When using open source makes you an enemy of the state
De Framalang Wiki.
Article original sur The Guardian.
| Pseudo | Code | Rôle | Statut |
|---|---|---|---|
| Tinou | Traduction | Terminé Dernier § à voir | |
| Goofy | relecture | terminé | |
| DonRico | DRI | Validation | OK |
| Mise en forme |
Article en ligne à l'adresse : http://www.framablog.org/index.php/post/2010/03/02/quand-les-lobbys-americains-attaquent-le-logiciel-libre
Titre
When using open source makes you an enemy of the state
Vous utilisez l'Open Source ? Vous êtes un ennemi de la nation !
--Goofy 27 février 2010 à 16:00 (UTC):
proposition: Vous utilisez l'open source ? Vous êtes un ennemi de la nation !
--DRI 1 mars 2010 à 18:57 (UTC):
J'aime bien la proposition de Goofy.
Open Source Enemy of the State - Chapeau
The US copyright lobby has long argued against open source software - now Indonesia's in the firing line for encouraging the idea in government departments.
Le lobby du copyright aux États-Unis s'est longtemps battu contre les logiciels Open Source - c'est maintenant au tour de l'Indonésie d'être dans la ligne de mire pour avoir poussé à leur utilisation dans les institutions gouvernementales.
Open Source Enemy of the State - Paragraphe 1
It's only Tuesday and already it's been an interesting week for the world of digital rights. Not only did the British government changed the wording around its controversial 'three strikes' proposals, but the secretive anti-counterfeiting treaty, Acta, was back in the headlines. Meanwhile, a US judge is still deliberating over the Google book settlement.
On n'est que mardi, et cette semaine s'est déjà révélée intéressante pour les droits numériques. Le gouvernement britannique a reformulé sa proposition controversée de riposte graduée, et le traité secret de lutte contre la contrefaçon, l'ACAC, fait de nouveau les gros titres. Pendant ce temps, un juge américain est encore en train de délibérer dans l'affaire Google Books.
Open Source Enemy of the State - Paragraphe 2
As if all that wasn't enough, here's another brick to add to the teetering tower of news, courtesy of Andres Guadamuz, a lecturer in law at the University of Edinburgh.
Et comme si cela ne suffisait pas, voilà une nouvelle pierre à ajouter à l'édifice branlant des dernières nouvelles, grâce à Andres Guadamuz, professeur de droit à l'université d'Édimbourg.
Open Source Enemy of the State - Paragraphe 3
Guadamuz has done some digging and discovered that an influential lobby group is asking the US government to basically consider open source as the equivalent of piracy - or even worse.
Suite à des recherches, Guadamuz a découvert qu'un lobby influent demande, en substance, au gouvernement des États-Unis de considérer l'Open Source comme l'équivalent de la piraterie — voire pire.
Open Source Enemy of the State - Paragraphe 4
What?
It turns out that the International Intellectual Property Alliance, an umbrella group for organisations including the MPAA and RIAA, has requested with the US Trade Representative to consider countries like Indonesia, Brazil and India for its "Special 301 watchlist" because they use open source software.Pardon ?
Il apparaît que l'Alliance Internationale pour la Propriété Intellectuelle [N.d.T : IIPA, pour International Intellectual Property Alliance], groupe qui allie des organisations comme la MPAA et la RIAA, a demandé au représentant américain au commerce d'envisager d'inclure des pays comme l'Indonésie, le Brésil et l'Inde dans sa « Liste de surveillance n°301 », parce qu'ils utilisent des logiciels libres.Open Source Enemy of the State - Paragraphe 5
What's Special 301? It's a report that examines the "adequacy and effectiveness of intellectual property rights" around the planet - effectively the list of countries that the US government considers enemies of capitalism. It often gets wheeled out as a form of trading pressure - often around pharmaceuticals and counterfeited goods - to try and force governments to change their behaviours.
