What Makes Finnish Kids So Smart?

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La culture finlandaise aiderait-elle à rendre intelligent ? L'article original est sur The Wall Street Journal.


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Olivier OLV Traduction Terminée
Daria DAR Relecture Terminé
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Article en ligne à l'adresse : http://www.framablog.org/index.php/post/2008/05/12/finlande-et-education


Sommaire

Titre

What Makes Finnish Kids So Smart?


Qu'est ce qui rend les enfants finlandais si intelligents ?

Introduction

Finland's teens score extraordinarily high on an international test. American educators are trying to figure out

why.


Les adolescents finlandais obtiennent des notes remarquables à un test international. Des professeurs américains

tentent de déterminer pourquoi.

Paragraphe 1

High-school students here rarely get more than a half-hour of homework a night. They have no school uniforms, no

honor societies, no valedictorians, no tardy bells and no classes for the gifted. There is little standardized

testing, few parents agonize over college and kids don't start school until age 7.


Les lycéens ici reçoivent rarement plus d'une demi-heure de devoir à faire le soir. Ils ne portent pas d'uniformes,

il n'y a pas sociétés honoraires, pas de major de classe, pas de bonnet d'âne et pas de classes réservées aux

meilleurs. Il y a peu de tests standardisés, les parents ne se saignent pas aux quatre veines pour payer

l'université à leurs enfants et les élèves ne commencent pas l'école avant l'âge de 7 ans.

Paragraphe 2

Yet by one international measure, Finnish teenagers are among the smartest in the world. They earned some of the top

scores by 15-year-old students who were tested in 57 countries. American teens finished among the world's C students

even as U.S. educators piled on more homework, standards and rules. Finnish youth, like their U.S. counterparts,

also waste hours online. They dye their hair, love sarcasm and listen to rap and heavy metal. But by ninth grade

they're way ahead in math, science and reading -- on track to keeping Finns among the world's most productive

workers.


Et pourtant d'après un test international, les adolescents finlandais sont parmi les meilleurs dans le monde. Ils

obtiennent certaines des meilleurs notes dans la catégorie des 15 ans qui ont passé le test dans 57 pays. Les

adolescents américains ont obtenu la note moyenne de C [sur une échelle de A à F, A étant la meilleure note] alors

même que les professeurs américains matraquent leurs élèves avec encore plus de devoirs, de standards et de règles.

La jeunesse finlandaise, comme son alter-ego américaine, passe également beaucoup d'heures connectée. Ils se

teignent les cheveux, aiment les sarcasmes et écoutent du rap et du heavy metal. Mais arrivés en 3ème ils sont bien

en avance en math, en sciences et en lecture, bien partis pour permettre aux Finlandais de conserver leur titre de

travailleurs les plus productifs au monde.

Paragraphe 3

The Finns won attention with their performances in triennial tests sponsored by the Organization for Economic

Cooperation and Development, a group funded by 30 countries that monitors social and economic trends. In the most

recent test, which focused on science, Finland's students placed first in science and near the top in math and

reading, according to results released late last year. An unofficial tally of Finland's combined scores puts it in

first place overall, says Andreas Schleicher, who directs the OECD's test, known as the Programme for International

Student Assessment, or PISA. The U.S. placed in the middle of the pack in math and science; its reading scores were

tossed because of a glitch. About 400,000 students around the world answered multiple-choice questions and essays on

the test that measured critical thinking and the application of knowledge. A typical subject: Discuss the artistic

value of graffiti.


Les Finlandais ont attiré l'attention grâce à leurs résultats lors des tests triennaux sponsorisés par

l'Organisation de Coopération et de Développement Economique, un groupe financé par 30 pays qui suit les tendances

sociales et économiques. Dans le test le plus récent, qui était axé sur les sciences, les élèves finlandais se sont

classés premiers en sciences et n'étaient pas loin des meilleurs en mathématiques et en lecture d'après les résultats

publiés en fin d'année dernière. Un décompte officieux des notes combinées obtenues par les Finlandais les classe

premiers au général, d'après Andreas Schleider, qui dirige les tests de l'OCDE, connus également sous le nom de

Programme International pour le Suivi des Acquis des élèves ou PISA. Les Etats-Unis se positionnent en milieu de

classement en mathématiques et en sciences, leurs scores de lecture ne sont pas pris en compte à cause d'une erreur.

