Digital licensing Do It Yourself

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Les licences pour le numérique : mode d'emploi

Article original de Cory Doctorow sur Internet Evolution

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Sommaire

Digital Licensing - Titre

Digital Licensing: Do It Yourself
Les licences et le contenu numérique : Prenez-vous en main

Digital Licensing - Intro §1

Introduction

When someone wants to license your art, characters, photos, articles or music, how does it shake out? Chances are that these negotiations involve expensive lawyers on both sides of the deal.

Introduction

Lorsque quelqu'un cherche à mettre un licence sur vos œuvres, personnages, photos, articles ou morceaux de musique, ça se passe comment ? Il y a de fortes chances pour que les négociations impliquent des avocats aux honoraires faramineux pour les deux parties.

Digital Licensing - Intro §2

If you're running an enlightened company, you might have a Creative Commons license hanging out there for non-commercial, "fannish" uses. (Creative Commons publishes a suite of widely adopted licenses that allow rightsholders to release their work for sharing, remixing, etc.)
Si vous dirigez une entreprise éclairée, il se peut que vous ayez une licence Creative Commons qui traîne quelque part pour des usages non commerciaux, des "trucs pour les fans". (Creative Commons met à disposition un gamme de licences connaissant un grand succès qui permettent aux ayant-droits de permettre le partage, l'appropriation de leurs œuvres.

Digital Licensing - Intro §3

But somewhere between Creative Commons and full-blown, lawyerly license negotiation is a rich, untapped source of income for creative people and firms with portfolios of iconic material. To cash in, you just need the courage to let go of a little control.
Mais quelque part entre les Creative Commons et les négociations laborieuses et coûteuses des licences classiques se trouve une source de revenus abondante et inexploitée pour les créatifs et les entreprises possédant dans leurs réserves des matériaux emblématiques.

Digital Licensing - §1

How We Got Here

Before Creative Commons, there were lawyers. If I wanted to make a Mickey Mouse ear-wax scraper (such a thing does exist, and I once lost an eBay auction for it), I'd need to hire a lawyer who was sufficiently high-powered to get Disney's lawyers to return his calls. After several thousand dollars worth of pitching and drafting and arguing, I'd get my license and could go back to my factory and start cranking out my own special brand of cute and hygienic devices. Presuming, of course, that Disney was willing to grant me the license at all.

Petit historique

Avant les Creative Commons, il y avait les avocats. Si je voulais fabriquer un cure-oreilles Mickey Mouse (si si, ça existe, j'ai même perdu une enchère sur eBay pour un de ces bidules), il me faudrait engager un avocat assez influent pour que les avocats de Disney daignent lui répondre. Après avoir dépensé des milliers de dollars à baratiner, à présenter des avant-projets, à argumenter, j'obtiendrais ma licence, je pourrais retourner à mon usine et lancer la production de mon nouveau modèle d'ustensiles d'hygiène petits et mignons. À supposer que Disney ait en premier lieu accepté de m'accorder cette licence.

Digital Licensing - §2

This approach works reasonably well for certain kinds of products and services. While I'm sure Bayer would prefer not to keep a couple of lawyers on hand to negotiate with Hanna Barbara every time it wants to change the packaging on Flintstones Vitamins, it's not a great hardship to have them on staff.

Cette façon de procéder fonctionne assez bien pour certains types de produits et de services. Même si Bayer préférerait sans doute ne pas devoir engager une poignée d'avocats à temps plein pour conduire les négociations avec Hanna Barbera chaque fois qu'ils désirent changer l'emballage de leurs vitamines Pierrafeu, pour eux ce n'est pas la mer à boire.

Digital Licensing - §3

Businesses like Bayer know how to talk to businesses like Hanna-Barbera: An electrician might say that they were "impedance-matched" – that is, they speak the same language, employ the same protocols, and have the same base assumptions about how the world should work.
Les entreprises telle que Bayer savent traiter avec les entreprises telle que Hanna-Barbera : un électricien dirait qu'elles sont d'impédance compatible – c'est-à-dire qu'elles parlent la même langue, emploient les mêmes protocoles, et partagent une même conception du monde.

