Darwinian or Marxist

De Framalang Wiki.

La réponse de Stallman à la question "Que pensez-vous de la piraterie ?"

Article original de L. Subramani sur le Deccan Herald


Pseudo Code Rôle Statut
Goofy Traduction Terminé
Don Rico DRI Relecture Terminé
Olivier OLV Validation Terminé
Don Rico DRI Mise en forme terminé


Article en ligne à l'adresse : http://www.framablog.org/index.php/post/2009/01/07/stallman-wales-debat-lutte-adaptation



Sommaire

Darwinian or Marxist - Titre

Darwinian or Marxist?
Darwinien ou marxiste ?

Darwinian or Marxist - Introduction

What do you think of piracy? Richard Stallman, considered the father of the free software movement, provided an amusing and thought-provoking answer to this question. "Piracy," Stallman said during his public speech in Bangalore on Saturday, "is totally wrong, because it is wrong to attack ships on sail."
Que pensez-vous de la piraterie ? Richard Stallman, considéré comme le père du mouvement pour le logiciel libre, a donné à cette question une réponse amusante et qui donne à réfléchir. « La piraterie, » a déclaré Stallman lors d'une conférence à Bangalore samedi dernier, « c'est très mal, parce que c'est mal de s'attaquer à des bateaux en mer. »


--DRI 28 décembre 2008 à 15:14 (CET): Je pense que le terme "piratage" est la meilleure traduction pour "piracy", mais pas dans ce contexte, puisqu'on perdrait le jeu de mot qui provoque la réponse de Stallman. Je pense donc que dans ce cas précis il vaut mieux garder "piraterie". On pourra employer piratage dans le reste de l'article.
--Olivier 6 janvier 2009 à 09:45 (CET): Du coup j'ai aussi remplacé piratage par piraterie dans la réponse de Stallman

Darwinian or Marxist - Partie 1

If the person posing the question happens to get smarter and asks specifically about software and music piracy, Stallman gave an even better answer: “Pirates never attack ships with software and music, they do it with guns.”

In Stallman’s opinion, piracy is one of the terms invented as a means of attacking freedom and “social solidarity” of a community that needs to be rejected. “Breaking any agreement isn’t the right thing to do, but if a software vendor compares your urge to share things you like with your friends with attacking a ship, the idea deserves to be denounced,” Stallman declared during his public speech, to the applause of the crowd.

Comme la personne qui l'interrogeait était tenace et précisait que la question portait sur la piraterie dans le sens de piratage de logiciels et de musique, Stallman a donné une réponse meilleure encore : « Les pirates ne s'attaquent jamais à des navires avec des logiciels et de la musique, mais avec des canons. »

D'après Stallman, le piratage est un des termes inventés pour attaquer la liberté et la « solidarité d'une communauté », et ce terme doit être rejeté. « Rompre un accord n'est pas correct, mais si un distributeur de logiciels assimile votre désir de partager ce que vous aimez avec vos amis à l'attaque d'un navire, cette idée mérite d'être dénoncée. » a-t-il déclaré, sous les applaudissements de l'assistance.

--Goofy 28 décembre 2008 à 15:21 (CET): D'accord pour garder "piraterie" plus haut mais du coup ça nous fait un membre de phrase un peu lourd ici à mon avis "sur la piraterie dans le sens de piratage de logiciels et de musique"
--DRI 28 décembre 2008 à 15:25 (CET): C'est pas ce qu'il y a de plus léger, mais je ne trouve pas que ça gêne la lecture. C'est une petite pirouette pour lier les deux termes et permettre de passer à piratage par la suite sans accroc... ;-)
--daria 29 décembre 2008 à 08:49 (CET): Même avis que Don Rico.
--Olivier 6 janvier 2009 à 09:45 (CET):

J'aimais pas trop "pour être une arme contre la liberté..." et je l'ai remplacé par "pour attaquer la liberté..."

Idem pour "rompre un contrat n'est pas la bonne chose à faire" remplacé par "rompre un contrat n'est pas correct"

Darwinian or Marxist - Partie 2

Without doubt, the idea of ‘free’ software is to think about software development/distribution from the user’s point of view. The freedoms to run, to study the source code, to modify and to share and distribute the copies with others would make sense to a user. But to what extent such things can be demanded in an era of branding and ‘big money’ technology is a question that still lingers after all the convincing arguments.

