EBooks and publishing stphen king
De Framalang Wiki.
eBooks et édition : une histoire d'horreur digne de Stephen King ?
Article original sur The Guardian
| Pseudo | Code | Rôle | Statut |
|---|---|---|---|
| DonRico | DRI | Traduction | Terminé |
| goofy | Relecture | Terminé | |
| DonRico | DRI | Validation | Terminé |
| Mise en forme |
Article en ligne à l'adresse : http://www.framablog.org/index.php/post/2009/04/17/livre-electronique-edition-ebook-kindle
Sommaire |
Publishing horror - Titre
The future of publishing: as frightening as any Stephen King story?
L'avenir de l'édition : aussi terrifiant qu'un récit de Stephen King ?
--Goofy 23 mars 2009 à 22:53 (CET):
suggestion: aussi terrifiant qu'un récit de Stephen King ?
--DRI 24 mars 2009 à 19:30 (CET):
Pas mal !
Publishing horror - Chapeau
Concerns over piracy are the least of our worries over ebooks
Pour le livre électronique, on est à mille lieues de se soucier du piratage
Publishing horror - §1
The ebook revolution may be on its way. Amazon released the Kindle ebook reader last year, and estimates are that it has sold more units than Apple sold iPods in their first year of release. Amazon brought out Kindle 2 last week, with a specially written story by Stephen King to celebrate.
La révolution du livre électronique est peut-être en marche. L'année dernière, Amazon a sorti son lecteur d'e-books, le Kindle, et estime qu'il s'en est vendu plus que d'iPods lors de leur première année de commercialisation. Il y a peu, Amazon a sorti le Kindle 2, lequel était accompagné, pour fêter l'événement, d'une nouvelle écrite pour l'occasion par Stephen King .
Publishing horror - §2
Among people I talk to in the world of publishing – authors, agents, editors and digital publishers – there's some interest and a great deal of trepidation about what an ebook revolution may mean. Publishers worry about the potential for piracy. Comparisons with the music industry suggest this would be a legitimate concern. It's not too hard to find illegally pirated ebooks: Googling "Stephen King ebook" brings up many links. This isn't a huge problem at the moment because most people don't like to read long books on computer screens. If there were wide ownership of a device that was easier to read on – and even the Kindle allows users to read PDFs via "experimental" conversion – that would quickly change.
Parmi mes interlocuteurs dans le monde de l'édition – auteurs, agents, responsables éditoriaux et éditeurs d'œuvres numériques –, la portée d'une révolution du livre électronique suscite à la fois un grand intérêt et une vive inquiétude. Les éditeurs craignent les possibilités de piratage. Si l'on prend l'exemple de l'industrie du disque, cette inquiétude peut sembler légitime. Trouver des livres électroniques piratés n'a rien de difficile : en cherchant "eBook Stephen King" sur Google, on récolte des tas de liens. Cela ne pose pas de problème pour l'instant car dans leur grande majorité, les lecteurs n'aiment pas lire de longues œuvres sur un écran d'ordinateur. Si un appareil offrant un plus grand confort de lecture se démocratisait – et même le Kindle permet à ses utilisateurs de lire des PDF grâce à un système de conversion "expérimentale" –, la donne changerait rapidement.
Publishing horror - §3
But concerns about piracy may be a red herring. The ebook reader could have a far more immediate and profound effect on the way books are published and sold, and Stephen King handily provides a good example of it. In 2000, he published his novel The Plant as an ebook in instalments. He put it on his own website, circumventing the need for a publisher. Broadly, the experiment failed: you can read some interesting analyses on Salon, Wikipedia and Another Sky Press. It had a very idiosyncratic business model, and most people simply didn't own devices that made reading a long ebook pleasant.
Mais les inquiétudes concernant le piratage ne sont peut-être qu'un leurre. La démocratisation du lecteur de livres électroniques pourrait avoir un effet bien plus immédiat et plus profond sur la façon dont on publiera et vendra les livres, et Stephen King nous en a offert un parfait exemple. En 2000, il a publié son roman The Plant sous forme d'e-book, découpé en épisodes. Il l'a mis à disposition sur son site Web, se passant ainsi d'éditeur. Dans les grandes lignes, l'expérience s'est soldée par un échec : on peut lire d'intéressantes analyses à ce propos sur Salon, Wikipédia et Another Sky Press. La démarche fonctionnait selon un modèle économique très particulier, mais la plupart des lecteurs potentiels ne possédaient pas d'appareil sur lequel il était plaisant de lire un long e-book.
