If I told you that Google had helped fund an ARM code optimised version of the Theora video codec, most people’s reaction would be immediately to skip forward to the next blog entry. Audio and video codecs are the classic example of things that no one cares about, until they don’t work.
Si je vous disais que Google a participé au financement d'une version du codec Theora optimisée pour les processeurs ARM, vous seriez nombreux à passer directement au billet suivant de ce blog. Personne ne se soucie des codecs audio ou vidéo, du moins tant qu'ils fonctionnent.
Paragraphe 2
Ask most computer users what their preferred video codec is and they’ll look at you as if you asked what sort of motor they’d prefer in their washing machine. “We just want it to work!” they say. In this regard, it’s exactly the same for content creators and publishers. Every visitor to a website that can’t view a video is one set of eyeballs less for a message to get through to. It doesn’t matter how clever the advertising is, how much time is spent honing the message or how many clever viral tricks are deployed to attract surfers to the site, the moment the page opens up with a big blank box where the content should be, all that has been in vain.
Demandez à la plupart des utilisateurs d'ordinateurs quel est leur codec favori et ils vous regarderont comme si vous aviez demandé leur moteur de machine à laver préféré. « On veut juste que ça marche ! » vous répondront-ils. C'est exactement la même chose pour ceux qui créent et publient du contenu sur le Web. À chaque fois qu'une vidéo est inaccessible au visiteur d'un site Web, c'est un message qui n'atteint pas sa cible. Peu importe la qualité du message et le temps passé à le peaufiner, ou les techniques virales employées pour attirer les visiteurs ; si la page Web n'affiche qu'un beau rectangle vide à l'endroit du contenu, tous ces efforts auront été vains.
Antistress 17 avril 2010 à 16:51 (UTC) si qq1 trouve mieux que "Chaque internaute qui ne peut voir la vidéo d'un site Web est une personne de plus à passer à côté du message" je ne suis pas pleinement satisfait de la construction de la phrase
--Goofy 17 avril 2010 à 18:29 (UTC):
Proposition : À chaque fois qu'une vidéo est inaccessible au visiteur d'un site Web, c'est un message qui n'atteint pas sa cible
Titre 2
So, publish video so it plays back on everything
Publiez la vidéo afin qu'elle soit lisible partout
Paragraphe 2.1
Nice idea - but far from simple to achieve. At the moment there is no standard way to deploy video on the web. Some sites use Flash, but this restricts them to a viewing audience that have Flash players, instantly excluding most phones. Some use embedded Java players, but this restricts you to a viewing audience running on powerful enough devices to be able to decode video and audio in a virtual machine, excluding anything slower than a laptop. Still others rely on embedded native players (such as Windows Media Player), excluding every platform other than the intended one. Finally some sites just offer videos as links and farm the job out to whatever video playing software the user has (hopefully!) installed on his machine.
L'idée est bonne, mais sa mise en pratique est loin d'être simple. Il n'existe aucun standard vidéo actuellement sur le Web. Certains sites utilisent la technologie Flash, restreignant ainsi leur auditoire aux utilisateurs disposant d'un lecteur Flash et excluant de fait la plupart des téléphones. Certains se servent de lecteurs Java intégrés, mais l'auditoire se limite alors au seul public disposant de machines suffisamment puissantes pour décoder l'audio et la vidéo dans une machine virtuelle, ce qui exclut tout ce qui est plus lent qu'un ordinateur portable. D'autres encore se reposent sur les lecteurs natifs à telle plateforme (comme Windows Media Player) et se coupent ainsi de toutes les autres plateformes. D'autres enfin ne proposent que le lien vers la vidéo et s'en remettent au lecteur vidéo que l'utilisateur a pu éventuellement installer.
Paragraphe 2.2
None of these meets the seamless “it just works” goal - and none of them looks like it will ever do so in future. Like it or not, the profusion of different web access devices out there means that this is only going to get harder and harder. Once it was enough to make sure your video was viewable on both PCs and Macs. Now you have Android, ChromeOS, iPhoneOS, Linux, Maemo, Symbian and umpteen others. Not only that, you have to cope with a range of processing powers, from desktops to laptops, to netbooks, PDAs and phones. The problem is exploding, not shrinking.