Digital Licensing - §4

Before the Internet, this state of affairs was, broadly speaking, sufficient. If there was such a thing as a "mom-and-pop vitamin manufacturer," they probably wouldn't be so cheeky as to produce their own unauthorized Flintstones Vitamins, and if they did, they'd either be so obscure as to escape notice and commercial success, or they'd rise to the level of corporate notice by Bayer or Hanna-Barbera, who would crush them into paste.


Avant l'Interent, cette façon de procéder, grosso modo, suffisait. S'il existait une "petit fabriquant familial de vitamines", leurs dirigeants n'auraient sans doute eu pas l'audace de fabriquer sans autorisation leur vitamines Pierrafeu, et s'ils osaient, soient ils étaient assez insignifiants pour rester inaperçu et passer à côté du succès commercial, soit ils devenaient assez importants pour que les grosses entreprises telles que Bayer ou Hanna-Barbera s'en aperçoivent et en fasse de la chair à pâté.

Digital Licensing - §5

After the Internet, it suddenly became possible to be:

  • A mom-and-pop, hand-crafted kind of producer; who
  • Expected to be able to use trademarks and copyrights; and
  • Who rose to the attention of lots of people; but
  • Didn't have any money, lawyers, or even business.

Les licences à l'ère du numérique

Après l'avènement d'Internet, il est devenu possible d'être :

  • Une entreprises familiale et artisanale, qui
  • Espère pouvoir recourir aux marques déposées et aux droits d'auteurs, et
  • Qui attire l'attention d'un tas de gens, mais
  • Qui n'a pas d'argent, ni d'avocats, ni même d'activité commerciale.

Digital Licensing - §6 part 1

This was a genuinely novel situation. Fans whose fan-fiction stories had formerly reached small groups of friends now reached potentially gigantic groups of friends. They were visible to search-engines (and hence rights-holders).


Ç'a été une situation tout à fait nouvelle. Les fans dont les nouvelles fan-fic ne concernaient auparavant qu'une poignée de copains touchaient alors des communautés gigantesques. Elles étaient répertoriées par les moteurs de recherche (et donc visibles pour les ayant-droits).

Digital Licensing - §6 part 2

And, technically, they were liable for enormous statutory damages that had been put in place to deter rival media companies and manufacturers by putting a little sting into their punishment – but that little sting was a devastating blow when applied to individuals.

Enter Creative Commons...

Techniquement, ils encouraient en outre d'énormes dommages et intérêts prévus par la loi, instaurés pour décourager les entreprises de divertissement et les fabricants concurrents en ajoutant une petite note salée à la sanction – mais cette petite note salée, imposée aux individus, représentait un coup dévastateur.

Arrivent les Creative Commons...

Digital Licensing - §7

Creative Commons

As a non-profit group that provides several kinds of legal licensing agreements for use by content creators, Creative Commons serves an important purpose for today's Net culture.

Les Creative Commons

Organisation à but non-lucratif qui fournit plusieurs types de licences légales destinées à être utilisées par les créateurs de contenu, les Creative Commons jouent un rôle majeur dans la culture du Net d'aujourd'hui.

Digital Licensing - §8

Since 2001, Creative Commons has distributed these licenses for free to creators all over the world, undertaking the Herculean task of making the licenses binding in dozens of legal systems.
Depuis 2001, les Creative Commons distribuent ces licences gratuitement à des créateurs du monde entier, s'attaquant à la tâche herculéenne qui consiste à rendre ces licences applicables dans des dizaines de systèmes juridiques différents.

Digital Licensing - §9

Commons licenses are clean, standardized, universal licenses that lay out simple rules-of-the-road for "doing culture." They allow rights-holders to clearly communicate a set of permissible uses for their works that are offered to all and sundry.
Les licences Creative Commons sont des licences carrées, standardisées et universelles qui exposent un code de la route simple pour "faire de la culture". Elles permettent aux ayant-droits d'indiquer clairement les autorisations s'appliquant aux œuvres qu'ils offrent à tout un chacun.

