Switching

De Framalang Wiki.

Le passage de Mac à Linux par un utilisateur de longue date de l'OS à la pomme

Article original : http://technovia.co.uk/2009/01/switching.html


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Article en ligne à cette adresse : http://www.framablog.org/index.php/post/2009/04/16/migration-de-mac-apple-vers-gnu-linux



Sommaire

Titre

Switching
Migration

Paragraphe §1

You might have gathered from some of my more recent posts that I've switched platform. My main machine is now a Dell laptop, running Ubuntu 8.10.
Comme vous avez pu le déduire de mes billets récents, j’ai changé de système d’exploitation. Mon ordinateur principal est maintenant un portable Dell tournant sur Ubuntu 8.10.

Paragraphe §2

I've been using Macs since 1986, and have owned one more or less continuously since 1989. Machines that have been through the mill of my day-to-day keyboard bashing include the Mac Plus, LC 475, PowerBook Duo, iBook and MacBook Pro. I've earned a living writing about Macs and attended more Macworld Expos than I can count.
J’avais utilisé des Mac depuis 1986, et j’en avais pratiquement toujours possédé un depuis 1989. Le Mac Plus, le LC 475, le PowerBook Duo, l’iBook et le MacBook Pro figurent parmi les machines qui subirent mon utilisation quotidienne. J’ai gagné ma vie en écrivant sur les Macs et je ne compte plus les Macworld Expos auxquelles j’ai assisté.

Paragraphe §3

But unless Apple has a change of direction and creates some very different machines, I think that I've probably bought my last one.
Mais, sauf évolution de la politique d’Apple et lancement de machines résolument différentes, je pense avoir acheté mon dernier Mac.

Paragraphe §4

The reasons behind moving from Mac OS X to Linux are varied. The first reason was simple: price. There's no doubt that with its most-recent set of upgrades Apple has produced some seriously powerful machines. Unfortunately, it has also upped the price. I simply wasn't prepared to spend £200 more than my last MacBook Pro cost me.
Les raisons à l’origine d’une migration de Mac OS X vers Linux sont diverses. La première était simple : le prix. Indéniablement, les toutes dernières générations de machines Apple sont surpuissantes. Malheureusement, leur prix aussi est surpuissant. C’est simple, je n’étais pas prêt à dépenser 200 £ (environ 230 €, NDT) de plus que pour mon dernier MacBook Pro.

Paragraphe §5

I could, of course, have gone for the MacBook. For the kinds of things I do it's more than powerful enough. But it also has a 13in screen and after years of having 15in on my main machine, that's simply not big enough.
Bien sûr, j’aurais pu me rabattre sur un MacBook standard. Il aurait été assez puissant pour mon usage. Mais il ne dispose que d’un écran 13 pouces et, après avoir travaillé des années sur un 15 pouces, 13 pouces c’était vraiment trop petit.

Paragraphe §6

Apple doesn't produce a less-powerful 15in machine, but plenty of other vendors do. It's understandable from a supply-line and product simplicity perspective for Apple to keep its product lines as tight as possible. But at the end of the day it also means that it doesn't make a machine which matches my needs.
A l’inverse de beaucoup de constructeurs, Apple ne comptait pas de portable 15 pouces moins puissant que le MacBook Pro dans sa gamme. On comprendra que, pour des raisons de logistique et de simplicité de ses produits, Apple limite le nombre de variantes sur ses chaînes de production. Du coup, Apple ne proposait pas de machine qui corresponde à mes besoins.

Paragraphe §7

(This, incidentally, is one of the often-forgotten twists to the whole “ are Macs value for money?” question. Compared to an identical-specced PC, they sometimes are. But often, users don't need the features or power one of the Macs delivers. It's not “value for money” to pay for a machine with features you don't need, unless they're free or very cheap. In my case, for example, paying £1400 simply so I could have a 15in screen, when I don't need a 1GHz system bus or two graphics cards can't be considered good “ value for money”.)
Ceci constitue d’ailleurs un biais souvent oublié à la question récurrente : « Un Mac est-ils un bon investissement ? » Par rapport à un PC aux performances identiques, c’est parfois le cas. Cependant, souvent l’utilisateur n’a pas l’usage des fonctionnalités supplémentaires ou de la puissance du Mac. À moins qu’elles ne soient gratuites ou bon marché, acheter une machine aux fonctionnalités superflues n’est pas un bon investissement. Dans mon cas, payer 1400 £ (environ 1600 €, NDT) simplement pour bénéficier d’un écran 15 pouces alors que je n’ai pas l’usage d’un bus système cadencé à 1 GHz ou de deux cartes graphiques n’est pas un investissement intéressant.

Paragraphe §8

There was, though, another reason for switching, one which Mark Pilgrim highlighted when he moved from Mac to Linux. Apple is a highly-closed company, one which doesn't document its file formats and tends to lock customers in in ways which are occasionally subtle, and occasionally less-so.
Il y avait aussi une autre raison de migrer, mise en évidence par Mark Pilgrim lors de son passage sous Linux. Apple est une société particulièrement privatrice, elle ne documente pas ses formats de fichiers et a tendance à enfermer ses clients de manière plus ou moins subtile.

