Unix turns 40: The past, present and future of a revolutionary OS
Unix a 40 ans : Le passé, présent et futur d'un OS révolutionnaire
"Unix a 40 ans : Passé, présent et futur [...]" ?
titre alternatif, qui fait plus "journaleux"
Tyah 15 juillet 2009 à 18:45 (UTC)
Unix 40 - Intro
After four decades, the future of the operating system is clouded, but its legacy will endure.
Après quatre décades, le futur du système d'exploitation s'assombrit, mais son héritage va perdurer.
Unix 40 - §1
June 4, 2009 (Computerworld) Forty years ago this summer, a programmer sat down and knocked out in one month what would become one of the most important pieces of software ever created.
4 juin 2009 (Computerworld). Cela fera quarante ans cet été, un programmeur s'asseyait et jetait les bases en un mois ce qui allait devenir l'un des plus importants morceaux de logiciel jamais créé.
Unix 40 - §2
In August 1969, Ken Thompson, a programmer at AT&T subsidiary Bell Laboratories, saw the month-long departure of his wife and young son as an opportunity to put his ideas for a new operating system into practice. He wrote the first version of Unix in assembly language for a wimpy Digital Equipment Corp. (DEC) PDP-7 minicomputer, spending one week each on the operating system, a shell, an editor and an assembler.
En août 1969, Ken Thompson, un programmeur des Laboratoires Bell, une filiale d'AT&t, considérait le voyage d'un mois de sa femme et de son fils comme une opportunité pour mettre en pratique ses idées pour un nouveau système d'exploitation. Il écrivait la première version de Unix dans un langage assembleur pour un mini-ordinateur un peu mollasson, un Digital Equipment Copr. (DEC) PDP-7, en passant une semaine sur chaque partie : un système d'exploitation, un shell, un éditeur et un assembleur.
Unix 40 - §3
Thompson and a colleague, Dennis Ritchie, had been feeling adrift since Bell Labs had withdrawn earlier in the year from a troubled project to develop a time-sharing system called Multics (Multiplexed Information and Computing Service). They had no desire to stick with any of the batch operating systems that predominated at the time, nor did they want to reinvent Multics, which they saw as grotesque and unwieldy.
Thompson et un collègue, Dennis Ritchie, se trouvaient démotivés depuis que les Bell Labs s'étaient retirés un peu plus tôt dans l'année d'un projet trouble de développement d'un système temps partagé appelé Multics (Multiplexed Information and Computing Service). Ils n'avaient aucune envie de rester sur des systèmes d'exploitation de type batch qui prédominaient à cette époque, et ne voulaient pas non plus réinventer Multics, qu'ils considéraient comme grotesque et peu maniable.
Unix 40 - §4
After batting around some ideas for a new system, Thompson wrote the first version of Unix, which the pair would continue to develop over the next several years with the help of colleagues Doug McIlroy, Joe Ossanna and Rudd Canaday. Some of the principles of Multics were carried over into their new operating system, but the beauty of Unix then (if not now) lay in its less-is-more philosophy.
Après avoir débattu autour de plusieurs idées pour un nouveau système, Thompson a écrit la première version de Unix, que le binôme a continué de développer durant les années suivantes avec l'aide de leurs collègues Doug McIlroy, Joe Ossanna et Rudd Canaday. Quelques-uns des principes de Multics ont été réutilisés dans leur nouveau système d'exploitation, mais la beauté d'Unix alors (et encore maintenant) reposait sur sa philosophie "moins-c'est-plus".
Unix 40 - §5
"A powerful operating system for interactive use need not be expensive either in equipment or in human effort," Ritchie and Thompson would write five years later in the Communications of the ACM (CACM), the journal of the Association for Computing Machinery. "[We hope that] users of Unix will find that the most important characteristics of the system are its simplicity, elegance, and ease of use."
"Un OS puissant pour un usage interactif n'a pas besoin d'être coûteux, que ce soit en matériel ou en efforts humains", devaient écrire Ritchie et Thompson cinq ans plus tard dans les Communications de l'ACM (CACM), le journal de l'Association for Computer Machinery. "[Nous espérons que] les utilisateurs de Unix trouveront que les plus importantes caractéristiques de ce système sont sa simplicité, son élégance et sa facilité d'utilisation."
Unix 40 - §6
Apparently they did. Unix would go on to become a cornerstone of IT, widely deployed to run servers and workstations in universities, government facilities and corporations. And its influence spread even farther than its actual deployments, as the ACM noted in 1983 when it gave Thompson and Ritchie its top prize, the A.M. Turing Award for contributions to IT: "The model of the Unix system has led a generation of software designers to new ways of thinking about programming."
