Is free software “communist”? Maybe yes...
Un article de Framalang Wiki.
L'article d'origine a été publié sur freesoftwaremagazine.
Le logiciel libre est-il communiste? Peut-être...
| Pseudo | Code | Rôle | Statut |
|---|---|---|---|
| Coeurgan | Traduction | Terminé | |
| GaeliX | Relecture | Terminé | |
| Don Rico | Validation | Terminé |
Article en ligne à cette adresse : http://framablog.org/index.php/post/2007/02/20/logiciel-libre-communiste
Paragraphe 1
Some prominent people have called free software “communist” in an attempt to bring Cold War bugaboos to bear against the movement—a kind of “nuclear option” of FUD. I remember the paranoia of the Cold War personally, and I thought then (and I still do now) that it was “just stupid”.
Quelques personnes en vue ont qualifié le logiciel libre de "communiste" dans l'intention de raviver contre ce mouvement les fantasmes de la Guerre Froide - Une sorte d'arme secrète du FUD [FUD]. Je me souviens personnellement de la paranoïa qui régnait pendant la Guerre Froide et je pensais à l'époque (je le pense toujours) que c'était "simplement stupide".
Paragraphe 2
So rather than react as some have done with a knee-jerk “no it’s not!”, I propose to accept the label and see where that insight takes us. Maybe there is something communist about free software? I think we will see, however, that the idea behind free software is far more radical: no less “communist” than “capitalist”, but no more so, either.
Plutôt que de réagir par un épidermique "C'est pas vrai", je propose d'accepter l'appellation et de voir où ce point de vue nous mène. Peut-être y a-t'il quelque chose de communiste dans le logiciel libre? Je pense que nous allons voir d'ailleurs que l'idée sous-jacente du logiciel libre est bien plus radicale : Pas moins "communiste" que "capitaliste", mais pas plus pour autant.
Paragraphe 3
The tired rhetoric of the Cold War
August 6th is known as “Peace Day”. It’s an ironic name for the day that commemorates the day in 1945 when the United States became the only country ever (before or since) to use a nuclear weapon on live human beings. It might be argued that that final offensive act of WWII was also the initial offensive act of the Cold War. We had cooperated uneasily with Soviet Communists to win the war, and when it was over, our political machine began the first go at the “New American Century”, with American monopoly control of nuclear weapons as the big stick needed to police the world.
La réthorique éculée de la Guerre Froide
Le 6 août est connu comme étant "le jour de la paix". C'est assez ironique pour le jour qui commémore celui de 1945 où les états-unis sont devenus le seul pays à utiliser une arme nucléaire sur des êtres humains vivants. On peut dire que cette dernière offensive de la seconde guerre mondiale était aussi la première offensive de la Guerre Froide. Nous avions coopéré difficilement avec les soviétiques pour gagner la guerre, et quand ce fut terminé, notre machine politicienne débuta le "Nouveau Siècle Américain", avec le contrôle américain des armes nucléaires qui faisait office de bâton pour régir la marche du monde.
Paragraphe 4
Sometime in the next few years, the Soviets overcame that disadvantage; the “red scare” was started; and Senator McCarthy’s anti-communist witch-hunts began—and the word “communist” became more than an academic classification of a particular socio-economic philosophy. It became a dirty word, synonymous with “traitor”, and if Bill Gates can still get a rise out of using it to describe the free software movement, then we’re apparently still not quite over that paranoia.
Quelques années plus tard, les soviétiques ont dépassé ce handicap; ce fut le début de la "menace rouge", la chasse aux sorcières anti-communistes du sénateur McCarthy commença, et le mot "communiste" devint plus qu'une classification académique d'une philosophie socio-économique particulière. Il devint une insulte, synonyme de "traître"; et si Bill Gates peut encore l'utiliser comme une raillerie pour décrire le mouvement du logiciel libre, c'est que nous ne sommes apparemment pas encore quittes avec cette paranoïa.
