How GNOME and KDE spend their money

De Framalang Wiki.

Article original sur Linux Magazine.


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Sommaire

Titre

How GNOME and KDE spend their money
Comment GNOME et KDE dépensent leur argent

Paragraphe 1

Quarterly reports are the stuff of business. In most people's minds, they are as far from the spirit of free and open source software (FOSS) as anyone can imagine. All the same, as non-profit organizations, many FOSS projects issue them. And while your first reaction may be to avoid quarterly reports, they can give some insights into projects, especially if you read between the lines.
Les rapports trimestriels sont la substance même des affaires. Pour la plupart des gens, ils sont aussi loin de l'esprit du logiciel libre qu'il est possible de l'être. Malgré tout, en tant qu'associations, de nombreux groupes de projets libres en publient. Votre première réaction est sans doute ne pas vous y intéresser, cependant ils permettent d'éclairer le fonctionnement interne des projets, en particulier si vous savez lire entre les lignes.

Paragraphe 2

For instance, if you have been assuming, as I have, that GNOME has more corporate support than KDE, and a larger budget, a look at the latest report for GNOME and KDE may surprise you. Together, the two reports give an entirely different impression than you might assume.

Par exemple, si vous supposiez, comme moi, que GNOME avait plus de soutiens d'entreprises que KDE, et un budget plus conséquent, un regard sur le dernier rapport de GNOME et de KDE pourrait vous surprendre. Ensemble, les deux rapports donnent une impression entièrement différente de ce que vous pouvez supposer.

Paragraphe 3

Neither quarterly report has much in common with the glossy publications offered by multi-national publications. Both are PDF files with undistinguished layouts and a minimum of graphics. Even head shots of people mentioned or reporting are absent. Compared to corporate reports, those of both GNOME and KDE are practical, unadorned publications.

Aucun des deux rapports ne ressemble aux publications luxueuses offertes par les multinationales. Les deux sont des fichiers PDF avec une mise en page quelconque et peu d'illustrations. Même les photos des auteurs ou des personnes mentionnées sont absentes. Comparés aux rapports d'entreprise, ceux de GNOME et de KDE sont des publications fonctionnelles, sans fioritures.

Paragraphe 4

Of the two, GNOME's (its first, covering June, July, and August 2009) comes closest to the spirit of a corporate report. It includes not only the obligatory message from GNOME's executive directory, but also reports from the Release, Bugsquad, Marketing, Web, Usability, Accessibility, Documentation, Art and Localizations Teams. Although some of these reports were outdated by the time the report was released, their overall impression is of a multi-tiered multi-national's executives reporting in. In general, the report fits in well with GNOME's traditional tendency to favor the corporate side and with its recent interest in marketing. Like most quarterly reports, it is as much a public relations document as an effort to provide concrete information (although it does both). The one non-corporate note is at the beginning, when executive director Stormy Peters asks readers, "please let us know if you find it useful!"

Des deux, celui de GNOME (leur premier, traitant de Juin, Juillet et Août 2009) est le plus proche de l'esprit d'un rapport d'entreprise. Non seulement il comprend l'inévitable message des dirigeants de GNOME, mais il intègre également des compte-rendus des équipes Release, Débogage, Marketing, Web, Ergonomie, Accessibilité, Documentation, Art, et Localisations. Bien que certains de ces comptes-rendus soient déjà dépassés au moment de la publication du rapport, ils donnent l'impression d'avoir été émis par les différents départements d'une multinationale. En général, le rapport s'intègre bien avec la tendance traditionnelle de Gnome pour encourager le côté entreprise et avec son intérêt récent pour le marketing. Comme beaucoup de rapports trimestriels, c'est autant un document de relation publique qu'un effort pour fournir des informations concrètes (bien qu'il fasse les deux). La seule fausse note dans le ton "grande entreprise" se trouve au début, lorsque le directeur exécutif Stormy Peters demande aux lecteurs "s'il vous plaît faites-nous savoir si vous l'avez trouvé utile!"

Paragraphe 5

In comparison, KDE's report for March through June 2009 is less than one quarter the size of GNOME's. Although it includes the usual redundant introduction -- this time by Aaron Seigo, it contains far fewer individual summaries from GNOME's report. These differences may reflect the greater experience that KDE e.V. -- the German non-profit that manages KDE -- has with the whole idea of reports, and has the advantage that it is more likely to be read completely. At the same time, because it is so short, the KDE report seems less corporate, an impression that is fitting for the project's more community-based orientation.