Early steps
Thompson and Ritchie in the early days of Unix. (légende photo)
Apparemment ils y sont arrivés. Unix va évoluer pour devenir une pierre angulaire de l'informatique, largement installé sur les serveurs et les postes de travail dans les universités, les gouvernements et les entreprises. Et son influence s'est étendue bien au-delà de ses déploiements, comme l'a noté l'ACM en 1983, lorsqu'ils ont attribué leur prix le plus élevé à Thompson et Ritchie, le A.M. Turing Award pour leur contribution à l'informatique : "Le modèle du système Unix a conduit une génération de concepteurs logiciels à repenser leur manière de programmer".
Unix 40 - §7
Of course, Unix' success didn't happen all at once. In 1971 it was ported to the PDP-11 minicomputer, a more powerful platform than the PDP-7 for which it was originally written. Text-formatting and text-editing programs were added, and it was rolled out to a few typists in the Bell Labs Patent department, its first users outside the development team.
Les premiers pas
Bien sûr, le succès d'Unix n'est pas arrivé d'un coup. En 1971, il a été porté sur le mini-ordinateur PDP-11, une plateforme plus puissante que le PDP-7 pour laquelle il avait été écrit à l'origine. Des programmes d'édition et de formatage de texte ont été ajoutés, et il a été déployé pour quelques dactylos du département des Brevets des Bell Labs, ses premiers utilisateurs en dehors de l'équipe de développement.
Unix 40 - §8
In 1972, Ritchie wrote the high-level C programming language (based on Thompson's earlier B language); subsequently, Thompson rewrote Unix in C, which greatly increased the OS' portability across computing environments. Along the way it picked up the name Unics (Uniplexed Information and Computing Service), a play on Multics; the spelling soon morphed into Unix.
En 1972, Ritchie écrivait le langage de programmation de haut-niveau C (basé sur un langage précédent de Thompson, le B) ; suite à cela, Thompson réécrivit Unix en C, ce qui permit d'améliorer la portabilité de l'OS sur différents environnements. En cours de chemin, il acquit le nom de Unics (Uniplexed Information and Computing Services), un jeu de mots sur Multics ; l'orthographe se transforma rapidement en Unix.
Unix 40 - §1
It was time to spread the word. Ritchie and Thompson's July 1974 CACM article, "The UNIX Time-Sharing System," took the IT world by storm. Until then, Unix had been confined to a handful of users at Bell Labs. But now with the Association for Computing Machinery behind it -- an editor called it "elegant" -- Unix was at a tipping point.
Il était temps d'envahir le monde. L'article de Ritchie et Thompson de Juillet 1974 dans le CACM, "Le système temps-partagé UNIX", prit le monde de l'informatique dans un ouragan. Jusqu'alors, Unix avait été confiné à une poignée d'utilisateurs dans les Laboratoires Bell. Mais maintenant, avec l'Association for Computing Machinery derrière lui -- un éditeur l'ayant qualifié comme étant "élégant" -- Unix était à un moment crucial.
Unix 40 - §9
"The CACM article had a dramatic impact," IT historian Peter Salus wrote in his book The Daemon, the Gnu and the Penguin. "Soon, Ken was awash in requests for Unix."
Hackers' heaven
"L'article du CACM avait eu un impact très fort", raconte l'historien de l'informatique Peter Salus dans son livre The Daemon, the Gnu and the Penguin [NDT : Le démon, le Gnou et le manchot]. "Peu de temps après, Ken était assailli de demandes concernant Unix."
Un paradis pour les Hackers
--daria 24 juin 2009 à 15:13 (UTC):
Peu de temps après à la place de Bientôt pour la traduction de Soon, non ?
Unix 40 - §10
Thompson and Ritchie were the consummate "hackers," when that word referred to someone who combined uncommon creativity, brute force intelligence and midnight oil to solve software problems that others barely knew existed.
Thompson et Ritchie étaient les "hackers" accomplis, quand ce terme désignait quelqu'un qui combinait une créativité hors pair, une intelligence à toute épreuve et de l'huile de coude pour résoudre des problèmes logiciels que l'on a peine à imaginer.
--VLI 19 juin 2009 à 13:12 (UTC):
Note VLI : je ne suis pas sûr de la traduction de Midnight oil... à valider
--daria 24 juin 2009 à 15:16 (UTC):
extrait de la page wikipedia fr sur le groupe du même nom : Le nom Midnight Oil vient d'une très vieille expression idiomatique, quasiment plus employée de nos jours : burning the midnight oil. Elle peut être utilisée lorsqu'une personne travaille ou étudie tard dans la nuit. On dit alors qu'elle « brûle de l'huile à minuit », en référence aux lampes à pétrole
"quelqu'un qui combinait une créativité hors pair, une intelligence à toute épreuve et d'énormement de persévérance pour résoudre des problèmes logiciels que l'on a peine à imaginer."
