Note to content owners: DRM doesn’t work

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Article de Mark Shuttleworth sur l'inefficacité des DRM. Original sur markshuttleworth.com.


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Article en ligne à cette adresse : http://framablog.org/index.php/post/2007/04/13/les-DRM-sont-inefficaces-Mark-Shuttleworth-Ubuntu

Sommaire

Titre

Note to content owners: DRM doesn’t work
Note aux ayant-droits : les DRM sont inefficaces

Paragraphe 1

There are some ideas that are broken, but attractive enough to some people that they are doomed to be tried again and again.

DRM is one of them.

I was thrilled to see recently that the processing key for *all* HD discs produced to date has been discovered and published. I expect this to lead to the complete unraveling of the Blu-Ray and HD-DVD content protection schemes before even 1% of the potential market for those players has been reached. Good news indeed, because it may inspire the people who setup such schemes to reconsider.

Certaines idées sont vouées à l'échec, mais suffisamment séduisantes pour certaines personnes pour qu'elles soient condamnées à être essayées encore et encore.

Les DRM en font partie

Je me suis réjouis de voir, il y a peu, que les clés de chiffrement pour *tous* les disques HD émis jusqu'à aujourd'hui avaient été découvertes et publiées. J'ai espoir que cela aboutira au dévoilement des schémas de protection de contenu des Blu-Ray et HD-DVD avant que ces lecteurs n'aient atteint 1% de leur marché potentiel. C'est en effet une bonne nouvelle puisqu'elle pourrait amener les gens qui implantent de telles protections à reconsidérer leur position.

Paragraphe 2

We’ve been here before. The DVD-CSS encryption system was cracked very quickly - stylishly and legally so. Content owners - Hollywood Inc - were outraged and pursued anybody who even referred to the free software which could perform the trivial decryption process. They used the DMCA as a way to extend the laws of copyright well beyond their original intent. They behaved like a deer in the headlights - blinded by the perceived oncoming doom of a world where their content flows quickly and efficiently, unable to see potential routes to safety while those headlights approach. Their market was changing, facing new opportunities and new threats, and they wanted to slow down the pace of change.

Content owners think that DRM can slow down the natural evolution of a marketplace.

On est déjà passé par là. Le système de chiffrement DVD-CSS a été cracké très rapidement, avec style et légalement. Les ayant-doits, Hollywood Inc, étaient scandalisés et ont poursuivi toute personne faisant simplement référence au logiciel libre qui pouvait accomplir ce décryptage simple. Ils ont utilisé le DMCA pour renforcer les lois sur le droit d'auteur bien au delà de son but originel. Ils se sont comportés comme un cerf pris dans les phares, aveuglés par la vision apocalyptique d'un monde où leur contenu circule rapidement et efficacement, sans pouvoir entrevoir une issue sûre alors que les phares se rapprochent. Leur marché changeait, ouvrant de nouvelles possibilités et de nouvelles menaces, et ils voulaient ralentir le rythme de ce changement.

Les ayant-droits pensent que les DRM peuvent ralentir l'évolution naturelle du marché.

Paragraphe 3

In the case of movies, a big driver of DRM adoption was the unwillingness of the industry to get out of the analog era. Movies are typically distributed to theaters on celluloid film, great big reels of it. It costs a lot to print and distribute those films to the cinemas who will display it. So the realities of real-world distribution have come to define the release strategy of most movies. Companies print a certain number of films, and ship those to cinemas in a few countries. When the movie run is finished there, those same films are shipped to new countries. This is why a movie is typically released at different times in different countries. It’s purely a physical constraint on the logistics of moving chunks of celluloid, and has no place in today’s era of instant, global, digital distribution.
En ce qui concerne les films, une des raisons principales de l'adoption des DRM a été le refus de l'industrie de sortir de l'ère de l'anologique. Les films sont en général envoyés aux salles de cinémas sous forme de films en celluloïd, de grosses bobines de celluloïd. L'impression et la distribution de ces films aux cinémas qui vont les montrer coûtent très cher. La stratégie de sortie de la plupart des films était donc définie par les contraintes du monde réel. Les studios imprimaient donc un certain nombre de pellicules et les envoyaient aux cinémas dans quelques pays. Quand la diffusion est achevée ici alors ces films sont envoyés dans de nouveaux pays. C'est la raison pour laquelle les films sortent en général à des dates différentes dans différents pays. C'est purement et simplement dû à des contraintes physiques liées à l'organisation des déplacements de morceaux de celluloïd et cela n'a plus sa place dans notre ère de distribution numérique, instantanée, mondiale.

