces the licenses, and gives students the opportunity to think carefully about which rights are important to them.
Au départ, la terminologie a présenté des difficultés pour mes collégiens. Bien qu'il n'y ait que six contrats CC principaux, mes élèves ont été déroutés par des termes tels que « Paternité » [NdT: Attribution en anglais] et « Pas de modification » [NdT: No Derivatives en anglais]. Le fait que Google emploie des formulations légèrement différentes (« réutilisation autorisée » et « réutilisation avec modification autorisée ») dans ses filtres de recherche n'a pas arrangé les choses. Mais les jeunes ont vite apprivoisé les termes et les procédures, et en l'espace de quelques cours, ils accédaient aisément à du contenu sous licence « Certains droits réservés » et l'utilisaient à bon escient. Évidemment, je leur demande de définir des droits d'utilisation pour leurs travaux, ce qui renforce la compréhension des licences et pousse les élèves à réfléchir soigneusement aux droits qui comptent pour eux.
As far as marking up my own resources for OER search and discovery, I am still learning about the process myself. In fact, prior to my work with Curriki, I was hesitant to “release” my work as open source. I had put so much time and effort into certain materials, I didn’t see the point of just giving them away on the Internet. However, the last few years, I have come to recognize the benefits of open source materials and have begun to post some of my formally guarded resources on Curriki as CC-BY; and I now freely share my new material. Now that I am more comfortable using and creating open source materials on my own and with my students, I hope to move on to work with other teachers.
Concernant la mise à disposition de mes travaux en tant que REL, je n'ai pas fini d'apprendre. Avant de rejoindre l'équipe de Curriki, j'hésitais à « publier » mes ressources sous licence libre. Après avoir consacré tant de temps et d'énergie à créer certains supports, il me semblait aberrant de les distribuer gratuitement sur Internet. Depuis quelques années, j'ai toutefois compris les avantages que présentent les contenus libres, et je publie sur Curriki certains de mes travaux autrefois jalousement gardés sous licence CC-BY. Aujourd'hui, je partage sans restriction mes nouveaux travaux. Je me sens plus à l'aise pour utiliser et créer des ressources libres, et j'espère à présent passer à l'étape supérieure et collaborer avec d'autres enseignants.
What are the most common confusions or concerns of teachers when it comes to sharing their teaching materials? Do you think the average K-12 teacher is aware of open licensing alternatives, like Creative Commons? What are the various school or institutional policies for teachers sharing their materials?
Quelles sont les idées erronées ou les inquiétudes les plus répandues chez les professeurs concernant le partage de leur travail ? Pensez-vous que dans le secondaire, le professeur moyen connaisse l'existence de licences alternatives comme les Creative Commons ? Quelles politiques sont menées au niveau des établissements ou des institutions pour aider les professeurs à partager leur travail ?
I am certain that the average teacher is NOT aware of open licensing alternatives. In fact, many teachers I know still operate on the guiding principle of CASE – Copy And Steal Everything. I don’t believe teachers are lazy or purposely deceitful for using materials in this way; anyone who has taught in a classroom knows how much there is to do in an incredibly short amount of time. Sometimes, copying an (often copyrighted) activity and tossing it in your colleague’s box is merely survival. Even those teachers who are aware of copyright will often claim “fair use.” The problem is that teachers often overestimate their protections and privileges under fair use. And there is little training in copyright and fair use, let alone Creative Commons and OER. Not only is an average K – 12 teacher unaware of his or her responsibilities, he or she often does not know the rights and options available to him or her in sharing his or her own work.
Je suis certaine que le professeur moyen ignore jusqu'à l'existence même des solutions alternatives ouvertes. La plupart de mes collègues appliquent toujours la méthode CASE, Copy and Steal Everything [NdT: Tout copier, tout voler]. Je ne pense pas que les enseignants utilisent des ressources de cette manière par paresse ou volonté de nuire. Quiconque a enseigné un jour sait l'ampleur du travail qu'il faut accomplir en très peu de temps. Parfois, copier une activité (souvent placée sous copyright) et la déposer dans le casier d'un collègue, ce n'est qu'une question de survie. Même parmi les professeurs qui sont conscients des problèmes de copyright invoquent le « fair use » [NdT: usage raisonnable, proche du droit de citation]. Le problème, c'est que ces personnes surestiment souvent les protections et les privilèges que leur confère le fair use. En outre, nous sommes très peu formés sur le copyright et le fair use, et encore moins sur les Creative Commons et les REL. En plus de ne pas connaître ses responsabilités, un enseignant du secondaire ignore les droits et les autres solutions dont il dispose pour partager son travail.
There are a variety of roadblocks preventing teachers from sharing their own work. First of all, since creating curriculum takes so much time, many teachers are unwilling to share lessons because they feel the product belongs to them. Other teachers may feel that their work isn’t good enough to share. And even if teachers overcome these psychological blocks, there are still the technical issues revolving around how will they share their work as open source. None of the schools I have worked with had any sort of policies on, or time set aside for, sharing materials. In talking with my colleagues, they found a similar lack of school policy. Even in the rare case in which there was some sort of policy, teachers often selectively ignored it. Currently, most teachers do not have the access, training, and support necessary to confidently participate in the OER movement.