En comparaison, le rapport de KDE pour la période Mars - Juin 2009 fait le quart de la taille de celui de Gnome. Bien qu'il inclue l'habituelle introduction superflue -- cette fois-ci par Aaron Seigo -- il contient beaucoup moins de compte-rendus individuels que le rapport de GNOME. Ces différences reflètent la plus grande expérience de KDE e.V. -- l'association allemande qui gère KDE -- dans le domaine des rapports, l'avantage est qu'il a beaucoup plus de chances d'être lu intégralement. En même temps, à cause de sa taille si réduite, le rapport de KDE ressemble moins à celui d'une entreprise, cela correspond bien à ce projet qui repose fortement sur sa communauté.

Paragraphe 6

Beyond these general impressions, what is most interesting is the financial accounting in the reports. The two reports are not strictly comparable, given that many FOSS activities occur in the northern hemisphere's summer rather than spring. Nor is it always obvious in either report what falls under each line item. Still, some differences emerge.
Au-delà de ces impressions générales, ce qui est le plus intéressant c'est la partie financière. Les deux rapports ne sont pas strictement comparables, car la plupart des activités liées aux logiciels libres et open source ont lieu en été plutôt qu'au printemps, dans l'hémisphère Nord. Il n'est pas non plus évident de savoir ce que contient chaque ligne de compte. Malgré tout, des différences apparaissent.

Paragraphe 7

For instance, GNOME lists an income of just over $102,000 for the quarter covered by its report. This income includes $65,000 from the Desktop Summit, $20,000 from "advisory board fees" (which I interpret mainly as donations from corporate sponsors), and $12,400 collected by the Friends of GNOME, a promotional and fund-raising project.

Par exemple, GNOME mentionne des revenus de près de 102 000$ pour le trimestre couvert par le rapport. Ces revenus comprennent 65 000$ du Desktop Summit, 20 000$ de "contributions du Conseil de surveillance" (que j'interprète principalement comme des donations d'entreprises partenaires), et 12 400 $ par les Amis de GNOME, un groupe assurant promotion et récolte de fonds.

Paragraphe 8

Omitting the Desktop Summit as a one-time source of income, these figures mean that GNOME has traditionally relied on corporate supporters. Corporate supporters continue to provide the bulk of GNOME's income, but the total from Friends of GNOME suggests that GNOME may be switching to a more community-based source of income. However, given that GNOME reported an approximate income of $54,000 per quarter in 2008 (http://markmail.org/message/bsk4gush6hoq42ef), GNOME does appear to be suffering from reduced income this year; if you divide the one-time Desktop Summit income over all quarters, GNOME is apparently operating this year on about $47,000 per quarter.

En mettant de côté le Desktop Summit, qui constitue une ressource exceptionnelle, ces chiffres signifient que GNOME dépend généralement des entreprises partenaires. Les entreprises donatrices fournissent toujours la majeure partie des revenus de GNOME, mais les sommes provenant des Amis de GNOME laissent penser que GNOME est peut-être en train d'évoluer vers des sources de financement davantage basées sur la communauté. Cependant, étant donné que GNOME mentionne un revenu approximatif de 54 000 $ par trimestre en 2008 (http://markmail.org/message/bsk4gush6hoq42ef), GNOME semble avoir une baisse de ses revenus cette année ; si l'on répartit le revenu du Desktop Summit sur tous les trimestres, GNOME a fonctionne apparemment avec un budget de 47 000$ par trimestre.

Paragraphe 9

By contrast, KDE's income for the quarter covered by its report totaled just over $111,000 (if you convert the figures from Euros to approximate American dollars). This is actually an increase from the incomes of $93,000 and $102,000 in the fourth and second quarter of 2008. In other words, despite GNOME's wooing of corporate support, KDE appears to have roughly twice the budget of GNOME in each quarter. And, just as importantly, KDE does not seem to have been affected by the recession.

En comparaison, les revenus de KDE pour le trimestre étudié dans son rapport se montent à environ 111 000$ (si l'on convertit approximativement de l'euro vers le dollar américain). Il s'agit en fait d'une hausse des revenus par rapport aux 93 000$ du 2e trimestre 2008 et aux 102 000$ du 4e trimestre 2008. En d'autres termes, malgré le fait que GNOME cherche le support des entreprises, KDE semble avoir près du double de GNOME à chaque trimestre. Et, point important, KDE semble ne pas avoir été affecté par la récession.

