The Record Industry's Decline

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Article sur les raison du déclin de l'Industrie Musicale publié sur rollingstone.com.

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Article en ligne à cette adresse : http://framablog.org/index.php/post/2007/07/29/industrie-musicale-en-crise


Sommaire

Titre

The Record Industry's Decline

Record sales are tanking, and there's no hope in sight: How it all went wrong

Le déclin de l'industrie du disque

Les ventes de disques plongent et il n'y a pas d'espoir à l'horizon : Qu'est-ce qui a flanché?

Introduction

This is the first part of a two-part series on the decline of the record industry. Today we're including Brian Hiatt and Evan Serpick's report on where the music business went wrong, from the current issue of Rolling Stone, as well as an interactive graphic illustrating the industry's slide. Tomorrow, check back with RollingStone.com for interviews with industry leaders on the future of the music business.
Voici la première partie d'une série en deux parties sur le déclin de l'industrie du disque. Aujourd'hui nous étudierons l'article de Brian Hiatt et Evan Serpick sur les raisons de la chute du business de la musique, tiré du dernier numéro de Rolling Stone, ainsi qu'un graphique interactif illustrant la chute de l'industrie. Demain, rendez-vous sur RollingStone.com pour des interviews avec ceux qui font cette industrie sur le futur du business de la musique.

Paragraphe 1

For the music industry, it was a rare bit of good news: Linkin Park's new album sold 623,000 copies in its first week this May -- the strongest debut of the year. But it wasn't nearly enough. That same month, the band's record company, Warner Music Group, announced that it would lay off 400 people, and its stock price lingered at fifty-eight percent of its peak from last June.


Pour l'industrie du disque, ce fut l'une des rares bonnes nouvelles : le nouvel album de Linkin Park s'est vendu à 623 000 exemplaires au cours de sa première semaine en mai, le meilleur démarrage de l'année. Mais c'est loin d'être suffisant. Au cours du même mois, la maison de disque du groupe, Warner Music Group, a annoncé qu'elle allait se séparer de 400 personnes et sa valeur boursière s'est difficilement maintenue à 85% de son maximum de juin l'année dernière.

Paragraphe 2

Overall CD sales have plummeted sixteen percent for the year so far -- and that's after seven years of near-constant erosion. In the face of widespread piracy, consumers' growing preference for low-profit-margin digital singles over albums, and other woes, the record business has plunged into a historic decline.
Les ventes globales de CD se sont effondrées de 65% pour cette année jusqu'à maintenant et ceci après 7 ans d'une érosion presque constante. Face à un piratage à grande échelle, l'attrait grandissant des consommateurs pour les singles numériques face aux albums qui dégagent plus de marge et d'autres maux, l'industrie du disque a plongé dans un déclin historique.

Paragraphe 3

The major labels are struggling to reinvent their business models, even as some wonder whether it's too late. "The record business is over," says music attorney Peter Paterno, who represents Metallica and Dr. Dre. "The labels have wonderful assets -- they just can't make any money off them." One senior music-industry source who requested anonymity went further: "Here we have a business that's dying. There won't be any major labels pretty soon."
Les principaux labels se battent pour réinventer leurs modèles économiques, certains se demandent même s'il n'est pas déjà trop tard. "Le business du disque est terminé" dit l'avocat de la musique Peter Paterno, qui représente Metallica et Dr Dre. "Les labels ont des avantages formidables... c'est juste qu'ils ne peuvent pas en tirer de l'argent". Une source haut placée dans l'industrie du disque, qui désire rester anonyme, va même plus loin : "Nous avons un business agonisant. Il n'y aura bientôt plus de grand label."
--Daria 1er juillet 2007 à 10:28 (CEST): A la place de "leurs business models" ne pourrait-on pas mettre quelque chose comme leurs modèles de business ?
--Olivier 2 juillet 2007 à 15:59 (CEST): J'ai finalement mis "modèle économique"