Paragraphe 4

Of course, when DVD’s came along, content owners did not want people to buy the DVD in the USA, then ship that to Australia before the film was showing in cinemas there. Hence the brain damage that we call region encoding - the content owners designed DVD-CSS so that it was not only encrypted, but contained a region marker that is supposed to prevent it from being played anywhere other than the market for which it was released. If you live outside the US, and have ever tried to buy a small-run por^W documentary movie from the US you’ll know what I mean by brain damage: it doesn’t play outside the US, and the demand in your region is not sufficient to justify a print run in your region-coding, so sorry for you.
Evidemment, quand les DVD sont apparus, les ayant-droits ne voulaient pas que les gens achètent le DVD aux USA et se le fassent envoyer en Australie avant même que le film ne passe dans les cinémas là-bas. D'où la lésion cérébrale que nous appelons zonage, les ayant-droits ont implanté la protection CSS afin que le DVD ne soit pas seulement chiffré mais aussi pour qu'il contienne un marqueur de zone qui est censé l'empêcher d'être lu ailleurs que sur le marché pour lequel il a été prévu. Si vous vivez en dehors des USA et que vous avez déjà essayé de lire un por^Wo petit documentaire des USA vous saurez de quoi je parle en disant lésion cérébrale : vous ne pouvez pas le lire en dehors des USA et la demande dans votre zone n'est pas suffisante pour justifier une version spécifique à votre région, alors tant pis pour vous.

Paragraphe 5

The truth is that survival in any market depends on your ability to keep up with what is possible. The movie owners need to push hard for global digital distribution - that will let them get movies out on cinema globally on the same day (modulo translation), the same way that you and I can see everything on YouTube the day it is uploaded.
La vérité est que la survie sur un marché dépend de votre capacité à vous adapter aux possibilités. L'industrie cinématographique doit faire de gros efforts pour adopter une distribution numérique mondiale, cela leur permettra d'organiser des sorties mondiales le même jour (modulo la traduction), de la même manière que vous et moi pouvont tout voir sur Youtube le jour où c'est mis en ligne.

Paragraphe 6

The truth is also that, as the landscape changes, different business models come and go in their viability. Those folks who try to impose analog rules on digital content will find themselves on the wrong side of the tidal wave. Sorry for you. It’s necessary to innovate (again, sometimes!) and stay ahead of the curve, perhaps even being willing to cannibalize your own existing business - though to be honest cannibalizing someone else’s is so much more appealing.
La vérité est aussi que, alors que l'horizon change, la viabilité des modèles économiques se fait et se défait. Ceux-là même qui tentent d'imposer les lois de l'analogique à du contenu numérique vont se retrouver du mauvais côté du raz-de-marée. Tant pis pour vous. Il est nécessaire d'innover (encore, parfois!) et rester à la pointe, peut-être même d'être disposé à cannibaliser vos propres marchés, bien que pour être honnête cannibaliser ceux des autres est bien plus attirant.

Paragraphe 6.5

Right now the content owners need to be thinking about how they turn this networked world to their advantage, not fight the tide, and also how to restructure the costs inherent in their own businesses to make them more in line with the sorts of revenues that are possible in a totally digital world.
En ce moment les ayant-droits ont besoin de réfléchir à comment tourner à leur avantage ce monde en réseau, ne pas lutter contre la marée et comment reconvertir les coûts inhérents à leur modèle économique pour les rendre plus en adéquation avec les types de revenus possibles dans un monde entièrement numérique.

Paragraphe 7

Here are some reality bites:

  • Any DRM that involves offline key storage will be broken. It doesn’t matter if that key is mostly stored on protected hardware, either, because sooner or later one of those gets broken too. And if you want your content to be viewable on most PC’s you will have software viewers. They get broken even faster. So, even if you try to protect every single analog pathway (my favourite is the push for encrypted channels between the hifi and the speakers!) someone, somewhere will get raw access to your content. All you are doing is driving up the cost of your infrastructure - I wonder what the cost of all the crypto associated with HD DVD/BluRay is, when you factor in the complexity, the design, and the incremental cost of IP, hardware and software for every single HD-capable device out there.

Voilà quelques vérités :

  • Tous les DRM ayant une clé de chiffrement hors-ligne seront crackés. Peu importe si cette clé est conservée pour la plus grande partie sur du matériel protégé, car tôt ou tard l'un des maillons sera brisé. Et si vous voulez que vos produits soient visibles sur la plupart des PC il vous faudra des logiciels de lecture. Ils sont encore plus facilement crackables. Donc, même si vous essayez de protéger chaque connexion analogique (mon idée préférée est de faire pression pour chiffrer la liaison entre le matériel hifi et les hauts-parleurs!) quelqu'un, quelque part aura accès à votre contenu brut. Le seul effet que cela aura est l'augmentation du prix du matériel, je me demande quel est le coût de tout le chiffrement associé au HD-DVD/Blu Ray, quand vous prenez en compte la complexité, le design et le coût séparé de l'IP, du matériel et du logiciel pour chaque appareil HD qui existe.

