--DRI 13 mai 2008 à 23:22 (CEST):
Je suis pas très convaincu par la traduction littérale de "Be very afraid".
Paragraphe 1
I beg your pardon, certainly, I thought the question was so obvious that it needed no repetition: “Could I explain the threat posed to GPL’d software’s freedom by the Microsoft/Novell agreement?”.
Veuillez m'excuser, je pensais que la question était suffisamment claire pour ne pas avoir à la répéter : "Puis-je expliquer la menace que fait planer l'accord Microsoft/Novell sur la liberté des logiciels sous GPL ?"
OU
[...] [Je souhaiterais vous] expliquer la menace que fait planer l'accord Microsoft/Novell sur la liberté des logiciels sous GPL ?"
--DRI 13 mai 2008 à 22:39 (CEST):
Doit-on forcément garder ce format de conversation ? Je propose une solution alternative, que je passe en validé, mais n'hésitez pas à ne pas la retenir si ça ne convient pas...
Paragraphe 2
And I’m gonna speak in slightly more general terms than that, beginning with: Imagine a party which wants to eliminate free software’s freedom, or at least hobble its developers in serious ways, so as to inhibit their ability to compete. Imagine that such a party has patents of uncertain validity, but in large numbers, which it could conceivably use to scare developers and users. Imagine that such a party then begins to make periodic threats in the form: “Gee, we have a lot of patents. Never mind how many, never mind what they are, never mind how good they are, we have a lot of patents, and someday something terrible will happen. Don’t use that software.”
Je vais tâcher de m'exprimer en termes parlants, en commençant par ceci : Imaginez quelqu'un qui voudrait éliminer la liberté des logiciels libres ou du moins entraver ses développeurs de manière importante, de manière à leur ôter toute chance de rivaliser. Imaginez que ce quelqu'un possède des brevets dont la validité est douteuse, mais en grande quantité, et qu'il pourrait potentiellement utiliser pour effrayer les développeurs et les utilisateurs. Imaginez qu'une telle personne commence alors à régulièrement proférer des menaces, comme par exemple : "Hé, on a plein de brevets ! Peu importe combien, peu importe ce qu'ils protègent, peu importe leur qualité, on a plein de brevets et un jour ça va chauffer. N'utilisez pas ce logiciel."
Je vais tâcher de m'exprimer en termes parlants, en commençant par ceci : Imaginez quelqu'un qui voudrait éliminer la liberté des logiciels libres ou du moins entraver ses développeurs de manière importante, de manière à leur ôter toute chance de rivaliser. Imaginez que ce quelqu'un possède des brevets dont la validité est douteuse, mais en grande quantité, et qu'il pourrait potentiellement utiliser pour effrayer les développeurs et les utilisateurs. Imaginez qu'une telle personne commence alors à régulièrement proférer des menaces, comme par exemple : "Hé, on a plein de brevets ! Peu importe combien, peu importe ce qu'ils protègent, peu importe leur qualité, on a plein de brevets et un jour ça va chauffer. N'utilisez pas ce logiciel."
--Yostral 1 octobre 2007 à 19:46 (CEST):
J'ai remplacé "possiblement" par "potentiellement". Ça me parait plus français :-).
--DRI 13 mai 2008 à 22:51 (CEST):
Là encore, j'ai préféré adapter le début...
Paragraphe 3
Imagine that that’s a strategy that the party adverse to freedom engages in because it’s better than suing. Suing is expensive, suing is irreversible, and suing might actually cause you to have to explain which patents they are and why they’re any good. So threatening is better than suing, okay? Imagine a party who engages in recurrent threats every summertime, for years on end, on a sort of annual “Be very afraid” tour, okay?
I know, it sounds absurd, I know.
Imaginez que ce soit la stratégie qu'emploie la personne opposée à la liberté parce que ça vaut mieux que de faire des procès. Faire des procès coûte cher, c'est irréversible et ça peut amener à devoir expliquer de quels brevets on parle et pourquoi ils sont valables. Donc mieux vaut menacer que faire des procès, non ? Imaginez quelqu'un qui se lance dans des menaces chaque été, et ce depuis des années, un peu comme une tournée "Ayez très très peur", d'accord ?
Ça peut paraitre absurde, je le sais.