Digital Licensing - §10

For example, Creative Commons licenses allow you to take my novels and copy them, share them, translate them, reformat them, make new works out of them like movies and plays – provided that you do so non-commercially. If you're making money at this, you have to come and get a license.
Prenons un exemple : grâce aux licences Creative Commons, vous avez le droit de télécharger mes romans et de les copier, vous pouvez les partager, les traduire, les reformatter, vous en servir pour faire d'autre œuvres tels que des films ou des pièces – à condition que vous n'en fassiez pas un usage commercial. Si vous voulez gagner de l'argent avec ces œuvres dérivées, vous devez obtenir une licence en bonne et due forme.

Digital Licensing - §11 part1

It works great. My books are published by real, brick-and-mortar publishers who stick real,reasonably priced lumps of paper in real, well-lit stores, where they change hands for real money.

Ça fonctionne à merveille. Mes romans sont publiés par des bons vieux éditeurs qui alignent des bouquins en bon vieux papier à un prix raisonnable dans de bonnes vieilles librairies bien éclairées où on les achète en espèces sonnantes et trébuchantes.

Digital Licensing - §11 part 2

My fans, meanwhile, are empowered to do practically any non-commercial thing with the books that they want: Kids make short movies for school assignments; adults translate into foreign languages to hone their language skills; artists do drawings and paintings for the love of it. People podcast 'em, email them to friends, and otherwise have a good time, all the while generating the market for those physical books.

So far, so good.

Mes lecteurs, en revanche, ont carte blanche pour faire de mes livres à peu près n'importe quel usage à but non lucratif : les lycéens tournent des courts-métrages pour leurs TP, les adultes les traduisent pour affiner leur maîtrise de la langue, les artistes s'en inspirent pour en tirer des illustrations ou des tableaux juste pour le plaisir. On les enregistre pour les diffuser en podcast, on les envoie par courriel à ses amis, on en profite d'une façon ou d'une autre, chacune de ses activités créant le marché pour les véritables livres.

Jusqu'ici, parfait.

Digital Licensing - §12

Questions of Commerce

The Internet isn't just full of noncommercial fans and commercial artists, though.

There's a whole continuum of production that the Internet has engendered, and quite a lot of it involves money changing hands – something Creative Commons isn't quite equipped to cope with.

Considérations commerciales

Néanmoins, sur Internet, il n'y a pas que des fans s'appropriant les œuvres pour des usages non-commerciaux et des artistes cherchant à gagner leur vie.

Il existe tout un éventail de productions engendrées par Internet, et pour une bonne partie de celui-ci, de l'argent change de mains – ce pour quoi les Creative Commons ne sont pas tout à fait équipées.

Digital Licensing - §13

Take Etsy, for example, which is among my favorite places in the entire noosphere: It's like eBay for crafters. It's filled with innumerable creators who make physical objects and offer them for sale.

What kind of physical objects?

What kind would you like?

Je pense à Etsy, par exemple, qui est un des sites que je préfère dans toute la noosphère : une sorte d'eBay consacré à l'artisanat. On y trouve d'innombrables créateurs qui fabriquent de vrais objets et les proposent à la vente.

Quel genre de vrais objets ?

Quel genre vous ferait plaisir ?

Digital Licensing - §14

Jewelry, clothes, toys, books, sculpture, painting, game controllers, hand-tooled keyboards, masks, furnishings, tableware, collage, drawings, picture frames, musical instruments, tools – every imaginable product of the cunning artificer's workshop. It's like the Olde Curiosity Shoppe, come to virtual life and expanded to infinite size through several spatial and temporal dimensions.