On est bien loin du « ça marche, tout simplement », et aucune de ces solutions ne semble en prendre le chemin. Que ça vous plaise ou non, avec la multiplication des appareils connectés, ce Graal va être de plus en plus difficile à atteindre. À une époque, il suffisait de s'assurer que la vidéo était lisible sur PC et sur Mac. Maintenant il faut jongler entre Android, ChromeOS, iPhoneOS, Linux, Maemo, Symbian et plein d'autres systèmes encore. Et ce n'est pas tout, puisqu'il faut prendre en compte toute une gamme de processeurs de puissances différentes, depuis les ordinateurs de bureaux aux téléphones en passant par les ordinateurs portables, les netbooks et les PDA. Le problème est loin d'être résolu, bien au contraire.
Paragraphe 2.3
Fortunately, there is some good news in the form of HTML 5. This new version of HTML (the basic language used to write webpages) introduces a video element.
Heureusement, HTML5 nous apporte de l'espoir. Cette nouvelle version d'HTML (le langage de base utilisé pour écrire les pages Web) introduit un élément video.
Paragraphe 2.4
This will allow people to write their websites specifying the appearance of videos in a standard way. How the individual browsers choose to implement the playback is then up to them - whether they handle movies themselves or farm them out to embedded/external players is a decision made by the viewer, not forced back onto the content creator. The even better news is that support for this is already arriving - Firefox, Opera, Chrome, and Safari have already rolled out HTML 5 support and other browsers won’t be far behind.
Un standard existe maintenant pour que les gens spécifient dans le code de la page l'intégration d'une vidéo. À chaque navigateur, ensuite, d'implémenter la lecture des vidéos : soit qu'il lise lui-même la vidéo soit qu'il délègue cette tâche à un lecteur incorporé ou externe. Dans tous les cas, la décision appartient à l'utilisateur au lieu d'être imposée par le créateur du contenu. Le plus génial dans tout cela, c'est que cette fonction est déjà supportée : Firefox, Opera, Chrome et Safari prennent déjà en charge le HTML5 et les autres navigateurs suivront rapidement.
Titre 3
So, problem solved?
Alors, problème réglé ?
Paragraphe 3.1
Well, sadly, no. Having a consistent way of publishing video is a great start, but there is still the issue of what format to use. There is no “one size fits all”. Are we surfing the site on a phone with a small screen? Or with a netbook? A desktop? Or on our new 150 inch QuadHD 3D LCD TV? Screen size, connection size and processing power all affect the decision here. In the same way that we’ve seen home video quality improve from VHS to DVD to BluRay, video on the web is going to get better and better. And that’s fine: existing web server technologies can tailor the video tags used to the browser/devices in use.
À vrai dire, non. Il existe désormais un langage commun pour publier des vidéos, c'est un bon début, mais la question du format n'est pas résolue. Là, il n'y a pas de « taille unique ». La vidéo est-elle visionnée sur un téléphone avec un petit écran, sur un netbook, sur un PC de bureau, ou sur un écran LED 3D de 150 pouces à la résolution quatre fois supérieure à celle de la TVHD ? La taille de l'écran, la connectique et la puissance de calcul jouent chacune un rôle ici. Un peu comme la transition de la VHS au DVD puis au BluRay pour les vidéos télévisées, la vidéo sur le Web va s'améliorer au fur et à mesure. Et c'est très bien ainsi : la technologie des serveurs Web permet d'adapter la vidéo au navigateur et à l'appareil utilisés.
Paragraphe 3.2
What is clear though, is that we need a baseline to work from - one standard format that (if all else fails) everything can fall back to. This doesn’t need to be the most complex format, or the most advertised format, or even the format with the most companies involved in its creation. All it needs to do is to be available, everywhere. The codec in the frame for this is Ogg Theora, a spin off of the VP3 codec released into the wild by On2 a couple of years ago. It scores quite well on both the quality and compression fronts, standing up respectably against it’s more popular rivals such as MPEG4, while actually being much simpler to decode. The overwhelming feature that makes it stand out from its rivals is the fact it’s free. Really free. Not just “free to use in decoders," or “free to use if you agree to this complicated license agreement," but really, honestly, genuinely, 100% free. The specification for the stream and encoder/decoder source is available for public download and can be freely used/modified by anyone. Theora was designed and is maintained with the overriding goal of avoiding patents. No other codec can come even close to claiming to be as patent or royalty free as Theora can, whilst still holding a candle to the alternatives.
