Interview with Richard Stallman

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Article original sur le blog de Hillary Rettig.


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Article en ligne à l'adresse : http://www.framablog.org/index.php/post/2009/09/09/richard-stallman-interview-activisme



Sommaire

Interview de Richard Stallman

Intro

My friend Richard Stallman is the founder of the free software movement . His ideas have spawned not only the GNU/Linux operating system , but Wikipedia , Creative Commons, the anti-DRM Defective by Design campaign, and other important social movements. He is a MacArthur “genius,” and arguably the world’s most successful activist, and I was honored to have the opportunity to interview him.

Mon ami Richard Stallman est le fondateur du mouvement du logiciel libre. Ses idées sont à l'origine non seulement du système d'exploitation GNU/Linux, mais aussi de Wikipédia, Creative Commons, de la campagne anti-DRM Defective by Design et d'autres mouvements sociaux importants. Il est lauréat du prix MacArthur, et peut-être l'activiste le plus couronné de succès. Je suis honorée d'avoir pu l'interviewer.

--Ypll 8 septembre 2009 à 14:45 (UTC): Peut-être un petit lien vers la page du prix MacArthur sur Wikipedia, pour explication... [1]

Question 1

Q: What is free software?

A: Free software means that the user has the four essential freedoms: 0. The freedom to run the program as you wish. 1. The freedom to study the program’s source code, and then change it so that the program does what you wish. 2. The freedom to distribute exact copies of the program to others. (This is also known as the freedom to help your neighbor.) 3. The freedom to distribute copies of your modified versions. (This is also known as the freedom to contribute to your community.)

Q : Qu'est-ce que le logiciel libre ?

R : Le logiciel libre, cela implique que l'utilisateur dispose de quatre libertés essentielles : 0. La liberté d'exécuter le programme comme bon vous semble. 1. La liberté d'étudier le code source du programme, puis de le modifier pour que le programme fasse ce que vous vouliez. 2. La liberté de distribuer aux autres des copies identiques du programme. (On appelle aussi cela la liberté d'aider son voisin.) 3. La liberté de distribuer des copies de vos versions modifiées. (On appelle aussi cela la liberté de contribuer à votre communauté.)

Question 2

Q: You have been working on the free software cause for more than 20 years. How do you keep your momentum going and stay “attached” to your work and maintain your sense of urgency?

A: I personally use computers, so I personally will be among those who lose our freedom if free software does not prevail. Thus, I have plenty of motivation to keep on with the struggle.

Q : Vous travaillez pour la cause du logiciel libre depuis plus de 20 ans. Comment gardez-vous le cap, comment restez-vous "attaché" à votre travail, avec le même sentiment d'urgence ?

R : J'utilise moi-même des ordinateurs, donc je serai moi-même un de ceux qui perdront leur liberté si le logiciel libre ne s'impose pas. J'ai donc toute la motivation nécessaire pour poursuivre la lutte.

Question 3

Q: How often do you feel fear or discouragement? How do you deal with those feelings?

A: I am a pessimist by nature, so I find it easy to imagine defeat, especially given the size of the companies we are fighting against and their pet government in Washington. But it doesn’t take that much to make me despair. If I make a few attempts to fix a bug and they don’t work, the frustration can build to the point where I scream in mental agony. But that feeling lasts only a few minutes, and then I get back to work.

As for fear, my main fear is the defeat of freedom. The best way to avoid that defeat is to carry on, so I do.

Q : Est-ce que vous ressentez souvent de la peur ou du découragement ? Comment gérez-vous ces sentiments ?

R : Je suis pessimiste de nature, donc il m'est facile d'imaginer la défaite, surtout étant donné la taille des entreprises contre lesquelles nous nous battons, et leur gouvernement lèche-bottes à Washington. Mais il n'en faut pas autant pour me mener au désespoir. Si je fais quelques tentatives pour corriger un bogue et qu'elles n'aboutissent pas, la frustration peut monter au point que je crie d'angoisse. Mais ce sentiment ne dure que quelques minutes, et ensuite je me remets au travail.

