Why I Copyfight

De Framalang Wiki.

Pourquoi je combats les copyrights ? Article original sur LocusMag.


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Article en ligne à l'adresse : http://www.framablog.org/index.php/post/2009/03/10/cory-doctorow-copyright-hadopi



Sommaire

Copyfight Titre

Why I Copyfight
Why I copyfight : pourquoi je suis contre le copyright

Copyfight Introduction

Why does all this copyright reform stuff matter, anyway? What's at stake?

Everything.

Until a very short time ago, copyright was an industrial regulation. If you fell under copyright's domain, it meant that you were using a piece of extraordinary industrial apparatus — a printing press, a motion-picture camera, a record press. The cost of this apparatus was significant, so adding a couple hundred bucks for the services of a skilled copyright attorney to the deal wasn't much of a hardship. It merely tacked a couple percentage points of overhead onto the cost of doing business.

Pourquoi accorder tant d'importance à la question de la réforme du copyright, en fait ? Qu'est-ce qui est en jeu ?

Tout.

Jusqu'à une époque récente, le copyright était une réglementation industrielle. Si l'on tombait dans le domaine du copyright, cela signifiait que l'on utilisait quelque prodigieuse machine industrielle – une presse d'imprimerie, une caméra de cinéma, une presse à disques vinyles. Le coût d'un tel équipement étant conséquent, y ajouter deux cents billets pour s'offrir les services d'un bon avocat du droit de la propriété intellectuelle n'avait rien d'un sacrifice. Ces frais n'ajoutaient que quelques points de pourcentage au coût de production.

Copyfight Paragraphe 1

When non-industrial entities (e.g., people, schools, church groups, etc.) interacted with copyrighted works, they did things that copyright law didn't have anything to say about: they read books, they listened to music, they sang around the piano or went to the movies. They discussed this stuff. They sang it in the shower. Retold it (with variations) to the kids at bedtime. Quoted it. Painted murals for the kids' room based on it.


Lorsque des entités n'appartenant pas une industrie (individus, écoles, congrégations religieuses, etc.) interagissaient avec des œuvres soumises au copyright, l'utilisation qu'elles en avaient n'était pas régie par le droit de la propriété intellectuelle : elles lisaient des livres, écoutaient de la musique, chantaient autour du piano ou allaient au cinéma. Elles discutaient de ces œuvres. Elles les chantaient sous la douche. Les racontaient (avec des variations) aux enfants à l'heure du coucher. Les citaient. Peignaient des fresques inspirées de ces œuvres sur le mur de la chambre des enfants.

Copyfight Paragraphe 2

Then came the early days of the copyfight: the analog period, when VCRs, double-cassette-decks, photocopiers, and other proto-copying technology came along. Now it was possible to do things that rose to the realm of copyright's regulated activities (copying, performing, displaying, adapting) with stuff lying around the house. Dealer rooms at cons sometimes sported crudely bound fanfic "novels," teenagers courted each other with mix tapes, you could bring some HBO over to the neighbors' on VHS cassette and have a movie party.


Puis vinrent les débuts du copyfight [lutte contre le copyright, abrégé ici en "anti-copyright", NdT] : ce fut l'ère analogique, lorsque magnétoscopes, double lecteurs de cassettes, photocopieuses et outils de copie apparurent. Il était alors possible de se livrer à des activités relevant du droit de la propriété intellectuelle (copie, interprétation, projection, adaptation) avec des objets de tous les jours. On trouvait parfois sur les stands de vente des conventions SF des "romans" fanfics grossièrement reliés, les ados se draguaient à coups de compils, on pouvait apporter un film enregistré sur cassette chez les voisins pour se faire une soirée vidéo
.