Unix 40 - §11
Their approach, and the code they wrote, greatly appealed to programmers at universities, and later at startup companies without the mega-budgets of an IBM, Hewlett-Packard or Microsoft. Unix was all that other hackers, such as Bill Joy at the University of California, Rick Rashid at Carnegie Mellon University and David Korn later at Bell Labs, could wish for.
Leur approche, et le code qu'ils avaient écrit, étaient attractifs pour les programmeurs des universités, et plus tard pour des entreprises qui démarraient sans les méga budgets de IBM, Hewlett-Packard ou Microsoft. Unix était tout ce dont les autres hackers, comme Bill Joy à l'Université de Californie, Rick Rashid à l'Université Carnegie Mellon et David Korn plus tard aux Laboratoires Bell avaient rêvé.
Unix 40 - §12
"Nearly from the start, the system was able to, and did, maintain itself," wrote Thompson and Ritchie in the CACM article. "Since all source programs were always available and easily modified online, we were willing to revise and rewrite the system and its software when new ideas were invented, discovered, or suggested by others."
"Presque depuis le début, le système était capable de se maintenir seul, et il l'avait prouvé", écrivaient Thompson et Ritchie dans l'article du CACM. "Comme tous les programmes sources étaient toujours disponibles et facilement modifiables en ligne, nous étions volontaires pour réviser et modifier le système et ses logiciels lorsque de nouvelles idées étaient inventées, découvertes ou suggérées par d'autres."
Unix 40 - §13
Korn, an AT&T Fellow today, worked as a programmer at Bell Labs in the 1970s. "One of the hallmarks of Unix was that tools could be written, and better tools could replace them," he recalls. "It wasn't some monolith where you had to buy into everything; you could actually develop better versions." He developed the influential Korn shell, essentially a programming language to direct Unix operations, now available as open-source software.
Korn, maintenant membre d'AT&T, travaillait comme programmeur aux Bell Labs dans les années 1970. "L'une des caractéristiques de Unix était que des outils pouvaient être écrits, et de meilleurs outils pouvaient les remplacer", se souvient-il. "Ce n'était pas un monolithe dans lequel il fallait tout approuver ; vous pouviez en fait développer de meilleures versions. "Il a développer l'influent Korn shell, un langage de programmation permettant d'interagir directement avec Unix, maintenant disponible en open-source.
Unix 40 - §14
Author and technology historian Salus recalls his work with the programming language APL on an IBM System/360 mainframe as a professor at the University of Toronto in the 1970s. It was not going well. But the day after Christmas in 1978, a friend at Columbia University gave him a demonstration of Unix running on a minicomputer. "I said, 'Oh my God,' and I was an absolute convert," says Salus.
Salus, auteur et historien des technologies, se souvient de son travail avec le langage de programmation APL sur un mainframe IBM tournant sous System/360, en tant que professeur à l'Université de Toronto dans les années 1970. Mais le lendemain de Noël 1978, un ami à l'Université de Colombia lui fit une démonstration de Unix, tournant sur un mini-ordinateur. "Je me suis exclamé : 'Oh mon Dieu !', et j'étais totalement converti", raconte Salus.
Unix 40 - §15
He says the key advantage of Unix for him was its "pipe" feature, introduced in 1973, which made it easy to pass the output of one program to another. The pipeline concept, invented by Bell Labs' McIlroy, was subsequently copied by many operating systems, including all the Unix variants, Linux, DOS and Windows.
Il dit que pour lui, l'un des avantages clés de Unix était la fonctionnalité "pipe", introduite en 1973, qui rendait facile le passage de données d'un programme à l'autre. Le concept de pipeline, inventé par McIlory des Bell Labs, fut par la suite copié dans de nombreux OS, parmi lesquels les variantes d'Unix, Linux, DOS et Windows.
Unix 40 - §16
Another advantage of Unix -- the second "wow," as Salus puts it -- was that it didn't require a million-dollar mainframe to run on. It was written for the tiny and primitive DEC PDP-7 minicomputer because that's all Thompson and Ritchie could get their hands on in 1969. "The PDP-7 was almost incapable of anything," Salus recalls. "I was hooked."
Un autre avantage de Unix -- le deuxième effet "Wooow", comme le dit Salus -- était qu'il n'avait pas besoin d'un mainframe d'un demi-million de dollars pour tourner. Il avait été écrit sur le petit mini-ordinateur DEC PDP-7, assez primitif, car c'était tout ce que Thompson et Ritchie avaient sous la main en 1969. "Le PDP-7 était presque incapable de quoi que ce soit", se souvient Salus. "J'étais scotché".
