La dynamique Open Source derrière la campagne Obama
Intro
Intro - Paragraphe 1
JFK said "Victory has a thousand fathers, but defeat is an orphan." So I'm here to claim Linux-based geek paternity for the successful presidential campaign of Barack Obama. The geeks didn't do it alone, of course. But their role was huge.
JFK a dit un jour "La victoire à 100 pères, mais la défaite est orpheline." Je viens donc aujourd'hui réclamer la paternité du succès de la campagne d'Obama au nom de tous les fans de Linux. Les geeks n'étaient pas seuls évidemment, mais ils ont joué un rôle majeur.
Intro - Paragraphe 2
I had been following that role ever since covering the Howard Dean Presidential Campaign back in '03-04 for Linux Journal. Get your flashbacks at Saving the Net, The Syndication Solution, Letters from the Campaign Pressure Cooker, Hacking Democracy, Lessons on Open Source Politics from the Campaign Forge — in that order.
J'étudie ce rôle depuis que j'ai couvert la campagne présidentiel d'Howard Dean en 2003-2004 pour le Linux Journal. Pour vous rafraichir la mémoire je vous conseille les lectures suivantes : Saving the Net, The Syndication Solution, Letters from the Campaign Pressure Cooker, Hacking Democracy, Lessons on Open Source Politics from the Campaign Forge ; dans cet ordre.
Intro - Paragraphe 3
So, when it became clear that there was lots of geek power operating in and around the Obama campaign, an assignment developed: write about it for the November '08 issue of Linux Journal, which would hit the stands in late October, just before the election.
Quand on s'est aperçu que les geeks étaient sérieusement impliqués dans la campagne d'Obama une mission m'a été confiée : assure la couverture de l'évènement pour le numéro de novembre 2008 du Linux Journal. Ce numéro devait sortir fin octobre, donc juste avant les élections.
Intro - Paragraphe 4
This I did. After working hard on researching and writing the piece, and whittling it down to three thousand words, it turned out that we had more than enough purely Linux-related stuff for that issue, and the piece was shelved until after the election, which is where we are now.
Je m'y suis donc attelé. Après un travail intense de recherche et d'écriture et après avoir réduit ma prose à 3000 mots, nous nous sommes rendu compte que nous avions déjà largement assez d'articles traitant de Linux pour ce numéro et mon article a donc été mis de côté pour après les élections... et nous sommes maintenant après les élections.
Intro - Paragraphe 5
Rather than update the piece with more recent data and quotage, I decided to run it as I wrote it in August. To my surprise, the story isn't stale. Instead it marks a point — one among many — when history was being made. One suspected that at the time. One knows it now.
Here goes.
Plutôt que de mettre à jour l'article avec des données ou des citations plus récentes j'ai décidé de le publier tel que je l'avais écrit en août. A ma grande surprise son contenu n'est pas périmé. Je crois même qu'il touche à quelque chose d'important, une chose parmi tant d'autres, alors que l'Histoire était en marche. On s'en doutait à l'époque. On le sait maintenant.
Voici l'article :
Paragraphe 1
August 11, 2008
Since the dawn of mass media, the most obvious activity of political campaigns — especially presidential ones — has been image-making. You paint a flattering portrait of your candidate and an unflattering one of his or her opponent. In the 2008 presidential campaign "cycle" (as the professionals call it), the candidate with the best paint job so far (as of mid-August, when I'm writing this) has been Barack Obama. In "What Obama Can Teach You About Millenial Marketing" Advertising Age says ,...the unabashed embrace of select brands by millennials, from technology to beverages to fashion, has made this decade a true golden era of marketing for those who know what they're doing. And "...when it comes to marketing, the Barack Obama campaign knows what it's doing. Mr. Obama's brand management, unprecedented in presidential politics, shows pitch-perfect understanding of the keys to appealing to the youngest voters...His success, it seems, is a result of both product and the branding behind it."
Le 11 août 2008,
Depuis l'avènement des média de masse, le point crucial des campagnes politiques, surtout pour les campagnes présidentielles, a été de donner une image aux candidats. Vous dépeignez de vous-même un portrait flatteur tandis que vous dépréciez l'image de votre opposant. Durant le "cycle" de campagne présidentielle de 2008 (comme les professionnels le nomme), le candidat qui a réussi à se forger la meilleure image jusqu'à maintenant (au moment de l'écriture à la mi-août) est Barack Obama. Advertising Age dit dans "What Obama can teach you about millenial marketing" [NdT : Une leçon de marketing ciblant la génération connectée par Obama] : ... la dévotion vouée à certaines marques par la génération connectée, que l'on parle de technologie, de boisson ou encore de mode, a fait de cette décennie un age d'or du marketing pour ceux qui savent ce qu'ils font. Et : "...concernant le marketing, la campagne de Barack Obama sait ce qu'elle fait. Le gestion de la marque "Obama", du jamais vu lors d'une campagne présidentielle, montre une compréhension parfaite des rouages pour attirer les jeunes votants... Ce sont à la fois le produit à vendre et la manière de le vendre qui sont à l'origine de ce succès."