Copyfight Paragraphe 3

And yet, there was comparatively little danger in this process. Although these activities were of dubious legality (certainly, the big rightsholder groups considered them technological suitcase nukes, comparing the VCR to the Boston Strangler and promising that "home taping is killing music"), the cost of enforcement was very high. Publishers and record labels and studios couldn't watch what you did at home and work and parties and cons, not without an expensive network of paid snitches whose salaries would exceed any losses they were experiencing.
Pourtant, en comparaison, on risquait alors beaucoup moins gros. Même si l'on pouvait douter du caractère légal de certaines de ces activités (nul doute que les gros détenteurs de droits d'auteur les considéraient comme des valises nucléaires technologiques, comparaient les magnétoscopes à Jack l'Éventreur et affirmaient que "copier un disque sur une cassette allait tuer la musique"), faire appliquer la loi coûtait très cher. Éditeurs, maisons de disques et studios de cinéma ne pouvaient surveiller les activités auxquelles vous vous livriez chez vous, au travail, dans les fêtes ou aux conventions ; en tout cas pas sans recourir à un réseau ruineux de cafteurs rémunérés dont les salaires auraient dépassé les éventuelles pertes subies.

Copyfight Paragraphe 4

Enter the Internet and the personal computer. These two technologies represent a perfect storm for bringing ordinary peoples' ordinary activity into the realm of copyright: every household has the apparatus to commit mass acts of infringement (the PC) and those infringements take place over a public conduit (the Internet) that can be cheaply monitored, allowing for low-cost enforcement against ordinary people by the thousand.
Arrive alors l'Internet et l'ordinateur personnel. Voici deux technologies qui forment une combinaison parfaite pour précipiter les activités ordinaires des gens ordinaires dans le monde du copyright : chaque foyer possède l'équipement nécessaire pour commettre des infractions en masse (le PC), lesquelles infractions se déroulent par le biais d'un vecteur public (l'Internet) que surveiller ne coûte rien, permettant ainsi une mise en application du copyright à faible coût dirigée contre des milliers d'Internautes comme vous et moi.

Copyfight Paragraphe 5

What's more,Internet transactions are more apt to commit a copyright offense than their offline equivalents. That's because every transaction on the Internet involves copies. The Internet is a system for efficiently making copies between computers. Whereas a conversation in your kitchen involves mere perturbations of air by noise, the same conversation on the net involves making thousands of copies. Every time you press a key, the keypress is copied several times on your computer, then copied into your modem, then copied onto a series of routers, thence (often) to a server, which may make hundreds of copies both ephemeral and long-term, and then to the other party(ies) to the conversation, where dozens more copies might be made.
Qui plus est, les échanges effectués par Internet sont davantage susceptibles de représenter une violation du copyright que leur équivalent hors-ligne, car chaque échange sur Internet implique une copie. L'Internet est un système conçu pour produire de façon efficace des copies entre ordinateurs. Alors qu'il suffit de simples vibrations de l'air pour rendre possible une discussion dans votre cuisine, la même discussion passant par Internet génère des milliers de copies. Chaque fois que vous pressez une touche, cette action est copiée plusieurs fois sur votre ordinateur, copiée vers votre modem, puis copiée sur toute une série de routeurs, et ensuite (souvent) sur un serveur, processus qui aboutit à des centaines de copies, éphémères ou durables, pour enfin parvenir aux autres participants à la discussion, chez qui seront sans doute produites des dizaines de copies supplémentaires.

Copyfight Paragraphe 6

Copyright law valorizes copying as a rare and noteworthy event. On the Internet, copying is automatic, massive, instantaneous, free, and constant. Clip a Dilbert cartoon and stick it on your office door and you're not violating copyright. Take a picture of your office door and put it on your homepage so that the same co-workers can see it, and you've violated copyright law, and since copyright law treats copying as such a rarified activity, it assesses penalties that run to the hundreds of thousands of dollars for each act of infringement.
Dans le droit de la propriété intellectuelle, on considère la copie comme un événement rare et non négligeable. Sur Internet, la copie est automatique, instantanée, et produite en masse. Punaisez une vignette de Dilbert sur la porte de votre bureau, vous n'enfreignez pas le copyright. Prenez une photo de la porte de votre bureau et publiez-la sur votre site perso de sorte que vos mêmes collègues la voient, vous avez enfreint le copyright. Et puisque le droit de la propriété intellectuelle considère la copie comme une activité très réglementée, il impose des amendes pouvant atteindre des centaines de milliers de dollars pour chaque infraction.