For a fact, Stallman himself doesn’t oppose the idea of doing business by selling software, but he wants those developing/selling software products to follow the ‘freedoms’ stringently. Perhaps his contention that people are so occupied to buy something that can run on their machines that they forget their rights, could be valid. But you can’t help asking if it is so wrong for certain product vendors to monitor their user’s system in order to learn how best they can customise their product for them or to prevent copies from distributed – which is the only way he can ensure sales of his software.

Sans nul doute, l'idée de logiciel « libre » invite à concevoir le développement et la distribution de logiciel du point de vue de l'utilisateur. La liberté d'utiliser le code, d'en étudier la source, de la modifier, de la partager, d'en distribuer des copies à d'autres, voilà qui parle à l'utilisateur. Mais dans quelle mesure de telles libertés peuvent être exigées dans notre ère dominée par les marques déposées et les technologies « juteuses », voilà une question toujours en suspens après tous les arguments convaincants.

En fait, Stallman lui-même n'a rien contre l'idée de faire du profit en vendant des logiciels, mais il veut que ceux qui développent et distribuent ces produits s'en tiennent rigoureusement à cet ensemble de « libertés ». Il est possible qu'il ait raison de prétendre que les gens sont tellement préoccupés d'acheter ce qui peut tourner sur leur machine qu'ils en oublient leurs droits. Mais on ne peut s'empêcher de se demander s'il est vraiment condamnable que des vendeurs de produits surveillent le système de leurs clients pour s'efforcer de mieux les satisfaire ou pour les empêcher de distribuer leur copie - ce qui est le seul moyen dont ils disposent pour s'assurer de la vente du logiciel.
--Olivier 6 janvier 2009 à 09:45 (CET): "...would make sens to a user" : "voilà ce qui signifie quelque chose pour l'utilisateur" Pour moi la traduction n'est pas très française. "Devrait aller d'elle-même pour l'utilisateur", "devrait être naturelle pour l'utilisateur",

Darwinian or Marxist - Partie 3

As Stallman himself observes we may not be caring too much since we often don’t understand the implications of software licensing. Until recently, it never occurred to many people the implications of selling their old PCs without making sure private data doesn’t remain in the machine’s hard disk. Experts have also pointed to the dangers of signing ‘privacy policies’ of web services without giving a good reading. But should we be so ‘extremist’ in our response, as Stallman suggests, to the extent of rejecting proprietary software and embrace fully the free software? The answer came that same evening from Jimmy Wales, founder of Wikipedia, the largest knowledge source in the world. Wales has provided the best working model of Stallman’s idea by making Wikipedia an open platform to freely create, share and modify content.
Comme le fait remarquer Stallman lui-même, on ne se soucie que trop rarement des implications de la licence d'un logiciel. Jusqu'à une période assez récente, beaucoup ne se préoccupaient pas, lorsqu'ils revendaient leur vieux PC, de ce qu'ils risquaient en négligeant d'effacer toutes leurs données personnelles de disque dur. Les experts ont souvent signalé les dangers encourus en signant la « politique de confidentialité » des services Web sans la lire vraiment. Mais devrions-nous être « radicaux » dans notre réaction, comme le suggère Stallman, au point de rejeter les logiciels propriétaires et de nous abandonner corps et âme au logiciel libre ? La réponse est venue le même soir de Jimmy Wales, le fondateur de Wikipédia, la plus grande base de connaissance au monde. Wales a élaboré la meilleure application pratique des idées de Stallman en faisant de Wikipedia une plateforme ouverte pour créer, partager et modifier des contenus.
--Goofy 27 décembre 2008 à 20:29 (CET): Sur cette phrase "As Stallman himself observes we may not be caring too much since we often don’t understand the implications of software licensing." je me demande s'il faut la comprendre "on ne se soucie jamais assez des implications de la licence d'un logiciel" (ce serait logique) ou bien "nous ne devrions pas nous préoccuper trop de ne pas comprendre , le plus souvent, les implications etc." . Suggestions ?
--DRI 28 décembre 2008 à 15:45 (CET): Ouais, c'est vrai que cette phrase n'est pas bien claire en VO. Ta solution me semble bonne et plus pertinente que l'anglais, qui n'est pas très bien écrit.
--daria 29 décembre 2008 à 08:50 (CET): Pas très claire en effet cette phrase en VO mais comme DRI je pense Goofy que ta traduction logique est la meilleure.