Quant à la peur, ma principale peur est la défaite de la liberté. Le meilleur moyen de l'éviter est de continuer, ce que je fais.

Question 4

Q: How important is working as part of a team or community to your achievement, and what do you consider effective versus ineffective teams/communities?

A: The free software community is very decentralized — each program has its own maintenance team. This makes plenty of room. If two people don’t get along, they don’t need to work together, they can work separately. This doesn’t eliminate the problem of personality conflicts and abusive behavior, but does mean that it at worst causes some drag.

Q : Pourquoi est-ce si important de travailler dans une équipe ou une communauté avec un but commun, et qu'est-ce que vous considérez comme une équipe/communauté efficace ou inefficace ?

R : La communauté du logiciel libre est très décentralisée - chaque programme a sa propre équipe de support. Il reste beaucoup de place. Si deux personnes ne s'entendent pas, elles n'ont pas besoin de travailler ensemble, elles peuvent travailler séparément. Cela n'élimine pas le problème des conflits de personnalité et des comportements insultants, par contre au pire cela peut créer des retards.

Question 5

Q: What are your work habits and schedule, and why and how did these habits and schedule evolve?

A: I don’t have or want any structure in my day. When I wake up, I usually start to answer my mail. When I feel I need a break, I take one — I might read, fantasize, listen to music, or eat. After a while, I go back to work. I don’t follow a schedule, except for travel and meetings. However, nowadays that amounts to quite a bit of schedule, which in some ways is annoying.

The time I was at my most productive was as a programmer in 1982. I had very few appointments, so I did not need to maintain a 24-hour schedule. When I was tired, I went to sleep. When I woke up, I started working again. When I was hungry, I ate. No schedule at all! This enabled me to be very productive, because when I was not sleeping I was wide awake.

Q : Quelles sont vos habitudes de travail, votre emploi du temps, et pourquoi ces habitudes et cet emploi du temps ont-ils évolué ?

R : Je n'ai pas ou ne veux pas de journée structurée. Quand je me lève, d'habitude je commence à répondre à mes messages. Quand je sens que j'ai besoin d'une pause, je la prends - je peux lire, rêver, écouter de la musique ou manger. Après un moment, je me remets au travail. Je ne suis pas un emploi du temps, sauf pour les voyages et les réunions. Mais quand même, en ce moment, cela représente une bonne partie d'emploi du temps, ce qui d'une certaine façon est agaçant.

L'époque où j'étais le plus productif, c'était quand je programmais, en 1982. J'avais très peu de rendez-vous, donc je n'avais pas besoin de gérer un emploi du temps sur 24 heures. Quand j'étais fatigué, j'allais dormir. Quand je me levais, je recommençais à travailler. Quand j'avais faim, je mangeais. Aucun emploi du temps ! Cela me permettait d'être très productif, parce que quand je ne dormais pas, j'étais complètement éveillé.

Question 6

Q: Have you ever taken a sabbatical or break from your activist work? Why or why not? If you did, what benefit did you derive?

A: In the 80s, when the movement was new and my work in it was mainly software development, I never thought of wanting to set it aside for long. Nowadays, since my work is mainly corresponding with people, I can’t do so. The mail would pile up in a horrible way if I don’t attend to it each day.

Q : Avez-vous déjà pris un congé sabbatique ou interrompu votre tâche d'activiste ? Pourquoi, ou pourquoi pas ? Si oui, quels bienfaits en avez-vous retiré ?

R : Dans les années 80, quand le mouvement était nouveau et que mon travail en son sein consistait principalement à développer des logiciels, je n'ai jamais pensé à vouloir le mettre de côté bien longtemps. À présent, comme mon travail est principalement de correspondre avec des personnes, je ne peux plus le faire. Les courriers s'accumuleraient horriblement si je ne les traitais pas jour après jour.

Question 7

Q: How effective do you think you’ve been at creating change?

A: I cannot impartially estimate my own capacity, so I cannot answer that question. What is clear is that we have at least gained a foothold for using computers in freedom, but that we are still far from our goal: that all software users should be free. At least the free software movement continues to grow.