Paragraphe 2
Reading this I am reminded of Isaac Asimov's distinction (in Second Foundation) between "the answer that satisfied" and "the answer that was true". Because much of the Obama campaign's success so far isn't about branding, demographics, or even politics as we've known it for too long. It's about using technology to make democracy work.
Et c'est là que me revient à l'esprit la distinction que fait Isaac Asimov (dans le deuxième volet de la trilogie "Fondation") entre "la réponse qui satisfait" et "la réponse qui était vraie". Le succès de la campagne d'Obama jusqu'à maintenant ne repose pas entièrement sur la création d'une marque, sur la démographie ou même sur la politique telle que nous l'avons connue pendant trop longtemps, loin s'en faut. Il repose principalement sur l'usage de la technologie pour permettre à la démocratie de fonctionner.
Paragraphe 3
The story begins in 2001, when a political operator named Joe Trippi went to work as an advisor to Progeny, the company headed by Ian Murdock, whose first name is the second half of Debian. Two years later Joe was running the presidential campaign of Howard Dean, who owed much (if not nearly all) of his grass roots support and fund-raising success to smart (and cheap) use of the Net -- and lots of open source geekery. "I always wondered how could you take that same collaboration that occurs in Linux and open source and apply it here," Joe told Larry Lessig in a 2003 interview. "What would happen if there were a way to do that and engage everybody in a presidential campaign?" When Larry asked Joe if that made Dean's an open-source campaign, Joe said, "Yes... I guess it’s about as open as you can do it in modern-day politics".
L'histoire commence en 2001, quand un conseiller politique du nom de Joe Trippi s'est engagé en tant que conseiller de la firme Progeny, une entreprise dirigée par Ian Murdock donc le prénom est la deuxième moitié de "Debian". Deux ans plus tard Joe dirigeait la campagne de Howard Dean. Le succès de cette campagne est largement dû a l'utilisation intelligente (et bon marché) d'Internet... et aussi à beaucoup de trucs open source de geeks. "Je me suis toujours demandé comment on pourrait transposer cette collaboration qui fait avancer Linux et l'open source pour l'appliquer ici." confiait Joe à Larry Lessig en 2003 au cours d'une interview. "Qu'est ce que cela donnerait si l'on pouvait y parvenir et qu'on implique tout le monde dans une campagne présidentielle ?" Quand Larry demanda à Joe si cela faisait de la campagne de Dean un campagne open source Joe répondit "Oui... je suppose qu'elle est aussi ouverte que peut l'être une campagne dans le monde politique actuel."
Paragraphe 4
In his own blog, Ian Murdock said of Joe, "Within the first hour of talking with him, Joe understood the open source movement as well as I did and was able to show me things I hadn't been able to see even after eight years."
Dans son blog, Ian Murdock écrit de Joe : "Après juste une heure de discussion avec lui, Joe comprenait le mouvement open source aussi bien que moi et il a aussi réussi à me faire voir des choses que je n'avais pas vues en 8 ans."
Paragraphe 5
The first time I met Joe was in a video IM session. Joe's face was on the screen of my laptop in California, while my face was on Britt Blaser's laptop, which he carried around the halls and meeting rooms of the Dean Campaign headquarters in Burlington, Vermont — as if he were a waiter with a talking snack tray. The tour worked so well that I was already familiar with the layout of the place when I arrived in the dead of Winter and the height of the campaign's energy: mid-January, 2004, on the eve of the Iowa Caucuses.
La première fois que j'ai rencontré Joe c'était par vidéo interposée lors d'une session de chat. Le visage de Joe est apparu sur l'écran de mon portable en Californie tandis que le mien était sur le portable de Britt Blaser, l'ordinateur qu'il trimballait dans les couloirs et les salles de conférences du quartier général de campagne de Dean à Burlington dans le Vermont, un peu comme s'il était un serveur, mais avec un plateau qui parle. Cette visite a été si efficace que je me sentais déjà à l'aise dans le bâtiment quand j'y suis arrivé au plus profond de l'hiver, quand l'énergie de la campagne était à son paroxysme : mi-janvier 2004, la veille du caucus de l'Iowa.
Paragraphe 6
Several memories of that visit stand out for me. One is of Nicco Mele minding racks of servers and other LAMP-based electronics, and grumbling about what a mess it was dealing with the various state and local party operators, each with their own patched-together tech, which usually qualified more as problems than as "solutions". Another is of Zack Rosen, sitting on a box in the corner of a cubicle with three or four other geeks, hacking something in Drupal. Zack got involved through HackersForDean, which he did with Josh Koenig. Another is of Dave Winer, working on what he called "a really interesting RSS project to roll out in time for the Iowa caucus results on Monday night." Posting that same day (January 17), Dave added, "I am neutral on the Democratic presidential candidates. I may have opinions, but in my technical work, they're simply not relevant. I believe in politically agnostic tools."