Paragraphe 8

  • The alternative to offline key storage is streaming-only access, and that is equally unprotectable. The classic streaming system, TV broadcast, was hacked when the VCR came out, and that was blessed as fair use. Today we see one of the digital satellite radio companies (Sirius or XM, I think) being sued by content owners for their support of a device which records their CD-quality broadcasts to MP3 players. Web content streaming services that don’t allow you to save the content locally are a very useless form of protection, easily and regularly subverted. And of course not everyone wants to be online when they are watching your content.
  • L'alternative au stockage hors-ligne de la clé est l'accès uniquement en flux continu et ce n'est pas non plus protégeable. Le système de flux classique, la diffusion par voie hertzienne, a été hacké quand les magnétoscopes sont apparus et c'était vu comme une utilisation normale. Aujourd'hui l'une des radios numériques diffusée par satellite (Sirius ou XM je crois) est accusée par les ayant-droits pour leur soutien à des appareils qui permettent d'enregistrer leur signal de qualité CD sur des lecteurs MP3. Les services de streaming par le web qui ne permettent pas l'enregistrement local du contenu sont une forme inutile de protection, facilement et régulièrement contournés. Et évidemment, tout le monde ne souhaite pas forcément être connecté pour avoir accès à vos programmes.

Paragraphe 9

  • It only takes one crack. For any given piece of content, all it takes is one unprotected copy, and you have to assume that anyone who wants it will get it. Whether it is software off a warez site, or music from an MP3 download service in Russia, or a file sharing system, you cannot plug all the holes. Face it, people either want to pay you for your content, or they don’t, and your best strategy is to make it as easy as possible for people who want to comply with the law to do so. That does not translate into suing grannies and schoolkids, it translates into effective delivery systems that allow everyone to do the right thing, easily.
  • Un crack suffit. Pour n'importe quel fichier numérique, il suffit d'une copie non protégée et vous pouvez être sûr que tous ceux qui le veulent l'auront. Que ce soit un logiciel sur un site de warez ou un MP3 sur un service de téléchargement en Russie ou un réseau de partage de fichiers, vous ne pouvez pas colmater toutes les brèches. Reconnaissez-le, soit les gens veulent vous payer pour vos fichiers soit ils ne veulent pas et la meilleure stratégie que vous puissiez adopter est de rendre les choses aussi simple que possible pour ceux qui veulent rester en accord avec la loi. Cela ne se traduit pas par des poursuites contre des grands-mères ou des enfants, cela se traduit par un accès pratique au contenu qui permet à chacun de faire ce qui est juste, facilement.

Paragraphe 10

  • Someone will find a business model that doesn’t depend on the old way of thinking, and if it is not you, then they will eat you alive. You will probably sue them, but this will be nothing but a defensive action as the industry reforms around their new business model, without you. And by the industry I don’t mean your competitors - they will likely be in the same hole - but your suppliers and your customers. The distributors of content are the ones at risk here, not the creators or the consumers.
  • Quelqu'un trouvera un modèle économique qui ne dépendra pas de l'ancienne conception et si ça n'est pas vous alors ils vous mangeront tout cru. Vous allez sûrement leur intenter une action en justice, mais ça ne sera qu'une manœuvre défensive tandis que l'industrie subira une réforme autour de ce modèle économique, sans vous. Et quand je parle d'industrie je ne parle pas de vos adversaires, ils se trouveront sans doute dans la même impasse, mais de vos fournisseurs et de vos clients. Ce sont les distributeurs de contenu qui courent un risque ici, pas les créateurs ou les consommateurs.

Paragraphe 11

The music industry’s fear of Napster led them down the DRM rabbit-hole. Microsoft, Apple, SONY and others all developed DRM systems and pitched those to the music industry as a “sane ” approach to online music distribution. It was a nice pitch: “All the distribution benefits of download, all the economic benefits of vinyl”, in a nutshell.
La peur de l'industrie musicale de Napster les a poussé dans le cul-de-sac des DRM. Microsoft, Apple, Sony et d'autres compagnies encore ont développé des systèmes de DRM et les ont présentés à l'industrie musicale comme l'approche "saine" de la distribution de musique en ligne. C'était un bel argument : "Tous les avantages de la distribution en ligne avec tous les avantages économiques des vinyles", en résumé.