Q : Comment jugez-vous votre efficacité à changer les choses ?

R : Je ne peux pas être impartial dans l'estimation de mes propres capacités, donc je ne puis répondre à cette question. Ce qui est clair, c'est qu'au moins nous avons mis la première pierre à l'utilisation libre d'ordinateurs, mais nous sommes encore loin de notre objectif : que tous les utilisateurs de logiciels soient libres. Mais au moins le mouvement des logiciels libres continue à grandir.

Question 8

Q: What would you consider your most significant accomplishments as an activist?

A: We have developed free operating systems, free graphical environments, free applications, free media players, free games — thousands of them. Some regions have adopted GNU/Linux for their public schools. Now we have to convince the rest of the world to do the same.

Q : Que considéreriez-vous comme vos réussites les plus significatives en tant qu'activiste ?

R : Nous avons développé des systèmes d'exploitation libres, des environnements graphiques libres, des applications libres, des lecteurs média libres, des jeux libres - des milliers. Certaines régions ont adopté GNU/Linux dans leurs écoles publiques. Maintenant il nous faut convaincre le reste du monde d'en faire de même.

Question 9

Q: What would you consider your most significant failures, or which areas do you wish you had made more progress on?

A: The free software movement’s biggest failure is an ironic one: our free software became so appealing to geeks that usage and development of free programs spread much more than the appreciation of the freedom that the movement is based on. As a result, our views came to be seen as eccentric in the community that we built.

To what extent this is my own personal failure, I don’t know. I don’t know whether I could have avoided this by acting differently.

Q : Que considéreriez-vous comme vos échecs les plus significatifs, ou dans quels domaines auriez-vous souhaité faire plus de progrès ?

R : Le plus grand échec du mouvement des logiciels libres est ironique : notre logiciel libre et devenu si attirant pour les geeks que l'usage et le développement de logiciels libres se sont beaucoup plus répandus que l'admiration de la liberté sur laquelle le mouvement se fonde. Le résultat est que nos points de vue en sont venus à être considérés comme excentriques dans la communauté que nous avons construite.

Dans quelle mesure c'est un échec personnel, je ne le sais pas. Je ne sais pas si j'aurais pu éviter cela en agissant différemment.

Question 10

Q: What natural (cognitive, emotional, lifestyle, etc.) advantages do you think you have as an activist?

A: My biggest advantages, other than my natural ability as a programmer, are persistence and determination, and a brash mocking defiance that enables me to do things that really aren’t hard but that others might shrink from trying.

Most people seem to assume that if you get discouraged about victory then you give up. I cannot make any sense of that. What point could there possibly be in giving up? Nothing I could imagine achieving in the world is more important than defending human rights. So long as my chances of winning are greater if I try than if I give up, it would be absurd to give up.

Q : Quels avantages naturels (cognitifs, émotionnels, dans votre style de vie, etc.) pensez-vous voir en tant qu'activiste ?

R : Mes plus gros avantages, autres que ma capacité naturelle en tant que programmeur, sont la persévérance et la détermination, ainsi qu'un sens du défi plein d'insolence et de moquerie qui me permet de faire des choses qui ne sont vraiment pas difficiles, mais devant lesquelles d'autres se déroberaient peut-être.

La plupart des gens semblent supposer que si on vous éloigne de la victoire alors on abandonne. Cela n'a aucun sens pour moi. Quel intérêt pourrait-il bien y avoir à laisser tomber ? Rien de ce que je peux imaginer réussir dans le monde n'est plus important que la défense des droits de l'homme. Tant que mes chances de victoire sont plus grandes si j'essaie que si j'abandonne, il serait absurde de laisser tomber.

Question 11

Q: Another advantage would seem to be that you are enormously resilient in the face of criticism or even ridicule. You were ridiculed for many years for viewpoints which are now seen as valid and even mainstream. Not many people can cope with that kind of intense criticism or ridicule. Was it hard for you to do so, and if you had a coping mechanism, what was it?