Qu'est-ce que la « Liste de surveillance n°301 » ? C'est un rapport sur « le respect réel de la propriété intellectuelle » dans le monde - en réalité une liste de pays que le gouvernement des États-Unis considère comme des ennemis du capitalisme. Elle est souvent utilisée comme moyen de pression commerciale — souvent dans le domaine de l'industrie pharmaceutique et de la contrefaçon — pour essayer de forcer les gouvernements à changer d'attitude.
Open Source Enemy of the State - Paragraphe 6
Now, even could argue that it's no surprise that the USTR - which is intended to encourage free market capitalism - wouldn't like free software, but really it's not quite so straightforward.
On pourrait avancer qu'il n'est pas surprenant de la part du représentant américain au commerce — supposé militer pour un capitalisme de l'économie de marché — de ne pas aimer pas les logiciels libres, mais la situation n'est pas aussi simple.
Open Source Enemy of the State - Paragraphe 7
I know open source has a tendency to be linked to socialist ideals, but I also think it's an example of the free market in action. When companies can't compete with huge, crushing competitors, they route around it and find another way to reduce costs and compete. Most FOSS isn't state-owned: it just takes price elasticity to its logical conclusion and uses free as a stick to beat its competitors with (would you ever accuse Google, which gives its main product away for free, of being anti-capitalist?).
Je sais bien qu'on a tendance à rattacher l'Open Source aux idéaux socialistes, mais je pense aussi que c'est un exemple de l'économie de marché en action. Quand les entreprises ne peuvent pas jouer contre des concurrents écrasants, elles contournent le problème et trouvent d'autres moyens de réduire les coûts pour rester dans la course. La plupart des logiciels libres, qui n'appartiennent pas à des états, se contentent de pousser la logique de la réduction du coût jusqu'à son terme et se servent de la gratuité comme d'un bâton pour taper sur la concurrence (iriez-vous accuser Google, dont le produit phare est gratuit, d'être anti-capitaliste ?).
Open Source Enemy of the State - Paragraphe 8
Still, in countries where the government has legislated the adoption of FOSS, the position makes some sense because it hurts businesses like Microsoft. But that's not the end of it.
Ceci dit, dans les pays où le gouvernement a légiféré en faveur de l'adoption de logiciels libres et/ou open source, cette tactique ne manque pas de cohérence, puisqu'elle attaque des acteurs comme Microsoft. Mais ce n'est pas tout.
Open Source Enemy of the State - Paragraphe 9
No, the really interesting thing that Guadamuz found was that governments don't even need to pass legislation. Even a recommendation can be enough.
Là où ça devient intéressant, c'est que Guadamuz a découvert que les gouvernements n'ont même pas besoin de légiférer. Une simple recommandation suffit.
Open Source Enemy of the State - Paragraphe 10
Example: last year the Indonesian government sent around a circular to all government departments and state-owned businesses, pushing them towards open source. This, says the IIPA, "encourages government agencies to use "FOSS" (Free Open Source Software) with a view toward implementation by the end of 2011, which the Circular states will result in the use of legitimate open source and FOSS software and a reduction in overall costs of software".
L'année dernière, par exemple, le gouvernement indonésien a envoyé une circulaire à tous ses ministères et aux entreprises nationales, les incitant à utiliser des logiciels libres. Selon l'IIPA, il « encourage les agences gouvernementales à utiliser des logiciels libres ou Open Source, avec l'objectif d'en avoir terminé le déploiement fin 2011. On aboutira ainsi, selon la circulaire, à un usage légitime de logiciels libres, ainsi qu'à une réduction générale des coûts en logiciel ».
Open Source Enemy of the State - Paragraphe 11
Nothing wrong with that, right? After all, the British government has said it will boost the use of open source software.
Rien de grave là-dedans, non ? Après tout, le gouvernement britannique a déclaré qu'il comptait mettre le turbo sur l'usage de logiciels Open Source.
