POSS Chap 9 Part 9

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Sommaire

[modifier] Copyright Assignment and Ownership / Attribution des droits d'auteur et propriété

There are three ways to handle copyright ownership of free code contributed to by many people. The first is to ignore the issue of copyright entirely (I don't recommend this). The second is to collect a contributor license agreement (CLA) from each person who works on the project, explicitly granting the project the right to use that person's code. This is usually enough for most projects, and the nice thing is that in some jurisdictions, CLAs can be sent in by email. The third way is to get actual copyright assignments from contributors, so that the project (i.e., some legal entity, usually a nonprofit) is the copyright owner for everything. This is the most legally airtight way, but it's also the most burdensome for contributors; only a few projects insist on it.

Note that even under centralized copyright ownership, the code remains free, because Open Source licenses do not give the copyright holder the right to retroactively proprietize all copies of the code. So even if the project, as a legal entity, were to suddenly turn around and started distributing all the code under a restrictive license, that wouldn't cause a problem for the public community. The other developers would simply start a fork based on the latest free copy of the code, and continue as if nothing had happened.

Il existe trois approches de la détention des droits d'auteur sur un code libre, fruit du travail de plusieurs personnes. La première consiste à purement et simplement ignorer le problème du droit d'auteur (je vous le déconseille). La deuxième est de demander un Accord de Licence du Participant (ALP) à chaque personne travaillant sur le projet, accordant explicitement au projet le droit d'utiliser le code du participant. C'est en général suffisant pour la plupart des projets et le point positif est que dans certaines juridictions ces ALP peuvent être envoyés par courrier électronique. La troisième approche est d'obtenir des participants l'attribution complète des droits d'auteur afin que le projet (c'est-à-dire une entité légale, généralement à but non lucratif) soit le détenteur de tous les droits d'auteur. C'est la voie qui, légalement, est la plus sure, mais également la plus contraignante pour les participants, seuls quelques projets l'empruntent.

Notez que même si la propriété intellectuelle est centralisée le code demeure libre car les licences Open Source ne donnent pas au détenteur des droits la possibilité de rendre rétroactivement propriétaire toutes les copies du code. Donc même si le projet, en temps qu'entité légale, retourne soudainement sa veste et décide de distribuer le code sous une licence plus restrictive cela ne posera pas de problème à la communauté publique. Les autres développeurs n'auraient qu'à initier une fourche basée sur la dernière version libre du code et à continuer comme si rien ne s'était passé. Comme cette possibilité existe la plupart des participants coopèrent lorsqu'on leur demande de signer un ALP ou une attribution de droit d'auteur.

[modifier] Doing Nothing / Ne rien faire

Most projects never collect CLAs or copyright assignments from their contributors. Instead, they accept code whenever it seems reasonably clear that the contributor intended it to be incorporated into the project. Under normal circumstances, this is okay. But every now and then, someone may decide to sue for copyright infringement, alleging that they are the true owner of the code in question and that they never agreed to its being distributed by the project under an Open Source license. For example, the SCO Group did something like this to the Linux project, see http://en.wikipedia.org/wiki/SCO-Linux_controversies for details. When this happens, the project will have no documentation showing that the contributor formally granted the right to use the code, which could make some legal defenses more difficult.
La plupart des projets ne demandent jamais aux participants de signer d'ALP ou d'attribution de droits d'auteur. Ils se contentent d'accepter les contributions. En demandant leur incorporation, les participants donnent implicitement leur accord. En temps normal c'est suffisant. Mais de temps à autres il arrive qu'un participant décide d'intenter un procès pour violation de droit d'auteur, affirmant qu'il est le vrai propriétaire du code en question et qu'il n'avait jamais donné son accord pour qu'il soit distribué par le projet sous une licence Open Source. Par exemple, le groupe SCO a fait ce coup au projet Linux, voir http://fr.wikipedia.org/wiki/SCO_contre_Linux pour les détails. Quand cela ce produit, le projet ne dispose d'aucun document prouvant que le participant lui a formellement accordé le droit d'employer le code, ce qui peut rendre plus ardue une défense devant la loi.