Je garde en mémoire quelques souvenirs en particulier de cette visite. Par exemple celui de Nicco Mele qui s'occupait des racks de serveurs et d'autres appareils électroniques tournant sous LAMP et qui pestait contre le bordel que c'était de faire cohabiter les différents groupes au niveau des états et au niveau local sachant que chaque groupe possédait son propre système informatique créé de toute pièce, ce qui s'avéra être plus un problème qu'une "solution". Je me souviens également de Zack Rosen, assis sur un boîte dans le coin d'un bureau avec trois ou quatre autres geeks entrain de hacker quelque chose dans Drupal. Zack s'est lancé dans la campagne avec le site HackersForDean (les hackers en faveur de Dean), qu'il a créé avec Josh Koenig. Un autre souvenir est celui de Daver Winer, il travaillait sur ce qu'il appelle "un projet de flux RSS très intéressant qui doit être lancé juste à temps pour les résultats du caucus de l'Iowa lundi soir". Dans un message daté du même jour (le 17 janvier), Dave ajoute "Je reste neutre quant aux candidats à l'élection présidentiel. J'ai mes opinions, mais elles n'ont rien à faire dans mon travail technique. Je crois que les outils politiques doivent rester agnostiques."
Paragraphe 7
Looking back, I think what I saw was the equivalent for politics of the Tech Model Railroad Club or the Home Brew Computer Club. It was where a new and highly practical tech movement started. Britt Blaser calls it "the first campaign that functioned more like a Web service than a marketing blitz".
Maintenant que j'y repense je pense que j'ai assisté à l'équivalent en politique d'un club d'adeptes de trains miniatures ou d'un club de programmation maison. C'est là qu'est né un nouveau mouvement où on met vraiment la main à la pâte. Pour Britt Blaser c'est même "la première campagne dirigée comme un service Web plutôt que comme une campagne marketing disproportionnée".
Paragraphe 8
Dean dropped out of the race after losing in Iowa, but neither the techies nor their code were running for office. Instead the "Dean Diaspora" began the work of improving democracy with free and open technology.
Dean s'est retiré de la course après avoir perdu l'Iowa, mais ce ne sont pas les techniciens ou leur code qui se présentaient. C'est à ce moment là que la "Diaspora Dean" s'est attelée à améliorer la démocratie grâce à des technologies libres et ouvertes.
Paragraphe 9
One member of that diaspora was Jascha Franklin-Hodge. "After I got back to Boston I started reconnecting with some of my friends that I had been ignoring for six months", Jascha told me. "And the thing I kept hearing from people was, 'Oh you worked for Howard Dean. That's so cool. I went to a meet-up and a I started volunteering in my local democratic party. I went up to neighbors and knocked on doors'. These were people for whom the experience of being involved wasn't just about supporting a candidate. It was also about finding their own political voice, finding their own civic talent."
L'un des membres de cette diaspora était Jascha Franklin-Hodge. "De retour à Boston j'ai commencé à reprendre contact avec des amis que j'avais ignoré pendant 6 mois" me racontait Jascha. "Et les gens n'arrêtaient pas de me dire 'Ah, tu as travaillé pour Howard Dean, c'est super ! Je me suis rendu à des réunions et je suis devenu volontaire à l'antenne régional du partie démocratique. J'ai fait du porte à porte'. Ce sont des gens qui ne se sont pas contentés de supporter un candidat. Ils voulaient aussi trouver leur propre opinion politique, leur propre talent civique.
Paragraphe 10
So Jascha got together with three other Dean tech veterans -- Clay A. Johnson, Joe Rospars, and Ben Self -- and started Blue State Digital. In a June 2008 story, Business Week called Blue State Digital "Obama's secret political weapon". By the end of July Blue State's work was behind more than $200 million raised online, 1,000,000 users and 75,000 campaign events. By the time you read this, those numbers will be way low.
Jasha a donc monté un petit groupe avec trois autres vétérans de la campagne pour Dean ; Clay A. Johnson, Joe Rospars, and Ben Self ; et il a lancé Blue State Digital. Dans un article paru dans le numéro de juin 2008, Business Week voyait Blue Stat Digital comme "l'arme secrète d'Obama". En juillet, les efforts de Blue State étaient déjà à l'origine de plus de 200 millions de dollars de dons faits en ligne, de 75 000 évènements de campagne et comptaient plus d'un million d'utilisateurs. D'ici à ce que vous lisiez cet articles ces chiffres auront encore largement augmenté.
Paragraphe 11
I became acquainted with Blue State Digital's work for the Obama campaign on June 3 of this year, when I got an email pointing me to a MyBO ad with the filename "techinterest?foo". The ad recruited "exceptionally talented web developers" with "A deep understanding of LAMP development processes and best practices", "Experience scaling (a) large LAMP application", "Experience building complex applications using PHP and MySQL" with "deep knowledge of MySQL performance and query optimization" and "Advanced or expert CSS, Javascript, and AJAX skills". The email also noted that McCain's campaign site runs on Windows.