Imaginez que ce soit la stratégie employée par les adversaires de la liberté parce que c'est mieux que d'aller en justice. Allez en justice coûte cher, c'est un processus irréversible et qui peut amener à devoir expliquer de quels brevets on parle et pourquoi ils sont valables. Donc menacer vaut mieux qu'intenter des procès, n'est-ce pas ? Imaginez quelqu'un qui se lance dans des menaces chaque été, et ce depuis des années, un peu comme une tournée "Tremblez, misérables".
Ça peut paraître absurde, je le sais.
Paragraphe 4
Imagine now that what happens is that the annual “Be very afraid” tour starts creating terrible pushback, because people call up, who are the CEOs of major banks and financial institutions, and they say: “Those people you’re threatening are us. We’re the largest, richest, most powerful people in capitalism, and we determine the value of your stock. We think you should be quiet now.”
Imaginez à présent que ce cette tournée annuelle "Ayez très très peur" commence à créer un retour de bâton, parce que certains, notamment les PDG des plus grandes banques et institutions financières, se rebiffent et déclarent : "Ceux que vous menacez, c'est nous. Nous sommes les personnes les plus importantes, les plus riches et les plus puissantes du capitalisme, et c'est nous qui déterminons la valeur de vos actions. Alors maintenant, vous feriez mieux de vous calmer.
Imaginez à présent que cette tournée annuelle "Tremblez, misérables" commence à générer un retour de bâton, parce que certains, notamment les PDG des plus grandes banques et institutions financières, se rebiffent et déclarent : "Vous osez nous menacer, nous ? Nous, les plus influents, les plus riches et les plus puissants du capitalisme, nous qui déterminons la valeur de vos actions ? Vous feriez mieux de vous calmer."
Paragraphe 5
Okay? That happens if you do this thing, of saying “Be very afraid” to people who have lots and lots of money and lots and lots of power and who control the value of your stock – they will push back. The business model of threatening to sue people works if the people are 12-year-olds. It does not work real well if they are the pillars of finance capitalism. So, as a party engaged in annual “Be very afraid” tours, you’re gonna start to get pushback by enterprise customers who say “That’s us you’re threatening.”.
D'accord ? C'est ce qui arrive si vous faites ce truc, de dire "Ayez très très peur" à des gens qui ont beaucoup, mais vraiment beaucoup d'argent et beaucoup, mais vraiment beaucoup de pouvoir et qui contrôlent la valeur de vos actions, ils vont réagir. Le modèle économique qui consiste à menacer d'attaquer les gens fonctionne s'ils ont 12 ans. Ca n'est pas vraiment efficace si ce sont les piliers du capitalisme financier. Par conséquent, en tant que personne engagée dans des tournées annuelles "Ayez très très peur", vous allez commencer à voir se mobiliser les clients d'entreprise qui disent "C'est nous que vous menacez"
Voilà ce qui arrive quand on dit "Tremblez, misérables" à ceux qui ont énormément argent, davantage encore de pouvoir, et qui contrôlent la valeur de vos actions : ils se rebiffent. Le modèle économique qui consiste à menacer d'attaquer quelqu'un en justice fonctionne si l'on s'en prend à des enfants de 12 ans. Ça n'est guère efficace s'il s'agit des piliers du capitalisme financier. Par conséquent, en tant que personne engagée dans des tournées annuelles "Tremblez, misérables", vous allez voir se mobiliser les clients d'entreprises qui vous rétorquent "Vous osez nous menacer ?".
Paragraphe 6
Now what if you could reduce their sense of being the people who are made afraid? What if you could find a way to give them quiet and peace – and make a little money on the side – so that the only people who are left quaking when you did your annual “Be very afraid” tour, were the developers themselves? Now you would have given yourself a major ecological boost, in swinging your patents around and threatening to hurt people.
Mais alors, que se passerait-il si vous arrivez à réduire leur impression d'être les gens à qui on fait peur ? Que se passerait-il si vous pouviez leur donner à eux une assurance, et faire quelques profits au passage, afin que les seuls personnes qui tremblent encore après votre tournée annuelle "Ayez très très peur" soient les développeurs eux même ? Alors vous auriez réussi à vous donner un grand élan écologique en agitant vos brevets et en menaçant de blesser des gens.
Que se passerait-il alors si l'on faisait en sorte qu'ils aient moins l'impression d'être ceux que l'on intimide ? Que se passerait-il si l'on pouvait leur donner une certaine tranquilité d'esprit — en engrangeant quelques profits au passage —, afin que les seuls qui tremblent encore après votre tournée annuelle "Tremblez, misérables" soient les développeurs eux-mêmes ? On parviendrait alors à se faire bien voir, sans cesser d'agiter des brevets et de menacer de ruer dans les brancards.