En revanche, il nous faut assurément nous accorder sur un plus petit dénominateur commun, un format standard qui servira de format par défaut si tout le reste échoue. Ça ne doit pas nécessairement être le format le plus complexe, ou le plus marketé, ni même celui créé par l'union du plus grand nombre d'entreprises. Il doit simplement être disponible, partout. Le codec le plus adapté actuellement est Ogg Theora, dérivé du codec VP3 libéré par On2 il y a quelques années. Il se débrouille plutôt bien en termes de qualité et de compression, et il n'a pas à rougir face à ses rivaux plus populaires comme le MPEG4, tout en étant bien plus simple à décoder. Mais surtout, il se démarque de ses concurrents par le fait qu'il est libre. Vraiment libre. Pas seulement « libre d'utilisation dans les décodeurs » ou « libre d'utilisation si vous signez cet accord de licence compliqué », mais vraiment, honnêtement, authentiquement, 100% libre. Les spécifications du flux et le code source de l'encodeur/décodeur sont accessibles publiquement et peuvent être librement utilisées/modifiées par n'importe qui. Theora a toujours été développé avec comme objectif premier d'éviter les brevets. Aucun autre codec que Theora ne peut se targuer de n'enfreindre aucun brevet et de n'être soumis à aucune redevance tout en tenant malgré tout la dragée haute à ses concurrents.
Titre 4
So, what’s missing?
Alors, qu'est-ce qu'on attend ?
Paragraphe 4.1
Video decode is a pretty CPU intensive task. In order to fulfill the dream of being able to work on every device some painstaking effort is required. The complexity of Theora is considerably less than that of many of its peers; other codecs often require dedicated hardware in devices to help achieve performance targets, but with careful coding Theora can be made to run without this. In fact, on desktop/laptops realtime decode can be managed by an embedded Java player (such as the excellent free Cortado), enabling video playback on browsers still waiting to have video tag support added. For the increasing range of PDAs, phones, netbooks, web tablets and media players out there though, this isn’t an option. Rather than having typical power hungry desktop processors in, these devices tend to be built using the much more frugal ARM processors. While these have increased in power in leaps and bounds in recent years, they still can’t compare with their larger cousins for raw computational grunt. These ARM based devices represent the single biggest class of devices still needing work for decent Theora playback. Any efficiency savings we can make feed back directly into being able to cope with larger screen sizes or giving longer battery life.
Décoder une vidéo demande beaucoup de ressources au processeur. Un important travail reste à accomplir avant de réaliser le rêve de lire une vidéo sur n'importe quel appareil. Theora est bien moins complexe que bon nombre de ses concurrents : les autres codecs nécessitent souvent du matériel dédié pour atteindre des performances décentes, alors que, bien programmé, Theora peut être décodé sans aide extérieure. En fait, sur les ordinateurs portables ou de bureau, le décodage à la volée est possible dans un lecteur Java intégré (comme par exemple l'excellent Cortado, lui aussi libre), ce qui permet la lecture de vidéos dans les navigateurs ne prenant pas encore en compte l'élément video. Mais ça n'est pas envisageable pour les appareils comme les PDA, les téléphones, les netbooks, les tablettes ou les lecteurs portables. Ces engins reposent souvent sur des processeurs ARM qui sont bien moins énergivores que les processeurs qui équipent habituellement les micro-ordinateurs. Malgré les gains de puissance continus réalisés au cours de ces dernières années, ils ne rivalisent pas encore avec leurs cousins plus costauds pour ce qui est de la puissance pure. Cette gamme très importante d'appareils construits autour de processeurs ARM représente le dernier défi pour un décodage fluide de Theora. Tout progrès d'efficacité réalisé se traduit par davantage d'autonomie ou des écrans plus grands.
--Antistress 17 avril 2010 à 22:51 (UTC) : vérifier la trad de "These ARM based devices represent the single biggest class of devices still needing work for decent Theora playback"
Paragraphe 4.2
This is where Google's grant comes in - by helping fund the development of TheorARM (a free optimised ARM version of Theora), they are helping to hasten the day when video works everywhere on the web, for everyone. That’s got to be something to be pleased about. And now you can flick forward to the next blog post.
C'est là que l'aide financière de Google intervient. En subventionnant le développement de TheorARM (une version libre de Theora optimisée pour les processeurs ARM), ils nous aident à nous rapprocher du jour où la vidéo fonctionnera partout sur le Web, pour tout le monde. Ça serait plutôt pas mal, non ? Ça y est, maintenant vous pouvez passer au billet suivant du blog.