J'ai pris connaissance du travail réalisé par Blue State Digital pour la campagne Obama le 3 juin dernier par le biais d'un e-mail me redirigeant vers une publicité MyBO nommée "techinterest?foo". Cette publicité visait le recrutement "de développeurs Web exceptionnellement talentueux" possédant "une bonne connaissance des processus de développement LAMP et de leur bonne utilisation", "Expérience dans le déploiement (a) à grande échelle d'applications Lamp", "Expérience requise dans la mise au point d'applications en PHP et MySQL" et "une bonne connaissance des performances de MySQL et de l'optimisation des requêtes" et enfin "utilisateur avancé voir expert en CSS, Javascript et Ajax." L'e-mail précisait également que le site de campagne de McCain tourne sous Windows.
Paragraphe 12
Blue State hardly needed the ad. As Jascha put it to me, "The work that we do does put us at a huge advantage when shopping for talent. What we do is bigger for a lot of developers than making software for a bank. We want geeks to get up and be happy in the morning, and think 'I'm building something today that millions of people tomorrow are going to use to help change the world'."
Mais Blue State n'avait pas vraiment besoin de cette publicité. Jasha me l'explique en ces termes : "Le travail que nous réalisons nous confère un énorme avantage lorsque nous sommes à la recherche de talents. Ce que nous faisons est bien plus important aux yeux de nombreux développeurs que de créer un logiciel pour une banque. Nous souhaitons que des geeks soient heureux en se réveillant le matin et qu'ils se disent 'Je construis aujourd'hui quelque chose que des millions de personnes utiliseront demain pour aider à changer le monde'."
Paragraphe 13
The Obama Campaign isn't much into "social computing" of the Facebook and MySpace sort. But it's outstanding at using computing to make the campaign social in the real world.
La campagne Obama ne s'appuie pas trop sur les "réseaux sociaux" comme Facebook ou MySpace. Mais elle excelle dans l'utilisation du réseau pour rendre la campagne sociale dans le monde réel.
Paragraphe 14
When I go to MyBO and look for events within 25 miles of my zipcode near Cambridge, 64 come up. They include: community organizing meetups, musical performances, speech-watching parties, gatherings at farmers markets and carnivals, fundraisers with notables, church picnics and barbeques, stagings for voter registration walks, carpool caravans, youth organization rallies, school alumni coffees... the list goes on and on. All within the next month. Each event is marked by a little symbol on a Google map. Above both the list and the map are three buttons: a green KML one for Google Earth, an orange XML one for RSS feed, and a green ICAL one to create calendar files.
Quand je me rends sur MyBO et que je recherches les évènements qui ont lieux dans un rayon de 40 km autour de chez moi je reçois 64 réponses. On y retrouve : des groupes organisant des rencontres, des concerts, des soirées "discours", des réunions aux marchés du terroir et aux fêtes foraines, des levées de fonds auxquelles participent des grands noms, des pique-niques ou des barbecues paroissiaux, des marches pour s'enregistrer sur les listes de vote, du co-voiturage, des rallyes de groupes de jeunes, des cafés organisés par des anciens de l'école, ... la liste est interminable. Et tout ceci juste pour le mois à venir. Chaque évènement est repéré par un petit symbol sur une carte en ligne. Trois boutons surplombent la liste et la carte : un bouton KML vert pour Google Earth, un bouton XML orange pour les flux RSS et un bouton ICAL vert pour ajouter ces dates à votre calendrier.
Paragraphe 15
To the right of the map is the my.BarackObama column. From the top it has My Dashboard, My Neighborhood, Friends, Events, Messages, Groups, Fundraising and My Blog. The last six are headings to the right of a "+". Expand those and you'll find 18 ways to engage with with other people, the campaign, or both. And still there is plenty of white space. The page's action is fast, smooth, simple and clean.
A droite de la carte se trouve la colonne "my.BarackObama". Du haut vers le bas on retrouve "Mon tableau de bord", "Mon quartier", "Amis", "Évènements", "Messages", "Groupes", "Levée de fonds" et "Mon Blog". Les six derniers sont des menus accompagnés d'un petit "+". Développez ces menus et vous découvrirez 18 façons d'entrer en contact avec d'autres personnes ou de vous engager dans la campagne... voire les deux. Et malgré tout il reste encore beaucoup d'espace inutilisé. La page est conçue pour être rapide, agréable, simple et propre.
Paragraphe 16
When I go to the McCain campaign website and look for events within the same 25 miles, 16 come up: 13 are appeals to join phone banks or to volunteer in some other way; 3 are for parties by individuals on the same "national event day", and each has the same canned copy.
Si je me rends sur le site Web de campagne de McCain et que je recherches les évènements se déroulant dans le même rayon de 40 km autour de chez moi je reçois 16 réponses : 13 enjoignent les gens à s'engager dans des centres d'appels ou par d'autres manières et 3 concernent des fêtes organisées par des individus pour le même "jour national", chacune construite sur le même modèle.
Paragraphe 17
Of course this isn't fair. Massachusetts is not only an exceptionally blue state, but home to Blue State Digital as well.