Paragraphe 4

In 2000, U.S. consumers bought 785.1 million albums; last year, they bought 588.2 million (a figure that includes both CDs and downloaded albums), according to Nielsen SoundScan. In 2000, the ten top-selling albums in the U.S. sold a combined 60 million copies; in 2006, the top ten sold just 25 million. Digital sales are growing -- fans bought 582 million digital singles last year, up sixty-five percent from 2005, and purchased $600 million worth of ringtones -- but the new revenue sources aren't making up for the shortfall.
En 2000, les consommateurs américains ont acheté 785.1 millions albums, l'année passée ils en ont acheté 588.2 millions (un nombre qui regroupe les ventes de CD et les albums téléchargés), d'après Nielsen Soundscan. En 2000, les 10 meilleures ventes d'albums aux Etats-Unis représentaient 60 millions d'exemplaires, en 2006 les 10 meilleures n'en totalisaient plus que 25 millions. Les ventes de musique numérique augmentent, les fans ont achetés 582 millions de singles numériques l'an passé, en hausse de 65% par rapport à 2005 et ont acheté pour 600 millions de dollars de sonneries, mais les nouvelles sources de revenus ne compensent pas les pertes.

Paragraphe 5

More than 5,000 record-company employees have been laid off since 2000. The number of major labels dropped from five to four when Sony Music Entertainment and BMG Entertainment merged in 2004 -- and two of the remaining companies, EMI and Warner, have flirted with their own merger for years.
Plus de 2000 employés de maisons de disque ont été mis à la porte depuis 2000. Le nombre de majors est tombé de cinq à quatre quand Sony Music Entertainment et BMG Entertainment ont fusionné en 2004 et deux des labels restant, EMI et Warner, ont flirté avec leur propre fusion pendant des années.

Paragraphe 6

About 2,700 record stores have closed across the country since 2003, according to the research group Almighty Institute of Music Retail. Last year the eighty-nine-store Tower Records chain, which represented 2.5 percent of overall retail sales, went out of business, and Musicland, which operated more than 800 stores under the Sam Goody brand, among others, filed for bankruptcy. Around sixty-five percent of all music sales now take place in big-box stores such as Wal-Mart and Best Buy, which carry fewer titles than specialty stores and put less effort behind promoting new artists.
Environ 2 700 magasins de musique ont fermé à travers le pays en 2003, d'après le groupe d'étude Almighty Institute of Music Retail. L'année dernière, la chaîne Tower Records (89 magasins), qui représente 2,5% des ventes au détail, a mis la clé sous la porte et Musicland, qui chapeautait plus de 800 magasins sous la marque Sam Goody, entre autres, a fait banqueroute. Environ 65% des ventes de musique se font maintenant dans les magasins généralistes comme Wal-Mart et Best Buy, qui proposent moins de variété que les magasins spécialisés et font moins d'effort pour promouvoir les nouveaux artistes.

Paragraphe 7

Just a few years ago, many industry executives thought their problems could be solved by bigger hits. "There wasn't anything a good hit couldn't fix for these guys," says a source who worked closely with top executives earlier this decade. "They felt like things were bad and getting worse, but I'm not sure they had the bandwidth to figure out how to fix it. Now, very few of those people are still heads of the companies."
Il y a encore quelques années, de nombreux dirigeants de l'industrie pensaient que leurs problèmes pourraient être réglés avec des plus gros hits. "Il n'y avait rien qu'un bon hit ne puisse faire pour ces gens-là" nous confie une source qui a travaillé en étroite collaboration avec les grands patrons plus tôt dans cette décennie. "Ils se rendaient compte que les choses allaient mal et ne faisaient qu'empirer, mais je ne suis pas sûr qu'ils avaient la bande passante pour trouver des solutions. Maintenant, peu d'entres eux sont encore à la tête de ces entreprises."
--Olivier 30 juin 2007 à 21:45 (CEST): Je ne sais pas s'il faut traduire littéralement "bandwidth", si la personne veut dire qu'ils ne se rendaient pas compte du virage numérique à prendre avec Internet ou qq ch comme ça