Paragraphe §9

You can see this most clearly in the iPhone. Like the Mac, the iPhone is a lovely piece of design. But it's also a highly-closed environment. Developers who don't want to play ball with Apple don't get to officially distribute their applications, instead having to rely on others to hack open the phone's operating system. If you want to get your application on the majority of iPhones, you have to play by Apple's rules – and those rules are, it seems, pretty arbitrary.
L’exemple le plus evident est l’iPhone. Comme un Mac, un iPhone possède un design exceptionnel. C’est aussi un écosystème très fermé. Les développeurs qui refusent de jouer le jeu d’Apple ne peuvent pas distribuer officiellement leurs applications. Ils ne peuvent que compter sur d’autres pour contourner les limitations du système d’exploitation du téléphone. Si vous voulez que vos applications tournent sur la majorité des iPhones, vous devez jouer selon les règles fixées par Apple. Et ces règles sont, semble-t-il, pour le moins arbitraires.

Paragraphe §10

Now I know all the arguments for this. But they're fundamentally the same arguments which IBM used to use in the days when it wanted you to only run IBM software on your IBM mainframe. Yes, being part of a closed, tightly-controlled computing ecosystem buys you security. But it also takes away your ability to truly make your personal computing environment “personal”.

Je connais les justifications à ces règles. Ce sont exactement les mêmes arguments que ceux qu’utilisait IBM à l’époque où ils ne voulaient pas que vous exécutiez d’autres programmes que les leurs sur votre mainframe IBM. Certes, faire partie d’un écosystème fermé et rigoureusement contrôlé assure votre sécurité. C’est aussi hypothéquer votre

capacité à disposer d’un Personnal Computer réellement personnel.

Paragraphe §11

(And here's a prediction for you: The Mac development ecosystem will increasingly come to resemble that of the iPhone, and for much the same reasons. Code signing will ultimately move from “optional” to “no way you're running without it”. Apple will move into application distribution, and with s similar sort of rule-set as it has for the iPhone. All the same rationales which work for the iPhone also work for the Mac. I don't think this will happen in the next five years, but my guess is that it will happen, sooner or later. UPDATE: If you've come here from Giles' post, which highlights this prediction, you might be interested in reading more about why I think a Mac App Store is going to happen. )

Je fais une prédiction : pour des raisons similaires, l’écosystème de développement Mac va progressivement ressembler à celui du iPhone. D’optionnel, le recours à des binaires signés va finalement devenir « aucune possibilité d’exécution de code non signé ». Apple deviendra un distributeur d’applications, et fixera des règles du jeu similaires à celles appliquées à l’iPhone. Le raisonnement fait pour l’iPhone peut être transposé au Mac. Je ne pense pas que cela se produira dans les cinq prochaines années, mais je suppose que ça arrivera tôt ou tard. Mise à jour : si vous êtes arrivés sur ce billet par le billet de Giles qui souligne cette prédiction, la lecture de I think a Mac App Store is going to happen peut vous intéresser.

Paragraphe §12

After all, this is a company which uses the DMCA to prevent people reverse engineering the iPod's database files, something which is essential if the iPod is to be opened up to people who don't use Windows or Mac. One which, without warning, implements HDCP “anti-copying” technology, in a way which makes even non-HD content unplayable on something which isn't “approved” hardware.

Après tout, Apple est une société qui se base sur le DMCA (Digital Millennium Copyright Act, pendant américain à DADVSI, NDT) pour empêcher la rétro-ingénierie sur les fichiers de base de données d’un iPod, élément essentiel à l’interopérabilité d’un iPod avec d’autres plates-formes que Windows ou Mac. Une société qui déploie sans avertissement la technologie anti-copie HDCP, de façon à bloquer même la lecture de contenus qui ne sont pas en haute définition sur des matériels non homologués.
--Olivier 16 janvier 2009 à 10:35 (CET): J'ai retiré 2 liens du dernier commentaire car ils empêchaient le texte de s'afficher avec les balises de traduction

Paragraphe §13

Thankfully, there is another way – one which doesn't rely on a single corporation to take care of all your computing needs. So the machine I bought wasn't a MacBook, or MacBook Pro, but a shiny new XPS1530, which now happily runs Ubuntu 8.10. It's not as powerful as a MacBook Pro, but it's exactly the right hardware for my needs, with an operating system which isn't owned or dominated by a single monolithic corporation.
Heureusement il existe une autre possibilité, une possibilité qui n’implique pas de faire confiance à une unique société commerciale pour prendre en compte l’ensemble de nos besoins informatiques. Alors je n’ai pas acheté un MacBook ni un MacBook Pro, mais un XPS1530 flambant neuf, qui maintenant tourne avec bonheur sous Ubuntu 8.10. Il n’est pas aussi puissant qu’un MacBook Pro, mais la configuration matérielle correspond exactement à mes besoins, et son système d’exploitation n’est pas la propriété d’une multinationale monolithique.
--Olivier 16 janvier 2009 à 10:36 (CET): 1 lien retiré pour la compatibilité

Paragraphe §14

How has the experience been so far? I haven't missed the Mac for a single minute. Everything has just worked.
Comment s’est passé l’essai jusqu’ici ? Le Mac ne m’a pas manqué une seule minute. Tout a bien fonctionné.