Paragraphe 5
But in the end, it is just a word—an idea that, right or wrong, appealed to millions of human beings for decades. I believe that there is some insight to be gained from considering free software from the communist perspective. Maybe in certain important ways, free software is worthy of the name “communist”. Not the dirty word, not the strawman totalitarian threat of the communist party, but the pure concept behind it. The part of communism that convinced millions of people that it might be a good idea.
Mais finalement, c'est seulement un mot, une idée qui , bonne ou mauvaise, s'est appliquée à a attiré des millions d'êtres humains pendant des décennies. Je crois que l'on peut progresser en introspection en considérant le logiciel libre d'un point de vue "communiste". Peut-être que sur certains points importants, le logiciel libre mérite le nom "communiste". Pas l'insulte, pas l'épouvantail de la menace totalitaire du parti communiste, mais le concept derrière le mot, la communisme qui a convaincu des millions de gens que cela pourrait être une bonne idée.
Paragraphe 6
(Image Soviet Propaganda) Working together is a good thing, isn’t it? The ideal of unity of purpose, is critical to communist expressions of their own goals. But maybe the only thing we should be fearing in this picture is the gun—the spectre of state coersion to attain that unity. If people work together through freedom, that’s another matter entirely. (Propaganda poster from Wikipedia Commons: Public Domain).
Travailler ensemble est une bonne chose, n'est-ce pas? L'idéal d'un objectif commun est très important dans l'expression des communistes de leurs propres buts. Mais peut-être que la seule chose que nous devrions craindre dans cette image est l'arme, le spectre de la contrainte d'Etat pour atteindre cette unité. Si les hommes travaillent librement ensemble, c'est tout à fait autre chose.
Paragraphe 7
Communism was a political philosophy attempting to solve certain kinds of social problems in the Capitalist West that were (and are) quite frankly real problems: poverty, class stratification, and social injustice. That it did not seem to solve those problems when applied on a national scale during the 20th century represented a human failure, but hardly an incarnation of evil. And you’ve not yet given an idea a fair hearing until you’ve looked at it from the point of view of its supporters. Communists themselves do not see the central state control of the economy as the point of communism—only as a means. Marx argued that it should be expected to “wither away” in fact.
Le communisme était une philosophie politique qui tentait de résoudre certains types de problèmes sociaux de l'occident capitaliste qui étaient (et sont toujours) très franchement de vrais problèmes : pauvreté, division en classes, et injustice sociale. Qu'appliqué à une échelle nationale au vingtième siècle, cela n'ait pas semblé résoudre ces problèmes représente un échec humain, mais pas vraiment l'incarnation du diable. Et vous n'avez pas encore donné à une idée une écoute équitable avant de l'avoir étudiée du point de vue de ses supporters. Les communistes eux même ne voient pas le contrôle de l'économie par l'Etat centralisé comme un objectif du communisme mais seulement comme un moyen. Marx soutenait même que l'idée était amenée "se faner".
Paragraphe 8
No, the point of communism, as communists would describe it, is to implement the communist ideal:
From each according to his abilities, to each according to his needs.
In this particular sense, free software development does indeed follow. Since there is often no direct and exclusive material remuneration for the work done, the principle reasons for doing software work on free community projects are the abilities and desires of the developers. We have an “interest-ocracy”, as some have described it—those who care enough about the design to do the work, get to determine how it is done.
Non, l'objectif du communisme, comme les communistes le voient, est de donner corps à l'idéal communiste.
Chacun donne selon ses capacités, chacun reçoit selon ses besoins.
De ce point de vue particulier, le logiciel libre correspond en effet. Car il n'y a souvent aucune rémunération matérielle directe et exclusive pour le travail fait. Les principales raisons pour créer des logiciels dans des communautés libres sont les capacités et les désirs des développeurs. Nous avons une "intérêt-ocratie" , comme certains l'ont décrit, ceux qui s'intéressent assez au projet pour faire le travail déterminent la manière de le faire.
Paragraphe 9
Likewise, the nature of software as information and the resulting near zero cost of replication of the work leads naturally to a condition in which there is no reason not to take according to your needs.