Copyfight Paragraphe 7

There's a word for all the stuff we do with creative works — all the conversing, retelling, singing, acting out, drawing, and thinking: we call it culture.

Culture's old. It's older than copyright.

Il existe un mot pour désigner tout ce que nous faisons à partir de créations intellectuelles – discuter, raconter, chanter, jouer, dessiner et réfléchir : ça s'appelle la culture.

La culture est ancienne. Elle existait bien avant le copyright.

Copyfight Paragraphe 8

The existence of culture is why copyright is valuable. The fact that we have a bottomless appetite for songs to sing together, for stories to share, for art to see and add to our visual vocabulary is the reason that people will pay money for these things.
L'existence de la culture, voilà qui rend le copyright rentable. Notre soif infinie de chansons à chanter ensemble, d'histoires à partager, d'art à admirer et à ajouter à notre vocabulaire visuel, telle est la raison qui nous pousse à dépenser de l'argent pour satisfaire ces désirs.

Copyfight Paragraphe 9

Let me say that again: the reason copyright exists is because culture creates a market for creative works. If there was no market for creative works, there'd be no reason to care about copyright.
J'insiste sur ce point : si le copyright existe, c'est parce que la culture génère un marché pour les œuvres de l'esprit. Sans marché pour ces œuvres, il n'existerait aucune raison de se soucier du copyright.

Copyfight Paragraphe 10

Content isn't king: culture is. The reason we go to the movies is to have something to talk about. If I sent you to a desert island and told you to choose between your records and your friends, you'd be a sociopath if you chose the music.
Le contenu n'est pas roi : c'est la culture qui est reine. Si nous allons au cinéma, c'est pour discuter du film. Si je vous expédiais sur une île déserte et vous sommais de choisir entre vos disques et vos amis, vous seriez un sociopathe si vous choisissiez la musique.

Copyfight Paragraphe 11

Culture's imperative is to share information: culture is shared information. Science fiction readers know this: the guy across from you on the subway with a gaudy SF novel in his hands is part of your group. You two have almost certainly read some of the same books, you've got some shared cultural referents, some things to talk about.
Pour qu'il y ait culture, il faut partager l'information : la culture, c'est le partage de l'information. Les lecteurs de science-fiction le savent : dans le métro, le gars assis en face de vous qui est en train de bouquiner un roman de SF à couverture tapageuse fait partie de votre clan. Il y a de fortes chances que vous partagiez certains goûts de lecture, les mêmes références culturelles, et des sujets de discussion.

Copyfight Paragraphe 12

When you hear a song you love, you play it for the people in your tribe. When you read a book you love, you shove it into the hands of your friends to encourage them to read it too. When you see a great show, you get your friends to watch it too — or you seek out the people who've already watched it and strike up a conversation with them.

Si vous adorez une chanson, vous la faites écouter aux autres membres de votre tribu. Quand vous adorez un livre, vous le fourrez dans les mains de vos amis pour les encourager à le lire à leur tour. Quand vous voyez une émission géniale à la télé, vous incitez vos amis à la regarder aussi, ou bien vous cherchez ceux qui l'ont déjà regardée et entamez la conversation.

Copyfight Paragraphe 13

So the natural inclination of anyone who is struck by a piece of creative work is to share it. And since "sharing" on the Internet is the same as "copying," this puts you square in copyright's crosshairs. Everyone copies. Dan Glickman, the ex-Congressman who now heads up the Motion Picture Association of America (as pure a copyright maximalist as you could hope to meet) admitted to copying Kirby Dick's documentary This Film is Not Yet Rated (a scorching critique of the MPAA's rating system) but excused it because the copy was "in [his] vault." To pretend that you do not copy is to adopt the twisted hypocrisy of the Victorians who swore that they never, ever masturbated. Everyone knows that they themselves are lying, and a large number of us know that everyone else is lying too.

