Stallman discusses Free Software and GPLv3
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| Claude | Cde | Traduction | finie |
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| Mise en forme |
Introduction
Stallman discusses Free Software and GPLv3
By Federico Biancuzzi
April 13, 2009Stallman évoque le Logiciel Libre et la GPLv3
par Federico Biancuzzi
13 Avril 2009On June 29, 2007 the Free Software Foundation released the GNU General Public License, version 3.
What happened since then?
I had the opportunity to discuss many subjects with FSF's founder and president Richard Stallman.Le 29 juin 2007, la Free Software Foundation (FSF) sortait la version 3 de la GNU General Public License (GNU GPL).
Que s'est-il passé depuis ?
J'ai eu l'opportunité de discuter de nombreux sujets avec Richard Stallman, fondateur et président de la FSF.
Question 1
Tout d'abord, pouvez-vous nous rappeler ce que l'on entend par Logiciel Libre ?
Richard Stallman: Free software means software that respects the user's freedom. (Think of "free speech", not "free beer".) Specifically, it means you have the four essential freedoms: (1) to run the program as you wish, (2) to study the source code, and change it to make the program do what you wish, (3) to redistribute exact copies, and (4) to distribute copies of your modified versions.
With these four freedoms, the users control the software, both individually and collectively, so it is free software. Otherwise, the program is proprietary software, which means it operates as an instrument to give the developer power over the users.
The basic idea of the free software movement is that nobody should have such power over anyone else. Users deserve freedom, so software should be free. Thus, proprietary software is something worse than an inconvenience. Proprietary software is a social problem, and our aim is to put an end to it. Free software is sometimes more powerful and reliable, but what concerns us most is that it is a more ethical way to distribute software.Richard Stallman: Un logiciel libre désigne un logiciel qui respecte la liberté de l'utilisateur. Concrètement, cela veut dire que vous avez les quatre libertés essentielles suivantes : (1) utiliser le programme comme bon vous semble, (2) étudier le code source et le modifier pour que le programme fasse ce que vous souhaitez, (3) redistribuer des copies exactes et (4) distribuer des copies de vos versions modifiées.
Avec ces quatre libertés, les utilisateurs contrôlent le logiciel – individuellement et collectivement : c'est donc un logiciel libre. Dans les autres cas on a affaire à un logiciel privateur, ce qui veut dire que le programme agit comme un instrument permettant au développeur de prendre le pouvoir sur les utilisateurs.
L'idée derrière le mouvement du logiciel libre est que personne ne devrait avoir une telle emprise sur les autres. Les usagers ont droit à la liberté, donc les logiciels devraient être libres. C'est pourquoi un logiciel privateur est plus qu'un simple inconvénient : c'est un problème social, et notre objectif est d'y remédier. Le logiciel libre est parfois plus performant et sûr, mais ce qui nous intéresse le plus, c'est la plus grande éthique de ce mode de distribution.Question 2
Nearly two years has passed since the release of GPLv3. What events impressed you positively, and what negatively?
Richard Stallman: I am disappointed that Linux has not moved to GPLv3, since that means the added protections for users' freedom do not apply to this important component of the GNU/Linux system. I was also somewhat alarmed to discover that Microsoft has procured the continued use of GPLv2 by certain projects by giving them money.
Nonetheless, GPLv3 is used by many free software projects, and has even convinced some developers to liberate previously proprietary software packages. Overall, I think it is accomplishing its mission.
Richard Stallman : Je suis déçu que Linux ne soit pas passé à la GPLv3 puisque cela veut dire que les protections supplémentaires offertes aux utilisateurs ne s'appliquent pas à cet important composant du système GNU/Linux. J'ai par ailleurs été quelque peu effaré de découvrir que Microsoft a obtenu que certains projets restent sous la GPLv2 en leur donnant de l'argent.
Quoiqu'il en soit, non seulement la GPLv3 est utilisée pour de nombreux logiciels libres, mais elle a convaincu certains développeurs de libérer des programmes qui étaient jusque là privateurs. Surtout, je pense qu'elle remplit sa mission.
Question 3
What's the relationship between GNU and Linux?
Richard Stallman: GNU is a Unix-like operating system whose development I started in 1984. GNU is not quite complete: the kernel of GNU has never worked very well. So we mostly use GNU with a different kernel, which is Linux. Linus Torvalds released the first version of Linux in 1991, and made it free software in 1992. The GNU/Linux system started out in 1992 as GNU with Linux added. Since then, many other programs have been added, but GNU is still the largest contribution.
Linux was free software in the 90s, but no longer. Several years ago Torvalds began installing non-free firmware programs disguised as "source code" in the source files of Linux drivers. These programs take the form of long tables of numbers, which are actually a binary program; the source code for these programs is not released. Although these "blobs" follow the syntax of C, they are not the real source code of the program, and thus not free software. Many of them also carry explicit non-free licenses.
We now maintain a free version of Linux called Linux Libre, in which we have removed the firmware blobs. Free GNU/Linux distributions use this version instead of Torvalds' version.
More recently we found out that other Linux drivers require separately-distributed non-free firmware programs. In these cases, the driver can be called free in a literal sense, but since it won't run in a free platform, it is just as useless in the free world. Future versions of Linux Libre will also be disconnected from the separately distributed firmware blobs.