Open Source Enemy of the State - Paragraphe 12
But the IIPA suggested that Indonesia deserves Special 301 status because encouraging (not forcing) such takeup "weakens the software industry" and "fails to build respect for intellectual property rights".
Mais l'IIPA suggère que l'Indonésie mérite sa place sur la liste n°301 parce qu'encourager (et non forcer) de telles initiatives « affaiblit l'industrie du logiciel » et « ne contribue pas au respect des droits relatifs à la propriété intellectuelle ».
Open Source Enemy of the State - Paragraphe 13
From the recommendation:
Extraits de la recommandation :
Open Source Enemy of the State - Paragraphe 14
"The Indonesian government's policy... simply weakens the software industry and undermines its long-term competitiveness by creating an artificial preference for companies offering open source software and related services, even as it denies many legitimate companies access to the government market.
« La politique du gouvernement indonésien [...] affaiblit l'industrie du logiciel et sabote sa compétitivité à long terme en créant une préférence artificielle pour des sociétés qui proposent des logiciels Open Source et des services dérivés, et va même jusqu'à refuser l'accès du marché gouvernemental à des entreprises reconnues.
Open Source Enemy of the State - Paragraphe 15
Rather than fostering a system that will allow users to benefit from the best solution available in the market, irrespective of the development model, it encourages a mindset that does not give due consideration to the value to intellectual creations.
Au lieu de promouvoir un système qui permettrait aux utilisateurs de bénéficier de la meilleure solution disponible sur le marché, indépendamment du modèle de développement, elle encourage un état d'esprit qui ne reconnaît pas à sa juste valeur la création intellectuelle.
Open Source Enemy of the State - Paragraphe 16
As such, it fails to build respect for intellectual property rights and also limits the ability of government or public-sector customers (e.g., State-owned enterprise) to choose the best solutions.
Ainsi, elle échoue à faire respecter les droits liés à la propriété intellectuelle et limite également la capacité du gouvernement ou des clients du secteur public (comme par exemple les entreprises nationales) à choisir les meilleures solutions ».
Open Source Enemy of the State - Paragraphe 17
Let's forget that the statement ignores the fact that there are plenty of businesses built on the OSS model (RedHat, Wordpress, Canonical for starters). But beyond that, it seems astonishing to me that anyone should imply that simply recommending open source products - products that can be more easily tailored without infringing licensing rules - "undermines" anything.
Oublions que cet argument ne tient pas compte du grand nombre d'entreprises qui prospèrent autour du modèle du logiciel Open Source (RedHat, Wordpress et Canonical, pour ne citer qu'eux). Au-delà de ça, voici ce qui me paraît stupéfiant : il suffit de recommander des produits Open Source — produits qui peuvent être facilement taillés sur mesure sans affecter les règles définies par la licence — pour être accusé de vouloir tout « saboter ».
--Goofy 27 février 2010 à 17:13 (UTC):
pas facile d'alléger la phrase de sa cascade de "que". On doit pouvoir faire mieux.
Open Source Enemy of the State - Paragraphe 18
In fact, IP enforcement is often even more strict in the open source community, and those who infringe licenses or fail to give appropriate credit are often pilloried.
En fait, la mise en œuvre du respect de la propriété intellectuelle est souvent plus stricte dans la communauté Open Source, et ceux qui enfreignent les licences ou oublient d'attribuer les crédits à qui de droit sont souvent cloués au pilori.
Open Source Enemy of the State - Paragraphe 19
If you're looking at this agog, you should be. It's ludicrous.
But the IIPA and USTR have form here: in recent years they have put Canada on the priority watchlist.Si ce que vous lisez vous met hors de vous, vous avez raison. C'est abracadabrant. Mais l'IIPA et l'USTR n'en sont pas à leur coup d'essai : il y a quelques années, ils ont mis le Canada sur leur liste des pays à surveiller en priorité.

