Memorization is a waste of time when Google is only a a few clicks away. That's what Don Tapscott, author of the bestselling books Wikinomics and Growing Up Digital, believes. Tapscott, considered by many to be a leading commentator on our Internet age, believes the age of learning through the memorization of facts and figures is coming to an end. Instead, students should be taught to think creatively and better understand the knowledge that's available online.
Apprendre par cœur est une perte de temps lorsqu'on n'est qu'à quelques clics de Google. Telle est la conviction de Don Tapscott, auteur de Wikinomics et Growing Up Digital, deux livres à grand succès. Tapscott, que beaucoup considèrent comme un commentateur influent de notre ère de l'Internet, pense que le temps de l'apprentissage par la mémorisation des faits et des chiffres touche à sa fin. Il estime que l'on devrait plutôt enseigner aux écoliers et aux étudiants à fournir une réflexion créative et à mieux comprendre les connaissances disponibles en ligne.
1 - Rote Learning is a Waste of Time
1 - Apprendre par cœur ? Une perte de temps
1 - Paragraphe 1
According to Tapscott, the existence of Google, Wikipedia, and other online libraries means that rote memorization is no longer a necessary part of education. "Teachers are no longer the fountain of knowledge; the internet is," Tapscott told the Times. "Kids should learn about history to understand the world and why things are the way they are. But they don't need to know all the dates. It is enough that they know about the Battle of Hastings, without having to memorize that it was in 1066 [1]. They can look that up and position it in history with a click on Google," he said.
D'après Tapscott, l'existence des Google, Wikipédia et autres bibliothèques en ligne induit que l'apprentissage par cœur n'est plus un élément nécessaire de l'éducation. "Le puits de science, ce n'est plus l'enseignant, c'est Internet", a déclaré Tapscott dans un entretien donné au Times. "Les enfants doivent certes apprendre l'histoire pour comprendre le monde et savoir pourquoi les choses sont comme elles sont. En revanche, inutile de connaître toutes les dates sur le bout des doigts. Il leur suffira de savoir ce qu'a été la bataille d'Hastings sans forcément devoir retenir qu'elle a eu lieu en en 1066[1]. Ça, ils peuvent le chercher et le situer sur l'échelle de l'Histoire en un clic sur Google," a-t-il expliqué.
1 - Paragraphe 2
He doesn't feel that method of learning is anti-education since the information we must all digest is coming in at lightning speed. "Children are going to have to reinvent their knowledge base multiple times," he continues. "So for them memorizing facts and figures is a waste of time."
Il estime que cette méthode d'apprentissage n'a rien d'anti-pédagogique, puisque les renseignements que nous devons tous digérer nous parviennent à une cadence étourdissante. "Les enfants vont devoir réinventer leurs bases de connaissances de nombreuses fois," poursuit-il. "Pour eux, mémoriser des faits et des chiffres est donc une perte de temps."
1 - Paragraphe 3
For the older generations who grew up having to memorize historical dates and mathematical formulas, the idea that memorization shouldn't be a part of the educational experience is somewhat shocking. Of course you need to know the exact year something happened...don't you? Or is it better to just have a general idea so you can focus on better understanding the context and meaning?
Aux yeux des générations précédentes, qui ont grandi en devant apprendre par cœur dates historiques et formules mathématiques, l'idée que la mémorisation ne fasse pas partie de l'expérience de l'apprentissage est assez choquante. Allons, il est indispensable de savoir exactement en quelle année un évènement s'est produit... n'est-ce pas ? À moins qu'il soit plus utile de n'en avoir qu'une idée approximative de façon à se concentrer davantage sur une meilleure compréhension de son contexte et de son sens ?
2 - Our Wired Brains
2 - Un cerveau câblé
2 - Paragraphe 1
Today's students are growing up in a world where multi-tasking has them completely immersed in digital experiences. They text and surf the net while listening to music and updating their Facebook page. This "continuous partial attention" and its impacts on our brains is a much-discussed topic these days in educational circles. Are we driving distracted or have our brains adapted to the incoming stimuli?
Les écoliers d'aujourd'hui grandissent dans un monde où, par leur capacité à faire plusieurs choses en même temps, ils sont totalement plongés dans l'univers numérique. Ils envoient des textos et surfent sur Internet tout en écoutant de la musique et en mettant à jour leur page Facebook. Cette "attention partielle permanente" et ses effets sur notre cerveau est un sujet qui fait actuellement largement débat dans les milieux pédagogiques. Sommes-nous en train de perdre notre capacité de concentration ou notre cerveau s'adapte-il à un afflux continu de stimuli ?
2 - Paragraphe 2
A new book on the subject, "iBrain: Surviving the Technological Alteration of the Modern Mind," states that our exposure to the net is impacting the way our brains form neural pathways. Wiring up our brains like this makes us adept at filtering information, making snap decisions, and fielding the incoming digital debris, but sustained concentration, reading body language, and making offline friends are skills that are fading away.
Un nouvel ouvrage traitant de ce sujet, "iBrain: Surviving the Technological Alteration of the Modern Mind,"[2] émet l'hypothèse que cette exposition au Web a des conséquences sur la façon dont le cerveau forge les chemins neuronaux. Câbler ainsi notre cerveau accroît notre capacité à trier les informations, à prendre des décisions rapides et à séparer le bon grain de l'ivraie numérique, mais en revanche, nous perdons de notre aptitude à nous concentrer de façon soutenue, à déchiffrer le langage corporel et à nous faire des amis dans le monde réel.
2 - Paragraphe 3
If our brains are, in fact, becoming rewired, wouldn't it make sense that the way we teach students to learn should adapt, too? Actually, there aren't too many people who think so. Most educators, like Richard Cairns, Headmaster of Brighton College, one of the U.K's top-performing independent schools, believe that core level of knowledge was essential. "It's important that children learn facts. If you have no store of knowledge in your head to draw from, you cannot easily engage in discussions or make informed decisions," he says.
Do you agree?
Si notre cerveau est réellement en train de modifier son câblage, la logique ne voudrait-elle pas que nous adaptions aussi notre façon d'enseigner aux élèves ? À vrai dire, ceux qui le pensent ne sont pas légion. La plupart des pédagogues, tel Richard Cairns, proviseur du Brighton College, un des meilleurs établissements privés d'Angleterre, estiment que posséder des bases de connaissances solides est essentiel. "Il est important que les enfants apprennent les faits. Si l'on ne peut puiser dans aucune réserve de connaissances, difficile de participer à un débat ou de prendre une décision éclairée," affirme-t-il.
Et vous, qu'en pensez-vous ?
[1] La bataille d'Hastings est une date très importante dans l'histoire de l'Angletterre, puisque c'est celle du début de l'invasion de l'île par Guillaume le Conquérant. Un équivalent pour nous serait la prise de la Bastille.
[2] soit "iCerveau : survivre à l'altération de l'esprit moderne par la technologie.