Richard Stallman: GNU est un clone du système d'exploitation UNIX dont j'ai démarré le développement en 1984. GNU n'est pas encore terminé : son noyau n'a jamais bien fonctionné. C'est pourquoi nous utilisons principalement GNU avec un autre noyau : Linux. Linus Torvald a sorti la première version du noyau Linux en 1991 et l'a rendu libre en 1992. Le système GNU/Linux fut donc lancé en 1992 avec l'association de GNU et Linux. Depuis, beaucoup d'autres programmes ont été ajoutés mais GNU reste la principale contribution au système.
Linux était libre dans les années 90, mais il ne l'est plus. Il y a plusieurs années Torvald commença à installer des micrologiciels non-libres dans les fichiers source des pilotes Linux. Ces programmes prennent la forme de longs tableaux de nombres, qui, sous l'apparence d'un code source, sont en réalité des programmes compilés, inclus sous leur forme binaire : le code source de ces programmes n'est pas disponible. Quoique ces blobs suivent la syntaxe du langage de programmation C, ils ne sont pas le vrai code source du programme : ils ne sont donc pas libres. De fait, beaucoup d'entre eux ont une licence clairement non-libre.
Nous maintenons à présent une version libre de Linux appelée Linux Libre dans laquelle nous avons retiré ces blobs. Les distributions libres GNU/Linux utilisent cette version au lieu de celle de Torvald.
Plus récemment, nous avons découvert que d'autres pilotes du noyau Linux exigeaient des micrologiciels non-libres distribués séparément pour fonctionner. Dans de tels cas, bien que le pilote soit libre au sens littéral, il ne pourra pas fonctionner seul et ne sert donc à rien sur une plate-forme libre. Les futures versions de Linux Libre seront aussi dissociées des blobs de micrologiciels distribués séparément.
j'ai traduit "firmware" par "microcode".
j'ai hésité avec "micrologiciel"<br /
--Claude 17 avril 2009 à 17:43 (CEST)
Antistress 10 avril 2010 à 13:51 (UTC) D'accord avec Daria : avec tous ces appareils informatiques qui envahissent le quotidien (ADSLbox, adaptateurs TNT etc.) j'ai l'impression que "firmware" est devenu familier en français, peut-être devrait-on garder le mot ? Edit : dans le contexte microcode ne me choque pas au final Re edit : finalement je peréfère micrologiciel, chacun comprend que c'est "un petit logiciel"
Antistress 10 avril 2010 à 13:48 (UTC) C'est bizarre l'appelation "linux libre" ne semble pas utilisée.
Question 4
What is the problem with binary-only drivers?
Richard Stallman: They are not free software! Freedom number 1, the freedom to study and change the source code to make the program do what you wish, is missing. With this freedom, you control the program. If you don't have that freedom, the program controls you.
(Note that binary-only drivers and binary-only firmware are not the same thing. The driver runs on the CPU to talk to the I/O device; the firmware is loaded by the driver into the I/O device itself. But these two issues involve similar problems.)Richard Stallman : Ils ne sont pas libres ! Il manque la liberté numéro 1 : celle d'étudier et de changer le code source afin que le programme fasse ce que vous souhaitez. Avec cette liberté, vous contrôlez le programme. Sans elle, c'est le programme qui vous contrôle.
(Notez que, techniquement parlant, pilotes binaires et micrologiciels binaires ne sont pas la même chose. Le pilote est exécuté par le processeur central pour communiquer avec le périphérique tandis le micrologiciel est exécuté dans le périphérique lui-même. Mais ces deux procédés entrainent des problèmes similaires.)A vérifier que je ne me suis pas embrouillé avec les I/O devices car comprendre le binz est une chose, le traduire une autre ;-) --Claude 17 avril 2009 à 17:42 (CEST)
Antistress 10 avril 2010 à 16:26 (UTC) voilà ma contre-proposition, mais je ne suis pas sûr non plus...
Question 5
How can we help solving this problem?
Richard Stallman: If you are not a wizard, what you can do is refuse to buy products that require non-free software to work. Make those manufacturers feel the pressure!
The Hardware Resource pages on fsf.org give information about which products really work with free software, in certain categories.Richard Stallman : Si vous n'êtes pas un crack, vous pouvez refuser d'acheter du matériel exigeant des programmes non-libres pour fonctionner. Mettez la pression sur les fabricants !
Le site fsf.org dresse une liste de composants matériels, classés par catégories, qui fonctionnent bien avec des logiciels libres.Question 6
Is there any limit that shouldn't be trespassed to-write/when-writing free drivers? For example, is signing an NDA covering the hardware specs acceptable from your point of view?
Existe-t-il une limite qui ne devrait pas être outrepassée lors de l'écriture d'un pilote libre ? Par exemple, la signature d'un accord de non-divulgation couvrant les spécifications techniques du matériel est-elle acceptable de votre point de vue ?
Question 7
La GPLv3 inclut-elle une clause relative aux pilotes ?
Richard Stallman: No, because there is no need. GPL version 3 forbids non-free add-ons, and so does GPL version 2. Torvalds decided to tolerate them rather than enforce GPL version 2 against them.
Question 8
What are the major updates included in GPL3?