Environ 400 000 élèves de par le monde ont répondu à des questionnaires à choix multiples et ont rédigés des

dissertations qui évaluaient leur sens critique et la mise en pratique de leurs connaissances. Un exemple de sujet :

Discutez de la valeur artistique des graffitis.

Paragraphe 4

The academic prowess of Finland's students has lured educators from more than 50 countries in recent years to learn

the country's secret, including an official from the U.S. Department of Education. What they find is simple but not

easy: well-trained teachers and responsible children. Early on, kids do a lot without adults hovering. And teachers

create lessons to fit their students. "We don't have oil or other riches. Knowledge is the thing Finnish people

have," says Hannele Frantsi, a school principal.


Les prouesses académiques des étudiants finlandais ont attiré beaucoup la curiosité et ce sont des professeurs de plus

de 50 pays qui au cours de ces dernières années ont tenté de percer le secret du pays, parmi eux : un membre du

Ministère de l'éducation américain. Ce qu'ils découvrent est simple mais pas facile : des professeurs bien formés et

des enfants responsables. Très tôt les enfants se débrouillent sans l'intervention des adultes et les professeurs

adaptent leurs cours à leurs élèves. "Nous ne possédons pas de pétrole ou d'autres richesses. Le savoir est ce que

nous les Finlandais avons." dit Hannele Frantsi, principal d'école.

Paragraphe 5

Visitors and teacher trainees can peek at how it's done from a viewing balcony perched over a classroom at the

Norssi School in Jyväskylä, a city in central Finland. What they see is a relaxed, back-to-basics approach. The

school, which is a model campus, has no sports teams, marching bands or prom.


Les visiteurs et les professeurs en formation peuvent avoir un aperçu de cette formule magique depuis un balcon

surplombant une salle de classe à l'école Norssi à Jyväskylä, une ville dans le centre de la Finlande. Ils y

observent une approche détendue, un retour au source. L'école, qui est un campus modèle, n'a pas d'équipe de sport,

pas d'orchestre ou de bal de fin d'année.

Paragraphe 6

Trailing 15-year-old Fanny Salo at Norssi gives a glimpse of the no-frills curriculum. Fanny is a bubbly

ninth-grader who loves "Gossip Girl" books, the TV show "Desperate Housewives" and digging through the clothing

racks at H&M stores with her friends.


Suivre Fanny Salo, une jeune fille de 15 ans de Norssi, nous donne un aperçu de ce cursus sans fioritures. Fanny est

une élève de collège pétillante qui adore lire "Gossip Girl", regarder la série télévisée "Desperate Housewives" et

qui adore fouiller dans les rayons des magasins H&M avec ses amies.

Paragraphe 7

Fanny earns straight A's, and with no gifted classes she sometimes doodles in her journal while waiting for others

to catch up. She often helps lagging classmates. "It's fun to have time to relax a little in the middle of class,"

Fanny says. Finnish educators believe they get better overall results by concentrating on weaker students rather

than by pushing gifted students ahead of everyone else. The idea is that bright students can help average ones

without harming their own progress.


Fanny n'obtient que des A et comme il n'y a pas de classe spéciale pour les meilleurs, elle griffonne parfois dans

son journal en attendant que les autres terminent. Elle aide aussi souvent ses camarades en difficulté. "C'est sympa

d'avoir un peu de temps pour se décontracter en plein cours" dit-elle. Les professeurs finlandais pensent qu'ils

obtiennent de meilleurs résultats globalement en concentrant leurs efforts sur les étudiants plus faibles plutôt que

de pousser les bons élèves, ce qui tendrait à accroître les différences. L'idée est que les bons élèves peuvent

aider leurs camarades moyens sans que cela ne nuise à leurs progrès.

