L'éducation et l'architecture de contrôle de l'iPad
Paragraphe 1
Like most of Jonathan Ive's work, the iPad is beautiful. Like most of Apple's work, it also makes me uneasy. I was planning to write about this feeling of unease, so imagine my delight when I discovered that Timothy B. Lee and others have already done the work for me. In "Why Geeks Hate the iPad," "Tinkerer’s Sunset,” and "Nothing Creative," we're treated to a thorough overview of what's sacrificed when Apple compels you to trade flexibility and freedom for a shiny new platform. I believe you can apply this same analysis to the iPhone, the iTouch, and everything else in the Apple's consumer electronics stable.
Comme la plupart des travaux de Jonathan Ive, l'iPad est beau. Comme la plupart des réalisations d'Apple, cet appareil me met également mal à l'aise. J'étais sur le point d'écrire à propos de ce sentiment d'inconfort, aussi imaginez mon plaisir lorsque j'ai découvert que Timothy B. Lee et d'autres avaient déjà fait ça pour moi. Dans "Pourquoi les Geeks détestent l'iPad", "Coucher de Soleil pour bricoleur" et "Rien de créatif", nous sommes entraînés dans une analyse minutieuse de ce que nous sacrifions lorsqu'Apple nous contraint à échanger flexibilité et liberté contre une nouvelle machine qui brille. Je crois qu'on peut appliquer la même analyse à l'iPhone, l'iTouch, ainsi qu'à toute l'électronique grand public qui trône sur les étagères d'Apple.
Paragraphe 2
Put another way, the iPad and its siblings are not personal computing platforms. They're Apple computing platforms. The hardware itself is sealed, discouraging anyone from seeing how it works or improving on it. The platform software is largely proprietary. The vaunted App Store, which brought to the computing public the same ease of installation and application management that open source users have been enjoying for years, is rigidly controlled to advance Apple's interests. Just ask Google.
En d'autres termes, l'iPad et sa fratrie ne sont pas des ordinateurs personnels. Ce sont les ordinateurs d'Apple. Le matériel lui-même est hermétiquement fermé, décourageant ainsi quiconque souhaitant l'améliorer ou savoir comment il fonctionne. La plateforme logicielle est largement propriétaire. Le si vanté AppStore, qui a apporté à l'informatique grand public la même simplicité d'installation et de gestion des applications que celle dont bénéficie les utilisateurs de logiciel libre depuis des années, est strictement contrôlé au profit des intérêts d'Apple. Posez la question à Google.
Paragraphe 3
Now, this doesn't make Apple evil. They're obviously entitled to produce as many beautiful, locked-up devices as they like. It's important, though, to understand just what you're trading for Apple's warm, comfortable architecture of control. In this context, “Apple’s iPad Could Do For Governments More than the One-Laptop-Per-Child,” from Andrea DiMaio over at Gartner, makes a strange argument. I'll forgive DiMaio's enthusiasm for the iPad -- it's very pretty, indeed -- but his suggestion that the iPad is superior to the One Laptop Per Child project for education betrays a pretty serious misunderstanding of the OLPC project.
His argument is, in short: "it's cheap and easy enough to use that governments could use it to overcome the digital divide in education."
Pour autant, ça ne fait pas d'Apple le diable. Ils ont bien sûr le droit de produire autant d'appareils à la fois beaux et verrouillés qu'ils le souhaitent. Il est pourtant important de comprendre ce que vous abandonnez en adoptant l'architecture de contrôle douillette d'Apple. Dans ce contexte, "l'iPad d'Apple pourrait faire plus pour les gouvernements que l'OLPC" d'Andrea DiMaio du Gartner Group, propose une argumentation étrange. Je pardonne à DiMaio son enthousiasme pour l'iPad (il est en fait très joli), mais sa suggestion que l'iPad est supérieur à l'OLPC en matière d'éducation démontre une très sérieuse méconnaissance du projet OLPC.
En bref, son argument est le suivant : "Il est bon marché, et suffisamment simple d'utilisation; les gouvernements pourraient donc l'utiliser pour vaincre la fracture numérique dans l'éducation."
--daria 14 février 2010 à 10:09 (UTC):
Même si la traduction est fidèle au texte pour "autant de beaux et verrouillés appareils qu'ils le souhaitent" ne peut-on pas inverser et mettre "autant d'appareils beaux et verrouillés " ?
--Poupoul2 14 février 2010 à 12:01 (UTC):
J'ai proposé une construction alternative, un poil plus éloignée du texte d'origine.