La réflexe naturel de quiconque s'entiche d'une œuvre de création, c'est de la partager. Et puisque sur Internet "partager" équivaut à "copier", voilà qui vous met directement dans le colimateur du copyright. Tout le monde copie. Dan Glickman, ancien membre du Congrès à présent à la tête de la Motion Picture Association of America [équivalent pour le cinéma de la tristement célèbre RIAA, NdT] (défenseur on ne peut plus zélé du copyright) a reconnu avoir copié le documentaire de Kirby Dick This Film is Not Yet Rated [Ce film n'a pas encore été classé, NdT] (une critique au vitriol du processus de classement des films par la MPAA), mais a pris comme prétexte que la copie se trouvait "dans [son] coffre-fort." Prétendre qu'on ne pratique pas la copie, c'est être aussi crispé et hypocrite que les Anglais de l'époque victorienne qui juraient ne jamais, au grand jamais, se masturber. Chacun sait qu'il nous arrive à tous de mentir, et un grand nombre d'entre nous sait que tous les autres mentent aussi.

Copyfight Paragraphe 14

But copyright's problem is that most of the copyists cheerfully admit that they copy. The majority of American Internet users engage in infringing file-sharing. If file-sharing were stamped out tomorrow, they'd swap the same files — and more — by trading hard drives, or thumb drives, or memory cards (and more data would change hands, albeit more slowly).
Mais le problème auquel est confronté le copyright, c'est que la plupart de ceux qui copient le reconnaissent volontiers. La majorité des internautes américains pratiquent l'échange de fichiers, considéré comme illégal. Si demain l'échange de fichiers par réseau P2P était enrayé, ceux qui le pratiquent partageraient les mêmes fichiers, et plus encore, en échangeant des disques durs, des clés USB ou encore des cartes mémoire (et davantage de données changeraient de main, bien que plus lentement).

Copyfight Paragraphe 15

Copyists either know that they infringe but don't care, or they believe that the law can't possibly criminalize what they're doing and assume that it punishes more egregious forms of copying, such as selling pirate DVDs in the street. In fact, copyright law penalizes selling DVDs at a much lower level than sharing the same movies over the Internet for free, and the risk of buying one of these DVDs is much lower (thanks to the high costs of enforcement against people making transactions in the real world) than the risk of downloading them online.
Ceux qui copient savent qu'ils enfreignent les lois du copyright mais ne s'en inquiètent pas, ou croient que la loi ne peut criminaliser leurs pratiques, et pensent qu'elle lutte contre des formes de copie plus extrêmes telles que la vente de DVD pirates à la sauvette. En réalité, le droit du copyright réprime beaucoup moins lourdement ceux qui revendent des DVD que ceux qui téléchargent les mêmes films gratuitement sur Internet, et l'on risque beaucoup moins gros en achetant un de ces DVD (à cause des coûts très élevés de la lutte contre ceux qui font du commerce dans le monde réel) qu'en les téléchargeant sur le Net.

Copyfight Paragraphe 16

Indeed, copyists are busily building an elaborate ethos of what can and can't be shared, and with whom, and under what circumstances. They join private sharing circles, argue norms among themselves, and in word and deed create a plethora of "para-copyrights" that reflect a cultural understanding of what they're meant to be doing.
D'ailleurs, ceux qui pratiquent la copie s'attachent à établir une philosophie très élaborée à propos de ce qu'on a le droit ou pas de télécharger, avec qui et dans quelles circonstances. Ils intègrent des cercles privés de partage, décident entre eux de normes à respecter, et créent une multitude de para-copyrights qui constituent l'expression d'un accord culturel définissant la façon dont ils doivent se comporter.