Paragraphe 8

At lunch, Fanny and her friends leave campus to buy salmiakki, a salty licorice. They return for physics, where

class starts when everyone quiets down. Teachers and students address each other by first names. About the only

classroom rules are no cellphones, no iPods and no hats.


A l'heure du déjeuner, Fanny et ses amis quittent l'établissement pour acheter du salmiakki, de la réglisse salée.

Ils reviennent pour le cours de physique qui commence quand tout le monde s'est calmé. Les professeurs et les élèves

s'appellent par leurs prénoms. Les seuls règles qui s'appliquent en classe sont : pas de portable, pas d'iPod et pas

de chapeau.

Paragraphe 9

Fanny's more rebellious classmates dye their blond hair black or sport pink dreadlocks. Others wear tank tops and

stilettos to look tough in the chilly climate. Tanning lotions are popular in one clique. Teens sift by style,

including "fruittari," or preppies; "hoppari," or hip-hop, or the confounding "fruittari-hoppari," which fuses both.

Ask an obvious question and you may hear "KVG," short for "Check it on Google, you idiot." Heavy-metal fans listen

to Nightwish, a Finnish band, and teens socialize online at irc-galleria.net.


Les amies de Fanny les plus rebelles se teignent leurs cheveux blonds en noir ou portent des dreadlocks roses.

D'autres portent des débardeurs ou des talons aiguilles pour se la jouer dur dans le climat froid. L'auto-bronzant

est populaire dans un groupe. Les groupes d'adolescents se distinguent par leur style, on y retrouve les "fruittari"

ou BCBG, les "hoppari" ou hip-hop, ou encore, plus déroutant, les "fruittari-hoppari" qui mélangent les deux genres.

Si vous posez une question évidente on vous répondra "KVG", une abréviation qui signifie "Utilise Google idiot". Les

fans de heavy-metal écoutent Nightwish, un groupe finlandais et les adolescents se rencontrent sur internet sur

irc-galleria.net.

Paragraphe 10

The Norssi School is run like a teaching hospital, with about 800 teacher trainees each year. Graduate students work

with kids while instructors evaluate from the sidelines. Teachers must hold master's degrees, and the profession is

highly competitive: More than 40 people may apply for a single job. Their salaries are similar to those of U.S.

teachers, but they generally have more freedom.


L'école de Norssi est dirigée comme un hôpital universitaire avec environ 800 professeurs formés chaque année. Les

étudiants de troisième cycle travaillent avec les enfants et leurs instructeurs les évaluent. Les professeurs

doivent détenir un diplôme de Master et une forte compétition existe : il arrive que plus de 40 personnes postulent

pour un même poste. Les salaires sont équivalents à ceux des professeurs aux Etats-Unis, mais ils bénéficient en

général de plus de libertés.

Paragraphe 11

Finnish teachers pick books and customize lessons as they shape students to national standards. "In most countries,

education feels like a car factory. In Finland, the teachers are the entrepreneurs," says Mr. Schleicher, of the

Paris-based OECD, which began the international student test in 2000.


Les professeurs finlandais choisissent les livres et adaptent leurs leçons mêmes s'ils visent tous les mêmes

standards nationaux. "Dans la plupart des pays, l'éducation ressemble à une usine de fabrication de voitures. En

Finlande, les professeurs sont les entrepreneurs" confie M. Schleicher de l'OCDE, l'organisme parisien qui a lancé

le test international des élèves en 2000.

Paragraphe 12

One explanation for the Finns' success is their love of reading. Parents of newborns receive a government-paid gift

pack that includes a picture book. Some libraries are attached to shopping malls, and a book bus travels to more

remote neighborhoods like a Good Humor truck.


L'une des explications au succès finlandais est leur amour pour la lecture. Les parents de nouveaux-nés reçoivent un

cadeau de l'Etat, on y trouve en particulier un livre d'images. Certaines bibliothèques sont construites à côté des

centres commerciaux et des bibliobus sillonnent le pays pour atteindre les quartiers reculés.