Paragraphe 8

More record executives now seem to understand that their problems are structural: The Internet appears to be the most consequential technological shift for the business of selling music since the 1920s, when phonograph records replaced sheet music as the industry's profit center. "We have to collectively understand that times have changed," says Lyor Cohen, CEO of Warner Music Group USA. In June, Warner announced a deal with the Web site Lala.com that will allow consumers to stream much of its catalog for free, in hopes that they will then pay for downloads. It's the latest of recent major-label moves that would have been unthinkable a few years back:
De plus en plus de patrons de maisons de disque maintenant semblent se rendre compte que leurs problèmes sont structurels : Internet paraît être la rupture technologique ayant le plus de conséquence pour l'économie de la vente de musique depuis les années 20, quand les enregistrements phonographiques ont remplacé les partitions comme centre des profits de l'industrie. "Nous devons collectivement comprendre que les temps ont changé", dit Lyor Cohen, PDG de Warner Music Group USA. En juin, Warner a annoncé un accord avec le site web lala.com qui permettra aux consommateurs d'écouter en ligne l'essentiel de leur catalague gratuitement, en espérant que cela les poussera à payer pour des téléchargements. C'est là la dernière des plus récentes tentatives des majors, qui aurait semblé impensable il y a quelques années :

Point 1

  • In May, one of the four majors, EMI, began allowing the iTunes Music Store to sell its catalog without the copy protection that labels have insisted upon for years.
  • En mai, l'une des quatre majors, EMI, a commencé à permettre à l'iTunes Music Store de vendre son catalogue les protections anti-copies sur lesquels les labels ont insisté pendant des années.

Point 2

  • When YouTube started showing music videos without permission, all four of the labels made licensing deals instead of suing for copyright violations.
  • Quand YouTube a commencé à montrer des clips sans permission, les quatre labels ont signé des accords de licence plutôt que de lancer des poursuites pour violations de droits d'auteur.

Point 3

  • To the dismay of some artists and managers, labels are insisting on deals for many artists in which the companies get a portion of touring, merchandising, product sponsorships and other non-recorded-music sources of income.
  • Au désarroi de certains artistes et managers, les labels s'obstinent sur des accords avec de nombreux artistes grâce auxquels ils touchent un pourcentage sur les tournées, les produits dérivés, les produits sponsorisés et d'autres sources de revenus sans liens avec la musique enregistrée.

Paragraphe 9

So who killed the record industry as we knew it? "The record companies have created this situation themselves," says Simon Wright, CEO of Virgin Entertainment Group, which operates Virgin Megastores. While there are factors outside of the labels' control -- from the rise of the Internet to the popularity of video games and DVDs -- many in the industry see the last seven years as a series of botched opportunities. And among the biggest, they say, was the labels' failure to address online piracy at the beginning by making peace with the first file-sharing service, Napster. "They left billions and billions of dollars on the table by suing Napster -- that was the moment that the labels killed themselves," says Jeff Kwatinetz, CEO of management company the Firm. "The record business had an unbelievable opportunity there. They were all using the same service. It was as if everybody was listening to the same radio station. Then Napster shut down, and all those 30 or 40 million people went to other [file-sharing services]."
Qui a donc tué l'industrie du disque comme nous la connaissions ? "Les maisons de disque ont créé cette situation elles-mêmes", dit Simon Wright, PDG de Virgin Entertainment Group, qui dirige les Virgin Megastores. Bien que certains facteurs ne relèvent pas du contrôle des labels, de l'avènement d'Internet à la popularité des jeux-vidéo et des DVD, beaucoup dans l'industrie voient les sept dernières années comme une série d'opportunités sabotées. Parmi les plus importantes, disent-ils, se trouve l'incapacité qu'ont eu les labels à gérer le piratage en ligne à son balbutiement en faisant la paix avec le premier service de partage en ligne : Napster. "Ils ont jeté des milliards et des milliards de dollars par la fenêtre en attaquant Napster, c'est à ce moment que les labels se sont tués eux-mêmes", dit Jeff Kwatinetz, PDG de l'entreprise de management The Firm. "L'industrie du disque avait alors une opportunité incroyable. Tout le monde utilisait le même service. C'était comme si tout le monde écoutait la même station de radio. Ensuite Napster a fermé et ses 30 à 40 millions d'utilisateurs se sont tournés vers d'autres services de partage."