A: All such ridicule really says is, “We are bigger than you, nyaah nyaah!” It is meant to intimidate dissenters, and the way to thwart it is to refuse to be intimidated.

Sometimes it intimidates all but one of the dissidents. That has happened to me many times. It felt discouraging until I learned to remember that others probably do agree, even though they won’t speak up, so in effect I am their spokesman. I also realize that many others with undecided views are probably listening and weighing the arguments. Simply by sticking to my position, remaining calm, and refuting the adversaries’ arguments without rancour, I can win some of them over. Of course, staying calm is easier to do in email than in person, so I try to have these debates in email. A mailing list is also likely to reach a larger number of undecided people that I might win over.

By contrast, in a private discussion I have learned not to waste time listening to ridicule. Instead I do something else more useful, which is usually also more enjoyable.

Q : Un autre avantage semblerait être que vous faites preuve d'une énorme résistance face aux critiques ou même aux railleries. On s'est moqué de vous pendant des années à propos de points de vue qui sont maintenant considérés comme valides et même majoritaires. Peu de gens savent s'accommoder de ce genre de critiques ou de railleries intenses. Est-ce que cela vous a été difficile, et si vous avez un mécanisme pour vous en accommoder, quel était-il ?

R : Tout ce que ces railleries disent vraiment, c'est "nous sommes plus gros que vous, na na na !" Le but est d'intimider les insoumis, et le moyen de contrecarrer ceci est de refuser de se laisser intimider.

Parfois tous les insoumis sont intimidés, sauf un. Cela m'est arrivé plus d'une fois. C'était décourageant jusqu'à ce que j'ai appris à me souvenir que d'autres sont probablement du même avis, même s'ils ne le disent pas tout haut, donc dans les faits je suis leur porte-parole. Je me rends aussi compte que beaucoup d'autres, qui sont indécis, écoutent probablement en pesant les arguments. Rien qu'en restant sur ma position, en restant calme, et en réfutant les arguments des adversaires sans rancœur, je peux en rallier quelques-uns. Bien sûr, il est plus simple de rester calme par e-mail qu'en tête-à-tête, j'essaie donc d'avoir ces débats par e-mail. Une liste de diffusion est aussi susceptible de toucher un plus grand nombre d'indécis que je pourrais peut-être rallier.

Par contraste, dans une discussion en privé j'ai appris à ne pas perdre de temps à écouter les railleries. À la place, je fais quelque chose de plus utile, ce qui est d'habitude également plus agréable.

Question 12

Q: What natural disadvantages have you worked to compensate for or overcome?

A: My main disadvantage is a tendency to lose my temper. But I have found a way to control this in most of my work: I reread and revise my outgoing email before actually sending it.

Q : Quels défauts naturels avez-vous dû compenser ou vaincre ?

R : Mon principal défaut est une tendance à perdre mon sang-froid. Mais j'ai trouvé un moyen de contrôler cela la plupart du temps : je relis et je réécris mes e-mails avant de les envoyer.

Question 13

Q: Many activists have trouble decided which projects or tasks to take on. Many make the wrong choice, wasting time and compromising their effectiveness. How do you decide which projects or tasks to take on?

A: I have tried to ask myself what problems the community faces, and what I can do to change the situation.

Q : Beaucoup d'activistes ont du mal à décider quels projets ou tâches entreprendre. Beaucoup font le mauvais choix, perdent du temps et compromettent leur efficacité. Comment décidez-vous des projets ou tâches à entreprendre ?

R : J'ai essayé de me demander à quels problèmes était confrontée la communauté, et ce que je pouvais faire pour changer la situation.

Question 14

Q: What other mistakes do you see activists make that compromise their effectiveness?

A: I find that many techies who want to support the movement think only in terms of what they can do acting on their own. It doesn’t occur to them to seek allies in order to act with greater strength.

Meanwhile, others who come to appreciate the ideas of the free

software movement feel discouraged by the size of a task that might require years of work, and give up before the first step. They perceive such a job as impossibly large, not recognizing that we have done much larger jobs already.