Paragraphe 10

What is not altogether clear is where KDE's income is coming from. However, if you assume that the Camp KDE sponsorships and donations indicate corporate donations, then KDE is attracting more support from business than GNOME, Assuming that "supporting members" refers to individuals, KDE is also is collecting more than twice as much from indviduals.
C'est l'origine des revenus de KDE qui n'est pas totalement claire. Cependant, si l'on suppose que la rubrique "Dons et contributions du Camp KDE" correspond à des dons d'entreprises, alors KDE dispose de plus de soutiens d'entreprises que Gnome. En considérant que la ligne "Membres bienfaiteurs" fait référence à des individus, KDE collecte également plus du double auprès des particuliers.

Paragraphe 11

To keep running, GNOME spends $34,401 on wages and $3300 on employee travel, while sponsoring the costs of developers traveling to the desktop summit with $10,300. No other travel expenses are listed, so, presumably, GNOME spends a comparable amount for travel each quarter.
Pour fonctionner, GNOME dépense 34 401$ en salaires et 3 300$ en frais de déplacements, tout en subventionnant le trajet des développeurs au Desktop Summit à hauteur de 10 300$. Aucun autre frais de déplacement n'est listé, donc GNOME dépense probablement une somme comparable pour les déplacements chaque trimestre.

Paragraphe 12

In comparison, KDE spends $17,000 on wages, plus some $2000 for legal expenses and $3,000 for board meetings -- presumably because a number of board members travel from North America to attend. Even so, its administrative costs are less than half GNOME's, despite its larger income.

En comparaison, KDE dépense 17 000$ en salaires, plus 2 000$ en frais juridiques et 3 000$ pour les réunions de direction -- probablement parce qu'un certain nombre de membres du comité de direction viennent d'Amérique du Nord pour y assister. Malgré cela, son coût administratif est inférieur de moitié à celui de GNOME, en dépit de revenus plus importants.

Paragraphe 13

Moreover, KDE also provides some $27,000 in travel expenses to events ranging from developer meetings, conferences and Camp KDE, a total well over twice that of GNOME, even in a quarter without the Desktop Summit. From these figures, it appears that KDE places a far greater emphasis on face to face meetings than GNOME currently does.
De plus, KDE dépense également 27 000$ dans des frais de déplacements pour la couverture d'événements tels des rencontres de développeurs, des conférences, le Camp KDE, soit un montant deux fois plus élevé que GNOME, même sans compter le Desktop Summit. D'après ces chiffres, il semble que KDE accorde plus d'importance que GNOME aux rencontres en face-à-face.

Paragraphe 14

Considering these figures, you should not be surprised that KDE was reporting a positive balance of over $288,000. GNOME's total balance was not reported, but, considering that last year GNOME was expecting a short fall of some $40,000, the chances are that its bank balance is nowhere near KDE's.
Au regard de ces chiffres, vous ne devriez pas être surpris que KDE mentionne un solde positif de plus de 288 000$. Le résultat de GNOME n'est pas mentionné, mais sachant que l'année passé GNOME anticipait un déficit de 40 000$, il est probable qu'il est loin de celui de KDE.

Paragraphe 15

These suppositions might change if we knew exactly what each line item involved. Still, the differences are consistent enough to make clear that KDE is more than holding its own in the corporate world. What's more, it appears to run more cheaply than GNOME, and to spend more of its money on its community.
Ce ne sont que des suppositions, qui pourraient changer si nous savions ce que chaque ligne recouvre. Malgré tout, les différences sont suffisamment nettes pour montrer que KDE tient tout à fait sa place dans le monde des affaires. De plus, il semble fonctionner à meilleur coût que GNOME, et dépenser plus pour sa communauté.

Paragraphe 16

These conclusions are no reflection on GNOME, nor on the current members of the GNOME Foundation. If nothing else, being centered in North America, GNOME might have been harder hit by the recent recession than KDE, which tends to be centered in Europe.


On ne peut en dire autant de GNOME, ni des membres actuels de la fondation GNOME. Étant basé en Amérique du Nord, GNOME a peut-être souffert davantage de la crise récente, par rapport à KDE qui est plutôt situé en Europe.

Paragraphe 17

But these conclusions do show how your impressions can change when you get to the bottom line. KDE, from what I can see, is not the underdog that many imagine.
Mais ces conclusions montrent comment vos impressions peuvent changer quand on regarde les choses de plus près. KDE, de ce que je peux en voir, n'est pas le perdant que beaucoup imaginent.