Paragraphe 10

It all could have been different: Seven years ago, the music industry's top executives gathered for secret talks with Napster CEO Hank Barry. At a July 15th, 2000, meeting, the execs -- including the CEO of Universal's parent company, Edgar Bronfman Jr.; Sony Corp. head Nobuyuki Idei; and Bertelsmann chief Thomas Middelhof -- sat in a hotel in Sun Valley, Idaho, with Barry and told him that they wanted to strike licensing deals with Napster. "Mr. Idei started the meeting," recalls Barry, now a director in the law firm Howard Rice. "He was talking about how Napster was something the customers wanted."
Les choses auraient pu être différentes : sept ans auparavant, les grands patrons de l'industrie du disque se sont réunis pour des discussions secrètes avec le PDG de Napster, Hank Barry. Lors d'une rencontre le 15 Juillet 2000, les dirigeants, y compris le PDG de la maison mère d'Universal, Edgar Bronfman Jr., le chef de Sony Corp, Nobuyuki Idei, et celui de Bertelsmann, Thomas Middelhof, se sont réunis avec Barry dans un hôtel à Sun Valley, Idaho et lui ont annoncé qu'ils voulaient conclure des accords de licence avec Napster. "M Idei a commencé la réunion", se souvient Barry, maintenant directeur de l'entreprise de droit Howard Rice. "Il disait que Napster était ce que les clients voulaient."

Paragraphe 11

The idea was to let Napster's 38 million users keep downloading for a monthly subscription fee -- roughly $10 -- with revenues split between the service and the labels. But ultimately, despite a public offer of $1 billion from Napster, the companies never reached a settlement. "The record companies needed to jump off a cliff, and they couldn't bring themselves to jump," says Hilary Rosen, who was then CEO of the Recording Industry Association of America. "A lot of people say, 'The labels were dinosaurs and idiots, and what was the matter with them?' But they had retailers telling them, 'You better not sell anything online cheaper than in a store,' and they had artists saying, 'Don't screw up my Wal-Mart sales.' " Adds Jim Guerinot, who manages Nine Inch Nails and Gwen Stefani, "Innovation meant cannibalizing their core business."
L'idée était de laisser les 38 millions d'utilisateurs de Napster libres de télécharger pour un abonnement mensuel, à peu près 10$, dont les revenus seraient partagés entre le service et les labels. Mais finalement, malgré une offre publique de 1 milliard de dollars de Napster, les compagnies ne sont jamais parvenues à un accord. "Les maisons de disque devaient sauter de la falaise, mais elles n'arrivaient pas à réunir le courage nécessaire", dit Hilary Rosen, qui était alors directrice de la Recording Industry Association of America. "Beaucoup de gens disent, 'Les labels étaient des dinosaures et des idiots, c'était quoi leur problème ?' Mais leurs revendeurs leur disaient, 'Vous feriez mieux de ne rien vendre en ligne moins cher qu'en magasin' et ils y avaient des artistes qui leur disaient 'Ne déconnez pas avec les ventes de Wal-Mart.' " ajoute Jim Guerinot, qui s'occupe de Nine Inch Nails et Gwen Stefani, "Innover signifiait cannibaliser leur marché principal."

Paragraphe 12

Even worse, the record companies waited almost two years after Napster's July 2nd, 2001, shutdown before licensing a user-friendly legal alternative to unauthorized file-sharing services: Apple's iTunes Music Store, which launched in the spring of 2003. Before that, labels started their own subscription services: PressPlay, which initially offered only Sony, Universal and EMI music, and MusicNet, which had only EMI, Warner and BMG music. The services failed. They were expensive, allowed little or no CD burning and didn't work with many MP3 players then on the market.
Pis encore, les maisons de disque ont attendu presque deux ans après la fermeture de Napster le 2 juillet 2001 avant de donner leur accord à une plateforme légale de téléchargement, une alternative aux services d'échanges non-autorisés : l'iTunes Music Store d'Apple, qui a ouvert au printemps 2003. Avant cela, les labels ont lancé leurs propres services à abonnement : Pressplay, qui ne proposait au début que Sony, Universal et EMI et MusicNet, qui n'offrait que les catalogues de EMI, Warner et BMG. Ces services ont échoué. Ils étaient onéreux, n'offraient peu ou pas de possibilité de graver des CD et n'étaient pas compatibles avec beaucoup de lecteurs MP3 du marché.