De la même manière, la nature immatérielle du logiciel et le coût de réplication du travail résultant proche de zéro mène naturellement à un fonctionnement dans lequel il n'y a aucune raison de ne pas prendre ce qui correspond à nos besoins.
Paragraphe 10
The essential, unbreakable connection between the give of production and the take of consumption is broken naturally by the nature of software itself. Fearing the economic consequences of this reality in a society which takes the conservation of number and mass (natural properties of matter, but unnatural for information), our capitalist societies have constructed elaborate, centrally-administered market-controls (sound familiar?) in order to force the information market, against its nature, to imitate the properties of the matter marketplace.
Cette connexion essentielle et immuable entre le "don" de la production et "l'appropriation" de la consommation est cassée naturellement par la nature même du logiciel. Craignant les conséquences économiques de cette réalité dans une société qui se base sur la conservation de la masse et de la quantité ( Propriété naturelle de la matière, mais pas de l'information ), nos sociétés capitalistes ont construit des systèmes élaborés de contrôle du marché pour forcer le marché de l'information à imiter, contre sa nature, les propriétés du marché matériel.
Paragraphe 11
We call these controls, collectively, the “intellectual property regime”. And what was once a fairly innocuous implementation, limited in both time and scope, has become enormous. When 12 year old kids and senior citizens are being threatened with lawsuits and fines of more than they might earn in the next ten years for the horrible crime of listening to music and sharing it with their friends; when vast corporations use armies of lawyers to claim control of trivial ideas through software patents; when international treaties hinge on the application of stricter and stricter controls on the dissemination of information; when the act of merely writing software capable of breaking these manacles on intellectual freedom is made into a criminal offense—can we really pretend that “IP laws” are any less oppressive than the communist “command economy”?
Nous appelons ces contrôles, collectivement, le "régime de la propriété intellectuelle". Et ce qui a été un jour une mise en oeuvre simple, limitée à la fois en temps et en portée, est devenu énorme. Quand des enfants de 12 ans et des citoyens âgés sont menacés de poursuites judiciaires et d'amendes d'un montant correspondant à ce qu'ils pourraient gagner dans les 10 prochaines années pour le crime horrible d'écouter de la musique et la partager avec leurs amis; Quand de grandes entreprises utilisent des armées d'avocats pour prendre le contrôle d'idées triviales à travers les brevets logiciels; Quand des traités internationaux dépendent de l'application de contrôles de plus en plus stricts sur la dissémination de l'information; Quand le simple acte d'écrire un logiciel capable de briser ces cadenas sur la liberté intellectuelle est considéré comme un crime, pouvons-nous réellement prétendre que les lois sur la propriété intellectuelle sont moins répressives que l'"économie contrôlée" des communistes.
Paragraphe 12
Free software eliminates these unnatural controls, freeing the marketplace, and allowing information products to assume their natural behavior. A behavior, which—curiously—embraces the ideals of the communist society.
Le logiciel libre élimine ces contrôles artificiels, libérant le marché, et restituant aux produits immatériels leur comportement naturel. Un comportement qui embrasse curieusement les idéaux de la société communiste.
Paragraphe 13
Free-Market Communism
In fact, the free/copyleft license strategy and the whole concept of community-based peer production cuts right across this political spectrum, destroying the traditional boundaries, because it achieves the communist ideals without the restrictions that capitalists object to.
Libre échange communiste
En vérité, la stratégie des licences libres et tout le concept de production communautaire court-circuite ce spectre politique, détruisant les frontières traditionnelles, car il met en oeuvre les idéaux communistes sans les restrictions que les capitalistes leur opposent.
Paragraphe 14
As a social contract, free-copyleft licenses like the GPL draw a very different boundary for personal “property” in the intellectual sphere than either capitalism or communism does in the material world. Attribution is accorded much greater importance, as the important fuel for the “reputation game” that keeps excellent creators in a position to create. But the ability to control the use and replication of the work is rejected. Indeed, via the copyleft requirement, this artificial market control is denied to all, ensuring that the work is free for use, reuse, improvement, and sharing of the improved work. The work is owned in that sense, not by any individual, but by “the commons”.