[modifier] Contributor License Agreements / Accord de Licence du Participant

CLAs probably offer the best tradeoff between safety and convenience. A CLA is typically an electronic form that a developer fills out and sends in to the project. In many jurisdictions, email submission is enough. A secure digital signature may or may not be required; consult a lawyer to find out what method would be best for your project. Most projects use two slightly different CLAs, one for individuals, and one for corporate contributors. But in both types, the core language is the same: the contributor grants the project "...perpetual, worldwide, non-exclusive, no-charge, royalty-free, irrevocable copyright license to reproduce, prepare derivative works of, publicly display, publicly perform, sublicense, and distribute [the] Contributions and such derivative works." Again, you should have a lawyer approve any CLA, but if you get all those adjectives into it, you're probably fine.
Les ALP offrent certainement le meilleur compromis entre sécurité et aspect pratique. Un ALP est typiquement un formulaire électronique qu'un développeur remplit et renvoie au projet. Dans de nombreuses juridictions l'envoi par courrier électronique est jugé suffisant. Une signature électronique sécurisée peut être requise, mais ce n'est pas toujours le cas, consultez un avocat pour savoir ce qui serait le mieux pour votre projet. La plupart des projets utilisent deux ALP légèrement différentes, une pour les personnes et une pour les entreprises. Mais dans les deux cas le langage de base est le même : le participant accorde au projet « ... un droit d'auteur perpétuel, dans le monde entier, non-exclusif, sans frais, libre de droit, irrévocable pour la reproduction, la préparation d'œuvres dérivées, pour l'exposition publique, la présentation publique, pour sous-licencier et distribuer [les] Contributions et toute œuvre dérivée. » Ici aussi vous devriez faire approuver votre ALP par un avocat, mais si vous réunissez tous ces adjectifs ça devrait être bon.
When you request CLAs from contributors, make sure to emphasize that you are not asking for actual copyright assignment. In fact, many CLAs start out by reminding the reader of this:
Lorsque vous demandez des ALP de la part des participants, insistez bien sur le fait que vous ne demandez pas une attribution des droits d'auteur. En fait de nombreux ALP commencent par un rappel au lecteur :

This is a license agreement only; it does not transfer copyright ownership and does not change your rights to use your own Contributions for any other purpose. Here are some examples:

    • Individual contributor CLAs:
       • http://apache.org/licenses/icla.txthttp://code.google.com/legal/individual-cla-v1.0.html
    • Corporate contributor CLAs:
       • http://apache.org/licenses/cla-corporate.txthttp://code.google.com/legal/corporate-cla-v1.0.html

This is a license agreement only; it does not transfer copyright ownership and does not change your rights to use your own Contributions for any other purpose. Here are some examples:

    • Individual contributor CLAs:
       • http://apache.org/licenses/icla.txthttp://code.google.com/legal/individual-cla-v1.0.html
    • Corporate contributor CLAs:
       • http://apache.org/licenses/cla-corporate.txthttp://code.google.com/legal/corporate-cla-v1.0.html

ou en français :

Ceci n'est qu'un accord de licence, il n'y a pas de transfert de droit d'auteur et vous conservez le droit d'utiliser vos propres Contributions à toute autre fin. Voici quelques exemples :

    • ALP pour les participants individuels :
       • http://apache.org/licenses/icla.txthttp://code.google.com/legal/individual-cla-v1.0.html
    • ALP pour les entreprises participantes :
       • http://apache.org/licenses/cla-corporate.txthttp://code.google.com/legal/corporate-cla-v1.0.html

[modifier] Transfer of Copyright / Transfert du droit d'auteur

Copyright transfer means that the contributor assigns to the project copyright ownership on her contributions. Ideally, this is done on paper and either faxed or snail-mailed to the project. Some projects insist on full assignment because having a single legal entity own the copyright on the entire code base can be useful if the terms of the Open Source license ever need to be enforced in court. If no single entity has the right to do it, all the contributors might have to cooperate, but some might not have time or even be reachable when the issue arises. Different organizations apply different amounts of rigor to the task of collecting assignments. Some simply get an informal statement from a contributor on a public list mailing list—something to the effect