Paragraphe 13

Rosen and others see that 2001-03 period as disastrous for the business. "That's when we lost the users," Rosen says. "Peer-to-peer took hold. That's when we went from music having real value in people's minds to music having no economic value, just emotional value."
Rosen et d'autres voient cette période entre 2001 et 2003 comme désastreuse pour le business. "C'est à ce moment-là que nous avons perdu les utilisateurs" dit Rosen. "Le peer-to-peer a pris le dessus. C'est à ce moment-là qu'on est passé d'une situation où la musique avait une vraie valeur dans l'esprit des gens à une autre où elle n'avait plus de valeur économique mais uniquement émotionnelle.

Paragraphe 14

In the fall of 2003, the RIAA filed its first copyright-infringement lawsuits against file sharers. They've since sued more than 20,000 music fans. The RIAA maintains that the lawsuits are meant to spread the word that unauthorized downloading can have consequences. "It isn't being done on a punitive basis," says RIAA CEO Mitch Bainwol. But file-sharing isn't going away -- there was a 4.4 percent increase in the number of peer-to-peer users in 2006, with about a billion tracks downloaded illegally per month, according to research group BigChampagne.
A l'automne 2003, la RIAA a lancé ses premières poursuites pour violation des droits d'auteur contre des personnes partageant des fichiers. Ils ont depuis attaqué plus de 20 000 fans de musique. La RIAA maintient que les poursuites sont faites pour passer le message que le téléchargement non autorisé peut avoir des conséquences. "Ce n'est pas fait pour punir" dit le président de la RIAA, Mitch Bainwol. Mais le partage de fichiers ne disparaît pas pour autant, le nombre d'utilisateurs de logiciels de peer-to-peer a augmenté de 4,4% en 2006, avec environ 1 milliard de chansons téléchargées illégalement par mois, d'après le groupe d'étude BigChampagne.

Paragraphe 15

Despite the industry's woes, people are listening to at least as much music as ever. Consumers have bought more than 100 million iPods since their November 2001 introduction, and the touring business is thriving, earning a record $437 million last year. And according to research organization NPD Group, listenership to recorded music -- whether from CDs, downloads, video games, satellite radio, terrestrial radio, online streams or other sources -- has increased since 2002. The problem the business faces is how to turn that interest into money. "How is it that the people that make the product of music are going bankrupt, while the use of the product is skyrocketing?" asks the Firm's Kwatinetz. "The model is wrong."
Malgré les maux de l'industrie, les gens écoutent toujours au moins autant de musique qu'avant. Les consommateurs ont acheté plus de 100 millions iPods depuis leur commercialisation en novembre 2001 et l'économie des tournées est florissante, atteignant un record l'année passée avec 437 millions de dollars. Et selon l'organisme NPD Group, l'audimat de la musique enregistrée, que ce soit depuis les CD, les téléchargements, les jeux-vidéo, les radios satellites, la radio terrestre, les flux en ligne ou d'autres sources, a augmenté depuis 2002. Le problème auquel fait face l'industrie est de convertir cet intérêt en argent. "Comment se fait-il que les gens qui font la musique fassent banqueroute alors que l'utilisation des produits explose ?" se demande Kwatinetz de chez Firm. "Le modèle est mauvais."