Un certain nombre de blocages empêchent les enseignants de partager leur travail. Tout d'abord, créer un programme d'enseignement prend tellement de temps que beaucoup sont réticents à partager leurs cours parce qu'ils estiment que le produit de leurs efforts leur appartient. D'autres ont le sentiment que leur travail n'est pas assez bon. Et même pour ceux qui surmontent ces obstacles psychologiques, il reste les problèmes techniques induits par la façon dont ils partageront leur travail sous licence libre. Aucun des établissements où j'ai travaillé n'avait mis en place ni politique ni plage de temps pour le partage des ressources. En discutant avec des collègues, j'ai découvert qu'eux aussi déploraient la même absence de volonté de la part de leurs établissements. Même dans les rares cas où il y en avait une, les professeurs choisissaient souvent de ne pas l'appliquer. À l'heure actuelle, la plupart des enseignants n'ont ni l'accès, ni la formation, ni le soutien nécessaires pour participer en confiance au mouvement des REL.
Curriki has been doing some work to tie their resources to state education standards (http://www.curriki.org/xwiki/bin/view/Main/BrowseStandards). Can you describe a little of that process to us? What are some of the benefits and challenges to including this information? How useful is it?
Curriki fournit un gros travail pour indiquer à quelles standards pédagogiques des divers états des USA correspondent ses ressources ( http://www.curriki.org/xwiki/bin/view/Main/BrowseStandards ). Pouvez-vous nous expliquer cela fonctionne ? Quels avantages et difficultés cela présente-il ? En quoi est-ce utile ?
This work is not part of my professional duties at Curriki, however, I can speak to the process on a personal note as a teacher and Curriki member. Right now, when you visit a resource, you will see four tabs – Content, Information, Standards, and Comments. Choosing the Standards tab allows a user to view currently aligned standards, as well as gives the option to “Align to [additional] Standards.” The process itself is very intuitive; the user clicks through a series of menus and applies standards as he or she deems appropriate.
Ce travail ne fait pas partie de mes attributions chez Curriki, mais je vous donner un avis personnel, en tant qu'enseignante et membre de Curriki. Lorque l'on consulte une ressource sur notre site, quatre onglets apparaissent – Contenu, Détails, Standards, et Commentaires. Cliquer sur l'onglet Standards permet à l'utilisateur de voir à quels programmes elle correspond, ainsi que de l'associer aux standards d'un autre état. Le procédé est très intuitif : l'utilisateur parcourt une série de menus et choisit les standards qui lui paraissent appropriés.
The biggest benefit will certainly be the convenience of browsing for resources by standard through the aforementioned jump page. The biggest challenge is to align all of the existing and future resources in the repository. Curriki is depending largely on the community to gather momentum for this process. Right now, in its infancy, only about half of the states have standards-aligned resources to browse, and even those collections are far from complete across subject areas and educational levels. Of course, members of Curriki are always welcome to browse unaligned resources by subject, educational level, or other criteria by using Curriki’s Advanced Search.
Le bénéfice principal sera sans doute la possibilité de rechercher des ressources répondant à un standard voulu en passant par la page que je viens de mentionner. Le plus grand défi consiste à associer aux différents standards à nos ressources existantes et futures. Curriki s'appuie en grande partie sur la communaut/ressources pour que ce chantier s'accélère. Pour l'heure, les couples standards/normes ne sont établis que pour la moitié des états, et même ces regroupements sont incomplet. Bien entendu, les membres de Curriki ont toujours la possibilité de parcourir nos ressources par matière, par niveau ou le critère de leur choix en utilisant nos fonctions de recherche avancée.
There has been a lot of OER talk at the state and federal policy levels, especially surrounding open textbooks. What do you think is the future of the textbook for the K-12 classroom? How would you like to see this reflected in policy?
On parle beaucoup des REL à l'échelle de états et au niveau fédéral, surtout sur la question des manuels scolaires libres. À votre avis, quel est l'avenir du manuel scolaire pour le secondaire ? Comment souhaiteriez-vous que cela se traduise dans les politiques éducatives ?
I, like many educators, feel that the reign of the textbook is coming to an end. As a science teacher, I have rarely depended on a textbook for curriculum, and rely more heavily on both online materials and self-created materials. OER allow me to take better advantage of creating and sharing work within a collaborative community. While science and technology lend themselves to early adoption of the open source philosophy, I believe other subjects will soon follow.
Comme de nombreux enseignants, j'ai le sentiment que le règne du manuel scolaire touche à sa fin. En tant que professeur de sciences, j'ai rarement été dépendante d'un manuel pour préparer mes cours, et je m'appuie davantage sur des ressources que je trouve en ligne ou que je crée moi-même. Grâce aux REL, je profite mieux de la création et du partage de travaux au sein d'une communauté collaborative. La science et la technologie se prêtent bien à une adoption pionnière de la philosophie du libre, mais je suis convaincue que d'autres matières suivront bientôt.