Bijoux, vêtements, jouets, livres, sculptures, tableaux, manettes de jeu, claviers décorés à la main, meubles, vaisselle, collages, dessins, cadres de tableaux, instruments de musique, outils – tout ce que l'on peut trouver dans l'atelier de l'artisan habile. Un peu comme la caverne d'Ali Baba, transféré dans le monde virtuel et agrandi à l'infini dans plusieurs dimensions d'espace et de temps.

Digital Licensing - §15

And it's just a corner of the makerverse. From edge to edge, the Net is filled with creators of every imaginable tchotchke – and quite a lot of them are for sale.

And quite a lot of that is illegal.

Et pourtant ça ne représente qu'une infime partie de la production. Le Web regorge de créateurs de tous les bidules possibles et imaginables, dont une bonne partie est à vendre.

Et pour une bonne partie, en toute illégalité.

Digital Licensing - §16

That's because culture isn't always non-commercial. All around the physical world, you can find markets where craftspeople turn familiar items from one realm of commerce into handicrafts sold in another realm.
La raison : la culture n'est pas toujours à but non-lucratif. Dans le monde réel, on trouve des marchés où les artisans transforment des objets de tous les jours issus d'une certaine frange du commerce en objets qu'ils vendent dans une autre frange.

Digital Licensing - §17

I have a carved wooden Coke bottle from Uganda, a Mickey Mouse kite from Chile, a set of hand-painted KISS matrioshkes from Russia. This, too, is a legitimate form of commerce, and the fact that the villager who carved my Coke bottle was impedance-mismatched with Coke and didn't send a lawyer to Atlanta to get a license before he started carving isn't a problem for him, because Coke can't and won't enforce against carvers in small stalls in marketplaces in war-torn African nations.
J'ai chez moi une bouteille de Coca en bois taillé qui vient d'Ouganda, un cerf-volant Mickey Mouse qui vient du Chili, un assortiment de poupées russes à l'effigie de KISS peintes à la main en Russie. Il s'agit là aussi d'une forme légitime de commerce, et ne pas avoir la même impédance que Coca-Cola et ne pas avoir envoyé d'avocat à Atlanta pour obtenir une licence avant de tailler ne pose pas de problème au villageois qui a taillé ma bouteille de Coca, car Coca-Cola ne peut et ne souhaite pas intenter un procès aux petits artisans qui vendent leur production sur les marchés dans des pays déchirés par la guerre.

Digital Licensing - §18 part 1

If only this were true for crafters on the Net. Though they deploy the same cultural vocabulary as their developing-world counterparts for much the same reason (it's the same reason Warhol used Campbell's soup cans), they don't have obscurity on their side.

Si seulement cela s'appliquait aux petits artisans du Net. Même s'ils ont les mêmes références culturelles que leurs homologues des pays en voie de développement, en grande partie pour les mêmes raisons (raisons pour laquelle Warhol a utilisé les conserves de soupe Campbell), ils ne bénéficient pas de l'invisibilité.

Digital Licensing - §18 part 2

They live by the double-edged sword of the search-engine: The same tool that enables their customers to find them also enables rights-holders to discover them and shut them down.

It doesn't have to be this way.

Ils vivent selon la loi à double tranchant du moteur de recherche : l'outil qui permet à leurs clients de les trouver permet aussi aux ayant-droits de les débusquer et de leur faire fermer boutique.

Ça pourrait très bien se passer autrement.

Digital Licensing - §19

The Alternative

Creative Commons works because all you have to do to "license" a work for re-use is to follow and link and read three or four bullet points.

L'alternative

Les Creative Commons fonctionnent parce que tout ce que pour mettre une œuvre "sous licence" afin d'autoriser sa réutilisation est de suivre un lien, d'indiquer celui-ci et de lire quelques indications importantes.

Digital Licensing - §20

It is impedance-matched with Net culture.

Lawyer-licensing doesn't work for makers, because hiring a lawyer to discover if you can net $45 selling three $28 t-shirts is not cost effective. Even assuming you can get the license, you'd have to raise the cost of the t-shirt to $450 to cover the lawyer-time incurred in getting it.