Antistress 10 avril 2010 à 16:47 (UTC) l'article "Pourquoi mettre à jour vers la GPLv3" sur gnu.org est traduit dans la proportion d'un paragraphe sur deux environ..!
Question 9
Richard Stallman: The DMCA is the other one. It censors free software that can access encrypted media such as (for example) DVDs.
(1) DMCA : Digital Millenium Copyright Act
http://fr.wikipedia.org/wiki/Digital_Millennium_Copyright_Act
Question 10
Autant que je sache, ces deux lois ne sont présentes qu'aux États-Unis, sauf le brevet logiciel qui est aussi valide au Japon. C'est pourquoi je me demande si vous n'avez jamais envisagé de quitter votre pays...
Richard Stallman: Unfortunately there are many countries that have laws similar to the DMCA. All of the European Union countries do, and the US has imposed similar laws on several countries through its Low Wage Treaties. In France, even to possess a copy of this sort of free software can be punished with imprisonment.
Canada's government has persistently tried to impose similar unjust restrictions; Canadians should take action now.
Software patents are also found in other countries, and the European Patent Office issues them -- in defiance of the treaty which set it up. If you want to help fight against software patents in Europe, visit FFII (Foundation for a Free Information Infrastructure) and participate in their activities. We have beaten back three attempts to give legal validity to the EPO's software patents, but they will surely try again.
Richard Stallman: Malheureusement, beaucoup de pays ont une loi similaire au DMCA. C'est le cas de tous les pays européens, et les États-Unis ont imposé des lois identiques à de nombreux pays par le biais d'accords de libre-échange déséquilibrés. En France, le seul fait de posséder une copie de ce genre de logiciel libre peut être puni d'emprisonnement.
Le gouvernement canadien a essayé avec constance d'imposer de telles restrictions injustes. Les Canadiens devraient agir maintenant.
On trouve des brevets logiciels dans d'autres pays, et l'Office Européen des Brevets en délivre au mépris du traité l'ayant initié. Si vous voulez aider à combattre les brevets logiciels en Europe, visitez la FFII (Foundation for a Free Information Infrastructure) et participez à leurs activités. Nous avons contré trois tentatives de validation légale des brevets logiciels de l'Office Européen des Brevets, mais ils vont sûrement réessayer.
Antistress 10 avril 2010 à 17:01 (UTC) je me demande di "Low Wage Treaties" signifie "traités mesquins" ou "traités relatifs aux pays à bas revenus" ? Dans le doute il faudra tronquer et traduire par "les États-Unis ont imposé des lois identiques à d'autres via la signature de traités"
Le DMCA a été négocié, un peu comme l'ACTA maintenant, entre les pays riches. Une fois les dispositions adoptées, les pays riches votent des lois nationales qui s'appuient sur le traité international (DADVSI chez nous). Mais les pays "pauvres" sont ensuite fortement incités, même si ça n'est pas dans leur intérêt, à adopter ces accords aussi par la biais d'accords commerciaux.
Donc si quelqu'un a une proposition pour transposer l'idée d'accords qui vont contre l'intérêt de l'un des signataires...
Question 10 bis
If I think at the major proprietary OSes (Microsoft Windows, Apple MacOS X, Sun Solaris, IBM AIX, HP-UX, etc) I see that they are developed by corporations in USA. Maybe they are all US-based because of some laws, such as software patent laws, that provide them advantages...
Richard Stallman: If there are laws in the US that encourage the development of proprietary operating systems, we should consider changing them. Proprietary software is a social problem: it denies users the freedoms they deserve and sets up a system of unjust power. Our laws should ought to discourage this.
But software patents were not responsible for the success of those operating systems. Software patents did not start in the US until 1982, and did not have a substantial effect until around 1990, long after those companies were established, and most of those systems too.
The idea that software patents benefit software developers is a misunderstanding of the patent system. What software patents do is threaten software developers with lawsuits. An operating system implements tens of thousands of ideas in combination. In a country that allows software patents, many of those ideas will be patented, and the system's developer is likely to be sued.
Here is what Bill Gates said in 1991, in a leaked internal memo, about how software patents would have affected Microsoft's chances of getting started:
- Gates, 1991: "If people had understood how patents would be granted when most of today's ideas were invented and had taken out patents, the industry would be at a complete stand-still today. The solution [...] is patenting as much as we can [...]. A future start-up with no patents of its own will be forced to pay whatever price the giants choose to impose. That price might be high: Established companies have an interest in excluding future competitors."
This quote also shows Gates' lack of morality: he calls on Microsoft to do unto others what he's glad nobody did unto Microsoft.
I have seen both Microsoft and Sun attacked by patent-wielding vandals, but I did not cheer to see a proprietary software developer threatened, because I knew that any developer could be the next victim. These proprietary programs are unethical, since they don't respect the users' freedom, but that doesn't make it a good thing when they are attacked with software patents.
Quand je regarde les principaux systèmes d'exploitation propriétaires (Microsoft Windows, Apple MacOS X, Sun Solaris, IBM AIX, HP-UX, etc), je vois qu'ils sont développés par des entreprises aux États-Unis. Peut-être sont-elles toutes basées aux États Unis du fait de quelques lois, comme les brevets logiciels, qui leur donnent des avantages...