Unix 40 - §17
A lot of others got hooked as well. University researchers adopted Unix in droves because it was relatively simple and easily modified, it was undemanding in its resource requirements, and the source code was essentially free. Startups like Sun Microsystems and a host of now-defunct companies that specialized in scientific computing, such as Multiflow Computer, made it their operating system of choice for the same reasons.
Unix offspring
Pas mal de monde a également été rendu accro. Les chercheurs des universités ont adopté Unix car il était assez simple et facilement modifiable, ne demandait pas beaucoup de ressources, et le code source était libre pour une bonne partie. Des startups comme Sun Microsystems et un ensemble d'entreprises maintenant défuntes qui se spécialisaient dans l'informatique scientifique, comme Multiflow Computer, en ont fait leur système d'exploitation de choix pour les mêmes raisons.
La progéniture d'Unix
Unix 40 - §18
Unix grew up as a non-proprietary system because in 1956 AT&T had been enjoined by a federal consent decree from straying from its mission to provide telephone service. It was okay to develop software, and even to license it for a "reasonable" fee, but the company was barred from getting into the computer business.
Unix a grandi comme un système non-propriétaire car en 1956 AT&T avait été enjoint par une décret fédéral à ne pas s'écarter de sa mission de production de service téléphonique. Il pouvait développer du logiciel, et même le licencier pour un tarif "raisonnable", mais l'entreprise ne pouvait pas entrer sur le marché de l'informatique.
--Tyah 16 juillet 2009 à 16:59 (UTC):
J'arrive pas à trouver mieux pour "mission de *production* de service téléphonique, mais ça existe :-P
Unix 40 - §19
Unix, which was developed with no encouragement from management, was first viewed at AT&T as something between a curiosity and a legal headache.
Unix, qui avait été développé sans encouragement du management, avait d'abord été vu par AT&T comme quelque chose entre une curiosité et un casse-tête légal.
Unix 40 - §20
Then, in the late 1970s, AT&T realized it had something of commercial importance on its hands. Its lawyers began adopting a more favorable interpretation of the 1956 consent decree as they looked for ways to protect Unix as a trade secret. Beginning in 1979, with the release of Version 7, Unix licenses prohibited universities from using the Unix source code for study in their courses.
C'est à ce moment là, à la fin des années 1970, AT&t a réalisé qu'ils avaient quelque chose de commercialement intéressant en main. Ses avocats ont commencé à adopter une interprétation plus favorable de l'ordonnance de 1956, comme ils cherchaient des manières de protéger Unix comme un secret de fabrication. A partir de 1979, avec la sortie de la Version 7, les licences Unix interdisaient aux universités d'utiliser le code source Unix pour l'étudier pendant leurs cours.
Unix 40 - §21
No problem, said computer science professor Andrew Tanenbaum, who had been using Unix V6 at Vrije Universiteit in Amsterdam. In 1987 he wrote a Unix clone for use in his classrooms, creating the open-source Minix operating system to run on the Intel 80286 microprocessor.
Pas de problème, se dit alors le professeur d'informatique Andrew Tanenbaum, qui avait utilisé Unix V6 à l'Université Vrije à Amsterdam. En 1987, il écrivit un clone de Unix pour utiliser lors de ses cours, en créant le système d'exploitation open source Minix, qui tournait sur un microprocesseur Intel 80286.
Unix 40 - §22
"Minix incorporated all the ideas of Unix, and it was a brilliant job," Salus says. "Only a major programmer, someone who deeply understood the internals of an operating system, could do that." Minix would become the starting point for Linus Torvalds' 1991 creation of Linux -- if not exactly a Unix clone, certainly a Unix look-alike.
Minix comprenait toutes les idées d'Unix, et c'était un travail brillant," raconte Salus. "Seul un programmeur majeur, quelqu'un qui comprenait en profondeur les mécanismes internes d'un système d'exploitation, pouvait faire cela." Minix allait devenir le point de départ pour la création de Linux par Linus Torvalds en 1991 -- si ce n'était pas exactement un clone d'Unix, certainement un Unix-like.
Unix 40 - §23
Stepping back a decade or so, Bill Joy, who was a graduate student and programmer at the University of California at Berkeley in the '70s, got his hands on a copy of Unix from Bell Labs, and he saw it as a good platform for his own work on a Pascal compiler and text editor.
En reculant d'une décade ou à peu près, Bill Joy, qui était un étudiant diplômé et programmeur à l'Université de Californie de Berkeley dans les années 1970, mit la main sur une copie de l'Unix des Laboratoires Bell, et il pensa que c'était une bonne plateforme pour son propre travail sur un compilateur Pascal et un éditeur de texte.
Unix 40 - §24
Modifications and extensions that he and others at Berkeley made resulted in the second major branch of Unix, called Berkeley Software Distribution (BSD) Unix. In March 1978, Joy sent out copies of 1BSD, priced at $50.