C'est d'impédance compatible avec la culture Internet.

Pour les fabricants, recourir à une licence classique ne fonctionne pas, car payer un avocat pour savoir si l'on peut dégager 45 dollars de bénéfices en vendant trois T-shirts à 28 dollars n'est pas rentable. À supposer qu'on l'on vous accorde la licence, il faudrait vendre le T-shirt 450 dollars pour couvrir les honoraires d'avocats déboursés pour l'obtenir.

Digital Licensing - §21

What would an impedance-matched licensing regime look like for makers? A lot like Creative Commmons.

Here's one model: Imagine if you included the following text alongside all your logos, literature, photos, and artwork:

À quoi ressemblerait une forme de licence d'impédance compatible adaptée aux fabricants ? Comme deux gouttes d'eau aux Creative Commons.

Voici un modèle possible – imaginez que vous puissiez inclure le texte suivant à côté du tous vos logos, de vos œuvres écrites, de vos photos et de vos œuvres visuelles :

Digital Licensing - §22

"You are free to use the visual, textual, and audiovisual elements of this work in commercial projects, provided that you remit 20 percent of the gross income arising from your sales to doctorow@paypal.com. You are required to remit these funds on a quarterly basis, or on an annual basis where the total owing is less than $100."


"Vous êtes libre d'utiliser les éléments visuels, textuels et audiovisuels de cette œuvre pour des projets commerciaux, à la condition que vous reversiez 20% des revenus bruts issus de vos ventes à doctorow@paypal.com. Vous devrez reverser ces sommes chaque trimestre, ou chaque années si le total dû est inférieur à 100 dollars."

Digital Licensing - §23 part1

That's it. For extra effect, put it on a Webpage with downloadable, high-resolution artwork, source videos, 3D meshes – whatever the preferred form of a work for modification might be.


Voilà, c'est tout. Pour embellir le tout, insérez-le sur une page Web qui propose au téléchargement œuvres graphiques, vidéos sources, canvas 3D en haute résolution – quelque soit la forme sous laquelle vous proposez vos œuvres à la modification.

Digital Licensing - §23 part 2

Oh, you could hire a lawyer to tart it up a little. There's probably a business in this for someone who wants to found a firm devoted to fine-tuning the language to ensure it works in multiple jurisdictions and who wants to act as a payment clearing house.


Certes, vous pourriez engager un avocat pour enjoliver le tout. Il existe sans doute un marché à prendre dans ce domaine pour qui souhaite fonder un cabinet spécialisé dans l'affinage des tournures afin que la clause soit valide dans plusieurs juridictions et qui souhaiterait ouvrir une officine de blanchiment d'argent.

Digital Licensing - §24

But the point of this license is that it is primarily normative – that is, it's a discussion between two civilians (you and some potential crafter) about some reasonable rules of the road.


Mais l'intérêt de cette licence c'est que sa fonction première est d'être normative, c'est-à-dire qu'il s'agit d'une discussion entre deux particuliers (l'auteur de l'œuvre et vous) servant à établir des règles raisonnables.

Digital Licensing - §25

Complexity is your enemy here. Two or three sentences are all you want, so that the idea can be absorbed in 10 seconds by a maker at three in the morning just as she embarks on an inspired quest to sculpt a 3D version from your logo using flattened pop-cans.

Dans le cas qui nous intéresse, c'est la complexité qui est à proscrire. Quelques phrases suffisent, de sorte qu'une artiste puisse comprendre l'idée générale à trois heures du matin, au moment où, sur une inspiration soudaine, elle décide de sculpter une version 3D de votre logo avec des canettes écrasées.

Digital Licensing - §26

The secret to simplicity here is in the license fee, the payment schedule, and the enforcement regime.


Le secret de la simplicité, ici, réside dans le montant de la licence, la répartition des versements, et le régime d'application de la licence.