Paragraphe 12

Of these contenders, SONY was clearly ruled out because they are a content owner and there’s no way the rest of the industry would pay a technology tax to a competitor (much as Nokia’s Symbian never gained much traction with the other biggies, because it was too tied to Nokia). Microsoft was a non-starter, because they are too obviously powerful and the music industry could see a hostile takeover coming a mile away. But cute, cuddly Apple wouldn’t harm anyone! So iTunes and AAC were roundly and widely embraced, and Apple succeeded in turning the distribution and playing of legal digital music into a virtual monopoly. Apple played a masterful game, and took full advantage of the music industry’s fear.
Parmi les prétendants, Sony a clairement été écarté parce qu'ils font partie des ayant-droits et il était hors de question que le reste de l'industrie paye une taxe technologique à l'un de leur concurrent (un peu comme le système Symbian de Nokia qui n'a jamais rencontré le succès chez les autres grands groupes comme il était trop lié à Nokia). Microsoft n'entrait pas dans la compétition, parce qu'ils sont évidemment trop puissants et que l'industrie musicale pouvait voir un coup d'état venir à des kilomètres. Mais le mignon petit Apple ne pouvait faire de mal à personne! Alors iTunes et AAC ont été accueillis les bras ouverts et Apple a réussi à s'approprier un quasi-monopole sur la distribution et la lecture de musique numérique légale. Apple a magnifiquement joué le jeu et a su profiter pleinement de la peur de l'industrie musicale.

Paragraphe 13

The joyful irony in this of course is Steve Jobs recent call for the music industry to adopt DRM-free distribution, giving Apple the moral high ground. Very, very nicely played indeed!

A few years back I was in Davos, at the World Economic Forum. It was perhaps 2002 or 2003, a few years after the dot-com bust. It was the early days of the iPaq, everyone at the conference had been loaned one. I remember clearly sitting in on a session that was more or less a CEO confessional, a sort of absolution-by-admission-of-stupidity gig. One by one, some well known figures stood up and told horror stories about how they’d let the inmates run the asylum, and allowed twenty-something year olds to tell them how to spend their shareholder capital on dot-com projects. This was really interesting to me, as I’d spent the dot-com period telling big companies NOT to over-invest, and to focus on improving their relationships with existing customers and partners using the net, not taking over the world overnight.

L'appel récent de Steve Jobs, à l'intention de l'industrie musicale pour abandonner les DRM, a apporté une douce touche d'ironie, donnant à Apple l'avantage moral. Très très bien joué en effet!

Il y a quelques années j'étais à Davos, au Forum Economique Mondial. Ça devait être en 2002 ou 2003, quelques années après que la bulle Internet ait éclatée. C'était le tout début de l'iPaq, chacun à la conférence s'en était vu prêter un. Je me souviens très bien assister à une session qui était plus ou moins un confessionnal pour dirigeants, une sorte de fête de l'absolution par reconnaissance de stupidité. Les uns après les autres, des grands noms se sont succédés pour raconter des histoires d'épouvantes à propos de comment ils ont laissé les internés diriger l'asile et autorisé des jeunes, de vingt ans et quelques, à leur dire comment dépenser le capital de leurs actionnaires sur des projets .com. J'ai vraiment trouvé ça intéressant puisque j'ai passé toute la période .com à dire aux grandes entreprises de ne PAS sur-investir et se concentrer sur leurs relations avec leurs clients et partenaires de l'époque en utilisant le net, pas de conquérir le monde du jour au lendemain.

Paragraphe 14

But the real kicker came at the very end, when the head of SONY USA, also responsible for its music division, Sir Stringer, stood up to make his peace. He gloated on at length about how SONY had NOT invested in the dot-com, and thus how he felt he must be the only person in the room who had not been taken in by the kids. It was a very funny, very witty speech that earned a round of applause and laughter. I was left wondering whether he had any clue whatsoever how many songs would fit on the iPaq in his pocket, or how long it would take to download them. I suspected not. Of all the CEO’s who had spoken that day, I thought he was the one most likely to be hit hard, and soon, by the digital train.

Sir Stringer is now CEO of SONY worldwide. Funny, then, that the SONY PS3 should have been delayed so that work could be completed on its DRM system.

Some bad ideas are just too attractive to die, once and for all.

Mais le meilleur vint à la toute fin, quand le chef de Sony USA, également en charge de la division musicale, Sir Stringer, s'est présenté pour soulager sa conscience. Il pavoisait avec éloquence sur comment Sony n'avait PAS investi dans les .com et donc sur comment on se sentait en étant la seule personne dans la salle qui ne s'était pas fait avoir par des enfants. C'était un discours très amusant, très fin qui lui a valu des applaudissements et des rires. J'étais là à me demander s'il avait la moindre idée de combien de chansons pouvaient tenir dans l'iPaq dans sa poche ou combien de temps ça prendrait de les télécharger. Je ne pense pas. De tous les directeurs qui ont parlé ce jour là, j'ai pensé que ce serait t probablement lui qui sera fortement touché, erapidement, par la locomotive numérique.

Sir Stringer est maintenant Chef de la direction de Sony monde. Il est amusant alors que la PS3 de Sony ait dû être retardée pour terminer le travail sur son système de DRM.

C'est sûr maintenant, certaines mauvaises idées sont trop attirantes pour mourir.