--daria 14 février 2010 à 12:50 (UTC):
Je préfère cette deuxième version ;)
Paragraphe 4
OLPC was conceived to provide students a creative platform, not just a cheap laptop. It is one thing to provide students a cheap copy of Microsoft Office and a $100 laptop. Anyone with enough money could do that. OLPC is exciting because the principle of hacking and sharing is built into the system. The laptop itself was built on open source software, ensuring that collaboration and innovation could extend to its deepest guts. The innovative mesh networking eliminated the need for a central network infrastructure -- students are automatically connected to each other, and if one student has a connection to the Internet, they all have it. Connections are ad hoc, sharing is done by default, and the applications provided by the OLPC were built around creative work. Commercial viability notwithstanding, I think it's an impressive pedagogical experiment. You can see the fruits of this experiment in Brazil:
L'OLPC a été conçu dans le but de fournir aux étudiants une plateforme créative, pas uniquement un ordinateur portable bon marché. C'est différent de proposer aux étudiants une copie bon marché de Microsoft Office et un portable à 100$. L'OLPC est passionnant parce que les principes de bidouillabilité et de partage en font partie intégrante. Le portable lui-même a été conçu avec du logiciel libre, garantissant que la collaboration et l'innovation pouvaient s'étendre au plus profond de ses tripes. L'innovant réseau maillé a éliminé le besoin d'une infrastructure centralisée ; les étudiants sont automatiquement connectés les uns aux autres, et si un étudiant dispose d'une connexion à Internet, tous en bénéficient. Les connexions sont ad hoc, le partage est disponible par défaut, et les applications fournies par l'OLPC ont été construites grâce à des recherches créatives, exception faite de leur viabilité commerciale. Je crois qu'il s'agit là d'une expérience pédagogique impressionnante. Les fruits de cette expérience sont visibles au Brésil.
Paragraphe 5
Imagine, for a moment, the iPad as a platform for education. How can children collaborate on such a platform? How can they, like Mr. Lee, mess with the insides? How can students build their own applications? Students may do none of these things without Apple's permission. That's alarming.
Imaginez un moment l'iPad comme plateforme pour l'éducation. Comment les enfants peuvent ils collaborer sur une telle plateforme ? Comment peuvent ils, comme M. Lee, toucher à ses entrailles ? Comment les étudiants peuvent ils construire leurs propres applications ? Les étudiants ne peuvent rien faire de tel sans autorisation d'Apple. C'est inquiétant.
Paragraphe 6
Also alarming is how susceptible a closed platform like the iPad could be to exploitation by service and content providers. A closed platform makes it very simple to enforce rigid controls on what kind of content is made available to students. Just think of the AT&T strangehold on iPhone service, and scale that up to textbooks in an entire school district. This monopolistic control is annoying for well-funded, sophisticated consumers of technology. It is disastrous for the poor, and catastrophic for the developing world. Delivering 100 free iPads to a village in West Africa or a struggling school district in Mississippi isn't charity, it's a set of handcuffs.
De la même manière, l'exploitation par les fournisseurs de services et de contenus est aussi un motif d'inquiétude sur une plateforme aussi fermée que l'iPad. Une plateforme fermée simplifie la mise en place de contrôles rigides sur le type de contenu proposé aux étudiants. Pensez simplement à la mainmise d'AT&T sur le service iPhone, et étendez ça aux livres de toute une académie. Ce contrôle monopolistique est ennuyeux pour les consommateurs de technologie aisés et raffinés. C'est un désastre pour les moins nantis et c'est catatrophique pour les pays en voie de développement. Livrer 100 iPad à un village de l'Ouest africain ou à une école qui essaie d'émerger dans l'académie du Mississippi, ce n'est pas de la charité, c'est une paire de menottes.
Paragraphe 7
So when Mr. DiMaio suggests that the iPad is superior to the OLPC for education, I have to wonder: what does he expect from a one-to-one laptop program? Is the goal to put a piece of networked hardware in the hands of students, at any cost to freedom of the school or student, or should we instead provide tools that encourage students to learn from each other, share their success, and help create an environment where they can solve their own problems? I believe education is about creativity, ingenuity, and sharing -- all of which are more powerful than a portable web browser, no matter how pretty it is.
Alors, lorsque M. DiMaio suggère que l'iPad est supérérieur à l'OLPC pour l'éducation, je m'interroge ! Qu'espère-t-il d'un programme tel que one-to-one ? L'objectif est-il de mettre un appareil en réseau dans les mains de chaque étudiant, quel qu'en soit le prix pour la liberté de l'école et de l'étudiant, ou devrions nous plutôt fournir des outils qui encouragent les étudiants à apprendre les uns des autres, à partager leurs succès, et à permettre de créer un environnement dans lequel ils peuvent résoudre eux-mêmes leurs propres problèmes ? Je crois que l'éducation, c'est de la créativité, de l'ingéniosité et du partage ; toutes ces caractéristiques étant bien plus puissantes qu'un navigateur web portable, aussi joli soit-il.
--daria 14 février 2010 à 10:53 (UTC):
Le one-to-one laptop program est-il en référence avec le programme G1G1 de l'OLPC [1] ou est-ce + ceci : [2]
--Poupoul2 14 février 2010 à 12:01 (UTC):
J'aurais tendance à dire qu'il s'agit de la seconde proposition.