Richard Stallman: S'il existe aux États-Unis des lois encourageant le développement de systèmes d'exploitation privateurs, nous devrions songer à les modifier. Le logiciel privateur est un problème social : il prive les utilisateurs des libertés qu'ils méritent et façonne un système de pouvoir injuste. Nos lois devraient empêcher cela.
Par contre les brevets logiciels ne sont pas responsables du succès de ces systèmes d'exploitation. Les brevets logiciel sont apparus aux États-Unis en 1982 et n'ont pas eu d'effet substantiel avant 1990 environ, c'est-à-dire longtemps après que ces sociétés et la plupart de ces systèmes eurent pris place dans le paysage informatique.
L'idée que les brevets logiciels puissent bénéficier aux développeurs traduit une incompréhension du système des brevets. Ce que font les brevets, c'est menacer les développeurs de poursuites judiciaires. Un système d'exploitation implémente des dizaines de milliers d'idées combinées. Dans un pays autorisant les brevets logiciels, beaucoup de ces idées seront brevetées et le développeur du système a de grandes chances d'être poursuivi.
Voici ce que disait Bill Gates en 1991, dans une note interne qui a été révélée, concernant la manière dont les brevets logiciels auraient pu affecter les chances de démarrage de Microsoft :
Gates, 1991 : "Si les gens avaient compris comment se faire accorder des brevets quand la plupart des idées actuelles furent inventées, l'industrie serait aujourd'hui totalement bloquée. La solution [...] est de breveter autant que nous le pouvons."
Cette citation montre aussi le manque de moralité de Bill Gates : il appelle Microsoft à faire aux autres ce qu'il est soulagé que personne n'ait fait à Microsoft.
J'ai vu Microsoft et Sun être attaquées par des spécialistes du racket aux brevets, mais je ne me suis pas réjoui en voyant un développeur de logiciel privateur menacé car je savais que n'importe quel développeur pourrait être la prochaine victime. Ces logiciels privateurs sont contraires à l'éthique – puisqu'ils ne respectent pas la liberté des utilisateurs – mais ça ne légitime pas une attaque par les brevets logiciels.
j'ai traduit "leaked = fuite" par "confidentiel"...peut mieux faire, dois travailler ;-)
Merci de vérifier le discours de Bill la Porte plutôt embrouillé comme tout le paragrape d'ailleurs.
--Claude 17 avril 2009 à 17:55 (CEST)
Antistress 10 avril 2010 à 23:09 (UTC) c'était bien traduit à mon avis. J'ai mis "une note interne qui a été révélée" mais les deux se valent
Question 11
Richard Stallman: I don't know if that's generally true, but if it is, it seems like a side issue to me. Making software respect our freedom is what matters.
But I know of two factors that could have encouraged this. One is that the US was (I think) in the lead in use of computers ever since the 60s, perhaps even the 50s. In the 50s, the US was far wealthier than any other country; most Western countries were still recovering from World War II. So there was more money to invest in expensive capital equipment such as computers.
The other is that the US government put a lot of money into development of computer technology and software during the Cold War. Development of the Internet was just part of this.
Richard Stallman: Je ne sais pas si c'est vrai en général, mais si c'est le cas, cela me semble un effet de bord. Ce qui importe est de faire en sorte que les logiciels respectent notre liberté.
Cependant je connais deux facteurs qui ont pu encourager cela. L'un étant que les États-Unis étaient (je pense) leader dans l'utilisation d'ordinateurs depuis les années 60 voire 50. Dans les années 50, les États-Unis étaient en bien meilleure forme que les autres pays : la plupart des pays occidentaux se remettaient encore de la deuxième guerre mondiale. Il y a avait ainsi plus d'argent à investir dans des équipements onéreux tels que les ordinateurs.
L'autre étant que le gouvernement des États-Unis a mis beaucoup d'argent dans le développement d'ordinateurs et de logiciels pendant la guerre froide. Le développement d'Internet n'en était qu'une partie.Question 12
Richard Stallman: When I started the Free Software movement I also launched the development of the GNU operating system -- announced in 1983, and the work started in January 1984. The GNU system is widely used in the GNU/Linux combination, which also includes the kernel Linux.
Important software projects launched as part of GNU include the extension language Guile, which was meant to unify the various popular extension languages but did not succeed at it, and the graphical environment GNOME, which is widely used.
Recently we have started Gnash and GNU PDF, intended to provide full free software support for Flash and PDF formats. GNU PDF is meant to give full support for PDF format, but it is not yet ready for use.
Gnash now supports most of the Flash 8 features, but the Flash target is moving so fast it is hard to catch. We therefore urge everyone: Do not publish videos in Flash, do not put Flash on a web site, complain to the webmasters of sites which use Flash substantially, and don't refer people to those sites.
We cosponsor the maintenance of two free GNU/Linux distributions, namely gNewSense and Ututo. We also host the maintenance of Linux Libre, the free version of the kernel Linux, which is suitable for use in a 100% free GNU/Linux distro.
Richard Stallman: Quand j'ai commencé le mouvement du logiciel libre, j'ai aussi lancé le développement du système d'exploitation GNU (annoncé en 1983, le travail débuta en janvier 1984). Le système GNU est largement utilisé dans la combinaison GNU/Linux qui comprend aussi le noyau Linux.