Évidemment ces résultats sont très partiaux car le Massachusetts est non seulement un état très bleu mais c'est aussi là qu'est basé Blue State Digital.
Paragraphe 18
So I just ran the same test for 85018, a zip code in central Phoenix: the heart of McCain Country. There I get 23 events for Obama events and 16 for McCain. Obama's have the same variety as those around Boston. McCain's all seem to be stamped out under personalized headers. There are 13 parties (mostly given by individuals) on the same "national event day" as those in Boston. Each has the same boilerplate copy. Three are scheduled for other times. Two of those involve veterans.
J'ai donc refait le test pour le 85018, le code postal d'un quartier en plein centre de Phoenix : le cœur même du pays McCain. J'obtiens 23 réponses pour des évènements pour Obama et 16 pour McCain. On y retrouve la même variété pour Obama que dans les environs de Boston. Pour McCain on dirait qu'ils ont utilisé un tampon. 13 fêtes sont organisées (principalement par les gens eux-mêmes) pour le même "jour national" qu'à Boston. On dirait qu'ils sont tous sortis du même moule. Trois sont prévus à d'autres dates, parmi ceux-ci deux concernent les vétérans.
Paragraphe 19
So, how does Blue State do it? And how exactly are Linux and open source involved? Here's how Jascha put it to me:
"Almost all of our tools put user interaction and user creation first. Take events management systems. In the past they were made so an organization could post its official calendar online. We said that's great but not nearly as interesting as letting your supporters create their own calendars. So we created tools where the first priority was to make it easy for somebody coming onto the website to host a house party, or to arrange to pick up litter alongside a highway while wearing t-shirts for their organization: everything from the mundane to the innovative. We wanted to make it easy to create an event, schedule it, make it searchable, handle RSVPs, and for people to do their own fund-raising.
Quel est le secret de Blue State alors ? Et quelle est la part de Linux et de l'Open Source dans tout ça ? Voilà la réponse de Jascha :
"Nos outils donnent la parole à la créativité des utilisateurs. Si on prend les systèmes d'organisation d'évènements par exemple. Par le passé ils étaient conçus pour qu'une association puisse mettre en ligne son calendrier officiel. C'est très bien, mais c'est loin d'être aussi intéressant que de permettre à vos supporteurs de créer leurs propres calendriers. Nous avons donc mis au point des outils dont la priorité première est d'aider les visiteurs du site Web à organiser une soirée, un grand ramassage d'ordures le long des routes en portant un t-shirt pour leur camp : de l'évènement le plus mondain au plus innovant. Nous voulions faciliter la création de manifestations, leur planification, augmenter leur visibilité, permettre la gestion des réponses et aider les gens à organiser leurs propres levées de fond.
Paragraphe 20
The two services we use most in the context of events are Google and Yahoo's mapping and geocoding APIs. We'll geocode your address with lon/lat, and use that to place nearby events.
Les deux services dont nous faisons le plus usage pour les évènements sont les cartographies de Google et de Yahoo ainsi que leurs API de géolocalisation. Nous utilisons votre adresse pour vous géolocaliser grâce à la longitude et la lattitude et nous mettons ces informations à profit pour vous communiquer les évènements proches de chez vous.
Paragraphe 21
We have lots of databases of other geographical information. For example, the lon/lat center of a Zip+4. Congressional districts for zip codes, census information, census tract, block numbers... If you're just filling out a sign-up form, we don't require you to put in everything. If you donate later, we can get your address then if you don't want to give it at first.
Nous possédons beaucoup de bases de données d'informations géographiques. Comme par exemple le centre d'un ZIP+4 désigné par sa longitude et sa lattitude. Nous rentrons également les congressional districts [NdT : zone électorale qui désigne un membre du congrès] pour y regrouper les codes postaux, les informations concernant les sondages, les tracts de sondages, les numéros des pâtés de maison... Si vous remplissez un formulaire d'inscription nous ne vous demandons pas de renseigner toutes ces informations. Si vous faites un don plus tard nous aurons votre adresse à ce moment là si vous ne souhaitez pas la donner tout de suite.
Paragraphe 22
The stack is LAMP: Linux, Apache, MySQL, PHP. On the back end we use lots of open source libraries and tool kits. We use YUI, and Ext, which are javascript UI libraries. One of our developers is the creator of the Horde project, which is a big open source PHP framework.
Nous travaillons avec LAMP : Linux, Apache, MySQL, PHP. Nous utilisons beaucoup de librairies et d'outils Open Source comme par exemple YUI et Ext qui sont des librairies d'interfaces utilisateur en javascript. Nous comptons parmi nous le créateur du projet Horde qui est un gros cadre de développement PHP Open Source.
Paragraphe 23
We don't like to re-invent wheels. So, for example, we don't write our own database connection library. We're using ADOdb, which is one of the more popular ones for PHP, and python as well. We use PEAR, which is PHP's library of tools and utilities. We use PEAR modules for everything from sending email to doing caching... We use things like memcached. We use open source monitoring tools.