Paragraphe 13

Finland shares its language with no other country, and even the most popular English-language books are translated

here long after they are first published. Many children struggled to read the last Harry Potter book in English

because they feared they would hear about the ending before it arrived in Finnish. Movies and TV shows have Finnish

subtitles instead of dubbing. One college student says she became a fast reader as a child because she was hooked on

the 1990s show "Beverly Hills, 90210."


Le finnois n'est parlé que dans ce pays et les livres étrangers ne sont traduits que longtemps après leur parution,

même pour les plus populaires en anglais. Beaucoup d'enfants se sont donné le mal de lire le dernier Harry Potter en

anglais par crainte d'entendre la fin avant qu'il ne soit disponible en finnois. Les films et programmes TV sont

sous-titrés en finnois et non pas doublés. Une étudiante de l'université dit qu'elle a appris à lire rapidement

quand elle était enfant parce qu'elle était accro à la série des années 90 "Beverly Hills, 90210".

Paragraphe 14

In November, a U.S. delegation visited, hoping to learn how Scandinavian educators used technology. Officials from

the Education Department, the National Education Association and the American Association of School Librarians saw

Finnish teachers with chalkboards instead of whiteboards, and lessons shown on overhead projectors instead of

PowerPoint. Keith Krueger was less impressed by the technology than by the good teaching he saw. "You kind of wonder

how could our country get to that?" says Mr. Krueger, CEO of the Consortium for School Networking, an association of

school technology officers that organized the trip.


En novembre, une délégation américaine s'est rendue en Finlande en espérant découvrir l'usage que font les

professeurs finlandais des nouvelles technologies. Les membres du Ministère de l'Education, de la National Education

Association et de l'American Association of School Librarians se sont retrouvés devant des professeurs utilisant des

craies et un tableau noir plutôt que des feutres et un tableau blanc et affichant le cours grâce à un

rétro-projecteur plutôt que grâce à PowerPoint. Keith Krueger a été moins impressionné par la technologie que par

les bonnes méthodes d'enseignement dont il a été témoin. "On se demande comment on pourrait accomplir la même chose

chez nous." s'interroge M. Krueger, PDG du Consortium for School Networking, une association de responsables des TIC

dans les écoles qui a organisé le voyage.

Paragraphe 15

Finnish high-school senior Elina Lamponen saw the differences firsthand. She spent a year at Colon High School in

Colon, Mich., where strict rules didn't translate into tougher lessons or dedicated students, Ms. Lamponen says. She

would ask students whether they did their homework. They would reply: " 'Nah. So what'd you do last night?'" she

recalls. History tests were often multiple choice. The rare essay question, she says, allowed very little space in

which to write. In-class projects were largely "glue this to the poster for an hour," she says. Her Finnish high

school forced Ms. Lamponen, a spiky-haired 19-year-old, to repeat the year when she returned.


Elina Lamponen, élève de terminale, peut parfaitement témoigner de ces différences puiqu'elle a passé un an au lycée

de Colon, Michigan. Là-bas des règles plus strictes ne se traduisaient pas en leçons plus dures ou en élèves plus

dévoués, dit-elle. Lorsqu'elle demandait à ses camarades s'ils avaient fait leurs devoirs ils répondaient : "Nan. Et

toi, t'as fait quoi hier soir ?" se rappelle-t-elle. Les tests d'histoire étaient souvent des questionnaires à choix

multiples. Les questions de dissertation, dit-elle, ne laissaient pas beaucoup de place pour s'exprimer. Les projets

en cours se résumaient surtout à "colle ça sur ce poster pendant 1 heure". Son lycée finlandais a forcé Mlle

Lamponen, une jeune fille de 19 ans aux cheveux coiffés en pointes, a refaire son année quand elle est revenue.

Paragraphe 16

Lloyd Kirby, superintendent of Colon Community Schools in southern Michigan, says foreign students are told to ask

for extra work if they find classes too easy. He says he is trying to make his schools more rigorous by asking

parents to demand more from their children.