Textbooks will not be able to maintain their current stronghold in K–12 schools. A recent New York Times article points out that “[e]ven the traditional textbook publishers agree that the days of tweaking a few pages in a book just to sell a new edition are coming to an end.” Textbooks are expensive and quickly become outdated. Printed errors are not correctable until the next edition comes out. In contrast, OER are inexpensive or free, constantly updated, and easily correctable. I would love to see the money saved by choosing inexpensive OER over pricey textbooks used for supplementary materials and teacher training. Or even better, districts can use that money to set aside release time and pay teachers to meet, collaborate and create OER content.
Les manuels ne pourront conserver leur mainmise actuelle sur les établissements du secondaire. Un article récent du New York Times indiquait que « même les éditeurs de manuels traditionnels reconnaissent que l'époque où l'on modifiait quelques pages dans un livre afin d'en vendre une nouvelle version touchait à sa fin. » Les manuels scolaires coûtent cher et sont vite osbolètes. Pour corriger les erreurs qu'ils contiennent, il faut attendre l'édition suivante. En comparaison, les REL sont très bon marché voire gratuites, constamment mis à jour, et faciles à corriger. Il serait formidable que l'argent économisé si l'on préférait les REL abordables aux coûteux manuels servait à acquérir des outils pédagogiques supplémentaires et financer des formations pour les enseignants. Ou mieux encore, que les administrations puissent employer ces fonds à payer les enseignants pour qu'ils se réunissent et collaborent à la création de REL sur leur temps de travail.
Lastly, what does a successful teaching and learning environment implementing the power of OER “look like”? Do you have any lingering thoughts—worries, hopes, predictions?
Pour terminer, à quoi « ressemble » un environnement d'enseignement et d'apprentissage qui exploite avec succès les immenses possibilités des REL ? Avez-vous des considérations à nous faire partager... des inquiétudes, des espoirs, des prédictions ?
A successful learning environment is relevant, engaging, challenging, and flexible. OER material is current, as well as easily, and legally, adaptable to meet the needs of various learners. An OER community can provide a teacher with materials and support in meeting the needs of his or her particular student population. Resources that are freely shared end up saving others countless hours of redundant individual work and frees teachers from stagnating in a proprietary curriculum.
Un environnement d'apprentissage efficace se doit d'être bien pensé, attrayant, motivant, et souple. Les REL sont toujours d'actualité, et l'on peut aisément, et en toute légalité, les adapter aux besoins des élèves. Une communauté de REL peut fournir aux enseignants les ressources et le soutien nécessaires pour répondre aux attentes de la catégorie d'élèves à laquelle ils s'adressent. Des ressources partagées librement permettent à d'autres de gagner d'inombrables heures de travail individuel redondant, et grâce à eux, les professeurs ne sont plus prisonniers d'un programme pédagogique propriétaire.
Schools are beginning to recognize the cost savings of abandoning the current textbook model, and I predict that publishers will adapt as the market demands of them. I hope that schools begin to recognize that teachers are a valuable resource and skilled professionals, and deserve to be compensated for their time spent developing curriculum. I hope districts begin to create policies and provide support to encourage teachers to share the materials they create.
Depuis peu, les établissements scolaires se rendent compte des économies que permet l'abandon du modèle actuel de manuels scolaires, et je prédis que les éditeurs s'adapteront aux exigences du marché. J'espère que les établissements reconnaîtront enfin que les enseignants constituent une ressource riche, qu'ils sont des professionnels qualifiés, et qu'ils méritent une contrepartie pour le temps qu'ils passent à créer leurs programmes de cours.
Ideally, the classroom should be a place where students are not merely passive consumers of resources and media, but rather active collaborators, synthesizers and publishers of their own work. I hope that, from a young age, students will be held accountable for using others’ work in an appropriate way, and encouraged to share their own work as open source with some rights reserved, rather than falling back on the default of full copyright, or worse, not sharing at all. I want my students and colleagues to understand that, by sharing materials, they are contributing to a collection of materials that will benefit learners far beyond the walls of their own classroom. This is a significant shift in current educational philosophy, but sites like Curriki are a great step in facilitating a move in the right direction.
Dans l'idéal, la salle de classe devrait être un espace où les élèves ne sont pas que des consommateurs passifs de ressources et de documents média, mais plutôt des collaborateurs actifs, qui synthétisent et publient leur travail. J'espère que dès le plus jeune âge on apprendra aux élèves à utiliser le travail d'autres de façon appropriée, et qu'on les encouragera à partager leurs travaux sous une licence libre avec certains droits réservés au lieu de se rabattre sur la solution par défaut du copyright classique, ou pire, ne pas les partager du tout. Je veux que mes élèves et mes collègues comprennent qu'en partageant des ressources, ils contribuent à constituer une réserve de matériel pédagogique qui servira à d'autres bien au-delà des murs de leur salle de classe. C'est un changement important dans la philosophie pédagogique actuelle, mais des sites tels que Curriki constituent un grand pas dans la bonne direction.