Is it time to stop using the word 'piracy'?
De Framalang Wiki.
Le Guardian a la bonne idée de remettre en question notre utilisation du mot 'pirate' pour le numérique.
| Pseudo | Code | Rôle | Statut |
|---|---|---|---|
| Yonnel | YPLL | Traduction | Terminée |
| aKa | Relecture | Terminé | |
| aKa | Validation | Terminé | |
| Mise en forme |
Article en ligne à l'adresse : http://www.framablog.org/index.php/post/2009/04/17/pirate-au-sens-propre-pirate-au-sens-figure
Sommaire |
Pirates ! Titre
Is it time to stop using the word 'piracy'?
Faut-il enfin arrêter de parler de "piratage" ?
Pirates ! §1
There are certainly plenty of people who think so. Both real-world and digital piracy have gathered plenty of headlines recently – a timely coincidence that has served to bring the differences between the two into sharp contrast.
C'est du moins un avis très répandu. Dans l'actualité récente, on a beaucoup parlé à la fois de la piraterie sur les mers et sur les réseaux, une coïncidence venue à point nommé pour faire ressortir les différences marquées entre ces deux phénomènes.
Pirates ! §2
People are pointing out that the activities of digital rebels such as The Pirate Bay couldn't be further from the raw violence of Somali pirates who are locked in a string of bloody battles off the east African coast.
On souligne que les activités des rebelles de l'ère numérique, comme The Pirate Bay, ne pourraient pas être plus éloignées de la violence et de la cruauté des pirates somaliens, affairés dans une succession de batailles sanglantes au large des côtes de l'Afrique orientale.
Pirates ! §3
The latest to question the use of "piracy" to describe digital copying is Stephen Dubner, one of the authors of the bestselling book Freakonomics.
La dernière remise en question de l'usage du mot « piratage » pour décrire la copie numérique vient de Stephen Dubner, un des auteurs du best-seller Freakonomics.
Pirates ! §4
"It was a clever name, at least in the beginning. Hijacked movies, music, games, even books – yeah, it's the outlaws taking from the establishment, creating some wealth for the common man," he said on his blog. "But in recent weeks, as real-life pirate attacks have gained in intensity, violence, and geopolitical meaning, talking about digital thieves as pirates has come to seem clever to a fault, and inaccurate too."
« C'était un nom bien trouvé, au moins au début. Les films, la musique, les jeux, et même les livres piratés - ah ouais, voilà, les hors-la-loi qui volent les institutions, qui créent de la richesse pour tout un chacun », analyse-t-il sur son blog. « Mais depuis ces dernières semaines, avec les attaques des vrais pirates qui ont crû en intensité, en violence et en importance géopolitique, appeler pirates les voleurs du numérique a semblé de moins en moins pertinent et de plus en plus excessif. »
Pirates ! §5
Some people have highlighted this tension between different uses of the word for a long time. Richard Stallman, the founder of the Free Software Foundation and a notorious linguistic stickler, has a long list of words he finds troubling (including "free", "creator" and "ecosystem"). He believes that piracy has always been a propaganda term when used by publishers.
Certains mettent en évidence depuis longtemps cette tension entre les différents usages de ce terme. Richard Stallman, le fondateur de la Free Software Foundation, réputé pour être tatillon sur les mots, a déjà une longue liste d'expressions qui le troublent (dont « libre/gratuit », « créateur » et « écosystème »). Il pense que l'usage du mot piraterie a toujours fait partie de la propagande des éditeurs.
Pirates ! §6
"They imply that it is ethically equivalent to attacking ships on the high seas, kidnapping and murdering the people on them," he says. That may seem extreme – after all, most people are likely to picture swashbucklers such as Captain Jack Sparrow or Long John Silver – but even this week the Business Software Alliance was among the groups making direct comparisons to events off the Horn of Africa in their campaign against copyright infringement.
« Ils insinuent que c'est équivalent, d'un point de vue éthique, à l'attaque de navires en pleine mer, à l'enlèvement et au meurtre de passagers », accuse-t-il. On peut trouver cela extrême - après tout, la plupart d'entre nous sont susceptibles d'avoir des images de corsaires, du capitaine Jack Sparrow (NdT : Pirates des Caraïbes !) ou de Long John Silver (NdT : L'Ile au Trésor, de Robert Louis Stevenson), mais même cette semaine la Business Software Alliance (NdT : la BSA) faisait avec d'autres la comparaison directe avec les événements au large de l'Afrique dans sa campagne contre les infractions au copyright.
Pirates ! §7
So what could we use instead? Stallman puts forward "unauthorised copying", "prohibited copying" – and even "sharing information with your neighbour". Dubner, meanwhile, scrabbled for the term "dobbery" (as in digital robbery) which is not only uncomfortable but has the potential to be just as controversial as its predecessor.
Alors, comment en parler ? Stallman propose « copie non autorisée », « copie prohibée », voire même « partage d'information avec son prochain ». Dubner, de son côté, a gribouillé le terme « dobbery » (NdT : digital robbery, vol numérique), qui est non seulement problématique, mais possède tout ce qu'il faut pour être au moins autant sujet à controverse que son prédécesseur.
--Ypll 16 avril 2009 à 22:20 (CEST):
Comment j'ai galéré pour cette dauberie !!! C'est pas vraiment satisfaisant... Please, help me out!
Pirates ! §8
John Gruber, the author of the Daring Fireball blog, suggests that we don't need new words or phrases: "Bootlegging is already apt," he wrote. That may be loaded with its own problems, but it does at least have a long history in the music world that predates digital piracy and has different associations.
John Gruber, l'auteur du blog Daring Fireball, suggère que nous n'avons pas besoin de nouveaux mots ou de nouvelles expressions : « le mot trafic est déjà adapté » (NdT : ou contrebande), écrit Gruber. Il est peut-être lui aussi fortement connoté, mais au moins il a derrière lui une longue histoire dans le monde de la musique, qui précède le piratage des fichiers numériques, et on l'associe à autre chose.
--Ypll 16 avril 2009 à 22:29 (CEST):
Difficile, encore une fois... Trafic ou contrebande ? Pour l'adéquation avec la réalité, le premier. Mais pour la charge historique, le second.
Pirates ! §9
Still, whatever the campaigners unite behind they could be in for a long-term battle. Somalian pirates may be in the news today, but previous stories of theft, kidnap and murder (often in the South China Sea) have failed to jolt a linguistic shift. Perhaps it's time to admit that the ship has already sailed.
Il n'en demeure pas moins que quel que soit le mot qui fera l'union des anti-piratages, leur combat pourrait être de longue haleine. Les pirates somaliens ont beau faire la une aujourd'hui, les événements passés, notamment en mer de Chine méridionale, qu'il s'agisse de vols, enlèvements ou meurtres, n'ont pas réussi à bouleverser le langage. Il est peut-être temps d'admettre que le bateau a déjà mis les voiles.