Digital Licensing - §27

The Self-Serve Difference

A lawyerly license usually generates a fairly small per-unit royalty on a lot of sales – say, 5 to 10 percent – and is front-loaded with an initial payment. By charging a much higher per-unit royalty and waiving the upfront fee, a maker can take your license on with almost no risk.


On n'est jamais si bien servi que par soi-même

Avec les licences classiques, chaque unité dégage généralement un montant de royalties assez faible, multiplié par un nombre de ventes important – de 5 à 10 pour cent, par exemple – et requiert un paiement initial. En facturant un

Digital Licensing - §28

He can, for instance, sculpt a steampunk assemblage of your mascot and simply raise the price on the final item a little to cover part of your cut. He still carries the usual risk associated with making art without having a buyer lined up in advance, but he doesn't have to worry that after finishing it, you'll come along and threaten him with a lawsuit.

Digital Licensing - §29

How do you enforce this license? You don't.

Or rather, you do, but only when it's worth it. Chances are you're not enforcing against most of the little guys these days, because you haven't heard of most of them – and when your lawyers send threatening letters to beloved Etsy sellers who want to celebrate your products, it makes you look like a goon.

Digital Licensing - §30

If you're sane and smart, you save your enforcement efforts for the Big Guys, people who are clearly living beyond the hand-to-mouth existence of a cottage crafter, firms that list a bunch of regional distributors, and so forth.

Digital Licensing - §31 part1

Self-serve license-enforcement works exactly the same way. You assume that most people are honest and want to do the right thing (a surprising number of people are, especially when the right thing is easy and impedance-matched).

Digital Licensing - §31 part2

When you find little penny-ante chiselers making out like bandits, ignore them. There are only so many hours in the day, and you're better off spending them ensuring that everyone who wants to pay you can, rather than wasting your time ensuring that everyone who uses your stuff pays.

Digital Licensing - §32

When you find the big operators, you pay lawyers to threaten them, just as you do now.

The only difference is that honest people have a way to pay you that makes sense for you, and sense for them.

Digital Licensing - §33

There's one other difference between lawyerly and self-serve licensing: By allowing a much wider diversity of authorized products to exist than could possibly flourish under a top-down, command-and-control regime, you get a free way to discover the opportunities that never occurred to you.

Digital Licensing - §34

Every crafter becomes your researcher, bearing all the costs of market-testing every conceivable variation on your product. When something starts to really sell, you can bring the crafter in-house by bringing out the lawyers and negotiating a cheaper license for her that gives you more direct control over the production and quality.


Digital Licensing - §35

A Built-In Future

But what about the brand, the trademark, the almighty image?

The brand is easy. Add a condition to your license:

Digital Licensing - §36

"As a condition of this license, your work must prominently bear the SELF-SERVE LICENSING logo and the words: THIS WORK IS CREATED UNDER THE TERMS OF A SELF-SERVE CRAFTER'S LICENSE. THE ORIGINAL CREATORS FROM WHICH THIS IS DERIVED HAVE NOT REVIEWED IT OR APPROVED IT, THOUGH THEY ARE COMPENSATED FOR ITS SALE."

Digital Licensing - §37

That's the whole proposal: two paragraphs of simple, plain-language text and a little, easily recognizable logo, and you'd get yourself a whole world of cheap and easy licensing that would turn yesterday's pirates into tomorrow's partners.

Digital Licensing - §38

This has the neat effect of satisfying the trademark question, too: Notices like this preserve the integrity of the trademark, ensuring that customers are continuously notified about the relationship of your marks and your authorization, protecting you from legal dilution.

Digital Licensing - Conclusion

It's inevitable that some junk will emerge from this stuff, some of which will embarrass you. But Creative Commons showed that cultural and commercial culture could exist alongside one another; a self-serve licensing system aimed at bringing Creative Commons to commercial transactions shows that artisans and commerce can enjoy the same mutually beneficial relationship.

— Cory Doctorow, Internet activist, blogger, co-editor of Boing Boing