Q : Quelles autres erreurs voyez-vous des activistes faire qui compromettent leur efficacité ?

R : Je trouve que de nombreux techos qui veulent soutenir le mouvement ne pensent qu'en termes de ce qu'ils peuvent faire tout seuls. Il ne leur vient pas à l'esprit de chercher des alliés pour agir avec plus de force.

Cependant, d'autres qui se trouvent apprécier les idées du mouvement du logiciel libre sont découragés par la taille de la tâche qui pourrait demander des années de travail, et abandonnent avant la première étape. Ils perçoivent une telle tâche comme impossible à surmonter, sans prendre en compte que nous avons déjà surmonté des tâches bien plus dures.

Question 15

Q: What personal sacrifices have you made for your activism? Looking back, how do you feel about having made them?

A: I have worked hard, but I would not call that a sacrifice. How can you achieve something important without work? And most people work hard for things that are hardly worth the trouble.

I have done without some things that most Americans are taught to want: I have never had a house, a car, or children. But I do not regret that. If you have those things, they turn your life into a desperate struggle to get the money to pay for them. Men usually get divorced, after which they hardly even get to see the children that they must struggle all their lives to pay for.

What a waste it is to dedicate your life to a struggle to keep on keepin’ on. Rejecting those burdensome luxuries made it possible for me to struggle for something worth struggling for.

Q : Quels sacrifices personnels avez-vous fait pour votre activisme ? En regardant en arrière, comment est-ce que vous les percevez ?

R : Je travaille dur, mais je n'appellerais pas cela un sacrifice. Comment pouvez-vous réussir quelque chose d'important sans travail ? La plupart des gens travaillent dur pour des choses qui n'en valent pas vraiment la peine.

Je me passe de certaines choses que l'on apprend à désirer à la plupart des Américains : je n'ai jamais eu une maison, une voiture ou des enfants. Mais je ne le regrette pas. Si vous avez ces choses, elles font de votre vie un combat désespéré pour pouvoir vous les payer. Souvent les hommes divorcent, après quoi c'est à peine s'ils arrivent à voir les enfants pour la subsistance desquels ils doivent se démener toute leur vie.

Quel gâchis de dédier sa vie à un combat pour pouvoir continuer. C'est en rejetant ces lourds fardeaux que j'ai pu combattre pour quelque chose qui vaut ce combat.

Question 16

Q: What personal benefits have you derived from your activism?

A: I spend most of the time traveling to places that have invited me to give speeches. In some ways, this is very nice — I get to see many countries, visit beautiful and interesting places, try many foods, listen to many styles of music, and make friends. It also has its bad aspects: airport lines take up time, the security feels fascist, and I can’t take a class of any kind because I am not home enough.

Q : Quels bénéfices personnels avez-vous tiré de votre activisme ?

R : Je passe le plus clair de mon temps à voyager là où l'on m'a invité à donner des conférences. Par certains aspects, c'est très agréable - je vois beaucoup de pays, je visite des endroits beaux et intéressants, j'essaie de nombreuses nourritures, j'écoute de nombreux styles de musique, et je me fais des amis. Il y a aussi des mauvais côtés : les voyages en avion prennent du temps, la sécurité est fascisante, et je ne peux suivre aucun cours parce que je ne suis pas assez longtemps à la maison.

Question 17

Q: What advice would you give to activists who wish to be more successful or effective?

A: Keep your focus on how to change the future. Don’t dwell on the past except to learn lessons for how to be more effective in the future. Don’t waste time on symbolic gestures, but don’t put more than half your effort into actions that are effective but don’t convey a message. Ideally every action should make a dent in the problem and inspire others, too

Q : Quel conseil donneriez-vous aux activistes qui voudraient avoir plus de réussite ou d'efficacité ?