Paragraphe 16

Kwatinetz sees other, leaner kinds of companies -- from management firms like his own, which now doubles as a record label, to outsiders such as Starbucks -- stepping in. Paul McCartney recently abandoned his longtime relationship with EMI Records to sign with Starbucks' fledgling Hear Music. Video-game giant Electronic Arts also started a label, exploiting the promotional value of its games, and the newly revived CBS Records will sell music featured in CBS TV shows.
Kwatinetz voit d'autres compagnies, plus petites, depuis les entreprises de management comme la sienne, qui maintenant fait aussi maison de disque, aux pièces rapportées comme Starbucks, s'inviter. Paul McCartney a récemment abandonné sa longue relation avec EMI Records pour signer avec le jeune Hear Music de Starbucks. Le géant des jeux-vidéo Electronic Arts a aussi lancé son label, utilisant la valeur promotionnelle de ses jeux et le renaissant CBS Records va vendre la musique utilisée dans les émissions de la chaîne CBS.

Paragraphe 17

Licensing music to video games, movies, TV shows and online subscription services is becoming an increasing source of revenue."We expect to be a brand licensing organization," says Cohen of Warner, which in May started a new division, Den of Thieves, devoted to producing TV shows and other video content from its music properties. And the record companies are looking to increase their takes in the booming music publishing business, which collects songwriting royalties from radio play and other sources. The performance-rights organization ASCAP reported a record $785 million in revenue in 2006, a five percent increase from 2005. Revenues are up "across the board," according to Martin Bandier, CEO of Sony/ATV Music Publishing, which controls the Beatles' publishing. "Music publishing will become a more important part of the business," he says. "If I worked for a record company, I'd be pulling my hair out. The recorded-music business is in total confusion, looking for a way out."
Accorder des droits sur la musique aux jeux-vidéo, aux films, aux émissions de télévision et aux services avec abonnement en ligne devient une source de revenue grandissante. "Nous nous attendons à devenir un organisme qui accorde des contrats de licence" dit Cohen de Warner, qui en mai a lancé une nouvelle division, Den of Thieves [NdT : L'antre des voleurs], dédiée à la production d'émissions de télévision et autres contenus vidéo basés sur ses droits musicaux. Et les maisons d'édition cherchent à augmenter leurs parts dans le business en pleine croissance de la publication musicale qui collecte les redevances liées aux droits d'auteur auprès des radios et d'autres sources. La société qui s'occupe de percevoir les droits liés aux spectacles vivants, ASCAP, annonce des revenus records de 785 millions de dollars pour 2006, en hausse de 5% par rapport à 2005. "Tous les indicateurs sont au vert" d'après Martin Bandier, PDG de Sony/ATV Music Publishing, qui contrôle la publication des Beattles. "La publication de musique va prendre une part de plus en plus importante dans le business" dit-il. "Si je travaillais pour une maison de disque, je serais en train de m'arracher les cheveux. Le monde de l'édition musicale est dans la confusion la plus totale, à la recherche d'une échappatoire.

Paragraphe 18

Nearly every corner of the record industry is feeling the pain. "A great American sector has been damaged enormously," says the RIAA's Bainwol, who blames piracy, "from songwriters to backup musicians to people who work at labels. The number of bands signed to labels has been compromised in a pretty severe fashion, roughly a third."
Presque chaque acteur de l'industrie du disque est touché. "L'un des grands secteurs américains a été durement touché", dit Bainwol de la RIAA, qui accuse le piratage, "depuis les paroliers jusqu'aux accompagnateurs ou aux gens qui travaillent pour les labels. Le nombre de groupes en contrat avec les labels a été sérieusement atteint, en baisse de presque un tiers."

Paragraphe 19

Times are hard for record-company employees. "People feel threatened," says Rosen. "Their friends are getting laid off left and right." Adam Shore, general manager of the then-Atlantic Records-affiliated Vice Records, told Rolling Stone in January that his colleagues are having an "existential crisis." "We have great records, but we're less sure than ever that people are going to buy them," he says. "There's a sense around here of losing faith."
Les temps sont durs pour les employés des maisons de disque. "Les gens se sentent menacés" dit Rosen. "Leurs amis se font virer de tous côtés." Adam Shore, directeur de Vice Records, alors affilié à Atlantic Records, disait à Rolling Stone en janvier que ses collègues vivent une "crise existentielle." "Nous avons de super disques, mais nous ne sommes vraiment pas sûrs que les gens vont les acheter" dit-il. "On a un peu l'impression de perdre la foi."