On ne cherche pas à ré-inventer la roue. Nous n'écrivons donc par exemple par notre propre librairie de connexion à la base de donnée. Nous nous servons de ADOdb, qui fait parti des plus populaires pour PHP, et python aussi. Nous utilisons PEAR, qui est la librairie d'outils PHP. Les modules PEAR nous rendent un fier service pour tout, depuis l'envoi d'e-mail à la mise en cache... On se sert aussi d'outils comme memcached et des utilitaires de surveillance Open Source.
Paragraphe 24
We use RSS all over the place: events, blogs... we use it to link parts of our own system internally, say to share information between two different client systems, or between two parts of our system. Wherever possible we try to build those interface points around accepted standards for interchange. If they need to be opened up, or if the client wants direct access to them, we say "go ahead and use whatever RSS library you have".
Chez nous les flux RSS sont omniprésents : évènements, blogs, ... ils nous sont également utiles pour relier en interne des parties de notre propre système, comme par exemple partager des informations entre deux systèmes clients ou entre deux parties de notre système. A chaque fois que c'est possible nous tentons de construire ces points d'échange en respectant les standards. S'ils doivent être ouverts, ou si un client demande un accès direct, nous répondons : "pas de problème, utilisez la librairie RSS de votre choix".
Paragraphe 25
If we're working with a tool and add a significant feature to it, or fix a bug, we of course share that with developers and the project.
Si nous travaillons avec un outil et que nous y ajoutons une fonctionnalité importante ou que nous corrigeons un bogue, nous le partageons évidemment avec les développeurs du projet.
Paragraphe 26
The front end, however, is all stuff that we've purpose-built for political and nonprofit organizations -- or anybody that wants to engage membership with a bigger goal in mind.
L'interface d'utilisation est, quant à elle, entièrement construite sur-mesure pour des organismes politiques ou à but non lucratif... ou n'importe-qui désirant s'engager dans un projet avec un but en tête.
--Olivier 4 décembre 2008 à 11:56 (CET):
Traduction à revoir ici
--Yostral 5 décembre 2008 à 14:12 (CET):
Je l'ai un peu modifiée, surtout la traduction de "front end". Vu que ça parle informatique, autant y mettre une traduction plus informatique.
Paragraphe 27
While the Obama Campaign hogs the spotlight, other Dean-vintage hackers are busy working on something both Obama and McCain have been advocating as senators: transparency and accountability in government. Greg Elin, a data specialist with the Sunlight Foundation and the family of efforts it supports (OpenCongress.org, Congresspedia.org, FedSpending.org, OpenSecrets.org, EarmarkWatch.org, LOUISdb.org...):
Alors que la campagne Obama monopolise l'attention, d'autres hackers de l'équipe initiale, celle de Dean, s'affèrent à travailler sur quelque chose que Obama et McCain ont tous les deux défendus en tant que sénateurs : une gouvernance transparente et responsable. Greg Elin, spécialiste des données à la Sunlight Foundation et pour tous les organismes qu'elle supporte (OpenCongress.org, Congresspedia.org, FedSpending.org, OpenSecrets.org, EarmarkWatch.org, LOUISdb.org...) :
Paragraphe 28
"Almost all of our projects and funded projects are open source -- though sometimes our code is a bit hacked so it takes a while to release it. Nearly every group I know is completely invested in open source: MySQL, PostgreSQL, Apache... The frameworks are being rapidly adopted: Rails, Django, Symfony...
"Presque tous nos projets sont Open Source, mais il arrive qu'on modifie un peu le code et ça prend du temps pour le publier. On n'est pas loin d'avoir convertit tous nos groupes à l'Open Source : MySQL, PostgreSQL, Apache, ... La structure est rapidement adoptée : Rails, Django, Symfony, ...
Paragraphe 29
The work I'm most interested in these days is dynamic-scripting -- what I think about as "flow-and-go" data sets instead of what Jeff Jonas coined as "rack-and-stack" data sets. Dynamic scripting is Unix pipes! That is, every application does input and output. We leave the world of databases-make-reports and enter the world of RSS-flows-in and RSS-flows-out.
Dernièrement je m'intéresse plus particulièrement aux scripts dynamiques, ce que j'appellerai des ensembles de données "débiter et terminer" en opposition à ce que Jeff Jonas appelle des ensembles de données "entreposer et empiler". Les scripts dynamiques c'est ce qui fait Unix ! C'est à dire que chaque application a des données d'entrée et des données de sortie. Nous laissons derrière nous le monde des bases de données-créer-rapport pour entrer dans le monde des RSS en entrée et RSS en sortie.
--Olivier 4 décembre 2008 à 17:08 (CET):
hum... quelqu'un a des propositions ici pour améliorer? svp ?