--DRI 13 mai 2008 à 23:41 (CEST):
Je ne comprends pas bien cette histoire d'ecological boost... mais j'ai contourné le problème
Paragraphe 7
Deals for patent safety create the possibility of that risk to my clients, the development community. If enterprise thinks that it can go and buy the software my clients make from some party who gives them peace from the adversary in return for purchasing a license from them, then enterprises may think they have made a separate peace, and if they open the business section one morning and it says “Adversary makes trouble for free software”, they can think “Not my problem, I bought the such-and-such distribution, and I’m okay.”
This process of attempting to segregate the enterprise customers – whose insistence on their rights will stop the threatening – from the developers who are at the end the real object of the threat, is what is wrong with the deals.
Les accords pour la sureté des brevets rend possible ce risque pour mes clients : la communauté de développement. Si les entreprises pensent qu'elles peuvent acheter le logiciel que mes clients font à une personne qui leur assure la tranquillité vis à vis de l'adversaire en leur achetant une licence, alors les entreprises pourraient penser qu'elles ont obtenu une paix séparée et que si un jour en ouvrant leur journal à la rubrique "Economie" et qu'elle voient "L'adversaire s'attaque aux logiciels libres" ils pourront se dire "C'est pas mon problème, j'ai acheté telle distribution et je ne crains rien." Cette manière d'essayer de séparer les clients d'entreprises, qui pourraient stopper les menaces en insistant sur leurs droits, et les développeurs qui sont, au fond, ceux qui sont vraiment menacés est ce qui ne va pas avec les accords.
Les accords pour la sûreté des brevets rend possible ce risque pour mes clients : la communauté des développeurs. Si les entreprises pensent pouvoir acheter le logiciel que mes clients produisent à un tiers qui leur assure la tranquillité vis à vis de l'adversaire en leur vendant une licence, alors les entreprises pourraient penser qu'elles ont obtenu une paix séparée et que, si un jour en ouvrant leur journal à la rubrique "Économie" elles voient "L'adversaire s'attaque aux logiciels libres", elles pourront se dire "C'est pas mon problème, j'ai acheté telle distribution et je ne crains rien." Le problème que présente ces accords, c'est qu'ils cherchent à isoler les clients d'entreprises — qui pourraient mettre un terme aux menaces en insistant sur leurs droits — des développeurs qui, au fond, sont les plus menacés.
Paragraphe 8
So what you ought to do is to say to parties “Please don’t make separate peace at the community’s expense. Please don’t try to make your customers safe, if that’s gonna result in the destruction of the upstream rainforest where your goods come from. We’re an ecological system. If you undermine community defenses you’re undermining the whole ecology, and doing that for the benefit of your customers at the expense of your suppliers is not a good way to stay in business.” So that’s the fundamental discussion about the problem created by such deals.
Donc ce que vous devriez faire est dire à ces gens "S'il vous plaît, ne vous accordez pas sur une paix séparée aux dépends de la communauté. S'il vous plaît, n'essayez pas de mettre les clients à l'abris si cela résulte en la destruction des affluents d'où proviennent vos biens. Nous sommes un système écologique. Si vous sapez les défenses de la communauté vous sapez tout l'écosystème et faire ceci pour le bien de vos clients au détriment de vos fournisseurs n'est pas une bonne manière de rester en vie." Alors voilà le fond du problème créé par de tels accords.
Il faudrait donc conseiller à ces gens de ne pas s'accorder une paix séparée aux dépends de la communauté. De ne pas essayer de mettre ses clients à l'abri si cela revient à éliminer les affluents d'où proviennent vos biens. Nous fonctionnons comme un écosystème. Si l'on sape les défenses de la communauté, on sape tout l'écosystème, et agir ainsi pour le bien de vos clients au détriment de vos fournisseurs n'est pas une bonne manière de subsister." Tel est le problème fondamental que créent par de tels accords.
Paragraphe 9
Now you have the second question, which is: “What to do about it?”, but Joe didn’t ask that question.
[Applause] Yes.
Ensuite vient la deuxième question : "Que peut-on y faire ?", mais Joe ne l'a pas posée.
[Applaudissements] Oui.
--DRI 14 mai 2008 à 00:06 (CEST):
Je propose qu'on ne publie pas cette partie de la retranscription, qui n'apporte rien à l'article.