Darwinian or Marxist - Partie 4

Though Wales confesses to be more of a “Stallmanist” in his approach, he agrees he isn’t so radicalist in developing the online knowledge system with contents from more than 200 languages that rivals the much powerful encyclopedias such as Britannica.

“Free software is an approach to creation and distribution of software/soft content,” Wales said. “There is often a tension existing between the two (free and proprietary software) . We can’t imagine, for instance, that an individual would create a software system that would be purchased for millions of dollars. This is as absurd as saying large vendors would make software systems totally open source. So somewhere they should learn to co-exist.”

Bien que Wales admette être tout à fait « Stallmannien » dans ses convictions, il reconnaît être moins radical dans le développement d'un système d'accès au savoir en ligne qui comporte des contenus en plus de 200 langues, et rivalise avec de très puissantes institutions comme l'Encyclopædia Britannica.

« Le logiciel libre est une façon de concevoir la création et la distribution de contenu », déclare Wales. « Il existe souvent une tension entre les deux modèles (le libre et le propriétaire). Nous ne pouvons concevoir, par exemple, qu'un individu seul puisse créer un système de logiciels qui serait vendu des millions de dollars. C'est aussi absurde que de croire que de grands distributeurs vont créer des logiciels complètement open-source. Donc d'une manière ou d'une autre ils doivent apprendre à co-exister. »

Darwinian or Marxist - Partie 5

And there are reasons to think that free software and proprietary software models to co-exist. It is hard, for instance, to reject Stallman’s argument that school children should be taught in free software so that they are not made undue dependents on just one proprietary system.

Just how they learn about leaves of plants by closely examining them, they can learn about how a software works by studying its source code, which is possible with a free software system in place.

Et il existe des raisons de penser que les modèles du logiciel libre et celui du logiciel propriétaire peuvent co-exister. Il est difficile, par exemple, de rejeter l'argument de Stallman suivant lequel l'enseignement dispensé aux enfants à l'école devraient s'appuyer sur les logiciels libres de telle manière qu'ils ne soient pas excessivement dépendants d'un seul système propriétaire.

De la même façon qu'ils apprennent ce que sont les feuilles des plantes en les observant de près, ils peuvent apprendre le fonctionnement d'un logiciel en étudiant son code source, ce qui est possible avec un logiciel libre.

Darwinian or Marxist - Partie 6

But it is also hard to think of software development advancing without a proprietary model. Most users can do perhaps is to insist vendors to be less intrusive. Stallman argues that businesses should do more than protecting their interest.

“Businesses must give products which are of use to people and should not hold them for ransom by unacceptable practices,” Stallman said. “Today software products install spy programmes to see what a user is doing and vendors force users to create content on their programmes, instead of selling a copy of their software to them. Such things compromise user’s rights and we must insist our rights with such vendors.” To what extent vendors would listen to that is anyone’s guess.

Mais il est aussi difficile de concevoir le développement de logiciels sans un modèle propriétaire. Une solution serait qu'une majorité d'utilisateurs insistent auprès des fabricants de logiciels pour qu'ils soient moins intrusifs. Stallman prétend que les entreprises commerciales devraient faire plus que protéger leurs propres intérêts.

« Les entreprises commerciales doivent fournir des produits utiles aux utilisateurs sans les tenir en otage au moyen de pratiques inacceptables », dit Stallman. « Aujourd'hui, les logiciels installent des programmes espions pour savoir ce que fait l'utilisateur, et les fabricants contraignent les usagers à créer du contenu avec leurs programmes, au lieu de leur vendre une copie de leur logiciel. De telles pratiques compromettent les droits de l'utilisateur, et nous devons insister auprès des fabricants pour qu'ils soient au contraire respectés. » À quel point les fabricants seront-ils réceptifs à ces propos, voilà ce que tout le monde se demande.
--Goofy 27 décembre 2008 à 20:38 (CET): Pour "vendors" et "businesses" dans ce contexte, je suis preneur de meilleures traductions :S
--DRI 29 décembre 2008 à 00:01 (CET): Pour businesses, j'aime bien ta solution d'entreprise commerciale. Pour vendors, j'ai mis "fabricant" qui me semble plus correct, sans en être tout à fait content. Mais distributeur ne va pas, car pour moi un distributeur c'est Surcouf ou la FNAC, alors que là on parle des boîtes qui commercialisent les logiciels.