Lloyd Kirby, administrateur des écoles de Colon dans le sud du Michigan, dit que l'on propose aux étudiants

étrangers de demander du travail supplémentaire s'ils trouvent l'enseignement trop simple. Il révèle qu'il tente de

rendre ses écoles plus rigoureuses en demandant aux parents d'être plus exigeants avec leurs enfants.

Paragraphe 17

Despite the apparent simplicity of Finnish education, it would be tough to replicate in the U.S. With a largely

homogeneous population, teachers have few students who don't speak Finnish. In the U.S., about 8% of students are

learning English, according to the Education Department. There are fewer disparities in education and income levels

among Finns. Finland separates students for the last three years of high school based on grades; 53% go to high

school and the rest enter vocational school. (All 15-year-old students took the PISA test.) Finland has a

high-school dropout rate of about 4% -- or 10% at vocational schools -- compared with roughly 25% in the U.S.,

according to their respective education departments.


Malgré l'apparente simplicité de l'éducation finlandaise il serait difficile de la reproduire aux Etats-Unis. Avec

une population très homogène, les professeurs ont peu d'élèves qui ne parlent pas finnois. Aux Etats-Unis, ce sont

environ 8% des élèves qui apprennent l'anglais d'après le Ministère de l'éducation. Il y a moins de disparités dans

l'éducation et moins d'écarts de revenus chez les Finlandais. La Finlande fait une sélection pour l'entrée au lycée,

cette sélection se base sur les notes et 53% des élèves vont au lycée et le reste intègre le lycée technique. (Tous

les élèves de 15 ans ont passé le test PISA). Dans les lycées finlandais le taux d'échec est de 4%, et de 10% dans

les lycées techniques, comparé à environ 25% aux Etats-Unis, d'après les ministères de l'éducation des deux pays.

Paragraphe 18

Another difference is financial. Each school year, the U.S. spends an average of $8,700 per student, while the Finns

spend $7,500. Finland's high-tax government provides roughly equal per-pupil funding, unlike the disparities between

Beverly Hills public schools, for example, and schools in poorer districts. The gap between Finland's best- and

worst-performing schools was the smallest of any country in the PISA testing. The U.S. ranks about average.


Une autre différence est économique. Chaque année scolaire, les Etats-Unis dépensent une moyenne de $8700 par

étudiant alors que les Finlandais dépensent $7500. Le système de taxes élevées en Finlande assure aux élèves un

financement à peu près équitable, à l'opposé des disparités entre les écoles publiques de Beverly Hills par exemple

et les écoles dans des districts plus pauvres. L'écart entre l'école la meilleure et la plus mauvaise en Finlande

était le plus faible de tous les pays au test PISA. Les Etats-Unis se situent dans le milieu du classement.

Paragraphe 19

Finnish students have little angstata -- or teen angst -- about getting into the best university, and no worries

about paying for it. College is free. There is competition for college based on academic specialties -- medical

school, for instance. But even the best universities don't have the elite status of a Harvard.


Les étudiants finlandais connaissent peu l'angstata ou l'angoisse de l'adolescent au sujet de l'entrée dans les

meilleures universités et ils n'ont pas d'inquiétude pour le financement de leurs études. L'université est gratuite.

Il existe une compétition entre les universités, mais elle se joue entre les spécialités offertes, comme l'école de

médecine par exemple. Mais même les meilleures universités n'ont pas un statut élitiste comme Harvard.

Paragraphe 20

Taking away the competition of getting into the "right schools" allows Finnish children to enjoy a less-pressured

childhood. While many U.S. parents worry about enrolling their toddlers in academically oriented preschools, the

Finns don't begin school until age 7, a year later than most U.S. first-graders.