"I hereby assign copyright in this code to the project, to be licensed under the same terms as the rest of the code." At least one lawyer I've talked to says that's really enough, presumably because it happens in a context where copyright assignment is normal and expected anyway, and because it represents a bona fide effort on the project's part to ascertain the developer's true intentions. On the other hand, the Free Software Foundation goes to the opposite extreme: they require contributors to physically sign and mail in a piece of paper containing a formal statement of copyright assignment, sometimes for just one contribution, sometimes for current and future contributions. If the developer is employed, the FSF asks that the employer sign it too. The FSF's paranoia is understandable. If someone violates the terms of the GPL by incorporating some of their software into a proprietary program, the FSF will need to fight that in court, and they want their copyrights to be as airtight as possible when that happens. Since the FSF is copyright holder for a lot of popular software, they view this as a real possibility. Whether your organization needs to be similarly scrupulous is something only you can decide, in consultation with lawyers. In general, unless there's some specific reason why your project needs full copyright assignment, just go with CLAs; they're easier for everyone.
Le transfert du droit d'auteur signifie que le participant accorde au projet la propriété de ses contributions. Idéalement cela se fait sur papier et par envoi, soit par fax soit par courrier postal, au projet. Certains projets imposent une attribution complète des contributions car il peut s'avérer utile qu'une seule et même entité légale possède tous les droits d'auteur sur le code complet si les termes de la licence Open Source doivent être défendus devant un tribunal. Si ce n'est pas le cas, tous les participants pourraient être amenés à devoir coopérer mais certains pourraient ne pas avoir le temps ou ne pas être joignables lorsque le problème se pose. Selon les organismes la rigueur appliquée à la collecte des droits varie. Certains se contentent d'une déclaration informelle du participant sur une liste de diffusion publique, quelque chose comme : « J'accorde, par la présente, les droits sur ce code au projet, les mêmes termes de licence que ceux du projet s'appliquant ». Parmi les avocats à qui j'ai parlé, au moins un estime cela largement suffisant, certainement parce que cette déclaration est faite dans un cadre où l'attribution du droit d'auteur est normale et attendue de toute façon et parce que cela représente une preuve de bonne foi pour le projet pour s'assurer des intentions profondes du participant. D'un autre côté la Free Software Foundation va à l'extrême opposé : ils demandent aux participants de signer personnellement et d'envoyer par courrier postal un document contenant une déclaration formelle d'attribution de droit d'auteur, parfois juste pour une contribution, parfois pour toutes les contributions présentes et à venir. Si le développeur est employé par une entreprise, la FSF demande également que le document soit signé par l'employeur. La paranoïa de la FSF est compréhensible. Si une personne viole les termes de la GPL en incorporant du code sous licence GPL dans un programme propriétaire, il faut que la FSF puisse se défendre devant un tribunal et ils veulent que leur droit d'auteur soit inattaquable si le cas se présente. Puisque la FSF est détentrice des droits d'auteur de nombreux logiciels populaires ils doivent s'y préparer. En général, à moins que pour des raisons particulières votre projet nécessite une cession des droits en bonne et due forme, contentez vous des ALP, ils facilitent la vie à tout le monde.