Les importants projets de logiciels lancés en tant qu'éléments de GNU incluent le langage de script Guile, censé unifier les divers langage de script populaires mais sans réussite, et l'environnement graphique GNOME qui est largement utilisé.
Récemment, nous avons débuté Gnash et GNU PDF, prévus pour assurer un support libre complet des formats Flash et PDF. GNU PDF a pour but d'offrir un support total du format PDF mais il n'est pas suffisamment au point pour être utilisé.
Gnash implémente maintenant la plupart caractéristiques de Flash 8, mais la cible Flash bouge si vite qu'elle est difficile à attraper. Pour cette raison, nous exhortons tout le monde : ne publiez pas de vidéos sous Flash, ne mettez pas de Flash sur vos sites web, plaignez-vous auprès des webmestres qui utilisent Flash à foison et n'indiquez pas ces sites aux autres.
Nous co-gérons la maintenance de deux distributions libres GNU/Linux appelées gNewSense et Ututo. De même, nous assurons la maintenance de Linux Libre, la version libre du noyau Linux adaptée pour une utilisation dans une distribution GNU/Linux 100% libre .
Antistress 10 avril 2010 à 23:37 (UTC) Lorsque le site officiel n'était pas francisé, j'ai remplacé l'url du site officiel par sa page wikipédia française (qui contient ladite url). Sinon j'ai indiqué la page française du site officiel directement
Question 13
Richard Stallman: Mon but est un monde dans lequel le logiciel privateur appartiendrait au passé et les utilisateurs d'ordinateurs contrôleraient les logiciels qu'ils utilisent. Peut-être atteindrons-nous cela de mon vivant. Mais la bataille pour la liberté n'est jamais gagnée définitivement. Comme Bush, Preston, B'liar (2), Sarkozy, Berlusconi et tant d'autres le démontrent, il y aura toujours des leaders prêts à attaquer la liberté que vous pensiez garantie.
(2) Jeu de mots sur Blair/Liar pour signifier "Blair le menteur"Question 14
Richard Stallman: Je me décourage très facilement, mais ce sentiment finit par passer au bout d'un moment. Je ne pense jamais à abandonner. Quel intérêt ? Nous ne pouvons pas gagner en abandonnant.
Question 14 bis
Is the free software community (and FSF in particular) strong enough to move to a democratic system (elections) to choose their leaders?
Richard Stallman: We already have a system much better than that: you can choose which leader(s) you wish to follow and how much. If you want to be a leader, start leading, and see who wants to help.La communauté du logiciel libre (et la FSF en particulier) est-elle assez forte pour se diriger vers un système démocratique (élections) lui permettant de choisir ses leaders ?
Richard Stallman: Nous avons déjà un système bien meilleur que celui-là : vous pouvez choisir quel(s) leader(s) vous souhaitez suivre, et dans quelle proportion. Si vous voulez devenir leader, commencez par diriger et regardez qui veut aider.Question 15
Richard Stallman: I'm the president, and I make the main decisions, occasionally consulting the board of directors for those that are very important. The executive director is responsible for day to day operation.
Question 16
Considering that you are also a computer hacker, do you still have time for coding?
Richard Stallman: Très peu maintenant. La programmation est amusante, mais le mouvement du logiciel libre est vraiment important aussi est-il prioritaire.
Question 17
Richard Stallman: Pas vraiment. Je ne suis plus réellement excité par les nouvelles technologies informatiques car je m'attends dorénavant à ce quelles soient conçues comme de nouvelles manières d'asservir les utilisateurs. Ainsi, à chaque fois que j'entends parler d'un nouveau développement, je pense aux dangers possibles : « Y a-t-il des DRM ? Oblige-t-il les gens à s'identifier là où ils étaient anonymes ? Possède-t-il un logiciel privateur qui communique avec une interface matérielle secrète ou qui exécute une tâche brevetée ? Les gens sont-ils invités à abandonner le contrôle de leur vie d'une manière ou d'une autre ? » Si la réponse est négative, je me relaxe.
Question 18
Hors logiciels, à quoi peut servir la GNU GPL ?
Richard Stallman: Elle est utile pour des données, de la documentation que vous ne vous attendez pas à voir publiée sur papier. Pour toutes sortes d'autres écrits également, sauf peut être les livres ou toute chose s'en approchant.
Question 19
You are very focused on GPL (v3 now), so I wonder if you have ever considered to offer different types of license like the Creative Commons project does?
Richard Stallman: Two of the Creative Commons licenses are free licenses: the Attribution license and the Attribution Share-alike license; the rest are not. Those non-free license are ok, in my opinion, for art and opinion -- I don't believe there is a moral imperative to make those sorts of works free. It is sufficient if people are free to share copies, and all the Creative Commons licenses permit that.
Software, however, ought to be free. Thus, software licenses don't need to cover such a broad range of different terms. Likewise, educational and reference works ought to be free. For those, you should use the GNU Free Documentation License or one of the two free Creative Commons licenses.