Les modifications et extensions que lui et d'autres firent à Berkeley ont résultlé dans la seconde branche majeure de Unix, appelée Berkeley Software Distribution (BSD) Unix. En mars 1978, Joy envoyait des copies de 1BSD, vendues 50$.
--Tyah 16 juillet 2009 à 17:06 (UTC):
ont abouti ?
Unix 40 - §25
So by 1980 there were two major lines of Unix, one from Berkeley and one from AT&T, and the stage was set for what would become known as the Unix Wars. The good news was that software developers anywhere could get the Unix source code and tailor it to their needs and whims. The bad news was they did just that. Unix proliferated, and the variants diverged.
Ainsi en 1980 il y avait deux lignes majeures de Unix, l'une de Berkeley et l'autre de AT&T, et la scène était montée pour ce qui allait devenir la Guerre des Unix. La bonne nouvelle était que les développeurs de logiciels pouvaient avoir accès de partout au code source Unix, et l'adapter à leurs besoins et caprices. La mauvaise nouvelle c'est qu'ils firent exactement cela. Unix a proliféré, et les variantes ont divergé.
Unix 40 - §26
In 1982 Joy co-founded Sun Microsystems and offered a workstation, the Sun-1, running a version of BSD called SunOS. (Solaris would come about a decade later.) The following year, AT&T released the first version of Unix System V, an enormously influential operating system that would become the basis for IBM's AIX and Hewlett-Packard's HP-UX.
The Unix family tree. Credit: Eraserhead1 (cc-by-sa-3.0, GFDL)
Click to view larger image.
The Unix Wars
En 1982, Joy a contribué à fonder Sun Microsystems et offrait une station de travail, la Sun-1, qui utilisait une version de BSD appelée SunOS. (Solaris allait apparaitre environ 10 ans après). L'année suivante, AT&T a sorti la première version de Unix System V, un système d'exploitation qui a eu une influence énorme et qui fut la base de IBM AIX et Hewlett-Packard HP-UX.
La généalogie de Unix. Crédit : Eraserhead1 (cc-by-sa-3.0, GFDL)
Les Guerres Unix
--VLI 22 juin 2009 à 11:29 (UTC):
Image à ajouter (issue de Wikipedia)
Unix 40 - §27
In the mid-'80s, users, including the federal government, complained that while Unix was in theory a single, portable operating system, in fact it was anything but. Vendors paid lip service to the complaint but worked night and day to lock in customers with custom Unix features and APIs.
Au milieu des années 80, les utilisateurs, y compris le gouvernement fédéral, se sont plaints que si en théorie Unix était un système d'exploitation unique et portable, en fait on en était loin. Les éditeurs faisaient semblant d'adhérer à cette réclamation, mais travaillaient jour et nuit pour enfermer les clients avec des fonctionnalités et API uniques à leur Unix.
Unix 40 - §28
In 1987, Unix System Laboratories, a part of Bell Labs at the time, began working with Sun on a system that would unify the two major Unix branches. The product of their collaboration, called Unix System V Release 4.0, was released two years later and combined features from System V Release 3, BSD, SunOS and Microsoft's Xenix.
En 1987, Unix System Laboratories, qui faisait partie des Laboratoires Bell à cette époque, commença à travailler avec Sun sur un système qui pourrait unifier les deux branches majeures de Unix. Le produit de leur collaboration, appelé Unix System V Release 4.0, fut sorti deux ans plus tard, et combinait des fonctionnalités de System V Release 3, BSD, SunOS et du Xenix de Microsoft.
Unix 40 - §29
Other Unix vendors feared the AT&T/Sun alliance. The various parties formed competing "standards" bodies with names like X/Open, Open Software Foundation, Unix International and Corporation for Open Systems. The arguments, counter-arguments and accomplishments of these groups would fill a book, but they all claimed the high road to a unified Unix while taking potshots at each other.
Les autres éditeurs Unix craignaient l'alliance AT&T/Sun. Les diverses parties ont formé des organismes "standards" concurrents, qui portaient des noms tels que X/Open, Open Software Foundation, Unix International et Corporation for Open Systems. Les arguments, contre-arguments et réussites de ces groupes pourraient remplir un livre, mais ils clamaient tous leur désir d'un Unix unifié, tout en se tirant dessus les uns les autres.
Unix 40 - §30
In an unpublished paper written in 1988 for the Defense Advanced Research Projects Agency (DARPA), the noted minicomputer pioneer Gordon Bell said this of the just-formed Open Software Foundation, which included IBM, HP, DEC and others allied against the AT&T/Sun partnership: "OSF is a way for the Unix have-nots to get into the evolving market, while maintaining their high-margin code museums.'"