Paragraphe §15

There's still a Windows partition on my machine, but that's really only there for emergencies: WINE runs WoW perfectly, and the frame rates I get make my old MacBook Pro look like an Apple II. I can see the day in the not-too-distant future when I won't need that Windows security blanket, and I can reclaim the 80GB I've left it for something more useful. The Dell came with a 400GB drive, so I'm not exactly desperate for the space yet.
Je garde encore une partition Windows sur la machine, mais elle ne sert vraiment plus qu’en cas d’urgence. WoW tourne à la perfection sous Wine, et la fréquence de rafraîchissement fait passer mon vieux Mac Book Pro pour un Apple II. Le jour est proche où je n’aurai plus besoin d’un Windows « au cas où » et récupérerai les 80 GB de la partition pour un meilleur usage. Ce Dell est équipé d’un disque de 400 GB, alors jusqu’ici l’espace disponible n’est pas mon premier soucis.

Paragraphe §16

ITunes? Don't need it – Amarok is just so much better. I use OpenOffice for all my documents, which gives me a format which doesn't exist only as long as a single company wants it to – unlike Pages.
ITunes ? Je n’en ai pas besoin, Amarok est meilleur, de loin. Pour tous mes documents, j’utilise OpenOffice et j’accède ainsi à un format de fichier dont l’existence n’est pas soumise au bon vouloir d’une société, à l’inverse de Pages (traitement de texte sur Mac, NdT).

Paragraphe §17

Ubuntu has been a dream to set up. Seriously, I think almost anyone can do this – and if you're unlucky enough to hit any problems, a quick Google search will almost certainly yield an answer from the amazing community which surrounds it. With my Dell, I ran into a single small problem with the trackpad, which, thanks to Google and the Ubuntu community, I was able to solve within ten minutes. Certainly, if you're able to set up a Windows machine, you should be able to get Ubuntu up and running.
La configuration d’Ubuntu a été un plaisir. Je pense vraiment que c’est à la portée de tous, et si vous avez la malchance de rencontrer le moindre problème, une rapide recherche Google devrait vous retourner une réponse de l’étonnante communauté Ubuntu. Avec mon Dell, j’ai rencontré une difficulté avec le trackpad, problème que j’ai pu résoudre en dix minutes grâces à Google et à la communauté Ubuntu. Si vous savez installer un Windows, vous saurez sans aucun doute installer et utiliser Ubuntu

Paragraphe §18

And there's been some particularly impressive stuff too. My Dell came with a 3G modem built-in, and Ubuntu not only detected the card but worked with it in minutes. I didn't need to do anything with the command line, I didn't have to tweak config files. Just click on a Wizard, tell it which mobile network I was using, and it just worked. The same was true of my printer. The printer is an HP Deskjet that's less than a year old, and while Windows Vista claimed to know nothing about it, Ubuntu recognised it when it was plugged in and worked first time.
Certains aspects du boulot effectué sont particulièrement impressionnants. Le modem 3G intégré dont mon Dell est équipé n’a pas juste été reconnu pas Ubuntu, il était aussi fonctionnel en quelques minutes. Un clic sur l’assistant qui m’a demandé quel réseau mobile utiliser, et ça marchait. Ce fut la même chose pour mon imprimante, une HP Deskjet vieille de moins d’un an. Alors que Windows Vista ne voulait pas en entendre parler, Ubuntu l’a reconnue dès son branchement et elle a fonctionné du premier coup.

Conclusion §1

Should you be doing the same thing? If you care about open software and open formats, and don't want to be locked into a single hardware or operating system vendor, then the answer would be yes. If all you care about it how easy your computer is to use, and are happy with whatever Apple wants you to have, then no. Ubuntu is as close as an operating system “for the rest of us” as anything ever made, but it's not for everyone.
Devriez-vous faire la même chose ? Si vous êtes sensibilisés aux logiciels libres et aux formats ouverts, si vous refusez d’être captifs d’un matériel ou d’un système d’exploitation uniques, alors la réponse est oui. Si vous vous préoccupez davantage de la simplicité d’utilisation de votre ordinateur et êtes satisfait de ce que vous impose Apple, alors non. De tous les systèmes d’exploitation existants, Ubuntu est le plus proche d’un système d’exploitation pour tous publics, mais il n’est pas pour tout le monde.

Conclusion §2

And that's a good thing, because monocultures are bad. I want Mac OS X to improve and thrive, just as I want Microsoft to continue to make Windows better. Competition is good, and strong competition between three computing platforms which all take different approaches is a healthy thing.
C’est une bonne chose, parce que la monoculture est nuisible. Je souhaite que Mac OS X s’améliore et prospère, tout comme que je souhaite que Microsoft perfectionne Windows. L’émulation est positive, et une compétition disputée entre trois plates-formes qui adoptent chacune une approche différente est très saine.