We have released three different software licenses: the GNU General Public License (GNU GPL), which is a strong copyleft; the GNU Lesser General Public License, which is a weaker copyleft used for some libraries, and the GNU Affero General Public License, which has a special provision for software meant to run on network servers. However, on rare occasions we recommend using the X11 license, which is a non-copylefy license.Richard Stallman: Deux des licences Creative Commons sont libres : la licence Paternité et la licence Partage à l'identique. Les autres ne le sont pas. Ces licences non-libres sont utiles, à mon avis, pour l'art et l'expression d'opinions : je ne pense pas qu'il y ait un impératif moral à rendre ce genre de travail libre. Il est suffisant que les gens soient libres de partager des copies, et toutes les licences Creative Commons le permettent.
Un logiciel, en revanche, doit être libre. C'est pourquoi les logiciels n'ont pas besoin d'une aussi large palette de licences. De même, les ouvrages éducatifs ou de référence doivent être libres. Pour ceux-ci vous devriez utiliser la GNU Free Documentation License ou l'une des deux licences Creative Commons libres.
Nous avons mis à disposition trois licences différentes pour logiciels : la GNU General Public License (GNU GPL), laquelle met étroitement en œuvre la notion de copyleft, la GNU Lesser General Public License, moins contraignante du point de vue du copyleft et utilisée pour quelques bibliothèques logicielles, enfin la GNU Affero General Public License qui contient une disposition spéciale pour les logiciels appelés à tourner sur des serveurs réseau. Nous ne recommandons d'utiliser la licence X11 (qui ne met pas du tout œuvre la notion de copyleft) qu'en de rares occasions.Je n'ai pas traduit les noms des licences Creative Common et autres, même chose pour le terme copyleft ! --Claude 17 avril 2009 à 18:04 (CEST)
Antistress 11 avril 2010 à 17:12 (UTC) j'ai traduit les noms des licences CC. Je pense qu'on ne pourra pas se passer d'un encart explicatif d'une phrase sur le copyleft. Peut-etre simplement faire le parallèle avec la licence CC SA ?
Question 20
Is the GPL itself under copyright?
Question 21
Why?
Richard Stallman: We don't want people to circulate modified texts that purport misleadingly to be the GNU General Public License.
Copyright does not restrict the writing of license text. Thus, if you want to write a license with wording similar to the GNU GPL but not exactly the same, you can do so. But you can't copy our preamble without our permission, so you can't make it appear to have come from us.Richard Stallman: Nous ne voulons pas que les gens diffusent des versions modifiées du texte en prétendant de façon trompeuse qu'il s'agit de la GNU GPL.
Le droit d'auteur qui s'applique à la GNU GPL n'empêche pas l'écriture de licences. Vous pouvez donc écrire une licence avec des termes similaires à la GNU GPL et qui ne soit pas exactement la même. Cependant vous ne pouvez pas copier notre préambule sans notre autorisation et donc vous ne pouvez pas prétendre qu'elle vient de nous.Antistress 11 avril 2010 à 17:21 (UTC) faut-il convertir copyright en droit d'auteur ? je pense que oui, car les deux notions correspondent ici.
Question 22
Richard Stallman: Please don't associate the GNU Affero GPL with "software as a service". That license is meant for any sort of program for which use on servers is expected to be an important source of improvements.
When a program is designed to be distributed to the end users, who get copies and run them, its modified versions are also normally released in this way (except when they are just used privately). Therefore, the original developers can normally get a copy of the modified version. Then the GNU GPL gives them legal permission to use the source code of the modified version to enhance their version.
However, if a program is normally used on a server, it is quite plausible that someone will make major improvements to run on his own server and never release copies of the modified version. Since the original developer cannot get a copy of it, the GPL will do nothing to help him put those changes into his version. This outcome was discouraging to the developers of such free software.
The GNU Affero GPL requires the server operator to distribute copies to the users of the server. If the server allows access by the general public, the original developer can connect to it and get a copy of the modified source, then use the changes to enhance his version. But this is not a privilege limited to that sole developer: anyone maintaining a version of the program can benefit from this.
The GNU Affero GPL gets its name from Affero, a company which several years ago wanted a license with this feature. As a stopgap, we worked with Affero to design such a license based on GPL version 2. It was released by Affero, not under the auspices of the GNU Project, and was called the Affero GPL.
Running programs on a server can cause various problems. Releasing a program under the GNU Affero GPL solves one of them, a problem that affects the software's developers. But there is also sometimes a problem for the users: namely, that of "software as a service".
"Software as a service" means that you think of a particular server as doing your computing for you. If that's what the server does, you must not use it! If you do your computing on someone else's server, you hand over control of your computing to whoever controls the server. It is like running binary-only software, only worse: it's even harder for you to patch the program that's running on someone else's server than it is to patch a binary copy of a program running on your own computer. Just like non-free software, "software as a service" is incompatible with your freedom.
We did not try to address this with the GNU Affero GPL because this cannot be solved by a software license. If all the software running on the server is released free software, that would enable you to set up a your own similar server if you wanted to; but you still have no control when you use the server that isn't yours.
The only solution to this problem is not to use someone else's server to do your own computing on your own data. Do it on your own computer, using your own copy of a free program.
Richard Stallman: S'il vous plait, n'associez pas l'Affero GPL aux "logiciels en tant que services". Cette licence concerne toute sorte de programmes dont l'utilisation est censée être optimum sur des serveurs.