Dans un article écrit en 1988, mais non publié, pour la DARPA (Defense Advanced Research Projects Agency) [Agence pour les Projets de Recherche Avancée de la Défense], le pionnier des mini-ordinateurs Gordon Bell disait ceci de la toute nouvelle Open Software Foundation, qui incluait IBM, HP, DEC et d'autres, alliés contre le partenariat AT&T/Sun : "OSF est une manière pour ceux qui n'ont pas d'Unix d'entrer sur ce marché en devenir, tout en maintenant leur musées de code à hautes marges."
--VLI 22 juin 2009 à 11:59 (UTC):
Traduction de high-margin code museums ?
Unix 40 - §31
The Unix Wars failed to settle differences or set a true standard for the operating system. But in 1993, the Unix community received a wakeup call from Microsoft in the form of Windows NT, an enterprise-class, 32-bit multiprocessing operating system. The proprietary NT was aimed squarely at Unix and was intended to extend Microsoft's desktop hegemony to the data center and other places owned by the likes of Sun servers.
Les Guerres Unix n'ont pas réussi à calmer les différences ou à créer un réel standard pour le système d'exploitation. Mais en 1993, la communauté Unix était réveillée par Microsoft, sous la forme de Windows NT, un système d'exploitation 32 bits utilisable en entreprise. Ce NT propriétaire visait directement Unix, et devait étendre l'hégémonie de Microsoft sur l'ordinateur de bureau aux centres serveurs et endroits similaires, tenus principalement par les serveurs Sun et autres.
--daria 24 juin 2009 à 15:27 (UTC):
Faut-il garder la majuscule pour les Guerres ?
--Tyah 16 juillet 2009 à 17:17 (UTC):
Pourquoi pas, c'est pas aussi célèbre que les "Guerres Puniques" mais historiquement, ça a l'air de faire référence à une période "précise". mais je suis pas un spécialiste de l'histoire de l'informatique..
Unix 40 - §32
Microsoft users applauded. Unix vendors panicked. All the major Unix rivals united in an initiative called the Common Open Software Environment, and the following year more or less laid down their arms by merging the AT&T/Sun-backed Unix International group with the Open Software Foundation. That coalition evolved into today's The Open Group, certifier of Unix systems and owner of the Single Unix Specification, now the official definition of "Unix."
Les utilisateurs Microsoft ont applaudi. Les fournisseurs Unix ont paniqué. Tous les principaux rivaux des Unix majeurs se sont réunis dans une initiative appelé Common Open Software Environnement [Environnement Logiciel Ouvert Commun], et l'année suivante ont plus ou moins déposé les armes en mixant le groupe Unix International, appuyé par AT&tT/Sun avec l'Open Software Foundation. Cette coalition a évolué dans l'actuel The Open Group, organisme certificateur des systèmes Unix, et propriétaire de Single Unix Specification, maintenant la définition officielle de "Unix".
Unix 40 - §33
As a practical matter, these developments may have "standardized" Unix about as much as possible, given the competitive habits of vendors. But they may have come too late to stem a flood tide called Linux, the open-source operating system that grew out of Prof. Tanenbaum's Minix.
Just what is "Unix," anyway?
D'un point de vue pratique, ces développements ont pu "standardiser" Unix au maximum possible, en fonction de la concurrence des éditeurs. Mais ils sont sans doute arrivés trop tard pour enrayer la montée d'une marée appelée Linux, le système d'exploitation open source dérivé de Minix du professeur Tanenbaum.
Mais qu'est ce que "Unix", finalement ?
Unix 40 - §34
Unix, most people would say, is an operating system written decades ago at AT&T's Bell Labs, and its descendents. The major versions of Unix today branched off a tree with two trunks: one emanating directly from AT&T and one from AT&T via the University of California at Berkeley. The stoutest branches today are AIX from IBM, HP-UX from HP and Solaris from Sun.
Unix, vous diront la plupart des gens, est un système d'exploitation écrit il y a plusieurs dizaines d'années aux Laboratoires Bell de AT&T, et ses descendants. Les versions majeures d'Unix aujourd'hui proviennent de deux branches d'un même tronc : l'une émane directement de AT&T et l'autre vient de AT&T via l'Université de Californie de Berkeley. Les branches les plus robustes actuellement sont AIX d'IBM, HP-UX de HP et Solaris de Sun.
Unix 40 - §35
However, The Open Group, which owns the Unix trademark, defines Unix as any operating system that has been certified by it to conform to the Single Unix Specification (SUS). This includes OSes that are usually not thought of as Unix, such as Mac OS X Leopard (which descended from BSD Unix) and IBM's z/OS (which descended from the mainframe operating system MVS), because they conform to the SUS and support SUS APIs. The basic idea is that it is Unix if it acts like Unix, regardless of the underlying code.