   Most projects have a single legal entity own the copyright on the entire code base. This is done for vari-
   ous reasons. If the terms of the copyright ever need to be defended or enforced in court, it's much easier
   if a single entity has the right to do so; otherwise, all of the contributors would have to cooperate, and
   some might not have time or even be reachable when the issue arises. Also, if the code is the target of a
   copyright infringement suit, you wouldn't want the individual developers to be personally exposed to li-
   ability.
   Remember that centralized ownership of the copyright does not make the code any less free. Open
   source licenses do not give the copyright holder the right to retroactively proprietize all copies of the
   code. Even if the copyright-holding entity suddenly turned around and started distributing all the code
   under a restrictive license, it wouldn't cause a problem for the public project. The other developers
   would simply start a fork based on the latest free copy of the code, and continue as if nothing had
   happened. Because they know they can do this, most developers do not object when asked to assign
   copyright to some sponsoring organization.
   Different organizations apply different amounts of rigor to the task of collecting copyright assignments.
   For most, simply getting an informal statement from a contributor on the public list is
   enough—something to the effect of "I hereby assign copyright in this code to the project, to be licensed
   under the same terms as the rest of the code." At least one lawyer I've talked to says that's really enough,
   presumably because it happens in a context where copyright assignment is normal and expected anyway,
   and because it represents a bona fide effort on the project's part to ascertain the developer's true inten-
   tions. On the other hand, the Free Software Foundation goes to the opposite extreme: they require con-
   tributors to physically sign and mail in a piece of paper containing a formal statement of copyright assignment, 
   sometimes for just one contribution, sometimes for current and future contributions. If the developer is employed,
   the FSF asks that the employer sign it too.The FSF's paranoia is understandable. If someone violates the terms of 
   the GPL by incorporating some of their software into a proprietary program, the FSF will need to fight that in court, and they want their
    copyrights to be as airtight as possible when that happens. Since the FSF is copyright holder for a lot of
    popular software, they view this as a real possibility. Whether your organization needs to be similarly
scrupulous is something only you can decide, in consultation with lawyers.


La plupart des projets donnent l'entièreté des droits d'auteurs à une seule entité légale sur tout le code. Il y a plusieurs raisons à cela. Si les termes du droit d'auteur doivent un jour être défendus ou faits entendre devant une court, il est beaucoup plus aisé si une seule entité en a le droit, autrement, tous les contributeurs devraient coopérer alors que certains pourraient ne pas avoir le temps ou pourraient même ne pas être joignables lorsque le problème se présente. De plus, si le code fait l'objet d'une poursuite pour violation du droit d'auteur, vous ne voudriez pas que l'un de vos développeurs soit personnellement poursuivit. Souvenez vous que la concentration de la propriété du droit d'auteur ne rend pas le code moins libre. Les licences Open Source ne donnent pas le droit au détenteur du droit d'auteur de rendre rétroactivement propriétaire toutes les copies du code. Même si l'entité possédant les droits d'auteur retournait soudainement sa veste et décidait de distribuer le code sous une licence plus restrictive, cela ne poserait pas de problème au projet public. Les autres développeurs n'auraient qu'à commencer une fourche basée sur la dernière version libre du code et qu'à continuer comme si rien ne s'était passé. Comme ils savent qu'ils ont cette possibilité, ça ne pose pas de problème pour la plupart des développeurs d'attribuer les droits d'auteur à une organisation fournissant le support financier.

Selon l'organisation, la rigueur avec laquelle elle collecte les attributions de droits d'auteur varie. Pour la plupart, obtenir une déclaration de l'un des contributeurs sur la liste publique est suffisant, quelque chose comme « Par la présente, j'attribue les droits d'auteur sur ce code au projet, il devra être publié sous la même licence que le reste du code. » Au moins un des avocats à qui j'ai parlé dit que c'est largement suffisant, certainement parce que cela se déroule dans un contexte où l'attribution du droit d'auteur est normal et attendu de toute façon et parce que cela représente un acte de bonne foi de la part du projet pour s'assurer des réelles intentions des développeurs. D'un autre côté, la Free Software Foundation a choisi la solution opposée : ils demandent que les participants signent et envoient par courrier une lettre contenant une déclaration officielle de l'attribution des droits d'auteur, parfois pour une seule contribution, parfois pour toutes leurs contributions présentes et à venir. Si le développeur est un employé, la FSF demande également que l'employeur signe. La paranoïa de la FSF est compréhensible. Si quelqu'un viole les termes de la GPL en ajoutant certains de leurs logiciels dans des programmes propriétaires, la FSF devra alors se battre devant une court et ils veulent donc que leurs droits d'auteur soient aussi solides que possible quand cela arrive. Comme la FSF est détentrice des droits d'auteur d'un grand nombre de logiciels populaires, cette éventualité est très réel pour eux. C'est à vous de décider, avec l'aide d'avocats, si votre organisation doit être aussi prudente.