Quand un programme est pensé pour être distribué aux utilisateurs finaux, qui obtiennent une copie et la font tourner, les versions modifiées du programme sont normalement diffusées de la même façon (excepté lorsque celles-ci sont utilisées en privé). En conséquence, le développeur original peut logiquement avoir une copie des versions modifiées. La GNU GPL lui donne alors la permission d'utiliser le code source de la version modifiée afin d'améliorer sa propre version.
Mais si un programme est utilisé sur un serveur, il est fort plausible que quelqu'un réalise des améliorations significatives afin de le faire tourner sur son propre serveur et ne publie jamais de copies de la version modifiée. Comme le développeur original ne peut avoir de copies, la GNU GPL ne l'aidera pas à insérer ces changements dans sa version. Cette situation était décourageante pour les développeurs de tels logiciels libres.
La GNU Affero GPL impose au responsable du serveur de distribuer des copies aux utilisateurs du serveur. Si le serveur offre un accès public, le développeur original peut se connecter, avoir une copie des sources modifiées, et utiliser les changements pour améliorer sa version. Mais ce n'est pas un privilège réservé à ce seul développeur : quiconque maintient une version du programme peut en profiter.
La GNU Affero GPL tient son nom d'Affero, une société qui, il y a quelques années, voulait une licence qui fonctionne de la sorte. Pour combler cette lacune, nous avons travaillé avec Affero pour concevoir une telle licence basée sur la GPLv2. Elle fut éditée par Affero (et non par le projet GNU) et appelée Affero GPL.
Faire tourner des programmes sur un serveur peut créer différents problèmes. Placer le programme sous la GNU Affero GPL peut en résoudre l'un d'eux : celui qui affecte les développeurs de logiciels. Mais il y a aussi parfois un problème pour les utilisateurs, à savoir celui des "logiciels en tant que services".
"Logiciel en tant que service" signifie que envisagez d'un serveur précis qu'il réalise vos tâches informatiques pour vous. Si c'est ce que le serveur fait effectivement, vous ne devez pas l'utiliser ! Si vous accomplissez vos tâches informatiques sur le serveur d'un autre, vous abandonnez le contrôle de votre informatique à quiconque contrôle ce serveur. C'est comme utiliser des logiciels exclusivement sous la forme binaire, mais en pire : il est encore plus difficile de modifier un programme tournant sur le serveur d'un autre que de modifier la version binaire d'un logiciel tournant sur votre propre ordinateur. Tout comme les logiciels non-libres, les "logiciels en tant que services" sont incompatibles avec votre liberté.
Nous n'avons pas essayé de résoudre cela avec la GNU Affero License car ce problème ne peut être résolu avec une licence logicielle. Si tous les logiciels tournant sur le serveur sont libres, cela vous permet de monter à l'identique votre propre serveur si vous le souhaitez. Mais vous n'aurez aucun contrôle si vous utilisez un serveur qui n'est pas le vôtre.
La seule solution à ce problème est de ne pas utiliser le serveur d'un autre pour traiter informatiquement vos propres données. Faites-le sur votre ordinateur, en utilisant votre exemplaire d'un programme libre.Question 22 bis
Will we ever reach a point where a software, to be considered really free (as in freedom), will have to be gratis too?
Richard Stallman: I would rather hope we will reach a point where people understand these two concepts well enough that everyone will see the difference.Arriverons-nous un jour au point où, pour être considéré comme réellement libre, un logiciel devra être également gratuit ?
Richard Stallman: Je préfèrerais penser que nous atteindrons un point où les gens comprendront suffisamment bien ces deux concepts pour que chacun puisse voir la différence.
Question 23
Is the distinction between "free software" and "open source" still meaningful?
Richard Stallman: It is fundamental, because it is a difference in basic values. The free software movement is concerned above all with values of freedom and social solidarity. We recognize that free software respects your freedom, while non-free software takes it away. Therefore, distributing non-free software is creating an injustice, and it is wrong to do so. Our goal is to put an end to that injustice by making software free.
The idea of open source was promulgated by people who did not want to speak of such things, and they chose to associate it with practical values only: for instance, making powerful, reliable software. They say that their development methodology is likely to produce "good software" -- good in a practical sense only. They do not say that a program tramples your freedom if it isn't open source. They do not say that making it open source is an ethical imperative. Often they do just the opposite: they explicitly grant ethical legitimacy to proprietary software.
Open source supporters often work together with free software activists on technical projects, where what matters is the technical work you do, not what you believe in. However, at the philosophical level, they oppose our campaign for freedom.
Richard Stalman: C'est fondamental, car c'est une différence sur les valeurs de base. Le mouvement du logiciel libre repose avant tout sur les valeurs de liberté et de solidarité sociale. Nous reconnaissons qu'un logiciel libre respecte votre liberté tandis qu'un logiciel non-libre vous l'ôte. C'est pourquoi distribuer un logiciel non-libre revient à créer une injustice, et c'est mauvais de procéder de la sorte. Notre but est d'en finir avec cette injustice en rendant les logiciels libres.