En temps que contrat social, les licences libres comme la GPL dessinent des frontières très différentes de la propriété personnelle sur le plan intellectuel, que celles dessinées par le capitalisme ou le communisme dans le monde matériel. On accorde beaucoup plus d'importance à la paternité qui est le carburant du "jeu des réputations" qui laisse les excellents créateurs en position de créer. Mais la possibilité de contrôler l'usage et la reproduction du travail est refusée. En effet, grâce au copyleft, ce contrôle artificiel du marché est interdit à quiconque, assurant que le travail est libre pour être utilisé, réutilisé, amélioré et que ce travail amélioré soit partagé. Ce travail est possédé dans ce sens, non par un individu, mais par "la communauté".
Paragraphe 15
Thus it can be said to be both “communist” and “free-market”—at least from a certain point of view. We in the West have been conditioned to believe that the free-market always chooses competition, but in the case of free software, the free market chooses cooperation, or to put it more bluntly, communism (that is to say, it encourages people to behave communally and hold property in common). People can participate in a free software project with little or no “capital”, so there is no reason to raise large capital investments, hence no actual need for “capitalism” as such (as opposed to the case of proprietary software, you do not need a company to start a free software project!).
Ainsi on peut le qualifier à la fois de communiste et de "libre échange", au moins d'un certain point de vue. Nous, occidentaux, avons été conditionnés pour croire que le libre-échange conduit toujours à la compétition, mais dans le cas du logiciel libre, le libre échange conduit à la coopération, ou pour parler plus crûment, au communisme (c'est-à-dire qu'il encourage les gens à agir en communauté et à garder la propriété en commun). On peut participer au logiciel libre avec peu ou pas de capital, donc il n'y a pas de raison de chercher le gros investissement de capital et partant il n'y a aucun besoin du "capitalisme" en tant que tel (contrairement au logiciel propriétaire, vous n'avez pas besoin d'une entreprise pour lancer un projet de logiciel libre).
Paragraphe 16
That, of course, is the cannonball that knocks the supports out from under the capitalist arguments for the importance of intellectual property controls to maintain production. They take it as a foregone conclusion that production is impossible without monetary capital investment and that licensing-fees are the only way to recoup that investment. However, free software production is demonstrably so efficient and reductive to cost that capital investment becomes almost irrelevant for all but a tiny minority of software projects. Hence, less restrictive means of collecting revenue—such as service contracts, commissions received beforehand, and investment based on personal use value—have proved adequate to meet the much more modest funding requirements of free software projects.
C'est bien sûr, le boulet de canon qui met à bas les fondements de l'argument capitaliste quant à l'importance des contrôles de sur la propriété intellectuelle pour maintenir la production. Ils prennent pour conclusion certaine que la production est impossible sans investissement de capital et que les droits d'auteur sont le seul moyen d'avoir un retour sur cet investissement. Malgré cela, il est démontré que la production de logiciel libre est si efficace et réduit tant les coûts que l'investissement de capital devient presque sans objet pour tous les projets logiciels sauf une petite minorité. De ce fait, des moyens moins restrictifs de collecter des revenus, comme des contrats de service, des commissions reçues préalablement, et des investissements basés sur la valeur de l'usage personnel, se sont montrés utiles pour subvenir aux modestes besoins de fonds des projets de logiciel libre.
Paragraphe 17
Contrary to the assumptions of our society, “free market” does not necessarily imply “capitalist”. “Capitalism” refers to the specific practice of accumulating capital to start enterprises. In the material marketplace, free markets appear to invariably lead to capitalism, but we can’t safely assume that will be so in information markets.
Contrairement aux a priori de notre société, "libre échange" ne veut pas forcément dire "capitalisme". Le "capitalisme" fait référence à une pratique spécifique d'accumulation de capitaux pour créer des entreprises. Dans le cas du marché matériel, le libre échange semble conduire invariablement au capitalisme, mais on ne peut pas vraiment affirmer qu'il en sera ainsi dans le monde de l'immatériel.