R : Restez concentrés sur la façon de changer l'avenir. Ne vous reposez pas sur le passé sauf pour tirer les leçons sur le moyen d'être plus efficace à l'avenir. Ne perdez pas de temps à des gestes symboliques, ne mettez pas plus de la moitié de vos efforts dans des actions qui sont efficaces mais qui ne véhiculent aucun message. Dans l'idéal chaque action devrait créer une brèche dans le problème, et aussi inspirer les autres.

Question 18

Q: What is the best way for someone who doesn’t have a lot of time or money to help the free software movement or any other movement they support?

A: You can support the free software movement with a small amount of money by becoming a member of the Free Software Foundation . You can support the movement with a small amount of time by signing up on DefectiveByDesign.org to participate in our protest actions against Digital Restrictions Management (DRM). That refers to the practice of developing products to restrict the user.

You can also help in a way that saves you both time and money, by not buying media you don’t have the means to copy. Don’t buy BluRay or HD-DVD. Don’t by e-book readers such as the Amazon Swindle or the SONY Shreader. Don’t get music or video in encrypted formats. Insist on unrestricted media only.

Q : Quel est le meilleur moyen pour quelqu'un qui n'a pas beaucoup de temps ou d'argent pour aider le mouvement du logiciel libre ou tout autre mouvement à soutenir ?

R : Vous pouvez soutenir le mouvement du logiciel libre avec une petite somme d'argent, en devenant membre de la Free Software Foundation. Vous pouvez soutenir le mouvement en donnant un petit peu de temps, en vous inscrivant sur DefectiveByDesign.org pour participer à nos protestations contre les mesures de gestion numérique du droit d'auteur (DRM). Cela fait référence à la pratique qui vise à développer des produits pour restreindre les droits de l'utilisateur.

Vous pouvez aussi aider en économisant du temps et de l'argent, en n'achetant pas des médias que vous n'avez pas la possibilité de copier. N'achetez pas de BluRay ni de HD-DVD. N'achetez pas de lecteur de livre électronique comme le Swindle d'Amazon ou le Sony Reader. N'achetez pas de musique ni de films dans des formats cryptés. Insistez pour n'avoir que des médias sans restrictions.

Question 19

Q: If you weren’t a programmer or free software activist, what other profession would you have enjoyed following?

A: I would have liked to do research in physics. I would still like to be a stand-up comic. Whether I have the ability to do either one, who knows?

Q : Si vous n'étiez pas programmeur ou activiste du logiciel libre, quelle autre profession auriez-vous aimé embrasser ?

R : J'aurais aimé faire de la recherche en physique. J'aimerais toujours faire du stand-up. Quant à savoir si j'ai la capacité de faire l'un ou l'autre, qui sait ?

Question 20

Q: Stand-up comic! What’s your favorite joke?

A: I don’t have a favorite joke, favorite food, favorite book, or favorite whatever it is. I can’t recall without reminders all the jokes that I might tell if circumstances remind me of them. And if I could recall them all, I would have trouble comparing them and choosing one as the favorite.

Here’s a comeback that I thought of today, in a split second, when it was useful. I had a medical test, and the doctor said “It’s close enough for government work.” I responded, “So what? We don’t have a National Health Service yet.”

Q : Du stand-up ! Quelle est votre blague préférée ?

R : Je n'ai pas de blague préférée, de plat préféré, de livre préféré, ou de quoi que ce soit préféré. J'ai besoin de notes pour me rappeler de toutes les blagues que je pourrais raconter si les circonstances me les rappellent. Et si je pouvais me souvenir de toutes, j'aurais du mal à les comparer pour en choisir une préférée.

Mais il me revient ce à quoi j'ai pensé aujourd'hui, en un éclair, quand c'était utile. J'ai fait un bilan médical, et le docteur m'a dit "Bon pour le service !". J'ai répondu "Quel service ? On n'a même pas de service de santé !"
--Ypll 8 septembre 2009 à 21:31 (UTC): Si quelqu'un a quelque chose de mieux à proposer pour la blagounette de RMS, pas de problème... quelle galère ! ;-)
--Goofy 9 septembre 2009 à 07:11 (UTC): je propose un équivalent, mais c'est pas super-hilarant non plus