Sans la compétition pour entrer dans "les bonnes écoles", les enfants finlandais peuvent profiter d'une jeunesse où

ils subissent moins de pression. Alors que beaucoup de parents américains se tracassent pour faire entrer leurs

bambins dans des écoles maternelles orientées sur la réussite, les Finlandais ne commencent pas l'école avant 7 ans,

un an plus tard que la plupart des élèves de classe préparatoire aux Etats-Unis.

Paragraphe 21

Once school starts, the Finns are more self-reliant. While some U.S. parents fuss over accompanying their children

to and from school, and arrange every play date and outing, young Finns do much more on their own. At the Ymmersta

School in a nearby Helsinki suburb, some first-grade students trudge to school through a stand of evergreens in near

darkness. At lunch, they pick out their own meals, which all schools give free, and carry the trays to lunch tables.

There is no Internet filter in the school library. They can walk in their socks during class, but at home even the

very young are expected to lace up their own skates or put on their own skis.


Une fois qu'ils commencent l'école les Finlandais sont plus indépendants. Alors que certains parents aux Etats-Unis

pestent lorsqu'ils doivent accompagner ou aller chercher leurs enfants à l'école et préparent toutes les excursions

et sorties, les jeunes Finlandais se débrouillent beaucoup plus par eux-mêmes. A l'école de Ymmersta dans une

banlieue proche de Helsinki, quelques élèves de CP se trainent sous les arbres au feuillage persistant dans

l'obscurité presque totale. Quand vient l'heure du repas de midi ils choisissent leurs plats, que toutes les écoles

proposent gratuitement, et portent leur plateau jusqu'à leur table. L'accès à Internet n'est pas filtré dans la

bibliothèque de l'école. Ils peuvent se promener en chaussettes pendant les cours, mais, à la maison, même les plus

jeunes sont censés savoir lacer leurs chaussures ou chausser leurs skis seuls.

Paragraphe 22

The Finns enjoy one of the highest standards of living in the world, but they, too, worry about falling behind in

the shifting global economy. They rely on electronics and telecommunications companies, such as Finnish cellphone

giant Nokia, along with forest-products and mining industries for jobs. Some educators say Finland needs to

fast-track its brightest students the way the U.S. does, with gifted programs aimed at producing more go-getters.

Parents also are getting pushier about special attention for their children, says Tapio Erma, principal of the

suburban Olari School. "We are more and more aware of American-style parents," he says.


Les Finlandais bénéficient d'un niveau de vie parmi les plus élevés au monde, mais eux aussi ont peur d'être pris de

vitesse par les changements liés à la mondialisation de l'économie. Leurs emplois dépendent de leurs entreprises

d'électronique et de télécommunications, comme le géant finlandais du téléphone portable Nokia, ainsi que de

l'exploitation forestière et minière. Certains professeurs seraient d'avis de favoriser leurs plus brillants élèves,

comme le font les Etats-Unis, avec des programmes plus poussés afin de produire plus de battants. Les parents

commencent également à faire pression pour que leurs enfants reçoivent une attention particulière, admet Tapio Erma,

principal de l'école de Olari. "Nous sommes de plus en plus conscients du développement des idées américaines chez les

parents" dit-il.

Paragraphe 23

Mr. Erma's school is a showcase campus. Last summer, at a conference in Peru, he spoke about adopting Finnish

teaching methods. During a recent afternoon in one of his school's advanced math courses, a high-school boy fell

asleep at his desk. The teacher didn't disturb him, instead calling on others. While napping in class isn't

condoned, Mr. Erma says, "We just have to accept the fact that they're kids and they're learning how to live."


L'école de M. Erma est un établissement témoin. L'été dernier, pendant une conférence au Pérou, il a évoqué l'idée

de l'adoption des méthodes d'enseignement finlandaises. Récemment, pendant un de ces cours de mathématiques avancés

de l'après-midi, un lycéen s'est endormi sur sa table. Le professeur ne l'a pas dérangé et s'est plutôt concentré

sur les autres élèves. Même si faire une sieste pendant les cours n'est pas excusé, M. Erma pense que "Nous devons

simplement accepter le fait que ce ne sont que des enfants et qu'ils apprennent à vivre."