Paragraphe 18
In the free-market of community-based peer production (CBPP), labor is spontaneously contributed to the completion of goals for the pure joy (or enlightened self-interest, if you prefer—which I generally do) of helping the communal effort, based on the skill sets of the people contributing. This happens completely without state coersion or market controls. “From each according to his ability, to each according to his need” occurs without any kind of state enforcement (i.e. in a free market). Hence, CBPP or free software development, is a real, working case of “free market communism”.
Dans le marché libre de la production basée sur la communauté (CBPP), le travail est spontanément donné pour l'accomplissement du but pour le simple plaisir (ou égoïsme éclairé si vous préférez, ce qui est généralement mon cas ) de participer à l'effort communautaire, basé sur les compétences des contributeurs. Ceci arrive sans aucune intervention de l'Etat ni contrôle de marché. "Chacun donne selon ses capacités, chacun reçoit selon ses besoins." arrive sans contrainte d'Etat d'aucune sorte (c'est-à-dire dans un marché de libre-échange). On peut donc dire que "CBPP" ou le développement de logiciels libres est un vrai cas de "Marché de libre échange communiste" qui fonctionne.
Paragraphe 19
We already know that this system works. It built GNU. It built Linux. It built X. It built Wikipedia. It has accomplished things with little or no capital investment that cost corporations billions of dollars in capital (compare to Microsoft Windows, the Apple O/S (before Darwin/OS X), and Encyclopedia Brittanica). And far from being inferior copies as our Western capitalist education says they must be, they appear to be at least as good if not better than their proprietary equivalents. In some cases—such as the Internet itself—there are no proprietary equivalents.
Nous savons déjà que ce système fonctionne. Il a créé GNU. Il a créé Linux. Il a créé X. Il a créé Wikipedia. Ce système a accompli avec très peu ou pas de capital des choses qui coûtent à des entreprises des milliards de dollars de capital (comparé à Microsoft Windows, le système d'exploitation d'Apple (avant Darwin/OS X) et l'Encyclopedia Brittanica). Et loin d'être des copies inférieures comme notre éducation capitaliste occidentale dit qu'ils doivent être, ils semblent qu'ils soient au moins aussi bons sinon meilleurs que leurs équivalents propriétaires. Dans certains cas (comme Internet lui-même), il n'y a pas d'équivalent propriétaire.
Paragraphe 20
A new revolution
This free market, bazaar economy doesn’t really resemble the real 20th century communist societies. But it might resemble the vision that Marx had in his head—of a communist society that worked, that didn’t need market controls or oppression to function. But that’s not something we should be eager to condemn, is it?
Une nouvelle révolution
Ce marché libre, cette économie de bazar ne ressemble pas vraiment aux vraies sociétés communistes du vingtième siècle. Mais il pourrait ressembler à la vision que Marx avait en tête d'une société communiste qui fonctionne, qui ne nécessite pas de contrôle du marché ou de répression pour fonctionner. Mais ce n'est pas quelque chose que nous devrions être désireux de condamner, n'est ce pas?
Paragraphe 21
I think the only reason people don’t say this is that they are afraid of being labeled “communist” because of the historical paranoia. But I don’t think we should be so reactive. We should rise above that level, and realize that that’s exactly what we are doing with the free software movement and the bazaar—we are rising above the tired, 20th century conceptions of “communism” and “capitalism”. We are replacing them both in the way every old system should hope to be replaced—by building something that works even better.
Long live the revolution!
Je pense que la seule raison pour laquelle les gens ne disent pas cela est qu'ils ont peur d'être étiquetés "communistes" à cause de la paranoïa historique. Mais je ne pense pas que nous devrions réagir de manière aussi superficielle. Nous devrions nous élever au dessus de cela, et réaliser que c'est exactement ce que nous sommes en train de faire avec le mouvement du logiciel libre et avec le bazar. Nous nous élevons au dessus de la conception dépassée qu'avait le vingtième siècle du "communisme" et du "capitalisme". Nous avons remplacé les deux de la manière dont tout vieux système devrait espérer être remplacé : en construisant quelque chose qui fonctionne encore mieux.
Longue vie à la révolution!