--Yostral 5 décembre 2008 à 15:14 (CET):
Mouais, là je vois pas vraiment non plus... :(
Paragraphe 30
Two examples of flow. A Sunlight database, LouisDB.com, scrapes the Congressional Daily Record daily, transforming it into XML. Garrett Schure (Sunlight Labs developer) and Josh Ruihley did a word count algorithm on the Congressional Record to come up with Congress' "Word of the Day" and the microsite http://capitolwords.org — which goes back to 2001 and has an RSS feed, API, and a widget people can put on their site. Louisdb.com makes it easier to search the Congressional Record — and now there's a script boiling it down into tweetable content that others can use, too. Second example, from MySociety: TheyWorkForYou. It provides profiles of what Members are doing in Parliament by parsing the Parliament's daily record and votes. Lastly, many sites rely on the work of Josh Tauber's http://govtrack.us b/c. Josh scrapes all sorts of data on bills in Congress and transforms it into XML. Josh's data is open and so also is his code. It's a tremendous contribution.
Voici deux exemples de flux. Une base de données Sunlight, LouisDB.com, épluche le Congressional Daily Record quotidiennement, transformant son contenu en un fichier XML. Garrett Schure (développeur chez Sunlight Labs) et Josh Ruihley ont mis au point un algorithme de comptage de mot pour présenter le "Mot du Jour" du Congress et le microsite http://capitolwords.org, site qui date de 2001 et qui dispose d'un flux RSS, d'API et d'un widget que les gens peuvent incorporer à leur site. Louisdb.com facilite la recherche du contenu du Congressional Record. Un script est même disponible maintenant pour en faire du contenu pour Tweeter que d'autres peuvent utiliser aussi. Le deuxième exemple vient de MySociety: TheyWorkForYou. En analysant les archives quotidiennes du parlement et les votes il dresse un portrait de qui fait quoi au parlement. Et enfin, de nombreux sites s'appuient sur le travail de Josh Tauber http://govtrack.us b/c. Josh rassemble toutes les données qui ont trait aux lois votées au Congrès et les transforme en XML. Les données de Josh sont ouvertes, tout comme son code. C'est une contribution énorme.
Paragraphe 31
And what about Howard Dean? Well, in 2005 he became Chairman of the Democratic National Committee. His old presidential campaign site, DeanForAmerica, morphed smoothly into DemocracyForAmerica, which supports many candidates instead of just one. Says Jascha, "He took all these people, who in some cases had taken over their local democratic party organizations, and helped them channel that energy and that civic spirit towards electing democratic and progressive candidates around the country. They've raised money for people. They've gotten the word out, coordinated volunteers. Here in Boston you had a city councilman, Sam Yoon, who won an at-large city council seat with tremendous support from DFA. All these people who had been involved with Dean went out and volunteered for Yoon."
Et que devient Howard Dean ? Tout va bien pour lui, en 2005 il est devenu président du comité national démocratique. Son ancien site de campagne, DeanForAmerica, s'est doucement transformé en DemocracyForAmerica, qui soutient de nombreux candidats et non plus un seul. Jascha nous raconte : "Il a rassemblé toutes ces personnes, dont certaines avaient pris les reines de leur antenne locale du parti démocrate, et les a aidé à canaliser cette énergie et cet esprit citoyen en vu de faire élire les candidats défendant la démocratie et le progrès dans tout le pays. Ils ont fait des levées de fond. Ils ont mis en marche le bouche à oreille, coordonnés les volontaire. Ici même à Boston un conseiller municipal, Sam Yoon, a emporté son siège haut la main grâce au formidable support de DFA. Tous ceux qui ont fait campagne pour Dean sont devenus des supporteurs de Yoon."
Paragraphe 32
Britt Blaser:
"Before Dean, politicians don't know the Internet was created by makers, not by machers, which is political-speak for powerful deal-makers who rule politics through influence, money and arm-twisting. The Dean campaign's Internet staff -- its makers -- was the nucleus of a new class of political experts, focused on means rather than ends. Like Linux hackers, Dean’s makers felt and acted more like a guild than partisans, and they similarly related more easily to people outside the campaign than to their bosses. Since most of them were volunteers, the concept of boss didn't mean a lot to them. They were seeking collaborators outside the campaign for political purposes, but the tools they built map surprisingly well to governmental purposes, since every issue becomes law after a successful campaign for hearts and minds and money.
Britt Blaser :
"Avant Dean, les hommes politiques ne savaient pas qu'Internet avait été créé par des "makers" et non pas par des "machers", terme politique qui désigne ces personnes qui naviguent en politique grâce à leur influence, l'argent et l'intimidation. L'équipe de campagne de Dean, ses "makers", est la graine d'une nouvelle classe d'experts en politique, une nouvelle classe qui se concentre sur les moyens et non sur la fin. Tout comme les hackers de Linux, les makers de Dean ont agi comme une guilde plutôt que comme des partisans et de la même manière ils se sentaient plus proches des personnes qui ne participaient pas à la campagne que de leurs supérieurs. Puisqu'ils sont tous volontaires, l'idée de supérieur ne signifiait pas grand chose à leurs yeux. Ils étaient à la recherche de collaborateurs en dehors de la campagne avec un objectif politique en tête. Mais les outils qu'ils ont élaborés s'accordent particulièrement bien avec les objectifs gouvernementaux puisque tout problème devient une loi après une campagne réussie pour les cœurs et les esprits et l'argent.