Toutefois, The Open Group, qui détient la marque déposée Unix, définit Unix comme n'importe quel système d'exploitation qui a été certifié par ses services pour se conformer à la Single Unix Specification (SUS) [Spécification Unix Unique]. Ceci inclut des OS que l'on ne considère pas généralement comme étant des Unix, tel que Max OS X Leopard (qui dérive d'un BSD Unix) et IBM z/OS (qui vient du système d'exploitation mainframe MVS), car ils se conforment au SUS et supportent les APIs SUS. L'idée basique est que c'est un Unix si cela agit comme Unix, quel que soit le code sous-jacent.
Unix 40 - §36
A still broader definition of Unix would include Unix-like operating systems -- sometimes called Unix "clones" or "look-alikes" -- that copied many ideas from Unix but didn't directly incorporate code from Unix. The leading one of these is Linux.
Une définition encore plus large d'Unix pourrait inclure les OS Unix Like (qui ressemblent à Unix) -- parfois appelé des "clones" d'Unix ou des "sosies" -- qui ont copié une bonne partie des idées de Unix mais n'incorporent pas directement du code Unix. Le plus connu parmi eux est Linux.
Unix 40 - §37
Finally, although it's reasonable to call Unix an "operating system," as a practical matter it is more. In addition to an OS kernel, Unix implementations typically include utilities such as command line editors, application program interfaces, development environments, libraries and documentation. -- Gary Anthes
The future of Unix
Finalement, même s'il est raisonnable d'appeler Unix un "système d'exploitation", c'est finalement plus que cela. En plus du noyau de l'OS, les implémentations Unix embarquent typiquement des utilitaires tels que des éditeurs en ligne de commande, des interfaces de programmation applicatives (API), des environnements de développement, des librairies et de la documentation. -- Gary Anthes
Le futur de Unix
Unix 40 - §38
The continued lack of complete portability across competing versions of Unix, as well as the cost advantage of Linux and Windows on x86 commodity processors, will prompt IT organizations to migrate away from Unix, suggests a recent poll by Gartner Group.
Le manque continuel de portabilité complète entre les différentes versions concurrentes d'Unix, de même que l'avantage financier de Linux et Windows sur les processeurs standards x86, vont inciter les organisations informatiques de quitter Unix, suggère un récent sondage du Gartner Group.
Unix 40 - §39
"The results reaffirm continued enthusiasm for Linux as a host server platform, with Windows similarly growing and Unix set for a long, but gradual, decline," says the poll report, published in February 2009.
"Les résultats réaffirment l'enthousiasme continu pour Linux comme plate-forme serveur, avec Windows qui croît de la même manière, et Unix qui prend la route d'un long, mais graduel, déclin" décrit le sondage, publié en février 2009.
Unix 40 - §40
"Unix has had a long and lively past, and while it's not going away, it will increasingly be under pressure," says Gartner analyst George Weiss. "Linux is the strategic 'Unix' of choice." Although Linux doesn't have the long legacy of development, tuning and stress-testing that Unix has seen, it is approaching and will soon equal Unix in performance, reliability and scalability, he says.
"Unix a eu un passé long et vivant, et même s'il n'est pas encore parti, il sera de plus en plus sous pression", dit l'analyste du Gartner George Weiss. "Linux est l'Unix de choix stratégique. Même si Linux n'a pas le long héritage de développement, de tuning et de tests de stress que Unix a pu avoir, il s'en approche et va bientôt égaler Unix en performance, stabilité et montée en charge", dit-il.
Unix 40 - §41
But a recent survey by Computerworld suggests that any migration away from Unix won't happen quickly. In the survey of 130 Unix users among 211 IT managers, 90% said their companies were "very or extremely reliant" on Unix. Slightly more than half said, "Unix is an essential platform for us and will remain so indefinitely," and just 12% said, "We expect to migrate away from Unix in the future." Cost savings, primarily via server consolidation, was cited as the number one reason for migrating away.
Mais un récent sondage de Computerworld suggère que le retrait d'Unix ne va pas arriver aussi rapidement. Dans cette enquête concernant 130 utilisateurs Unix sur 211 responsables informatiques, 90% ont déclaré que leur entreprise était "très ou extrêmement dépendante" de Unix. Un peu plus de la moitié a dit : "Unix est une plateforme essentielle pour nous et le restera indéfiniment", et seulement 12% ont dit "Nous pensons sortir de Unix dans le futur". Les économies de coût, essentiellement au travers d'une consolidation de serveurs, étaient citées comme la raison n°1 pour migrer vers autre chose.
Unix 40 - §42
Weiss says the migration to commodity x86 processors will accelerate because of the hardware cost advantages. "Horizontal, scalable architectures; clustering; cloud computing; virtualization on x86 -- when you combine all those trends, the operating system of choice is around Linux and Windows," he says.