Publishing horror - §4
But if ebook readers took off, big-name authors such as King may be able to move to self-publishing. And that could mean the end of our current publishing system. Because of the way the publishing business is structured, big-name authors who sell millions of books are, in effect, supporting the industry. I've heard various estimates of the percentage of books that actually turn a profit. One agent I spoke to said 95% of published books make a loss. Others have put the figure lower. Either way, everyone agrees that a large majority of profits come from a small minority of authors.
Si les ventes de lecteurs d'e-books décollaient, en revanche, des auteurs de renom tel que Stephen King pourraient passer à l'auto-publication. Et cela pourrait marquer la fin du système éditorial tel que nous connaissons à l'heure actuelle. À cause de la structure de l'édition, ce sont les auteurs de renom dont les livres se vendent par millions qui, de fait, soutiennent l'industrie à bout de bras. J'ai lu diverses statistiques concernant le pourcentage de livres qui génèrent vraiment des bénéfices. Un agent littéraire que j'interrogeais m'a expliqué que 95% des œuvres publiées n'étaient pas rentables. D'autres m'ont indiqué des nombres moins élevés. Quoi qu'il en soit, tout le monde s'accorde à dire qu'une grande majorité des bénéfices provient d'une petite minorité d'auteurs.
Publishing horror - §5
If King, Dan Brown, JK Rowling and Patricia Cornwell were all to decide to move to selling their books online themselves, rather than going through a publisher, they'd certainly benefit financially. Typically, an author only receives about £1 for every copy of their book sold. Rather than relying on a publisher, big-name authors could afford to simply employ an editor, a PR person, a typesetter and a designer. They could price their books at only £2 or £3 and still make much more money than under the current system.
Si Stephen King, Dan Brown, JK Rowling et Patricia Cornwell décidaient de concert de vendre leurs livres eux-mêmes en ligne au lieu de passer par une maison d'édition, ils en tireraient sans aucun doute des avantages financiers. En gros, un auteur ne touche qu'une livre [un peu plus d'un euro, NdT] sur chaque exemplaire vendu. Au lieu de s'en remettre à un éditeur, les auteurs de renom pourraient se permettre de n'employer qu'un assistant d'édition, un attaché de presse, un compositeur et un graphiste. Ils pourraient vendre leurs livres seulement 2 ou 3 livres et gagner malgré tout plus d'argent qu'avec le système actuel.
Publishing horror - §6
But without the revenue from these authors underpinning the publishers, the current system would be unworkable. And what would happen then? It's hard to know. Clearly publishing houses would have to become much smaller, and authors who aren't international bestsellers wouldn't be able to benefit from the useful upfront advances. It would be harder to keep writing as a midlist author if you didn't have a private income. People would still want to seek out great new writers, and so the brands of well-known publishers would still be valuable, enabling readers to sort the wheat from the chaff. But Penguin, Harper Collins and Random House could just become badges on ebook aggregator channels rather than the book-production engines they are today.
Mais sans les revenus générés par ces auteurs pour maintenir à flot les éditeurs, le système actuel ne serait plus viable. Que se passerait-il alors ? Difficile de le savoir. À l'évidence, les maisons d'éditions devraient réduire leur taille, et les auteurs qui ne connaissent pas un immense succès international ne pourraient bénéficier d'avances sur droits d'auteurs fort utiles. Il serait plus difficile de continuer à écrire lorsqu'on serait un écrivain moyennement vendeur, à moins de bénéficier d'une source de revenus personnelle. Les lecteurs chercheraient toujours à découvrir de nouveaux auteurs formidables, aussi les marques des éditeurs connus conserveraient leur valeur, car elles permettraient aux lecteurs de séparer le bon grain de l'ivraie. Mais Penguin, Harper Collins et Random House pourraient se réduire à des icônes sur des canaux d'agrégateurs de livres électroniques et n'être plus les moteurs de la production éditoriale qu'elles sont aujourd'hui.
Publishing horror - Conclusion
As an author, I talk a lot about the virtues of ebooks and my interest in the new creative opportunities they hold. And I don't doubt that readers will always want to read great books. But any massive upheaval is terrifying and this one could be as frightening as any Stephen King story.
Étant moi-même auteur, j'évoque souvent les mérites du livre électronique et l'intérêt que je porte aux nouvelles possibilités de création qu'il permet. De plus, je ne doute pas que les lecteurs auront toujours envie de lire d'excellents livres. Mais toute révolution est terrifiance, et celle-ci pourrait être aussi effrayante qu'une histoire de Stephen King.