--Olivier 5 décembre 2008 à 08:24 (CET):
Drôle de dernière phrase
--Yostral 5 décembre 2008 à 14:43 (CET):
Mouais... mais je ne vois pas d'autres traductions/sens possibles.
Paragraphe 33
Which is all very good. But is it good enough? Of all the interactions I've had with Dean-vintage veterans, one with Liza Sabater stands out. Like several others, she lamented the late CivicSpaceLabs (a creation of Zack Rosen and others). Among other things, it did wonders with Drupal.
Ce qui est très bien, mais est-ce suffisant ? De tous les contacts que j'ai eu avec des anciens de la campagne de Dean, il y en a un qui se démarque des autres, celui avec Liza Sabater. Elle se plaignait du dernier né : CivicSpaceLabs (une création de Zack Rosen et d'autres personnes) et elle n'était pas la seule. Sa synergie avec Drupal a fait des merveilles et ce n'est pas tout.
--Yostral 5 décembre 2008 à 14:51 (CET):
Là je ne comprend pas trop le sens de ta dernière phrase... ça ne va pas avec ce qui précède je trouve.
Paragraphe 34
"The truth is that there is not one open source project out there that comes closes to the promise of CivicSpaceLabs", Liza says. "And that to me is the fundamental difference between the 2004 and the 2008 elections. For all the talk about Obama's campaign being netcentric and groundbreaking, the code to their site is still proprietary. I don't foresee the Obama campaign releasing that code to make it easier for any and all people to replicate what they have created. Same thing, by the way, with MoveOn.org, Democracy For America and even the organizing tools created by the DNCC."
"La vérité est qu'il n'existait aucun autre projet Open Source dont les promesses arrivaient à la cheville de celles de CivicSpaceLabs" nous dit Liza. "Et c'est là, à mes yeux, la différence fondamentale entre les élections de 2004 et de 2008. Malgré tout ce qu'on peut dire à propos de la campagne Obama, qu'elle s'appuie sur le net et qu'elle est avant-gardiste, le code du site est quand même propriétaire. Et je ne prédis pas d'ouverture du code pour que n'importe qui puisse répliquer ce qu'ils ont créé. Il en va de même d'ailleurs pour MoveOn.org, Democracy For America et même des outils d'organisations créés par le DNCC."
Paragraphe 35
Phil Windley, former CIO for Utah, isn't happy with what he sees from either campaign: "My view from here is that the 'Net is being treated like a big broadcast medium with a built-in cash register".
Aucune des deux campagnes ne laissent une bonne impression à Phil Windley, ancien président de Utah : "Ce que je vois, c'est que le net est perçu comme un grand média de diffusion de masse avec une tirelire intégrée."
Paragraphe 36
Greg Elin puts this uneven progress in perspective:
"Programmers and technologists who grew up with the web and with open source have been entering the political and e-government arena the past several years bringing with them the tools and practices of open source and Web 2.0. They are collaborating with -- and sometimes competing with -- existing technologists who were often activists who learned spreadsheets and databases and desktop publishing and then the web to communicate their message. So we are seeing a geek-i-fication of everything from campaigns to good government groups to government itself. More open source. More frameworks. More collaborative communication among individual developers. It's uneven, it's bumpy, but it is definitely happening. The tipping point has occurred now in politics and government -- the question remains only where the tree is going to land.
Greg Elin met ce déséquilibre en perspective :
"Les programmeurs et technologues qui ont grandit avec le Web et l'Open Source ont commencé à entrer dans l'arène politique, ou e-politique, ces dernières années et ils amènent avec eux les outils et les pratiques de l'Open Source et du Web 2.0. Ils collaborent, et des fois font concurrence, des technologues déjà en place qui était souvent des activistes qui ont appris à se servir d'abord des feuilles de calculs, des bases de données et de la publication et ensuite du Web pour faire passer leurs messages. Nous assistons donc à une geek-i-fication générale, des campagnes aux groupes gouvernementaux et même du gouvernement lui-même. Plus d'Open Source. Plus de structure. Plus de communication entre les développeurs. C'est encore loin d'être beau et lisse, mais une chose est sûre, on y arrive progressivement. Le point de non retour a été atteint maintenant en politique, la seule question qui reste en suspend concerne l'impact que cela aura.
Paragraphe 37
Democracy shouldn't be about candidates and campaigns as products or brands. Image matters, but it's still just superficial. The substance of democracy is what hackers have known for the duration: freedom, liberty, openness, generosity, and constructive responsibility. The best code doesn't just win. It just works.
We need to keep doing that. And teaching it too.
Dans une démocratie les candidats ne devraient pas être vendus comme des produits ou des marques. L'image compte, mais elle reste superficielle. La substance de la démocratie est ce que les hackers ont appris sur la durée : la liberté de faire, la liberté d'être, l'ouverture, la générosité et la responsabilité constructive. Le meilleur code n'est pas celui qui gagne, c'est celui qui marche.
Il nous faut poursuivre cet effort maintenant et il nous faut l'enseigner aussi.