Weiss pense que la migration vers des processeurs x86 va s'accélérer à cause de l'avantage du coût du matériel. "Des architectures extensibles horizontalement ; le clustering ; le cloud computing ; la virtualisation sur x86 -- quand vous combinez toutes ces tendances, le système d'exploitation de choix tourne autour de Linux ou Windows", dit-il.
Unix 40 - §43
"For example," Weiss says, "in the recent Cisco announcement for its Unified Computing architecture, you have this networking, storage, compute and memory linkage in a fabric, and you don't need Unix. You can run Linux or Windows on x86. So, Intel is winning the war on behalf of Linux over Unix."
"Par exemple", déclare Weill, "dans l'annonce récente de Cisco de son architecture Unified Computing, vous avez dans un même équipement le réseau, le stockage, le calcul et la mémoire, et vous n'avez pas besoin d'Unix. Vous pouvez utiliser Linux ou Windows sur x86. Ainsi, Intel est en train de gagner la guerre pour le compte de Linux contre Unix".
Unix 40 - §44
The Open Group, owner of the Single Unix Specification and certifier of Unix systems, concedes little to Linux and calls Unix the system of choice for "the high end of features, scalability and performance for mission-critical applications." Linux, it says, tends to be the standard for smaller, less critical applications.
Le Groupe Open, propriétaire des Single Unix Specification et organisme certificateur des systèmes Unix, concède peu à Linux, et déclare que Unix est le système de choix pour "le haut du panier en termes de fonctionnalités, montée en charge et performance pour des applications critiques". Linux, dit-il, tend à être le standard pour les applications plus simples, moins critiques.
Unix 40 - §45
AT&T's Korn is among those still bullish on Unix. Korn says a strength of Unix over the years, starting in 1973 with the addition of pipes, is that it can easily be broken into pieces and distributed. That will carry Unix forward, he says: "The [pipelining] philosophy works well in cloud computing, where you build small reusable pieces instead of one big monolithic application."
The Unix legacy
Korn, de AT&T, est parmi ceux qui pensent que Unix a encore un bel avenir. Korn dit que la force d'Unix pendant toutes ces années, depuis l'ajout des pipes en 1973, est qu'il peut facilement être éclaté en petits bouts et distribué. Ceci va pousser Unix en avant, dit-il. "La philosophie [du pipeline] fonctionne bien avec le cloud computing, dans lequel vous construisez des petits morceaux réutilisables plutôt qu'une grosse application monolithique".
L'héritage d'Unix
Unix 40 - §46
Regardless of the ultimate fate of Unix, the operating system born at Bell Labs 40 years ago has established a legacy likely to endure for decades more. It can claim parentage of a long list of popular software, including the Unix offerings of IBM, HP and Sun, Apple's Mac OS X and Linux. It has also influenced systems with few direct roots in Unix, such as Microsoft's Windows NT and the IBM and Microsoft versions of DOS.
Quel que soit le sort final d'Unix, le système d'exploitation né dans les Laboratoires Bell il y a 40 ans a établi un héritage qui risque de durer encore quelques dizaines d'années. Il peut revendiquer la paternité d'une longue liste de logiciels populaires, incluant l'offre Unix de IBM, HP, Sun, Apple Mac OS X et Linux. Il a également influencé des systèmes qui ont leurs racines dans Unix, comme Microsoft Windows NT et les versions IBM et Microsoft de DOS.
Unix 40 - §47
Unix enabled a number of startup companies to succeed by giving them a low-cost platform to build on. It was a core building block for the Internet and is at the heart of telecommunications systems today. It spawned a number of important architectural ideas such as pipelining, and the Unix derivative Mach contributed enormously to scientific, distributed and multiprocessor computing.
Unix a permis à de nombreuses entreprises qui démarraient de réussir, en leur offrant une plateforme peu onéreuse sur laquelle construire. C'était une des briques de base pour la construction d'Internet, et il fait partie du cœur des systèmes de télécommunications aujourd'hui. Il a engendré de nombreux concepts d'architecture, comme l'utilisation du pipeline, et le dérivé de Unix, Mach, a contribué énormément à l'informatique scientifique, distribuée et multiprocesseurs.
Unix 40 - §48
The ACM may have said it best in its 1983 Turing award citation in honor of Thompson and Ritchie's Unix work: "The genius of the Unix system is its framework, which enables programmers to stand on the work of others."
C'est peut-être l'ACM qui l'a mieux énoncé en 1983 dans sa citation du prix Turing en l'honneur de Thompson et Ritchie sur leur travail sur Unix : "Le génie du système Unix est dans sa structure, qui permet aux programmeurs de bâtir sur le travail des autres".