Copyfight Paragraphe 17

The tragedy is that these para-copyrights have almost nothing in common with actual copyright law. No matter how hard you adhere to them, you're probably breaking the law — so if you're in making anime music videos (videos for pop music made by cleverly splicing together clips of anime movies — google for "amv" to see examples), you can abide by all the rules of your group about not showing them to outsiders and only using certain sources for music and video, but you're still committing millions of dollars' worth of infringement every time you sit down to your keyboard.
Le gros problème, c'est que ces para-copyrights n'ont quasi rien en commun avec le véritable droit du copyright. Peu importe que vous en soyez partisan ou non, vous enfreignez sans doute la loi – alors si vous concevez des vidéo-clips d'animés (des clips de musique conçus par en mettant bout à bout des séquences de films mangas — cherchez "vidéo-clips d'animés dans Google pour en voir des exemples), vous aurez beau respecter les règles établies par votre groupe – par exemple l'interdiction de montrer vos créations à des personnes extérieures à votre groupe et l'obligation de n'utiliser que certaines sources de musique et de vidéos –, vous n'en commettrez pas moins pour des millions de dollars d'infractions à chaque fois que vous vous installerez devant votre PC.

Copyfight Paragraphe 18

It's not surprising that para-copyright and copyright don't have much to say to one another. After all, copyright regulates what giant companies do with each other. Para-copyright regulates what individuals do with each other in a cultural settings. Why be surprised that these rulesets are so disjointed?


Rien d'étonnant à ce que le para-copyright et le copyright ne puissent trouver de terrain d'entente. Car après tout, le copyright réglemente les pratiques commerciales entre entreprises géantes. Le para-copyright ne réglemente que les pratiques d'individus dans un cadre culturel donné. Normal que ces ensembles de règles n'aient rien en commun.

Copyfight Paragraphe 19

It's entirely possible that there's a detente to be reached between the copyists and the copyright holders: a set of rules that only try to encompass "culture" and not "industry." But the only way to bring copyists to the table is to stop insisting that all unauthorized copying is theft and a crime and wrong. People who know that copying is simple, good, and beneficial hear that and assume that you're either talking nonsense or that you're talking about someone else.

Il est tout à fait possible qu'on parvienne un jour à une détente entre ceux qui pratiquent la copie et les détenteurs de copyright : par exemple avec un ensemble de règles qui ne s'appliqueraient qu'à la "culture" et non à l'"industrie". Mais pour amener autour de la table ceux qui copient, il faut impérativement cesser d'insinuer que toute copie non autorisée équivaut à du vol, à un crime, à un acte condamnable. Face à de tels propos, ceux qui savent la copie facile, juste et bénéfique estiment que ses détracteurs racontent n'importe quoi ou que leurs arguments ne les concernent pas.

Copyfight Paragraphe 20

Because if copying on the Internet were ended tomorrow, it would be the end of culture on the Internet too. YouTube would vanish without its storehouse of infringing clips; LiveJournal would be dead without all those interesting little user-icons and those fascinating pastebombs from books, news-stories and blogs; Flickr would dry up and blow away without all those photos of copyrighted, trademarked and otherwise protected objects, works, and scenes.
Si demain l'on mettait fin à la copie sur Internet, on mettrait également fin à la culture sur Internet. Sans sa mine de vidéos considérées en infraction, YouTube disparaîtrait ; sans ses petits avatars et ses passionnants extraits de livres, d'articles et de blogs, LiveJournal passerait l'arme à gauche ; sans toutes ses photos d'objets, d'œuvres et de scènes sous copyright, sous marque déposée ou protégées d'une façon ou d'une autre, Flickr se viderait de sa substance et crèverait.

Copyfight Paragraphe 21

These conversations are why we want the things we're conversing about. Fanfic is written by people who love books. YouTube clips are made by people who want you to watch the shows they're taken from and discuss them. LJ icons demonstrate affinity for works.

If culture loses the copyright wars, the reason for copyright dies with it.

C'est grâce à nos discussions que nous voulons acquérir les œuvres dont nous discutons. Les fanfics sont écrits par des fanas de littérature. Les vidéos sur YouTube sont mises en ligne par ceux qui veulent vous donner envie de regarder les émissions dont elles sont extraites afin d'en discuter. Les avatars de LiveJournal permettent de montrer que l'on apprécie une œuvre.

Si la culture perd la guerre du copyright, ce que le copyright est censé défendre mourra avec lui.