L'idée d'open source a été promue par des personnes qui ne voulaient pas parler de telles choses, et qui choisirent de l'associer uniquement avec des valeurs pratiques : par exemple, faire des logiciels performants et fiables. Ils disent que leur méthode de développement peut produire de "bons logiciels", bon au sens pratique seulement. Ils ne disent pas qu'un programme piétine vos libertés s'il n'est pas open source. Ils ne disent pas que de le rendre open source est un impératif éthique. Souvent, ils font le contraire : ils reconnaissent explicitement une légitimité éthique aux logiciels privateurs.
Les partisans de l'open source travaillent souvent avec des activistes du logiciel libre sur des projets techniques, où ce qui importe est le travail technique à faire, pas les convictions. Quoiqu'il en soit, au niveau philosophique, ils s'opposent à notre campagne pour la liberté.
Question 24
Richard Stallman: Open source supporters often try to obscure the free software movement's very existence. They refer to our work as "open source" and let the reader draw the conclusion that we free software activists agree with them. There must be hundreds of articles that erroneously present me as a supporter or even the founder of open source. When one article called me the "father of open source", I responded that if I am, it was conceived via artificial insemination using purloined sperm.
Mislabeling us imposes a handicap on the free software movement: before we can bring our views to the attention of the people that use our software, we first must correct the misinformation about what we stand for. We do this, but the handicap surely reduces our effectiveness.Richard Stallman: Les partisans de l'Open Source essaient souvent d'obscurcir l'existence même du mouvement du logiciel libre. Ils font allusion à notre travail en tant qu' "Open Source" et laissent le lecteur tirer la conclusion que nous, activistes du logiciel libre, sommes d'accord avec eux. Il doit y avoir des centaines d'articles qui me présentent d'une manière erronée comme un zélateur voire même le fondateur de l'Open Source. Quand un article m'appela "père de l'Open Source", j'ai répondu que si c'était le cas, il avait été conçu par insémination artificielle avec du sperme dérobé.
Nous coller une mauvaise étiquette revient à conférer un handicap au mouvement pour le logiciel libre : avant de pouvoir expliquer notre point de vue aux personnes utilisant nos logiciels, nous devons d'abord corriger les fausses informations nous concernant. Nous le faisons mais cet handicap réduit à coup sûr notre efficacité.
Question 25
What are Free Software Foundation's most recent initiatives regarding software freedom?
Richard Stallman: About three years ago we launched DefectiveByDesign.org, a campaign of protests against Digital Restrictions Management (DRM). That term refers to the practice of designing software so as to restrict what users can do with their copies of published works.
Our campaign has held protests at Microsoft events, Apple stores, movie theaters, and public libraries, as well as on-line actions. If you want to put an end to software designed to restrict you, visit the site and sign up to participate. We need to show all companies that if they design software to take away our freedom, they will earn general hatred.
Another campaign is PlayOgg.org, which encourages and helps people install Ogg players. Aside from the Ogg formats, all the widely used audio and video codecs pose problems for free software: some are secret, and we can't support them at all; others are patented, and there is free software to support them, but distributors have been threatened with lawsuits if they distribute it.
One of the problems with Flash is that Flash video typically uses MPEG4 for video and AAC for audio, and these formats are patented. In effect, Flash has become a smokescreen for those other protocols. Sites such as Google Video and YouTube, which encourage use of Flash, are a harmful influence.Richard Stallman: il y a environ trois ans, nous avons lancé DefectiveByDesign.org, une campagne de protestation contre les DRM . Ce terme se réfère à la pratique qui consiste à concevoir un logiciel de façon à restreindre ce que peuvent faire les utilisateurs avec leurs exemplaires d'œuvres publiées (NDT : Richard Stallman traduit généralement dans notre langue DRM par "menottes numériques").
Nous avons manifesté au cours d'évènements organisés par Microsoft, dans les boutiques Apple, les cinémas et bibliothèques publiques, de même qu'en ligne. Si vous voulez mettre un terme aux logiciels conçus pour restreindre vos usages, visitez le site et adhérez pour participer. Nous devons montrer à toutes les sociétés que, si elles conçoivent les logiciels afin d'ôter notre liberté, elles ne gagneront qu'un sentiment général de haine.
Une autre campagne s'appellant PlayOgg.org encourage et aide les gens à installer des lecteurs Ogg. À part les formats Ogg, tous les codecs audio et video largement utilisés posent problème aux logiciels libres : certains sont secrets et nous ne pouvons pas du tout les lire, d'autres sont brevetés et bien qu'il y ait des logiciels libres pour les lire, les distributeurs ont été menacés de poursuites judiciaires s'ils les distribuaient.
L'un des problèmes avec Flash est que la vidéo sous Flash utilise habituellement le MPEG4 pour la video et le AAC pour l'audio, mais ces formats sont brevetés. En effet, Flash est devenu un écran de fumée pour ces autres protocoles. Des sites comme Google video et YouTube, qui encouragent l'usage de Flash, ont une influence nuisible.Federico Biancuzzi is a freelance interviewer. He is co-author of "Masterminds of Programming - Conversations with the Creators of Major Programming Languages", a book published by O'Reilly.
Federico Biancuzzi est journaliste indépendant. Il est co-auteur du livre "Masterminds of Programming - Conversations with the Creators of Major Programming Languages", livre publié chez O'Reilly.

